Arbre à coccinelles

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Gyyydu57 a écrit le 30/12/2007 22:48 (ref msg # 12435 )
Une personne de ma connaissance, qui regarde souvent la télévision allemande, m'a parlée ce week-end d'un reportage qu'elle à regardée, sur les vergers bio d'outre-rhin.

Une pratique qui se répends de plus en plus chez eux, est de planter à intervalles réguliers tous les quelques arbres fruitier (je ne pourrai pas dire le nombre), un "arbre à coccinelles".

Malheureusement, cette personne ne se souvient plus du nom exact de cet arbre... Est-ce que quelqu'un connait cette pratique ? ou en aurait déjà entendu parlé ?

Après une petite recherche sur le net, c'est tout ce que j'ai pu trouver:
http://www.hubertlejardinier.com/arbuste...
klakos a écrit le 31/12/2007 06:05 (ref msg # 12436 )
Au verger de la section locale des Croqueurs, des haies entomofaunes y ont été plantées (conseillé par l'INRA).
Pour les pucerons, puis les larves de coccinelles y ont été plantés des sureaux noirs. Ces arbres étaient couverts de pucerons (au point que les branches étaient effectivement noires ) tôt dans la saison (avril ?)
Les coccinelles les mangent mais comme ces pucerons ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux des poiriers-pommiers et leur apparition plus précoce, les rangs des coccinelles sont au maximum et ces bêtes sont prêtes à frapper lorsqu'il faut qu'elles interviennent.
Cette année, il n'y a effectivement guère eu de pucerons mais come le temps ne s'y est aussi pas prêté...
Gyyydu57 a écrit le 01/01/2008 19:33 (ref msg # 12472 )
Merci pour la réponse

Je vais recevoir une parcelle de terrain d'un peu plus d'un hectare dans la commune voisine. Cette commune a été remembrée il y a déjà longtemps, et il n'y a plus un seul arbre existant à des centaines de metres, tout autour de ce terrain...

Je pense planter une petite haie sur 150 metres, le long du chemin rural attenant à cette parcelle, je pensais à une haie champètre...

Quelles essences d'arbres entrent dans la composition d'une haie entomofaune ?? (je ne sonnaissais pas du tout !!)
klakos a écrit le 02/01/2008 05:32 (ref msg # 12473 )
Voilà ce qui a été conseillé :
    Baccharis halimifolia (séneçon en arbre)
    Cercis Siliquastrum (arbre de Judée)
    Viburnum tinus (laurier tin)
    Salix caprea (saule marsault)
    Ligustrum vulgare (troène d'Europe)
    Buddleia variabilis (arbre aux papillons)
    Viburnum lantana (viorne mansienne)
    Amelanchier canadensis (amélanchier)
    Rhamnus cathartica (nerprun purgatif)
    Sambucus nigra (sureau noir)
    Laurus nobilis (laurier sauce)
    Corylus avellana (noisetier commun)
    Arbutus unedo (arbousier (arbre aux fraises))
    Cornus sanguinea (cornouiller sanguin)
    Hedera commun (lierre commun)
    Prunus mahaleb (cerisier de Sainte-Lucie)
    Viburnum opulus (viorne obier (boule de neige))
    Malus everest (pommier fleur)

Ces variétés ont été plantées,dans cet ordre, entre elles à 70-80 cm, sur deux rangs décalés. Personnellement, je trouve cela proche. Surtout pour les variétés qui poussent vitent et/ou se plaisent. Elles ont tendance à étouffer leurs voisins. De mémoire, cela concerne l'arbre aux papillons et le sureau noir.
Alex a écrit le 02/01/2008 11:43 (ref msg # 12474 )
Bonjour,

70-80 cm ça me semble assez proche aussi. Un mètre au minimum entre les plants sur deux rangs me semble en effet plus judicieux.

Quelques conseils généraux… Pour une "bonne" haie, on conseille un arbre persistant/marcescent pour 2 caducs. Il faut éviter de multiplier à l’infini les essences, et essayer de se focaliser sur 5-10 essences maxi. La nature de votre terrain va jouer sur les végétaux que vous voulez installer, ainsi que la hauteur désirée de la haie (je vois peu de haut jet dans la liste).

L’idéal est de se renseigner auprès du parc naturel régional de Lorraine (Tél : 03 83 81 67 67 - catherine.boursier@pnr-lorraine.com) pour savoir quels sont les essences qu’ils conseillent / subventionnent… C’est l’assurance d’avoir des arbres locaux, rustiques et utiles.

Pour rester sur les haies entomofaunes, je ferais juste quelques remarques sur les espèces citées et j’en ajouterais quelques-unes, en me basant sur les haies que je connais (Normandie).

Plus adapté aux climats « chauds » qu’à l’Alsace-Lorraine (à savoir qu’ils pousseront chez vous mais que l’intérêt pour la faune y est moindre)
- Baccharis halimifolia (séneçon en arbre) : parfois envahissant.
- Cercis Siliquastrum (arbre de Judée)
- Arbutus unedo (arbousier) différent de l’arbre aux faisans (Leycesteria formosana)
- Laurus nobilis (laurier sauce)

Quelques remarques en vrac sur les essences citées :
- Viburnum tinus (laurier tin) : persistant. Floraison hivernale + fruits pour oiseaux.
- Salix caprea (saule marsault) : espèce pionnière, floraison précoce intéressante. Autres Salix peuvent être intéressants.
- Ligustrum vulgare (troène d'Europe) : persistant. Très intéressant pour les oiseaux, chenilles, etc.
- Buddleja davidii (arbre aux papillons) : invasif en zone humide. Taille nécessaire pour une bonne floraison.
- Cornus sanguinea (cornouiller sanguin). Réputé.
- Rhamnus cathartica (nerprun purgatif) ou Rhamnus frangula. Très intéressant pour certaines espèces de chenilles (papillon citron) et les oiseaux.
- Sambucus nigra (sureau noir) : Très intéressant / essentiel dans une haie pour l’entomofaune.
- Corylus avellana (noisetier commun) : Très intéressant. Qu’il s’agisse de semis / rejets naturels ou de cultivars sélectionnés, faune et humain y trouvent leur compte.
- Hedera commun (lierre commun) : +++
- Prunus mahaleb (cerisier de Sainte-Lucie) : +++
- Viburnum opulus (viorne obier (boule de neige)) : boule de neige = viorne stérile / V. opulus classique est plus intéressant.
- Malusx ‘Evereste’ (pommier fleur) : floraison printanière + fruits. Il est aussi possible d’intégrer des pommiers / poiriers (sauvages ou cultivars).
- Amelanchier canadensis (amélanchier) : Ou Amelanchier ovalis. Floraison + fruits.

Sans avis (je ne connais pas le comportement en haie) : Viburnum lantana (viorne mansienne)

J’ajouterais, de façon non exhaustive :
- Carpinus betulus: charmille
- Cononeaster lacteus (ou autres Cotoneaster) : persistant + baies oiseaux.
- Cornus mas (cornouiller mâle). Floraison précoce intéressante pour les premiers pollinisateurs, fruits comestibles (faune).
- Crataegus monogyna (et autres) - Aubépines. Floraison printanière + fruits.
- Euonymus europaeus – Fusain d’Europe : chenilles + oiseaux
- Ilex aquifolium : Houx commun. Persistant + baies
- Mespilus germanica – Néflier. Fruits très appréciés des oiseaux.
- Prunus xdomestica ‘Mirabelle’. La mirabelle ! Vous êtes en plein dans la région, c’est un arbre qui se comporte très bien en haie libre.
- Prunus spinosa – Prunellier. Très intéressant si terrain s’y prête.
- Sorbus domestica – Cormier. Plus un arbre, mais, au même titre que noyer, chataîgner, chênes, frênes, charme, tilleuls, merisier, orme, érable, alisier, etc. il s’intègre très bien dans une haie.
- Syringa vulgaris – Lilas commun. Autrefois présent dans la majorité des haies libres, on l’a souvent oublié.

Alexandre[/i]
Gyyydu57 a écrit le 02/01/2008 13:57 (ref msg # 12478 )
Merci pour toutes ces précisions...
j'ai le catalogue de la pépinière Bauchery sous les yeux, j'ai de quoi méditer maintenant !!

Pour le sureau noir, j'ai dû à mon grand regret en couper un, la semaine dernière, car il était devenu absolument gigantesque... donc par cette expérience, je vais peut-etre chercher à varier beaucoup plus les distances de plantations en fonction des espèces, au lieu de rester sur des mesures assez strictes...
Alex a écrit le 03/01/2008 08:32 (ref msg # 12486 )
Bonjour,

Pas de souci pour le sureau, Gyyydu57... Si vous n'avez pas arraché la souche il repartira de plus belle au Printemps .
S'il est sauvage, ce peut être l'occasion de faire un marcottage en butte pour préparer des plants pour votre future haie et participer à la préservation de la diverdisité génétique de votre région

Alex
floyd a écrit le 02/03/2008 23:16 (ref msg # 14842 )
Bonsoir,
"Gyyydu57" a écrit :
…varier beaucoup plus les distances de plantations en fonction des espèces, au lieu de rester sur des mesures assez strictes...

Depuis les années 70, les pionniers et les spécialistes de la haie brise vent ont largement discuté de ces questions de distances de plantation.
Il reste que:
- une densité forte ferme la haie rapidement, à condition de ne pas négliger le recépage en fin de première année.
- la concurrence forte des espèces plantées serré limite la croissance des plus vigoureuses, réduisant d'autant la nécessité d'élagage.
- une diversité forte, 10 à 15 espèces, permet plus de possibilités et de combinaisons. Eviter le module de 5 plantes répété mécaniquement…
- une association de végétaux "rapides" type buddléia et de végétaux "durables" type houx, bien intercalés, permet de former la haie en 2 ans, quite à rabattre voir supprimer les "rapides" pour laisser plus de places aux autres.
- le quinconce sur deux rangs suppose une bache plus large… sans apporter un vrai plus.
… sur le sujet de la haie champêtre j'ai pas mal de kilomètres au compteur.
Une dernière remarque; la liste présentée à Klakos comprend des espèces surtout utiles aux oiseaux par les graines, les fruits, l'habitat.
Les insectes y trouveront le gite, et des prédateurs…
André a écrit le 10/12/2009 07:49 (ref msg # 25216 )
Davodeau-Ligonnière propose depuis quelques mois un kit "haies composites" spécifiques au pommier-poirier, avec 8 essences (noisetier, bourdaine, buis, sureau, hibiscus, charme, laurier tin, arbre de judée) plus ou moins adaptées à l'ensemble du territoire

240 euros HT les 200 plants avec 25 plants par espèce

+ d'infos ici : http://www.dalicom.com/index.php?url=dl_...
floyd a écrit le 10/12/2009 09:24 (ref msg # 25217 )
Merci André pour l'info.

Bien apprécié l'argumentaire très "gagnant/gagnant" qui sert à conforter l'arboriculteur-acheteur dans l'idée qu'il fait un bon choix…

La palette végétale est restreinte, facile à produire par semis ou bouture, mixte persistant/caduque, capable d'héberger la faune auxiliaire (comme l'a évoqué Férréol), sans difficulté d'entretien. Bel exercice!

Prix très attractif, puisqu'il s'agit de très jeunes plants, une des spécialités de l'Anjou.
vomito a écrit le 10/12/2009 09:55 (ref msg # 25218 )
Ca fait tout de même très publicitaire et commercial, avec un argumentaire qui ne me fait que soulever des questions.

Va pour la logigue bocagère face au vent et refuge des auxiliaires, mais pour cela n'importe quel taillis fait l'affaire.

Je ne nie pas qu'il y ait des contraintes de production et de traitements, mais se donner bonne conscience avec 8 essences en lisant finalement que le véritable problème vient du sol est un non sens.

Le pire c'est que cette pub donne la solution, qui n'est pas le produit vanté mais bien en amont : ruissellement et érosion, c'est d'abord une affaire de "travail" du sol.

Mais bon, c'est pas cher, probablement que ça ouvre le droit à des subventions, et ça finit par une triade imparable :

• Réduit l’impact écologique du verger sur son environnement direct. (ça sous entend que c'est une certaine pollution ?)
• Anticipe une forte demande environnementale de la société. (c'est vrai, protégeons la nature ! )
• Protège le voisinage (du coup, on peut continuer à pratiquer sans trop y réfléchir ni changer)
André a écrit le 10/12/2009 10:06 (ref msg # 25219 )
"vomito" a écrit :
mais pour cela n'importe quel taillis fait l'affaire.

Pas vraiment. Pour résister aux vents d'hiver, les persistants sont nécessaires. Par ailleurs, j'ai un taillis de châtaigniers qui protège bien ma maison de la vue des curieux en été mais, en hiver, mon taillis est tout nu et ma maison à la vue de tous (ce qui ne serait pas gênant en soi si certains n'avaient pas tendance à oublier les règles élémentaires de la propriété privée)...

mais se donner bonne conscience avec 8 essences

Quel serait ton mélange idéal ? Quelles essences ajouterais-tu ?
vomito a écrit le 10/12/2009 10:46 (ref msg # 25220 )
J'ai conscience que l'on sort un peu du sujet mais vais préciser ma pensée

"André" a écrit :
[quote="vomito"]mais pour cela n'importe quel taillis fait l'affaire.

Pas vraiment. Pour résister aux vents d'hiver, les persistants sont nécessaires.[/quote]

L'efficacité d'une haie bocagère de ce type s'explique par le fait que justement elle laisse s'écouler en partie le vent. Eté comme hiver, c'est un gros filtre qui casse les turbulences par sa diversité de branchages. Les persistants ne sont pas "nécessaires" (et tu le noteras, peu fréquents dans les haies traditionnelles sous nos climats). Au contraire résister au vent par un barrage entraine la formation de tourbillons dévastateurs.

Tu remarqueras aussi que le dosage proposé est léger, et que dans ces conditions le buis loin d'être envahissant par nature, est voisin du sureau.

[quote]mais se donner bonne conscience avec 8 essences

Quel serait ton mélange idéal ? Quelles essences ajouterais-tu ?[/quote]

C'est une question difficile ; je ne connais pas toutes les contraintes liées à cette exploitation. Densité de plantation, probablement beaucoup de tailles et blessures mécaniques qui doivent exclure l'usage de Rosacées par exemple (je pense particulièrement à l'aubépine).

Il y a des gens dont c'est le boulot, et qui proposent cette solution économique que je ne dénigre pas en tant que telle (le plus cher, c'est la plantation), mais plutôt comme la vision plus adéquate d'une solution aux problèmes. J'imagine que le temps vient vite enrichir ces 8 variétés "de base". Ca s'appelle une haie ou un bocage.

Cette solution répond effectivement à certaines des contraintes citées dans l'argumentaire. Mais de loin pas à toutes (cf le sol), et pas beaucoup mieux...qu'un bocage classique auquel j'imagine qu'elle ressemblera.
floyd a écrit le 10/12/2009 10:50 (ref msg # 25221 )
Je ne partage pas tout à fait l'analyse critique un peu cynique faite par vomito… juste un peu!

Surtout dans le sens où les problèmes d'érosion, de vent, de faune auxiliaire sont connus et publiés depuis plus de 35 ans… Qu'aujourd'hui, enfin, un des leaders de la pépinière arboricole en fasse une offre commerciale me rassure.

On aura juste gâché, sol, paysage, nappe phréatique et santé publique pendant tout ce temps et en connaissance de causes.

Que tout ceux qui peuvent planter, pensent à reconstituer des haies bocagères…

A proximité d'un verger de rosacées, il est plus que prudent de ne pas planter d'aubépine, de pyracantha et de cotoneaster, vecteurs potentiel du feu bactérien.

Ceux que cela intéresse, liront avec profit les ouvrages très documentés de ' lnstitut pour le Développement Forestier' et de Dominique Soltner sur le sujet.

En outre, des dépliants et des plaquettes plus succintes, sont disponibles dans de nombreux départements à l'initiative des Chambres d'Agriculture et/ou des Conseils Généraux.
vomito a écrit le 10/12/2009 11:00 (ref msg # 25222 )
"floyd" a écrit :
Je ne partage pas tout à fait l'analyse critique un peu cynique faite par vomito… juste un peu!

Surtout dans le sens où les problèmes d'érosion, de vent, de faune auxiliaire sont connus et publiés depuis plus de 35 ans… Qu'aujourd'hui, enfin, un des leaders de la pépinière arboricole en fasse une offre commerciale me rassure.

On aura juste gâché, sol, paysage, nappe phréatique et santé publique pendant tout ce temps et en connaissance de causes.

Que tout ceux qui peuvent planter, pensent à reconstituer des haies bocagères…


Visiblement je me fais mal lire et/ou comprendre.

Alors je vais faire plus simple :
OUI les haies c'est bien (c'est même normal, et ça devrait être obligatoire)
NON la haie présentée n'est pas plus une solution miracle aux problèmes de sols présentés dans cette publicité qui joue sur le blabla de "protégeons la nature...l'environnement...la société"

Haie ou pas haie, le problème du ruissellement de l'azote et des produits phytosanitaires ne sera pas réglé. Le sol continuera d'être lessivé, sauf que la haie évitera la descente directe dans le caniveau. Mais les produits existent toujours : d'ailleurs les auxiliaires dans ces superbes HLM vont en avoir leur dose !
floyd a écrit le 10/12/2009 11:09 (ref msg # 25223 )
Je pense avoir bien compris ton message et j'y souscris, vomito.

Je soulignais quant à moi, le fait qu'il aura fallu attendre plus de 35 ans pour lire une offre commerciale (certes perfectible) et argumentée (au moins les maux et les mots sont posés).

On n'oubliera pas tout le travail scientifique mené pour aider les arboriculteurs à limiter l'usage répété de pesticides. Relire les post de Férréol sur le sujet des pucerons…

On se hate lentement, mais on marche dans le bon sens.
claudeduvar a écrit le 10/12/2009 21:27 (ref msg # 25227 )
je suis trés sensible à la "nature" en général mais comme le dit vomito on peut regarder d'un peu plus près nos interventions qui ne sont pas toujours sans conséquence et prendre un peu de recul. juste un exemple: les jachères apicoles ( j'ai des ruches) c'est super non! mais regardez le contenu, on y trouve beaucoup de plantes étrangères qui sont adaptées à nos abeilles dommestiques mais pas aux pollinisateurs indigènes et en se sens elle ne participent pas à la biodiversité, c'est une démarche artificielle, favoriser l'abeille domestique par exemple c'est préjudiciale à cette orchidéeOphrys apifera qui dépend pour sa fécondation de l'abeille sauvage. rappel:l'indroduction d'espèces non locales est le 2 ième cause de disparition des espèces dans le monde.
les exemples sont nombreux dans ce sens. ne rien faire non! mais d'abord ne pas détruire et ensuite préfèrer tout ce qui est indigène. J'ai de bons résultats avec la méthode suivante:

-travailler un bout de terre sur 2m de large
- y mettre des branches, des broussailles bref tout ce qui tombe sous la main et laisser faire.

sous ce couvert de nombreux végétaux vont pousser, on peut intervenir, y mettre un plant de fruitier, y jeter des graines récoltées etc un peu plus tard greffer quelques essences.

même si je suis favorable aux haies, dans les media on trouve que du positif sur la biodiversité et de son efficacité pour réguler les prédateurs etc... mais dès que l'on cherche du précis et du rationnel les documents sérieux sont pauvres en info et aucun lien rigoureux n'a été établi au niveau de la recherche.
floyd a écrit le 10/12/2009 21:45 (ref msg # 25228 )
Aucun lien… conclusion hâtive cher claudeduvar.

J'avais dans mes archives un document provisoire daté de janvier 1995, signé de Gabriel Chauvel et Marc Rumelhart, intitulé Haies & Bocages documents d'illustration du cours donné à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles, département d'écologie appliquée au projet de paysage.
avec une annexe bibliographique déjà conséquente, tant en français qu'en anglais.

L'affaire est ancienne, je suppose que des publications ont pu être faites.
claudeduvar a écrit le 10/12/2009 22:06 (ref msg # 25229 )
oui floyd tu vas en trouver, sur un post nous avons parlé de l'arbre de judée pour lutter contre le psylle du porier ( INRA ), j'ai de la doc sur l'inule visqueuse pour la mouche de l'olive mais tout ceci est assez pauvre. je suis preneur de document.
mais ce n'est pas un souci majeur, la recherche est assez déterministe, je ne suis pas holiste dans l'âme mais descendre dans l'arborescence des phénomènes et ensuite tout relier pour tenter d'interpréter un parasitisme ( par exemple) n'est pas la solution, la diversité possède des propiétés qui lui sont propres et qui ne sont pas la somme d'une multitude de comportements de prédation.
le bon sens général qui nous poussent à favoriser le maximun d'insectes ( quand il ne favorise pas l'un au détriment de l'autre) est bien suffisant.
André a écrit le 11/12/2009 01:14 (ref msg # 25230 )
"claudeduvar" a écrit :
J'ai de bons résultats avec la méthode suivante:

-travailler un bout de terre sur 2m de large
- y mettre des branches, des broussailles bref tout ce qui tombe sous la main et laisser faire.

sous ce couvert de nombreux végétaux vont pousser, on peut intervenir, y mettre un plant de fruitier, y jeter des graines récoltées etc un peu plus tard greffer quelques essences.

Cette méthode semble effectivement intéressante. On appelle ça les haies de Benjes et la méthode est détaillée ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Haie#Grands...

Je compte l'expérimenter prochainement en posant tous les rémanents de mon taillis de châtaignier en lisière de mon petit bois. Cela dit, on peut aussi un peu "aider" la nature et accélérer des processus naturels en injectant quelques plants d'espèces indigènes de ci de là.

Je vous tiendrai au courant de mes expérimentations.


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