cultivar/variété une différence?

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autrevie a écrit le 03/07/2007 10:20 (ref msg # 9793 )
Y aurais t'il une personne connaissant la subtile différence entre ces deux mot?
si elle existe bien sur.
Merci
floyd a écrit le 26/01/2008 21:51 (ref msg # 13108 )
Bonsoir à tous,
Autrevie je te salue,
J'aime bien les questions simples restées sans réponse.
CULTIVAR: c'est du verlan. Lire VARiété CULTivée. C'est donc une variété obtenue ou sélectionnée par l'homme (ou la femme) de l'art pour être reproduite à l'identique et cultivée.
Les variétés courrantes sont plus ou moins fixées. Dans un semis une plante plus "typique" pourra être remarquée. Sélectionnée, elle donnera par bouturage ou par greffage un nouveau cultivar.
On parle souvent de "variétés anciennes" et de "cultivars modernes".
Pour certains peupliers il est question de clone. Logique, ils ne sont multipliés que par bouturage.
Bon assez fait le clown!
Cordialement.
JM a écrit le 27/01/2008 22:44 (ref msg # 13152 )
ce n'est pas vraiement du verlan, mais de l'anglais : CULTIvated VARiety. Issu de la sélection humaine. C'est un cas particulier de variété qui peut être issue de sélection naturelle.
floyd a écrit le 28/01/2008 09:20 (ref msg # 13167 )
Bonjour à tous,
Merci à JM pour la precision. Sorry,ops:

En horticulture comme ailleurs il y a donc bien longtemps que l'anglais est la langue commune.
Cordialement
mimosa a écrit le 28/10/2008 16:26 (ref msg # 20044 )
Bonjour,
à ma connaissance, il n'y a pas de différence entre ces deux mots, un cultivar étant une variété qui a évolué dans un environnement particulier, et qui va donc être particulier (précocité, taille, port, etc)...ce qui donne une nouvelle variété. Pour cela, il faut que la variété de départ ne soit pas fixée génétiquement, pour qu'elle puisse évoluer. C'est l'adaptation, l'évolution.
Cordialement,
Mimosa
floyd a écrit le 28/10/2008 17:30 (ref msg # 20049 )
Bonjour mimosa, bienvenue.
Merci pour tes premiers posts.
L'évolution au sens Darwinien du terme, qui explique, par une meilleure adaptation, la survie et le développement d'une espèce n'est pas contestable. (sauf au USA).
Pour nos sélections, obtentions, variétés et cultivars… c'est bien du travail patient de l'horticulteur, du paysan, de l'agronome, dont il est question.
Je vois dans ton profil, que le blé fait partie de tes passions. Plus que toute autre plante, le blé est ce que l'on appelle une variété-population.
Ce qui explique la richesse des sélections possibles… et le risque que courrait le monde rural si des hybrides brevetés étaient mis sur le marché.
JM a écrit le 28/10/2008 19:06 (ref msg # 20056 )
"floyd" a écrit :
… et le risque que courrait le monde rural si des hybrides brevetés étaient mis sur le marché.

C'est déjà le cas depuis une cinquantaine d'années ? non ?
claudeduvar a écrit le 28/10/2008 21:37 (ref msg # 20058 )
on parle aussi de variété population c'est à dire une population assez représentative ( géographique ou quantitative) population élaborée pas des systèmes de sélection assez empiriques ( ce n'est pas du tout péjoratif).

pour la sélection attention à la dérive il faut à mon avis rester sur le schéma de la mutation génétique qui engendre un individu mieux adapté à son environnement, la sélection au sens darwinien du mot implique des séquences de temps très très longues ( à l'échelle des temps géologiques) et c'est cette notion qui fait les beaux jours des créationnistes pour ne pas les nommer et dont fait allusion Floyd. Ils tissent leur raisonnement ( un parmi d'autres) sur le fait qu'il y a toujours un chainon manquant ( fossile intermédiaire non trouvé dans l'arbre généalogique d'une famille).

la sélection des plantes c'est autre chose la différence principale c'est qu'elle s'entretient, elle a besoin de la main de l'homme.

prenons le cas de l'olivier( culture très ancienne et un exemple explicite)). un oléastre au port épineux et aux petits fruits peut si on le cultive ( taille, fertilisation, travail du sol) donner un arbre avec des olives plus grosses et des feuilles plus larges mais laissé à lui même il retrouvera son aspect initial.
quelques arbres plus intéressants ont été remarqués et multipliés, ils ont donné les premières variétés. suite à sa propagation hors de son bassin originel il y a eu brassage de gènes et suite à des semis surement spontanés l'homme a sélectionné ceux qu'il jugeait les plus intéressants selon ses critères.
ces arbres livrés à la concurrence n'auraient que peu de chances de survire dans le milieu naturel.
Il y a ainsi de nombreuses variétés très locales et peu plastiques mais parfois certaines on une zone élargie et on peut distinguer des différences.
seule des analyses moléculaires permettent de comparer l'identité génétique dans ces cas.
Au fil du temps certains caractères spécifiques ont pu être ainsi fixés, il peuvent engendrer une nouvelle variété ou précisèment un cultivar.
ça doit être pareil pour la pomme je suppose d'où également de nombreux synonymes pour une même et seule variété.


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