quand débuter les greffes en fente

greffer.net >> Greffage

claudeduvar a écrit le 22/02/2008 22:10 (ref msg # 14370 )
comment faites vous pour déterminer la date où vous aller commencer vos greffes de printemps, je pense à la greffe en fente?
- l'état des bourgeons des arbres adultes de la variété à greffer
- l'état des bourgeons du PG
- si oui vous prenez en considération les oeils à bois ou à fruits
- par rapport à la température et à la météo en général
par rapport à la phénologie de végétaux représentatifs (ex: floraison des lilas pour planter les patates)
-quand vous avez le temps
-vous tenez compte de la position de la lune
- par habitude à une date charnière( à partir du 15 mars)
- vous tenez compte du taux de réussite des années précédentes
- vous notez tout ça consigner sur papier

et bien d'autres raisons j'en suis persuadé.

patrice a écrit le 23/02/2008 07:01 (ref msg # 14373 )
Par habitude, je procede, en raison de mon climat

cerisier & pruniers : mi février (quand la vegetation alentour commence à se réveiller : début de floraison du mimosa de mon voisin...). Les yeux à bois du PG sont encore dormants. (j'ai de meilleurs résultats dans une telle configuration qu'avec des yeux qui commencent à débourrer).

poiriers & pommiers : première quinzaine de mars, lorsque les yeux à bois du PG commencent à gonfler. Cette année je suis embetté car certains PG ( Supporter Pi80) commencent à débourrer avant ma date habituelle.

Chataignier : je me fixe sur l'état végétatif du porte-greffe, tel photographié ici : (photo en bas de page) https://www.greffer.net/?p=340

Donc je me fixe plus à l'état du porte-greffe et de la végétation environnante que sur un calendrier. Je ne regarde pas la lune (une année j'ai comparé mes résultats de greffes avec un calendrier lunaire, j'ai greffé "contre" la lune, je n'ai pas eu de résultats moindres).
claudeduvar a écrit le 25/02/2008 09:15 (ref msg # 14448 )
des remarques intéressantes
en principe quand je peux je prélève les greffon au dernier moment et dans ce cas il est important à mon avis que le PG ne soit pas avancé donc je commence en février par rapport à mon climat c'est à cette époque que la terre se réchauffe. j'attends toujours 3 ou 4 jours de beau temps. Je commence par les espèces les plus précoces. début mars toutes les greffes sont terminées.
rustaghja a écrit le 25/02/2008 12:27 (ref msg # 14467 )
Bonjour, je crois que je vais commencer les greffes en fente toute de suite : il y a eu un coup de chaud ces jours ci (surtout un relevement important des temperatures nocturnes ) et les fleurs de pruniers et abricotiers s'ouvrent d'un coup.
Il y a aussi cette odeur dans l'air, çà sent le printemps pour la premiere fois cette année !
Je vais verifier précisement l'état des porte-greffe, mais je crois que je vais greffer dès que j'ai une journée de libre.

ps: il fallait probablement commencer à greffer avant
azertien a écrit le 27/02/2008 23:03 (ref msg # 14605 )
voici un extrait de texte d'un livre publié en 1861
tombé dans le domaine public

Note de M LAURE sur la greffe d hiver

Il n est point en agriculture d opérations qui soient plus utiles plus intéressantes et dont les résultats causent plus de jouissance que la greffe Je considère donc comme un devoir pour moi de faire connaître aux

cultivateurs de la France la découverte que le sieur Flory pépiniériste de la commune de la Vallette près Toulon a faite sur greffe en fente Cette greffe ne se pratique généralement qu au moment où la sève des

arbres se met en mouvement c est à dire dans les mois de mars ou d avril suivant la température des lieux Le sieur Flory ayant été appelé en décembre 1836 pour tailler un fruitier il apporta chez lui quelques

brins d un Poirier dont il désirait se procurer l espèce avec le projet de les enfouir pour les conserver jusqu à l époque des greffes en fente mais quand il fut rendu dans sa pépinière il eut la pensée de les

conserver en les enfouissant et en même temps en les greffant en fente sur cinq sauvageons Comme ce n était là qu un essai il n eut pas une grande foi à son opération surtout lors des fortes gelées du mois de

janvier suivant En effet que devait il attendre de greffes et de sujets secs et entièrement privés de sève Aussi quels ne furent pas son étonnement et sa satisfaction quand il aperçut dans le mois de mars les yeux

de ces cinq greffes commençant a se développer lorsque les yeux de toutes ses autres greffes en fente faites dans les premiers jours du mois de mars n avaient pas même encore grossi Les résultats de ces

greffes d hiver dont pas une seule ne manqua furent que dans le mois d octobre d après deux sur cinq purent être transplantées et mises en place et que les trois autres prirent bien plus de développement que

les greffes faites en mars Flory répéta ses greffes d hiver l année suivante sur près de cent sujets dont plusieurs hors de terre Le succès fut aussi complet que celui de l année précédente ce qu il y eut de bon c

est que les greffes faites au dessus du sol et non enfouies se développèrent avec autant d énergie que celles faites à quelques centimètres de profondeur dans la terre La découverte des greffes d hiver est très

avantageuse en ce que les greffes même dans les hivers les plus rudes ne manquent presque jamais quand elles sont faites par des mains habiles et ensuite en ce qu elles abrègent le séjour des jeunes arbres

dans les pépinières par leur faculté de pousser dès l ascension printanière de la sève C est en considération déces avantages que Je m empressai en 1838 de donner communication des faits obtenus par le

sieur Flory à la Société impériale et centrale d agriculture qui l'accueillit avec intérêt. Une commission fut nommée et chargée d en faire rapport M Poiteau rapporteur de cette commission reconnut les

avantages de la greffe d hiver mais observant que déjà Landais célèbre jardinier du 16ème siècle avait aussi annoncé la découverte de cette même greffe sans que la pratique l eût alors adoptée il fut d avis qu il

était prudent avant que la Société impériale et centrale la conseillât d' attendre qu elle se fût propagée Si du temps de Landais cette greffe ne s est pas répandue c est qu alors la Société impériale et centrale d

agriculture n existait pas pour en répandre la connaissance et de plus c est que les cultivateurs de cette époque n avaient ni l habitude ni les moyens d apprendre dans des ouvrages ou des journaux agricoles ce

qui se faisait en agriculture De nos jours il n en est pas ainsi et ne fût ce que dans mes livres on connaît maintenant la greffe d hiver dans tout le midi de la France Sans doute on trouve encore des cultivateurs

qui sans en faire l expérience prétendent qu une greffe privée de sève posée sur un sujet dans le même état ne peut pas réussir eh bien je dirai à tous les cultivateurs qui me feront l honneur de m entendre et de

m écouter qu il ne se passe pas d années sans que la greffe d hiver soit mise en pratique sur ma terre des Marlières et que toujours je la vois réussir En voici un exemple remarquable en novembre 1857 étant

allé dans la belle vallée de Sauvebonne on m offrit des Poires fondantes dont j obtins des greffes que je transportai chez moi Le lendemain 22 novembre je chargeai un de mes ouvriers que je savais avoir greffé

quelquefois de poser mes greffes Il ne voulut pas d abord se charger de celle opération par la raison que par suite de l état de siccité des greffes et des sujets il craignait de ne pas réussir cependant cédant à

mes désirs il se décida à me placer huit greffes dont cinq sur les branches d un jeune Poirier d une espèce qui ne me convenait pas et trois sur trois rejets sauvageons Ces greffes faites par un temps très froid

eurent un plein succès et si l une d elles n avait pas été détachée dernièrement par un coup de veut elles existeraient encore toutes trois et je dois de plus faire observer que les cinq greffes posées sur les

branches de mon jeune Poirier étaient à peu près d un mètre au dessus du sol et conséquemment qu elles se sont conservées durant tout l hiver sans être enfouies dans la lerre Les cultivateurs du Nord me

diront peut être que la greffe d hiver peut réussir dans le Midi où il ne gèle que rarement mais qu il n en sera pas ainsi dans le Nord a cause des grands froids qui s y font ressentir souvent Je leur répondrai que

d après des observations faites par Flory et par moi nous nous sommes assurés que les plus grands froids ne sont pas un obstacle au succès des greffes d hiver Un fait qui le prouve et qui de plus démontre la

rusticilé de celte greffe est celui ci M Pélicot de Toulon mon collègue fit apporter de sa forêt des Maures pour les donner a Flory vingt cinq drageons de Griottier commun qui croît naturellement et dans un état

sauvage sur les bords des nombreux ruisseaux de cette localité C était en décembre 1857 quand Flory les reçut un froid très intense se faisait sentir il opéra la greffe en fente sur ces drageons devant son feu et

il ne les planta qu après l opération terminée ils poussèrent tous à l exception d un seul La greffe d hiver qu il serait si utile de multiplier sur l Olivier ne réussit pas sur cet arbre pas plus que celle faite en mars

par la raison que le bois de l Olivier ne fend pas aussi directement que celui de nos arbres fruitiers C est la cause qu on ne peut greffer cet arbre qu en couronne et a l écusson P.S. Depuis que M Poiteau a fait

son rapport jusqu à aujourd hui il s est écoulé un espace de plus de vingt ans Son adoption par tous les greffeurs du Midi qui en ont eu connaissance est une preuve incontestable qu 'elle s est propagée et me

fait espérer qu' elle sera bientôt mise en pratique par tous les cultivateurs qui ne sont pas esclaves de la routine. Bulletin des séances de la Société impériale et centrale d 'agriculture.
André a écrit le 27/02/2008 23:07 (ref msg # 14607 )
C'est ce qu'on appelle aujourd'hui la "greffe sur table".
claudeduvar a écrit le 27/02/2008 23:24 (ref msg # 14608 )
azertien a écrit:
note de M LAURE sur la greffe d'hiver

c'est avec grand plaisir que je téléchargerais ce bouquin, as tu le titre? est il sur Gallica?
il fait allusion à mon département vallée de sauvebonne, les maures etc..
merci
azertien a écrit le 28/02/2008 00:50 (ref msg # 14623 )
Il s'agit des livres numérisés par Google
il faut aller à
http://books.google.com/
puis cliquer sur recherche avancée

tous les mots suivants Oise Horticulture Bulletin
cette expression exacte de Lourcine
sélectionner affichage du livre entier puis lancer la recherche

en principe on obtient deux résultats le livre est de 1861 et figure en principe en deuxième position.

il fait 21.9 M et l'extrait est celui de la page 177 vous pouvez y allez directement en tapant 177 dans le cadre indiquant le numéro des pages.

vous pouvez le télécharger gratuitement
André a écrit le 28/02/2008 01:21 (ref msg # 14627 )
le lien direct :
http://books.google.com/books?id=Z_xIAAA...
claudeduvar a écrit le 28/02/2008 19:24 (ref msg # 14661 )

merci à vous deux


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