Le marcottage couché

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patrice a écrit le 08/03/2006 12:56
Le marcottage couché


Plutôt que mettre la main au portefeuille chaque année, vous voulez produire vous-même votre porte- greffe?

C'est simple, il suffit de le multiplier végétativement.

Voyons ci-dessous la méthode du greffage couché.

Le matériel nécessaire :

- 1 porte greffe (ici du pommier M106).
- 2 cavaliers (réalisés en fer à maçonnerie).


En fin d'hiver, on commence par creuser une tranchée et on y dépose notre porte greffe, en position horizontale :






On fixe le scion à l'aide des deux cavaliers confectionnés :










On recouvre de terre les racines :




On laisse le scion tel quel, sans le recouvrir de terre. Il partira en végétation au printemps.

Nous le buterons lorsqu'il aura mis des rameaux latéraux d'une vingtaine de centimètres.
Rendez-vous à ce moment-là pour la suite de ce tutoriel.
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 01/08/2006 09:46 par patrice
patrice a écrit le 18/06/2006 12:11
Je vais ainsi obtenir une dizaine de plants à partir du marcottage couché réalisé ci-dessus.

Le bouturage étant très facile, je pense que je vais privilégier ce mode de multiplication, au détriment des marcotages, pour les porte greffe de pommier.
André a écrit le 28/08/2006 21:07
Serait-il possible d'avoir une photo récente ?
Et peux tu détailler un peu plus le mode opératoire ?
Si j'ai bien compris, tu vas bouturer les différents rameaux verticaux. Mais alors pourquoi allonger le plant mère ?

Ou alors, sous chaque rameau, tu obtiens des racines ?
patrice a écrit le 28/08/2006 21:20
Avec un petit croquis ca sera peut être plus simple à comprendre :



André a écrit le 28/08/2006 21:33
OK c'est donc plus un multi-marcottage qu'un multi-bouturage.

On peut peut etre faciliter le développement des racines en écorçant légérement la partie inférieure du plant mère juste en dessous de chaque départ de rameaux avant le buttage et en ajoutant un peu d'hormone de bouturage (auxine) ou en arrosant à l'eau de saule.
patrice a écrit le 29/08/2006 07:13
Oui, c'est bien un marcottage. Sauf qu'au lieu d'etre en cépée, il est couché.

Par contre, pour le m106, ayant fait diverses méthodes, le bouturage se réalise merveilleusement bien, il n'y a aucune raison de s'embeter à faire du marcottage...
André a écrit le 07/05/2007 23:27
Nous le buterons lorsqu'il aura mis des rameaux latéraux d'une vingtaine de centimètres.
Rendez-vous à ce moment-là pour la suite de ce tutoriel.

Ce doit être la période maintenant non ?
patrice a écrit le 08/05/2007 07:22
C'était en 2006 que j'ai fait cela. Je n'ai pas pu finir l'expérience. car le plant a trop souffert de la secheresse.
a écrit le 05/11/2007 19:03
Salut,

c'est un peu comme on fiat avec les ronces à fruits. Sauf qu'on peut le faire avec un sarment encore lié avec la plante.

A+!

David
ddev a écrit le 16/11/2007 16:02
Bonjour,

J' ai cru comprendre que le m106 se bouturait facilement, mais est-ce qu' on peut appliquer cela à d' autre PGs genre m111 ?

Avec des pommetier (terme canadien pour pommier nain) ?
Suivant mes souvenirs de lecture d' un article sur le site du ministère agricole canadien, les pommetiers sont/serait souvent utilisés la-bas par les amateurs comme PGs ?


J' ai cru comprendre aussi que c' était en gros comme ça qu' était crée les vergers/conservatoire de vieux fruitiers ?

J' imagines que c' est du marcottages couchés alignés puis retrait/transplantation d' une marcotte sur 2 sur 3 dans la même lignée puis guidage au fil de fer ?

Merci
patrice a écrit le 28/01/2008 07:32

J' ai cru comprendre que le m106 se bouturait facilement, mais est-ce qu' on peut appliquer cela à d' autre PGs genre m111 ?


De mes essais de l'an dernier, le M111 se bouture mal. (c'était plus à titre de curiosité pour voir son aptitude au bouturage, je prefere acheter les PG "sains").

Pour en revenir au sujet principal, deux années plus tard, j'ai récupéré sur ma marcotte couchée 6 porte-greffes diametre 5 à 6 mm, greffables.
palim a écrit le 29/01/2008 18:42
Patrice , peux-tu comparer maintenant que l'expérience est finie la méthode du marcottage couchée avec le simple bouturage ?
Est-ce que le marcottage couchée est à réserver aux portes-greffes se bouturant mal ou bien donne des portes-greffes plus vigoureux ?

Palim
patrice a écrit le 29/01/2008 19:09

Est-ce que le marcottage couchée est à réserver aux portes-greffes se bouturant mal


C'est la conclusion que j'en ai tiré. (le marcottage en général)
A quoi bon s'embetter à marcotter les porte-greffes qui se bouturent bien?
Je ne vois pas l'interêt qu'il peut y avoir
Peut être se prémunir d'aléas météo pour le bouturage en extérieur ?
patrice a écrit le 03/02/2008 14:48
j'ai récupéré sur ma marcotte couchée 6 porte-greffes diametre 5 à 6 mm, greffables.




newlife6942 a écrit le 20/03/2008 09:41
Bonjour,
Je voulais savoir si quelqu'un avait déjà tenté cette technique sur du PG M7.
alias a écrit le 20/03/2008 10:01
Cette technique marche bien sur l'olivier.
ddev a écrit le 25/06/2008 16:42
J'ai vu ailleurs une variante de ce genre de pratique (je ne sais plus ou) ...

Il s'agissait de planter le PG de manière fortement inclinée, d'attendre la pousse de branches latérales pour la plusparts orientées vers le haut/le soleil, puis à cette heure
on pouvait re-planter le PG réellement couché :

plantage en biais de manière à favoriser
1) /
/

l'émission de branches latérales vers le haut
2)
|
|/
/

plantage couché
3)

_/_/
(avec les précautions d'usage, serrage au collet des branches, et/ou buttage pour enracinnement)

a+
KAMEL15000 a écrit le 09/07/2008 11:56
bonjour,*
si j'ai bien compris la methode de marcotage nous donne bien des portes greffons qui par la suite doivent etre planter et puis greffer c'est ca ????
autre question pour le rameau a marcoter est ceque doit etre racine ou pas?
merci de m'explique boncourage a tous.
Maxime Leloup a écrit le 04/03/2011 22:39
Bonsoir, c'est mon premier message sur ce forum. Je m'intéresse aux fruitiers, mais le plus proche possible de l'état sauvage (difficile sans passer par le semis, ce qui est impossible la plupart du temps si on veut conserver les caractéristiques de la variété) et de la vigueur ainsi que de l'indépendance qui y est nécessaire. Du coup le greffage ne me parle pas trop (sauf pour ce qui suit) même si j'en reconnais les qualités.

Ce post m'a fait "tilt". Je me suis réveillé une heure plus tôt le lendemain avec la tête survoltée. Je trouve que c'est un excellent moyen d'affranchir des greffons en "scions" (une tige sans ramifications greffée au ras du sol). Je l'ai expérimenté chez moi de suite avec des scions abîmés par des lapins que mon pépiniériste m'a donné. Je vous tiens au courant de l'expérience. C'est peut être quelque chose qui parle aussi à Claudeduvar ?
Bien cordialement.
Maxime
floyd a écrit le 04/03/2011 23:11
Toujours un peu étonnante cette démarche qui consisterait à greffer puis à forcer le marcottage pour affranchir le greffon.

Un gros travail mais pour quel bénéfice réel?
- un système racinaire sans pivot
- un point de greffage mis en terre et susceptible de contamination
- aucune garantie d'adaptation de la variété au sol
- une vigueur variable d'un arbre à l'autre selon l'état des racines.


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