Adieu Brogdale je t'aimais bien...

greffer.net >> Promenades fruitières

Alex a écrit le 05/06/2007 16:31 (ref msg # 9139 )
Peu nombreux sont les amateurs de fruitiers anciens qui ne connaissent pas la Collection Nationale de Fruits de Brogdale, dans le Kent (GB). Cette collection tire ses origines de 1826, quand la majorité des fruitiers cultivés en Grande Bretagne furent collectés et plantés dans les jardins de la London Horticultural Society à Chiswick. En 1921, cette collection fut déplacée à Wisley et devint la National Fruit Trials (NFT). En 1952, la collection fut à nouveau déplacée jusqu’à Brogdale. Au travers de décennies de négligence ou de guerres, la collection a été perdue et reconstituée à plusieurs reprises.

Aujourd’hui, 2300 variétés de pommes, 550 de poires, 350 de prunes, 220 de cerises et une multitude d’abricots, pêches, noisettes, vignes, coings, etc. seraient préservés à Brogdale sur environ 60 hectares, constituant l’héritage fruitier de la nation anglaise… Mais le coup de gueule d’une pépinière anglaise en septembre 2006 a attiré mon attention sur le fait que nombre de ces variétés anciennes ont en fait été délibérément et secrètement détruites au cours de années passées !!!

Trois organismes contrôlent et administrent les collections : le Defra, l’Imperial College (anciennement Wye College) et le Brogdale Horticultural Trust (BHT). Le Defra a un contrôle total, contractuel, sur les collections et les finance via un contrat avec l’Imperial College (curateurs des collections) et le BHT (pour la maintenance). Comme le BHT ne possède plus les terres sur lesquelles les collections sont implantées, leur rôle est devenu périphérique, se limitant à la taille, l’entretien des pelouses et l’organisation des visites (!)… leur présence future sur le site n’est même plus assurée…

Les collections de Brogdale sont passées du statut de collection nationale à celui d’organisme de recherche gouvernemental. Par conséquent, le NFT n’était plus particulièrement intéressé par la conservation des fruitiers mais plus par leur comparaison à but de reproduction. Le but du NFT était de trouver / de créer des variétés si parfaites qu’elles deviendraient le futur de l’industrie fruitière anglaise. En parallèle, le Ministère de l’Agriculture, de la pêche et de l’alimentation (MAFF) a présidé à la destruction des vergers commerciaux (de variétés anglaises) et leur politique est restée la même aujourd’hui, sous leurs successeurs, le Defra.

Le Defra est régie, entre autres, par les règles de la NCCPG (National Council for the Conservation of Plants and Garden) qui lui imposent de préserver ses collections et de les rendrent disponibles pour les autres. Le Defra a de plus signé la Convention Européenne sur la Diversité Biologique. En ayant secrètement détruit de nombreuses variétés tout en refusant de les transmettre avant ce massacre, le Defra a enfreint toutes les règles que lui imposent ces organismes…

C’est en comparant les listes des fruitiers en collections de 1998 et de 2004 que ce pépiniériste s’est aperçu que près de 200 variétés avaient disparues ! Ce dernier a donc demandé au curateur des collections une liste des pommiers en cours de destruction (puisque retirés de la liste des collections) et la possibilité d’en récupérer des greffons s’il n’était pas trop tard. Puisque certaines variétés perdues étaient supposées être conservées partiellement (arbres sur pied !), il demanda aussi leur liste et des greffons. Les raisons invoquées de ce retirement des collections étant la duplicité ou la mauvaise identification, le pépiniériste demanda aussi une liste de ces « doublons » ainsi que la liste des variétés « no-names » restantes dans les collections (ne pouvant pas apparaître dans la liste puisque non identifiées) qui feraient partie de la destruction. Les réponses à toutes ces questions furent refusées !

Alors qu’elles sont conservées grâce à l’argent public depuis des décennies, ces variétés ont été détruites sans aucun avertissement ni notification du public, avant ou après ce triste évènement… Dans la plupart des cas, ces variétés n’existent nulle part ailleurs et ont définitivement disparu ! Elles ne furent offertes à aucun organisme, individu ou organisation commerciale. Etonnamment, quand le Brogdale Horticultural Trust (BHT) demanda l’autorisation d’en prélever des greffons, on leur refusa ! Toute information sur ces variétés a de plus été refusée. L’intention de les faire définitivement disparaître était claire ! La décision émanait du curateur, avec l’appui d’un soi-disant panel d’expert dont l’identité est restée secrète…

Voici la liste des disparus…

Api Rose, Api Rose Lepage, Apple of Commerce, Aromatic Pippin, Auralia, Ball’s Bittersweet, Beachamwell (Mountain), Beachamwell (Paton), Beachamwell (Tatham), Beachamwell Pippin, Beauty of Waltham, Belle Du Havre, Belle-Fleur, Benedictin, Black David, Bland’s Jubilee, Blangsted Cox, Bordes, Brimley Bittersweet, Bringewood Pippin, Brockhead, Brogdale Russet, Cafernanty, Calville Rouge, Calville Rouge De Micoud, Carmignole Musquée, Chailleux, Charlotte, Cluster Golden Pippin, Cobham, Coe’s Golden Drop, Costard Howlett, Costard Palmer, Cox Dermine, Crowned Pippin, De Cave, De Sale Oise, Double D’Ente, Doux D’Argent, Dzhir Nadri, Early Red Bird, Edelroter, Edington 1, Edwin Becket, Eisdener Klumpke, Essex Pippin, Farmer’s Glory, Fenouillet De La Chine, Feuillot, First and Last, Fish’s Pippin, Formosa Nonpareil, Franklyn’s Golden Pippin, Frequin Tardive De La Sarthe, Glanz-Reinette, Gold Reinette (Estonia), Golden Monday, Golden Nonpareil, Golden Pearmain, Gooseberrry Pippin(two versions), Graine, Green Balsam, Green Spy, Gros Paradis, Gros Reau, Gros-Papa, Haggerstone Pippin, Herefordshire Costard, Hitchin Pippin, Hofingers Himbeerapfel, Holly, Horsham Russet, Hughes’s Golden Pippin, Isle Of Wight Pippin, Jork, Kentish Codlin, Knotted Kernel, La Reine, Lady’s Finger of Hereford, Lady’s Finger of Lancaster, Lady’s Finger of Lancaster (Youle), Lady’s Finger of Offaly and Monaghan, Lancashire Scotch Bridget, Lired, Mai, Manchester Pippin, Mangasuper, Marie Nimitz, Melcombe Russet, Monkland Pippin, Morning Pippin, Mother Apple, Nemes Sovari Alma, Nez Plat, Nonsuch, Norfolk Coleman, North End Pippin, Obelisk, Old Golden Russet, Old Middlemas, Orange Pippin, Penny Loaf, Pepin, Petworth Nonpareil, Pierre, Pigeonette, Pigeonnet De Rouen, Pineapple Russet Of Devon, Pixie Red Sport, Plum Vite, Pomme De Commerce, Priol’s Delicious, Radford Beauty, Rambour, Red Ingrid Marie, Reinette D’Automne, Reinette D’Espagne, Reinette De Bretagne, Reinette De Bailleuil, Reinette De Caux, Reinette De Chartres, Reinette De L’Hopital, Reinette De Thorn, Reinette Des Carmes, Reinette Des Vergers, Reinette Du Vigan, Reinette Favalle, Reinette Franche, Reinette Grise Haute-Bonte, Reinette Jaune Musquée, Reinette Oberdieck, Reinette Ontz, Reinette Tendre, Ronalds’ Gooseberry Pippin, Rouge Des Flandres, Saint Magdalen, Saint Martins, Sampion, Seeando Red Rome, Shakespeare, Shepherd’s Newington, Somerset Lasting, Spitzlederer, Spring Grove Codlin, Stamford Pippin, Stark, Stark Blushing Golden, Starking Red Delicious, Starkrimson Red Delicious, Stayman’s Winesap, Sweet Alford, Sweet Lading, Sweethart, Talisman, Titovka, Twining’s Pippin, Vinyard Pippin, Waltham Abbey Seedling, Wanstall, Welday Jonathan, Welford Park Nonsuch, White Paradise, Whiting Pippin, Wilson Red June, Wismers Dessert, Woodstock Pippin, Wormsley Pippin, Yellow Delicious, Zelenka.

En complément, viennent s’ajouter les variétés ci-dessous détruites quelques années auparavant…

Aromatic Russet (two versions), Bigg’s Nonsuch, Braddick Nonpareil, Burr Knot (Howard), Crofton Scarlet, Golden Pippin (Cheal), Golden Russet (JL), Golden Russet (Wager), Gooseberry Apple (Finsey), Groseille, Long Bider, Museau De Lievre, Screveton Golden Pippin, Woodford.

Quelques variétés disparues de la liste officielle ont apparemment été renommées et conservées sous leur nom présumé correct… Le pépiniériste a pris la peine d’exclure ces dernières de la liste ci-dessus.

La raison donnée par le curateur pour cette destruction massive est qu’il s’agissait de doublons ou de mauvaises identifications, ce qui est faux… Certaines variétés auraient toutefois été conservées « en quantité » (non précisées) car elles possèdent des « caractéristiques uniques »… C’est un non-sens total que de suggérer que certaines variétés devraient vivre et d’autres mourir simplement sur la base de « caractéristiques uniques ». Ces caractéristiques ne peuvent être que phénotypiques, c’est-à-dire basées sur leur apparence, et aucunement génétiques ! Considère-t-on que tous les bruns caucasiens d’1m65 aux yeux bleus peuvent être réduits à un seul individu ? Si oui, j’espère être celui-là…

Les doublons doivent être éliminés au fil des années, cela fait partie du travail normal d’un conservatoire. Toutefois, plutôt que d’attendre la disponibilité des analyses ADN vouées à se populariser dans les années à venir, afin de confirmer la réalité de ces doublons ou de montrer une simple similitude phénotypique, le fusil a été sortit et le massacre a commencé. Car après tout, même si une partie de ces plants éliminés est probablement mal nommée (ils ne collent pas avec les descriptions historiques), ceux-ci ont été conservés depuis des décennies dans le conservatoire en tant que variétés anciennes uniques ! De plus, il ne coûte presque rien de les laisser en place, même avec une identification incertaine, et il coûte probablement plus cher de les arracher ! Ainsi, entre Mai 1998 et Avril 2004, près d’une centaine de plants ont été déclarés « mal nommés » (ce que les recherches des 40 dernières années n’avait pas réussit à prouver !). Et quand bien même ces variétés étaient mal nommées, elles n’en demeurent pas moins être des variétés anciennes, leur valeur n’étant que peu diminuée par ce défaut, et elles ont été conservées comme telles pendant des décennies par les précédents responsables des collections… Ainsi, l’argument du « faux nom » ressemble plus à une bonne excuse pour détruire ces plants, si possible sans que personne ne s’en aperçoive et ne puisse les préserver !

Cette collection est celle de la nation anglaise, qui a contribué à la créer et continue de la financer ! Le public a le droit de savoir ce qui s’y passe et pourquoi certains choix stratégiques y sont pris ! Et bien que ces faits soient désolants, le pire est à venir…

Le Defra a commandé un rapport à l’Imperial College sur la façon de préserver les collections dans le futur. La conclusion de ce rapport publié en fin d’année dernière (fin 2005) est que du fait des lapins, des vandales potentiels et de la désertification probable du Kent suite au réchauffement climatique (sic !), la collection devrait être « distillée ». En commençant par les pommiers (car il n’y a aucune preuve que cela sera possible avec les autres fruitiers), la collection devrait être réduite à 30% d’arbres sur pied (les plus populaires ?) ; le reste cryopréservé, c’est-à-dire congelé ! Alors même que la technique de cryoprésérvation est balbutiante, essentiellement aux USA, ce type de préconisation est effrayante ! A ce jour, aucune expérience n’a précisément montré pendant combien de temps le matériel végétal cryogénisé peut être conservé sans altération génétique. De plus, même si la micropropagation est aujourd’hui bien maîtrisée ; cette technique sera essentielle pour ramener des cultures cellulaires cryogénisées à la vie (sous forme d’arbre) et personne n’est à l’abri de mutations indésirables au cours de cette phase. En résumé, personne ne peut prouver que les arbres cryogénisés pourront un jour être retrouvés (si on le désire !).

Il faut dire que le Defra, avec ses budgets érodés, cherche des moyens d’économiser en cessant de financer les cultures d’arbres vivants (qui coûteraient 300 000 € selon le texte… par an ?). En c’est ainsi qu’en novembre 2006, le Defra a lancé un appel d’offre pour un contrat à long terme (5 ans) de maintenance des collections nationales fruitières… Le curateur scientifique qui sera choisit à l’issue de cet appel d’offre (curateur qui, pour des raisons financières, ne pourra pas être la Brogdale Horticultural Trust) aura la responsabilité de décider ce qui doit être conservé s, comme ce qui devra être retiré des collections, en parallèle des caractérisations génétiques (ADN) et de la mise en place de la cryopréservation ! Le curateur aura pour mission la re-propagation (avec toutes les pertes possibles comme cela s’est vu par le passé) et la planification des nouvelles accessions aux collections, comme leur « dé-accession » des collections… étrange terme pour parler d’élimination !

Au final, les spécifications de cet appel d’offre s’adressaient clairement aux universités et organismes de recherche… A sa clôture, le 14 mai 2007, trois candidats s’étaient manifestés… East Mailing (le corps de recherche de l’état bien connu, entre autres, pour ses sélections de porte-greffes… sachant que la « conservation » et la « sélection » ne vont pas forcément de paire !), l’Université de Reading et l’Université d’Oxford… En priorité, tous trois sont intéressés par cette curatelle pour la cartographie génétique de la collection qu’elle nécessite (et le financement gouvernemental qu’elle implique !). La maintenance des collections sera probablement laissée aux parties actuellement impliquées (BHT) ; bien que des rumeurs évoquent le probable déplacement des collections de Brogdale vers East Mailing…

La Collection Nationale Fruitière (NFC) tire ses racines de la vision et de la générosité de collectionneurs, d’experts, d’enthousiastes et de particuliers ainsi que de la London Horticultural Society. Depuis sa création en 1826 à Chiswick, la collection -qui était bien plus grande autrefois- a connu bien des déboires et remaniements mais s’est toujours maintenue. Toutefois, la production domestique de fruits a dramatiquement déclinée depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et quasiment aucune variété n’a plus accédé aux collections depuis les années 70. Désormais, la plupart des changements apparents sont des changements de noms. Bien que les statuts précisent que les usagers de la NFC doivent être informés et consultés avant toutes « de-accéssion » des collections ; ceci n’a jamais eu lieu en dehors d’un cercle d’initiés, et le manège continue… Les pommiers ont étés réduits, les poires aussi (bien que les informations soient plus difficiles d’accès). Les pruniers ont étés mis en quarantaine pendant des décennies à cause de la vérole (« plum pox »), regreffés et replantés, puis à nouveau remis en quarantaine pour résurgence de la vérole. Les abricots sont à leur tour en quarantaine, pendant qu’on s’est rendu compte que des erreurs de greffage sur les vieilles variétés de cerisiers avaient réduit la collection (les poires sont en cours de re-greffage, nul doute que cela mènera à des erreurs similaires !).

En 1998, 20 variétés de pêches et 11 variétés d’abricots étaient listées dans les collections…En 1826, il y avait 224 variétés de pêches (plus 62 nectarines) et 54 d’abricots… Jamais les curateurs n’ont publié d’information sur ces « dé-accessions »…

Aujourd’hui, les vraies collections, le patrimoine national anglais, est véritablement dans les mains des amateurs. Ce sont eux qui sauveront cette multitude de variétés pourtant préservées depuis des décennies. Et, de la même façon, même si de plus en plus de vergers conservatoires se mettent en place, ce constat s’applique en France. C’est en perpétuant la tradition séculaire d’implantations de fruitiers anciens locaux que la biodiversité de nos campagnes sera préservée, même en cas de désastre qui détruirait nos grands vergers conservatoires nationaux que sont les jardins du Sénat ou de l’INRA (par exemple). Cherchez dans votre localité quels fruitiers (pomme, poire, prune, cerise, etc.) sont cultivés depuis des siècles et sont en voie de disparition (les vergers conservatoires sont souvent bien informés à ce sujet) et plantez en ! Ne serait-ce qu’une variété... Par ce geste citoyen, vous apporterez ainsi votre pierre à l’édifice, préparerez le patrimoine de nos enfants… tout en vous régalant de fruits que personne ne vous proposera jamais sur un marché !

"On estime que depuis 1900, 75 % environ de la diversité génétique des cultures agricoles a disparu. Ainsi l'Inde possède aujourd’hui moins de 50 variétés de riz, alors qu’il en existait autrefois 30 000. L’expansion de l’agriculture commerciale moderne, qui favorise la monoculture de variétés à haut rendement abaisse progressivement cette diversité agricole. Aux Etats-Unis, 86 % des 7098 variétés de pommes décrites avant 1900 ont disparu ( !), 95 % des variétés de chou, 84 % des variétés de tomates... En Chine, 9000 variétés de blé locales ont été perdues en 20 ans. "( http://www.eco-echos.com/dotclear/index.... ) De même, que reste-t-il des 1000 variétés de pommes recensées en France en 1900 ?

En conclusion, un énorme MERCI à vous tous qui cultivez ou recherchez l’Api noire, la Transparente de Bois Guillaume, la Pigeonnet de Rouen et ces centaines de variétés qui n'intéressent plus personne... Et un grand merci à Patrice pour cette formidable idée de bourse d’échange gratuite : contrairement à Brogdale, il peut se targuer de respecter les règles de la National Council for the Conservation of Plants and Garden anglaise et de la Convention Européenne sur la Diversité Biologique qui lui imposent de préserver ses collections et de les rendrent disponibles pour les autres… tous les autres…

http://www.bernwodeplants.co.uk/brogdale...
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 14/09/2007 11:18 par Alex
patrice a écrit le 05/06/2007 16:50 (ref msg # 9141 )
Comme quoi il est important de bien diffuser les variétés. Aussi bien entre les différentes associations & organismes conservatoires (pour des raisons de financement qui peuvent mettre en péril certaines), et aussi géographiques (dégats des perturbations climatiques).
En bref, faire du "backup" tel je me plais à le dire
Fruitiers.Net n'est qu'un outil pour aider particuliers et associations à bien diffuser leurs collections. Garder jalousement ses "raretés" est un acte qui m'a toujours écoeuré.
klakos a écrit le 06/06/2007 07:34 (ref msg # 9159 )
Heureusement que le beauf de lolo_n_lolo est là
D'ailleurs il faut que je relance la personne concernée car on arrive doucement à la saison des boutures (enfin, il n'y a pas le feu).

C'est vrai que souvent les fruits ne correspondent plus trop au type originel (il y a les synonymes aussi) mais là, ils y ont été fort
lolo_n_lolo a écrit le 06/06/2007 08:17 (ref msg # 9162 )
Faut en profiter tant qu'il est la bas ... Parce qu'il aime bien le changement (canada 2 ans, vietnam 1 an ...).
Apres faut voir ou se trouve exactement ce conservatoire à savoir :
si il peut y aller
ou si le conservatoire lui expédie
klakos a écrit le 06/06/2007 16:17 (ref msg # 9200 )
Brogdale est dans le Kent, pas très loin de Douvres. De toute façon, ils expédient dans toute la GB.
lolo_n_lolo a écrit le 06/06/2007 18:23 (ref msg # 9207 )
"klakos" a écrit :
Brogdale est dans le Kent, pas très loin de Douvres. De toute façon, ils expédient dans toute la GB.


Bon faut commencer à se faire une liste, il faut reserver à quelle période ?
J'ai déja remarqué quelques petits trucs par ci par la à commander !!

Pour les greffons, ils vendent une botte ? Comment ça se passe ? Quels tarifs ? (perso je vais prendre cerise / abricot / poire et peut etre pèche)
klakos a écrit le 07/06/2007 18:30 (ref msg # 9243 )
Pour moi, sûr 2 pommiers.
De plus, je serais vivement intéressé par 2 groseillers. Mais là, je ne connais que la bouture herbacée du groseiller (à faire après l'été). Ça se grefferait aussi au printemps (pour faire d'une pierre deux coups) ?
lolo_n_lolo a écrit le 08/06/2007 09:16 (ref msg # 9248 )
"klakos" a écrit :
Pour moi, sûr 2 pommiers.
De plus, je serais vivement intéressé par 2 groseillers. Mais là, je ne connais que la bouture herbacée du groseiller (à faire après l'été). Ça se grefferait aussi au printemps (pour faire d'une pierre deux coups) ?


Tu crois qu'il leur reste des greffons pour cet été ou faut reservé pour cet hivers ?
autrevie a écrit le 08/06/2007 11:43 (ref msg # 9249 )
je vois dans la liste bp de pippin,reinette,golden,or ce sotn des var produisant d'exellent PG à la génétique proche des parents.
je rapelle que de semis golden russet garden royal et fameuse font des arbres tres productif et de bonne qualité.
j'ai un amis qui vend ces var,certaines sont pas tres répendu:
bellle fille des salins(production:nov a mai),
carabille,coquette,court-pendu gris et rouge(prod:janv à juin)
Baron de Berlepsch(janv avril),Astrakan rouge(juillet),blanche d'espagne,fenouillet gris,franc roseau,gravenstein,patte de loup,pay-bou(Aout),reinette ananas d'angelterre des reinette:doré,clochard,d'amboulne,de brive,du Mans,du Vigan,grise
teint frais(decembre à mai),drap d'or(nov mars),pomme raisin rouge.
pomme cloche
j'ai souligner les var les plus interessant au niveau de la conservation.

cet ami aura en 2008 des centaines d'asiminer greffé,une centaine de plaqueminier dont certain rarissime.
de nombreux cultivar de Morus
amélancher à gros fruit,feioja etc...

demandez sont catalogue si vous voulez:
Catalogue guide des bons fruitiers d'antan
Jean Francois et kathy BURRI
pépinière fruitiere de variétés anciennes et rustiques
11500Brenac
04 68 20 94 16
patrice a écrit le 08/06/2007 12:03 (ref msg # 9254 )
Ayant acheté des fruitiers aux pépinieres BURRI l'hiver dernier, sur les conseils de Yach32, je peux confirmer la qualité des plants fournis.
A noter qu'ils ont aussi une belle collection de pêchers/nectariniers résistants à la cloque.

Une bonne adresse. Les tarifs sont très honnêtes. Les interlocuteurs très agréables.
druere a écrit le 08/06/2007 16:43 (ref msg # 9260 )
Je me sers aussi périodiquement et ne puis que confirmer les propos de Patrice
JM a écrit le 08/06/2007 17:30 (ref msg # 9261 )
Des asiminiers greffés ? depuis le temps que j'en cherche ! Chez le seul fournisseur que je connais jusque là, j'arrive pas à en avoir !
klakos a écrit le 08/06/2007 20:46 (ref msg # 9272 )
"lolo_n_lolo" a écrit :

Tu crois qu'il leur reste des greffons pour cet été ou faut reservé pour cet hivers ?

Je ne sais pas. On peut toutefois se préparer pour cet hiver, et commander tôt dans la saison ?

nb : puisque la bouture des groseillers semble bien marcher en hiver, on peut aussi tenter le coup.
lolo_n_lolo a écrit le 08/06/2007 20:53 (ref msg # 9275 )
"klakos" a écrit :
[quote="lolo_n_lolo"]
Tu crois qu'il leur reste des greffons pour cet été ou faut reservé pour cet hivers ?

Je ne sais pas. On peut toutefois se préparer pour cet hiver, et commander tôt dans la saison ?[/quote]

Oui, j'en touche deux mots à mon beau frere ce WE.


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