Peut-on bouturer un abricotier ?

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klakos a écrit le 08/03/2006 18:12
Bonjour,

Je vais "décapiter" un scion d'abricotier. J'aimerais bien garder la tige pour tester l'abricotier en 'Bouché-Thomas" (d'autant plus que j'aime particulièrement bien ce fruit).

Il faudrait que je le bouture. Mais voilà comment ? J'ai parcouru un peu le forum => bouteille plastique à l'ombre ? Oui mais, à part ça ?

Merci
patrice a écrit le 08/03/2006 18:42
Aucune expérience à ce sujet...

A défaut de meilleure reponse, le conseil pour bouturer des arbres, c'est de prendre des rameaux d'environ 1 cm de diametre et d'une vingtaine de centimetres de long (surtout sans oeil terminal), les enterrer presque entierement, ne laisser dépasser qu'un ou deux yeux.
hendy a écrit le 08/03/2006 20:33
Je crois que c' est la meilleure expérience à tenter et je serais curieux du résultat.. ref. Faune et flore du Pays. utiliser pour le peuplier..
**Utilisez un couteau bien tranchant pour couper des tiges de 20 à 25 cm, taillant une extrémité en biseau. Chaque bouture devrait avoir au moins trois bourgeons en santé. Après le dégel, avant que les bourgeons n’ouvrent, percez un trou dans le sol et insérez-y l’extrémité en biseau de chaque bouture, laissant dépasser seulement 3 cm à la surface du sol et tassant la terre autour de la pousse**
presque similaire..
klakos a écrit le 11/03/2006 16:59
J'ai donc lancé 5-6 greffons en bouture ; la première moitié en "bouturage à l''étouffée", la seconde en enterrant la tige.
On verra le résultat. Si j'obtiens des scions convenables, ils seront menés en 'Bouché-Thomas' [rien de tel pour obtenir une mise à fruits rapide - d'ici 3 ans, je me lance dans le commerce des confitures ].
Je ne manquerai pas de vous en tenir informés.
patrice a écrit le 18/06/2006 12:09
Alors, quels sont les résultats de l'expérience ?
klakos a écrit le 18/06/2006 17:23
Résultat : 0 pointé

Les boutures ont bien démarré, ont fait des feuilles puis tout a désseché.
Même le pied sur lequel elles ont été prélevées fait grise mine. On ne peut pas dire que son développement soit fulgurant.
Cet abricotier a été greffé sur myrobolan. Sans jeu de mots, ce n'est pas mirobolant, loin de là.
patrice a écrit le 18/06/2006 18:11
Dommage

Merci quand même pour le retour d'expérience.
Antigonos a écrit le 25/08/2016 18:25
En général :
- Pendant la saison végétative on fait des boutures de tiges jeunes, vertes, bref non-aoûtées car les rameaux à écorce épaissie ne feront pas de racines : c'est ce qui est arrivé. Les bourgeons ont donc d'abord vidé les réserves du bois pour pousser puis ont crevé.
- Les boutures de bois plus gros, aoûté, se font selon la manière indiquée mais en automne. On ne prend surtout pas de bois jeune. Les bourgeons sont en repos, le bois est protégé par l'écorce épaisse aussi il ne pourrira que plus rarement. Le "cambium" (surtout les tissus environnants) font former un cal protecteur. On peut utiliser aussi une chaleur de fond (10 °C de plus que l'air ambiant) qui va favoriser la pousse de racines mais pas le débourrage. Au printemps les bourgeons pourront commencer leur croissance en fonction de l'enracinement et même produire les auxines pour l'amplifier. Il y a alors un équilibre hormonal qui apparaît.
A mon avis l'hormone de bouturage devrait être plus efficace pour les tiges jeunes, pendant la saison végétative. Elles traversent rapidement les tissus et active la formation des racines. Avec une écorce épaisse, pendant les mois d'hiver, je doute qu'il en reste grand chose.
Ne jamais oublier que l'excès d'hormone stoppe la croissance des racines qui se sont formées.
Dans tous les cas quand la prise est nette il faut rempoter si le substrat est pauvre. C'est le cas de la tourbe, qui a l'avantage d'empêcher le développement des moisissures. Dès que l'on voit une racine on évite de retirer le substrat qui reste autour de la tige : les racines qui sont cassantes. Les sels minéraux leurs arriveront de toutes manières.
kiki a écrit le 06/11/2016 07:45
Bonjour,

Conclusion, l'abricotier se bouture ou pas ?
A+
Antigonos a écrit le 06/11/2016 17:06
Bonjour,

Conclusion, l'abricotier se bouture ou pas ?
A+

Je pense que l'on a largement répondu !
"Toutes" les plantes se bouturent ou, au pire, formeront des racines sur des rameaux provisoirement laissés sur le plante mère, selon le principe du marcottage. Le feijoa par exemple ne se bouture pas au sens strict mais se marcotte bien.
S'il y a peu d'infos sur l'abricotier c'est que cette technique présente peu d'intérêt. C'est souvent le cas quand on ne trouve vraiment rien pour une plante donnée ! A partir d'un noyau d'abricot (et certainement d'une bouture) il faut attendre 8 ans environ pour avoir des fruits ! Dans ce cas autant semer des noyaux et conserver les plants qui poussent bien sur place. Il ne s'agit pas des plus vigoureux car ceux là risquent de donner longtemps du bois, selon un principe bien connu en arboriculture. Si on a la chance d'avoir de bons fruits on les garde (l'abricotier présente cette particularité fréquente) sinon on peut toujours les surgreffer. (La variété Rouge du Roussillon se multiplie très bien par semis, elle est stable.)
L'abricotier se greffe souvent sur une autre espèce pour les raisons habituelles d'adaptation au terrain... Pire, pour éviter les problèmes de gel on le greffera en hauteur sur une seconde espèce intermédiaire...
Donc la bouture d'abricotier risque de cumuler surtout les problèmes sans présenter d'avantage.
ké20 a écrit le 08/11/2016 20:49
oui au sens strict le feijoa ne se bouture pas , mais cela fonctionne à condition de faire une bouture à talon.
Mais mieux vaut semer les graines fraiches , de la même façon que les agrumes , température comprise entre 21-25°
Ferréol a écrit le 09/11/2016 23:46
J'abonde dans le sens d'Antigonos, en ajoutant que la greffe est une technique de multiplication nécessitant une certaine logistique en plus d'un bonne maîtrise de la technique de greffe elle-même par rapport aux autre méthodes de multiplication végétative.
Si la multiplication "classique" d'une espèce fruitière est la greffe, c'est que soit, les autres techniques de multiplication végétative sont compliquées, soit il y a un intérêt particulier à avoir des racines différentes de la partie qui produit le fruit cela peut-être le cas pour une adaptation à des caractéristiques du sol, physique, chimique ou biotique comme la présence de ravageurs du sol (ex: vigne)...
kawa a écrit le 15/11/2016 21:21
Ainsi la tourbe limiterait les problèmes de moisissures... bon à savoir pour mes tentatives de boutures de kiwi, qui ont toujours mal tournées.


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