Vous pensez quoi de cette methode de greffe ?

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jesus666 a écrit le 17/02/2008 09:57
Salut,

Je m'amusait l'autre jour avec des greffons... (ca c'est l'eclate diraient certains ironiquement, mais bon...)

Et du coup je tentais plusieurs sortes de greffes,

Par exemple, la premiere, je taille deux biseaux de chaque coté du PG et je fais une anglaise compliqué (si j'ai bonne memoire) sur chaque :




Ou sinon je fais une fente, de chaque coté, a 1/3 et je mets deux greffons en fente mais pas dans la meme du coup....




J'ai egalement fais la meme que la premiere mais en anglaise simple... elle est tres dure a tenir pour le ligotage.. ce qui m'a ammenné a l'anglaise compliquée...

C'etait sur de la prune au fait....
floyd a écrit le 17/02/2008 10:20
Bonjour,
… une fente, de chaque coté, à 1/3 et je mets deux greffons en fente mais pas dans la meme ....

Les réponses formulées à destination de TheChti me semblent appropriées pour les essais de jesus666
L'important c'est d'oser essayer et de partager les résultats futurs.
Dans l'immédiat, chapeau, car réaliser une fente 1/3 présente des risques certains de dérapage.
A suivre de près car je redoute une fragilité. La ligature doit être réalisée avec le plus grand soin.
jesus666 a écrit le 17/02/2008 10:36
la ligature est realisée avec des flexibandes, biens serrées.....


je me demande si pour la double anglaise compliquée, si j'ai un chance de reprise plus importante qu'en fente clasique.... parceque elle est plus dure a réaliser....
patrice a écrit le 17/02/2008 10:49
La premiere photo est un cas classique référencé : c'est une greffe anglaise compliquée adaptée pour mettre un greffon sur un porte-greffe de diametre supérieur. Ca marche tres bien.

La deuxième, fente au tiers, est recommandée pour les prunus, qui soit disant supportent mal qu'on leur fente la moelle. Technique indiquée dans certains ouvrages, pour l'instant je n'ai pas remarqué de différence en terme de reprise fendu au tiers ou à la moitié.

Le but de la greffe étant de mettre en contact les parties génératrices, toutes sortes de variantes sont possibles.
Il suffit juste de faire quelquechose cohérent en fonction de l'état végétatif du porte-greffe et du greffon.
jesus666 a écrit le 17/02/2008 10:59
Coherent.....

Dans mon cas je ne prends qu'un seul parametre en compte....la surface de tissus en contact.

Y'a til d'autres parametres ?
patrice a écrit le 17/02/2008 11:01
Vu l'époque, on tombe dans les variantes de greffes à rameau (eventuellement chip budding) avec greffon dormant et porte-greffe sur le point de débourrer.
patrice a écrit le 17/02/2008 11:04
La premiere photo est un cas classique référencé : c'est une greffe anglaise compliquée adaptée pour mettre un greffon sur un porte-greffe de diametre supérieur. Ca marche tres bien.


le sujet où nous avions abordé cette variante : http://greffer.net/forum/viewtopic.php?p...
Fruit avenir a écrit le 18/02/2008 11:18
Dans mon cas je ne prends qu'un seul parametre en compte....la surface de tissus en contact.


Il ya aussi le sens des fibres (de la cellulose) qui assure le transport de la seve brute. Il ya aussi le canaux radiaux (oublié le nom), pour les echanges gazeux.

Donc pour cet essai des fentes paralleles au risque de passer pour un rabat-joie, il n'ya que le cambium (et sur une petite partie) qui va rentrer en contact, qui est ceci-dit le tissu le plus "réactif" dans la greffe. Les fibres devraient cicatriser par contres je pense que les echanges gazeux vont avoir du mal à se faire dans ce reseau de cicatrice...

Enfin bon je suis pas un scientifique mais ce sont mes impressions...
floyd a écrit le 18/02/2008 11:54
Bonjour,
… les échanges gazeux vont avoir du mal à se faire dans ce reseau de cicatrice...

Je réagis à cette remarque pertinente sur les échanges gazeux. Les fameuses lenticelles ont fait l'objet de messages sur le forum. Mais alors le mastic…
Dans les tissus végétaux, les gaz (oxygène, gaz carbonique) sont dissous dans la sève et sont donc véhiculés au travers des parois cellulaires comme elle, jusqu'à des surfaces d'échanges, surtout les feuilles quand il y en a.
patrice a écrit le 18/02/2008 12:36
il n'ya que le cambium (et sur une petite partie) qui va rentrer en contact, qui est ceci-dit le tissu le plus "réactif" dans la greffe. Les fibres devraient cicatriser par contres je pense que les echanges gazeux vont avoir du mal à se faire dans ce reseau de cicatrice...


C'est un peu ce qu'il se passe avec la greffe en fente.
La greffe en fente "initiation du débutant" qui consiste à tricher et mettre le greffon en biais pour assurer au moins un point de contact, même minime.
Et la greffe en fente "parfaite", avec un alignement des zones génératrices tout du long, qui demande beaucoup plus de dextérité.
floyd a écrit le 18/02/2008 12:59
Bonjour,
J'ai greffé samedi:
Des amis d'amis m'ont demandé à l'improviste de greffer sur un ceriser franc venu spontannément dans leur jardin. Il a d'abord fallu cueillir un greffon de cerise noir à l'échenilloir dans un vieil arbre de plein vent.
Faute de greffoir j'ai pratiqué avec un simple cutter. Faute de raphia, un lien plastique de sac poubelle a fait l'affaire. Sans serpette, un fort couteau pour la fente. Un mastic L'Homme le fort proche du caramel mou appliqué avec une branchette pour terminer.
Dame nature fera ce qu'elle voudra, moi j'ai fait ce que j'ai pu.
"vous pensez quoi de cette méthode de greffe?"
Fruit avenir a écrit le 18/02/2008 13:08
Oui je pense pas que les romains n'avaient ni flexiband ni greffoir moderne et pourtant ils ont "inventés" je crois beaucoup de techniques moderne.

Pour ma part chez un ami j'ai réussis un fente double avec un greffon de pommier et un de poirier (erreur de greffon), avec un élastique classique et un opinel.
Yardenia a écrit le 18/02/2008 14:43
je suis rien moins que spécialiste et je greffe toujours à l'opinel, bon couteau bien robuste, çà marche plutôt bien. j'ai laissé tomber le mastic il y a bien longtemps sur les conseils du pépé qui m'a initiée à la greffe, et je "mastique" à l'argile, recouverte de bande plastique les 1ers temps pour éviter le lessivage par les pluies: pareil, çà marche assez bien.
floyd a écrit le 18/02/2008 15:29
Bonjour,
… les romains n'avaient ni flexiband ni greffoir moderne et pourtant ils ont "inventés" je crois beaucoup de techniques moderne…

Et comme Yardenia ils devaient "mastiquer" à l'argile.
Dommage pour notre aimable fabriquant…
floyd a écrit le 19/03/2008 13:52
Bonjour,
… Faute de greffoir j'ai pratiqué avec un simple cutter…

Et pour ce printemps 2008 ça marche, un bon débourrement des 4 bourgeons dont le terminal.
hendy a écrit le 19/03/2008 16:45
est ce que vous laissez toujours 4-5-6 bourgeons? Surtout ne changez rien si cela fonctionne..
Moi j' en laisse 2-3 bourgeons.. et je coupe mon bois (0.5 cm)juste au dessus du bourgeon en pente légère vers l' extérieur.

On a chacun ses techniques..
floyd a écrit le 19/03/2008 20:23
Bonsoir,
Les 3 raisons qui ont guidé mon choix:
1/ un PG franc et très vigoureux, donc 4 bourgeons pour répartir la sève,
2/ un cerisier sur une tige de 1,30m, donc le bourgeon terminal pour faire un axe et les trois autres pour espérer des branches latérales.
3/ un bourgeons terminal bien formé pour éviter une coupe au dessus du dernier bourgeon.
hendy a écrit le 19/03/2008 21:18
Tes choix sont intéressants et justifiés..


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