Haie fruitière Bouché-Thomas

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klakos a écrit le 05/03/2006 16:21 (ref msg # 750 )
Bonjour,

Il y en a-t'il parmi vous qui connaissent et utilisent la méthode 'Bouché-Thomas' ?
patrice a écrit le 05/03/2006 16:44 (ref msg # 751 )
Ce n'est pas une méthode de conduite de haie fruitière ?
klakos a écrit le 05/03/2006 16:59 (ref msg # 753 )
Oui, cela-même. On l'utilise ici pour les pommiers et poiriers. Une méthode assez ancienne qui remettait déjà en cause les "travers" français.
klakos a écrit le 05/03/2006 19:49 (ref msg # 765 )
J'ai entre autre un .doc qui résume bien le sujet. Le pb est que le fichier est sur un disque dur un peu fatigué. Je peux essayer de le récupérer si le sujet intéresse qq'un.
hendy a écrit le 05/03/2006 22:01 (ref msg # 766 )
J'ai trouvé quelques sites sur le sujet..ref..Klakos sur un autre site
Une méthode qui a été mise au point il y a plus de 50 ans.
Le principe est d'incliner notamment les arbres de 30° par rapport au sol en enterrant de qqs cm le point de greffe. Cette méthode permet de ne plus tailler.
On obtient ainsi une lignée d'arbres de 2-2.5 m à moindre frais.

Elle serait une variante de l'arcure Lepage.

lien[/quote]
patrice a écrit le 06/03/2006 07:24 (ref msg # 772 )
"klakos" a écrit :
J'ai entre autre un .doc qui résume bien le sujet. Le pb est que le fichier est sur un disque dur un peu fatigué. Je peux essayer de le récupérer si le sujet intéresse qq'un.


Avec plaisir,
klakos a écrit le 06/03/2006 19:31 (ref msg # 809 )
"patrice" a écrit :
[quote="klakos"]J'ai entre autre un .doc qui résume bien le sujet. Le pb est que le fichier est sur un disque dur un peu fatigué. Je peux essayer de le récupérer si le sujet intéresse qq'un.

Avec plaisir,[/quote]
Je l'ai donc récupéré, je te l'envoie par mail.
La méthode initiale est qq peu réaménagée, à mon avis judicieusement. Plutôt que d'affranchir systématiquement l'arbre, tu verras qu'il est plutôt préconisé de composer en ménageant le PG. En ceci, l"auteur à raison, car je trouve Bouché-Thomas pas très honnête sur ce coup-là. La méthode de conduite des arbres qu'il avait mise au point, bien que parfois singulière reste toutefois géniale. Certains l'utilise encore, à bon escient.

Le contre-pied de sa seigneurerie De La Quintinie !
patrice a écrit le 07/03/2006 07:58 (ref msg # 813 )
Merci pour ce document, il manquerait quelques croquis (si tu veux en faire et en poster ici ne te gene pas).
Donc, pour résumer, si j'ai tout bien compris, la haie Bouché Thomas est une haie de fruitiers sur porte greffe faible, plants inclinés de 30° par rapport à l'horizontale, pour perturber la seve, et dont on ne toucherait pas au bourgeon terminal..
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 07/03/2006 20:14 par patrice
klakos a écrit le 07/03/2006 08:58 (ref msg # 816 )
"patrice" a écrit :
Merci pour ce document, il manquerait quelques croquis (si tu veux en faire et en poster ici ne te gene pas).

Je doute fortement de mes talents d'artiste (il y en a qui arrive à faire des mascottes de site, tout ça..., mais pas moi). Je suis plutôt nul en dessin. Vite un scanner !

"patrice" a écrit :
Donc, pour résumer, si j'ai tout bien compris, la haie Bouché Thomas est une haie de fruitiers sur porte greffe faible, plants inclinés de 30° par rapport à la verticale, pour perturber la seve, et dont on ne toucherait pas au bourgeon terminal..

A l'origine, le véritable principe de Bouché-Thomas est de plutôt utiliser du franc, et de l'affranchir. Ce n'est pas idiot, mais le pb est que l'affranchissement est plus ou moins rapide et provoque donc des disparités dans la haie fruitière. De plus, on arrive vite à des "débordements" par rapport à la hauteur. Bouché-Thomas annonce 2-2,5 m, sur les photos, une haie de pommiers de 7-8 ans mesure au moins 3 m (évidemment, il y à la vigueur intrinsèque de l'arbre qui entre en jeu, surtout après affranchissement). Le poirier semble beaucoup mieux s'y préter.
Dans le cas du poirier, la méthode initiale à quasiment que des avantages :
- mise à fruit extrêmement rapide (même pour des variétés réputées difficiles)
- résistance accrue aux maladies
- le franc est bon marché
- pas de pallissage
- etc
L'auteur du .doc concernant l'affranchissement préconise plutôt de prendre du PG faible et de garder l'affranchissement en butant pour plus tard, au cas-où. Sa position est raisonnable. A mon avis, pour des poiriers pas trop vigoureux, il n'y a pas besoin, mais pour les pommiers...

Il ne faut effectivement pas toucher au bourgeon terminal. Pour Bouché-Thomas, il est sacré. Il fait office de soupape de sécurité.

La position horizontale est "fructifièrement" morte. La verticale est celle de la vigueur, du "à bois". Si on veut des fruits, il faut composer. On emploie l'oblicité comme compromis (30° semble être le summum). Il y a aussi l'arcure (à ce propos, j'ai lu qu'on pouvais aussi l'utiliser pour les rosiers, pour avoir plus de fleurs).
patrice a écrit le 07/03/2006 09:04 (ref msg # 817 )
Que signifie exactement "affranchissement" dans le cadre d'une haie fruitiere.?
klakos a écrit le 07/03/2006 11:00 (ref msg # 824 )
"patrice" a écrit :
Que signifie exactement "affranchissement" dans le cadre d'une haie fruitiere.?

Ce terme s'applique uniquement aux plantes greffées.

A la plantation, on enterre suffisamment profondément de manière à ce la base du greffon soit assez basse pour qu'il puisse émettre ses propres racines et qu'ainsi le greffon se "débarrasse" du PG, s'en "affranchisse", ne se base plus sur le système racinaire du PG. En général, on l'obtient en env. 3 ans.
La résistance aux maladies notamment s'en trouve renforcée. L'arbre se trouve comme libéré d'un poids. A voir…
L'affranchissement est à mon avis, à employer en toute connaissance de cause et ne peut évidemment pas être utilisé systématiquement.

Ainsi, je viens de planter un rosier de manière à ce qu'il s'affranchisse. Il n'y a pas moyen de savoir quel PG a été utilisé et ma terre est "sans risque".
Dans ce cas, je ne vois pas très bien pourquoi on veut absolument qu'il soit greffé (mis à part pour une histoire de fric). D'autant plus que je connais absolument rien sur le PG.
patrice a écrit le 07/03/2006 11:54 (ref msg # 827 )
Ben oui, dans ce cas, pourquoi ne pas partir directement sur des boutures/marcottes de pommier ?.... Vu qu'on souhaite se débarrasser du porte greffe à terme...
autrevie a écrit le 28/01/2007 19:08 (ref msg # 5835 )
peut on continuer a décrire cette technique ou bien placer une photo,ce serais parfait.
ca me botte bien,j'avais entendu parlé de cette technique il ya qq mois
mais,je manque d'info,ca parrais si simple que l'explication l'est aussi

ayant deux tige une arquée et une autre droite....quel interet d'avoir arqué non fructifère et une droite a arquer pour avoir des fruits...
par ce que si on la laissent droite elle va continer a monter monter monter!
et il n'y aura pas de fruits?!?!

j'ai fait des tanchées a la minipelle (60m de longueure sur 60cm de large et,sur 1.20 de profondeur! )
cella me fait 120metres
je pensse semer mes pépins de pommes du commerce tout les metres
qu'en penssez vous?
en tout cas je ne pourrais m'empecher de mulcher et de faire du lombricompostage de surface,ma terre est si pauvre!
il faut greffer tres vite il me semble?
arriez vous plus d'info précises?
s'il vous plais mewci!
patrice a écrit le 28/01/2007 19:29 (ref msg # 5837 )
"autrevie" a écrit :

je pensse semer mes pépins de pommes du commerce tout les metres
qu'en penssez vous?


Pour une haie bouché thomas il faut du porte greffe de vigueur équivalente à M106 ou M111.

Voici le schéma de principe de l'arcure lepage : L'inclinaison est de l'ordre de 30°
! ERRATA 15/07/07: le schéma ci dessous est Bouché Thomas



Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 15/07/2007 19:25 par patrice
autrevie a écrit le 28/01/2007 20:30 (ref msg # 5843 )
super!
merci
mais il devrais y avoir deux charpente à la base?
cella devrais former un: V a chaque souche de pommier
non?
waw c'est super
j'ai peut etre compris a force de le ragarder
il y a une branche qui par violament s'en émettre de branche ce dois etre elle qui ne fructifie pas....
en faite je penssais qu'en tordant de 30° la première pousse une nouvelle tige apparaissait a la base
en faite non:elle se forme directement sur la branche inicialement inclinée

cool...
je suis content!
Merci!
au fait c'est fou qu'une tempete ne mette tout par terre,non?
car cella fait comme une voile....en apparence peut etre?

et a chaque croisillon de branche il est possible de faire comme une greffe
par plaquage afin de les souder entre eux...
sinon comment font ils pour qu'ils se maitiennent ainsi

le gros du travaille c'est l'ébougeonnement afin de creer des branches a des endrois tres précis...si personne ne s'en occupe durant qq années cella devrais devenir tres anarchique!
non?
patrice a écrit le 29/01/2007 07:59 (ref msg # 5855 )
La méthode est très détaillée sur le livre,

"Encyclopédie des formes fruitières"
De Jacques Beccaletto,
Editions Actes Sud
(excellent livre au passage).

L'auteur indique que l'inconvenient de cette méthode est bien sur l'énorme travail d'ébourgeonnage régulier, sinon cela vire aussitôt en fouillis.

Pour former la haie, on plante des pieux régulierement, on y tend 4 ou 5 fils de fer horizontaux, sur lesquels on attachera les branches pour les former.
André a écrit le 15/07/2007 18:37 (ref msg # 10066 )
"patrice" a écrit :
Voici le schéma de principe de l'arcure lepage : L'inclinaison est de l'ordre de 30°





L'arcure Lepage, c'est plutôt ça non ?



patrice a écrit le 15/07/2007 19:23 (ref msg # 10067 )
Houla oui, j'ai mélangé les pinceaux

Bouché Thomas :




Une des variantes de l'arcure Lepage




Désolé pour la gaffe
André a écrit le 15/07/2007 20:56 (ref msg # 10072 )
Dans d'autres variantes de l'arcure Lepage, chaque croissance annuelle est sélectionnée plus à l'extrémité du scion et arquée en sens inverse à la précédente comme ci-dessous.




Quelle est la meilleure option ? Inversée ou tous les arcs dans le même sens ?
TheCorsican a écrit le 31/12/2008 11:52 (ref msg # 20983 )
"klakos" a écrit :
La méthode initiale est qq peu réaménagée, à mon avis judicieusement. Plutôt que d'affranchir systématiquement l'arbre, tu verras qu'il est plutôt préconisé de composer en ménageant le PG. En ceci, l"auteur à raison, car je trouve Bouché-Thomas pas très honnête sur ce coup-là. La méthode de conduite des arbres qu'il avait mise au point, bien que parfois singulière reste toutefois géniale. Certains l'utilise encore, à bon escient.

Le contre-pied de sa seigneurerie De La Quintinie !


Bravo pour ce forum, que je parcours depuis quelques temps avec plaisir.

Je pense que l'idée d'affranchissement du "franc" a pourtant un vrai intérêt, : la méthode semble permettre d'accélérer la croissance au départ sans avoir les inconvénients d'un porte-greffe vigoureux à l'arrivée. Je développe un peu :
1. Le franc permet un développement initial vigoureux, permettant de former une structure forte rapidement.
2. Au bout de 2 à 3 ans, l'affranchissement progressif pemet au pommier greffé de se "régler", en quelque sorte, à sa vigueur "intrinsèque". Si le développement a été suffisant, on se rapproche donc de la mise à fruit.

En théorie, on a donc le beurre et l'argent du beurre : maturité plus rapidement obtenue pour le greffon, et perte de l'excès de vigueur à la fin (due au greffage sur franc, qui retarde la mise à fruit).
En pratique, j'ai bien envie d'essayer : j'ai un terrain encore peu exploité, entouré de champs et je me demandais comment "meubler"sur les côtés. Il faut juste que je sème au printemps des francs pour les greffer plus tard...

Je n'ai rien trouvé, sur Internet, expliquant à quelle vitesse on obtenait la mise à fruit avec cette méthode.

N. B. : j'ai déjà quelques expériences de greffe réussies sur bonsaï, mais jamais sur fruitiers. J'ai également réussi une greffe anglaise sur laurier-rose, détruite par un de mes fistons avec son ballon de football...

Je me demande si un porte-greffe de pommier semé à la fin de l'hiver 2009 sera suffisamment épais pour un greffage en écusson en août 2009.


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