expériences de greffes intergenériques

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patrice a écrit le 30/08/2007 14:16 (ref msg # 10820 )
Je n'avais noté de probable sur les premiers essais que les prunus sur peuplier, mais je n'ai pas pensé à renouveller l'expérience cette année.
claudeduvar a écrit le 30/08/2007 22:37 (ref msg # 10829 )
bonjour,
quand tu dis probable ça signifie quoi? si quelqu'un à une greffe de caduc sur persistant je me déplace ça fait 30 ans que j'en cherche
patrice a écrit le 31/08/2007 08:40 (ref msg # 10831 )
J'avais testé les différentes possibilités exposées par Palladius
(Pommier sur saule, figuier sur mûrier, cerisier sur laurier, chataignier sur saule,...) et le seul qui ait obtenu un début de débourrement était cerisier sur peuplier. Le lierre a arraché la greffe, et je n'ai pas tenté depuis. Dans les autres cas, le greffon s'est desseché.
sapindo a écrit le 01/09/2007 09:09 (ref msg # 10886 )
"claudeduvar" a écrit :
bonjour,
quand tu dis probable ça signifie quoi? si quelqu'un à une greffe de caduc sur persistant je me déplace ça fait 30 ans que j'en cherche


Ci-dessus j'ai posté une photo de pommier "bonne soeur" sur cotononeaster franchetii qui est persistant.
claudeduvar a écrit le 01/09/2007 11:14 (ref msg # 10889 )
bonjour,
oui effectivement et elle semble bien saine, il faut qu'elle passe l'hivers c'est le grand cap sur un persistant il y a un leger courant de sève qui s'effectue et pour la greffe normalement il faut au contraire la faire descendre. c'est schématique certe, est ce les racines qui à partir de données environnementales ( Températures, lumière) cessent l'activité ou bien la chute des feuilles qui arrête la "pompe", des gènes propes à l'essence qui s'expriment. rien n'est figé selon le climat il peut y avoir des adaptations, le chêne blanc par exemple il y en a qui ne perdent pas toutes leurs feuilles lors des hivers doux, le mélèze qui triche un peu si necessaire. j'ai essayé des greffes en fente double en posant à coté un persistant en calmant sa végetation pour qui ne canalise pas toute la sève, mais sans réussite. tiens nous au courant!
TheChti a écrit le 05/02/2008 11:50 (ref msg # 13520 )
Bonjour à tous !

C'est mon premier post sur ce forum, je me suis inscrit hier. J'ai greffé pour la première fois de ma vie l'an dernier à la mi avril (un peu tard je sais ) uniquement des greffes en fente. Je dispose d'un "terrain de jeu" d'environ 2ha plantés d'arbres plus ou moins vieux. En vrac il y a de l'aubépine (les pieds de plus de 60 ans bien dégagés sont magnifiques) de l'érable sycomore, des frênes, des chênes, des érables champêtres (boutures d'érables de bürger en route cet hiver), mûriers (en fait les vulgaires ronces) églantiers, bouleaux, tilleuls, cyprès, châtaigniers (encore assez jeunes) lilas, troène (faut que je lui remette la main dessus par contre), poiriers, pommiers, cognassier (un seul mais bien vigoureux) et diverses sortes de cerisiers. Deux eucalyptus et un gingko, un olivier et un figuier (sont encore petits mais en pleine forme). J'ai failli oublier les peupliers, qui poussent deux fois moins vite qu'ailleurs (manquent d'eau en été je pense) mais en sont plus résistants; il se sont pris des vents à 90 km/h+ sans jamais se briser. Un abricotier aussi, multiples pruniers (mirabelles, reine claudes ...) pas de pêcher par compte (le seul est mort à cause de la cloque deux ans après son achat) mais je vais récupérer des greffons chez un voisin.

Comme l'indique mon pseudo, je suis dans le Nord, en Artois précisément; le climat est donc océanique et assez doux (et si) mais par contre c'est franchement venteux puisque le terrain est au sommet d'une colline (et oui deuxième cliché qui saute, le Nord c'est pas le plat pays, il n'y a pas que les Flandres )

Pourquoi je raconte tout ça ?
Et bien je pense que vous saurez mieux que moi quelles greffes tester en intergénérique, je vous laisse me guider.

J'ai déjà essayé poirier sur aubépine l'an dernier mais à l'époque ces arbres étaient envahis de ronces et il y avait beaucoup d'ombre. Néanmoins, les greffons poussaient bien. Place nette a été faite cette année, je pense que ça va bien partir. Je pourrai fournir des photos aussi.

Merci d'avance à tous !!
floyd a écrit le 05/02/2008 12:11 (ref msg # 13521 )
Bonjour à tous,
Les grands anciens, je veux dire les botanistes qui ont mis en forme le système de classification, ont regroupé les plantes en fonction des caractères apparents de la fleurs (le plus souvent) des feuilles ou des tiges aussi. C'est pratique pour le botaniste.

Mais le génome des plantes est découverte récente. Les rapprochements possibles sont en cours. J'ai déjà entendu des choses surprenantes à ce sujet. (mais où?)

Conclusion les greffes intergénériques pourraient s'évérer possibles, à conditions de connaitre et d'assembler des plantes à génomes proches.
Cordialement

ps; les vers des poetes latins sont souvent teintés d'ésotérisme et de mythologie: les prendre au pied de la lettre est une erreur commune.
O fortunatos nimium, sua si bona norint, agricolas!
TheChti a écrit le 05/02/2008 12:34 (ref msg # 13522 )
Il faut effectivement faire attention à ne pas les prendre au pied de la lettre.
Les Anciens ne pouvaient pas avoir nos outils modernes pour différencier les plantes entre elles, ils greffaient donc tout en n'importe quoi sur tout et n'importe quoi. Et comme personne ne leur avait dit que c'était impossible ....

Ces chimères me fascinent, j'aimerais bien avoir le retour d'expérience sur pommier/cotoneaster (je vais tenter aussi mais je ne sais pas si j'aurais le temps de tout faire !) et surtout.... cerisier sur peuplier !

Nous sommes en février 2008, qu'en est-il de ces greffes de l'an dernier ?

Merci !
JM a écrit le 05/02/2008 13:55 (ref msg # 13531 )
La nouvelle méthode de classification à partir du génome c'est la cladistique, dans l'ensemble, elle ne remet pas en cause la classification linnéenne (intuition formidable quand on pense justement au niveau des connaissances en génétique à l'époque).
La cladistique permet de situer les familles les unes par rapport aux autres, de même pour les genres et pour les espèces (les cultivars aussi pourquoi pas). Ca donne une idée de la distance génétique qui les sépare mais c'est très dur à lire.
La classification linnéenne permet de simplifier tout ça en classant par famille, genre, ... Ca ne rend pas compte de la distance génétique, mais c'est nettement plus lisible (exemple, la cladistique aidera à voir que prunus domestica et prunus armeniaca sont plus proches entre eux que de prunus avium, pourtant tous dans le même genre).
Tout ça pour dire que la classification linnéenne à laquelle nous sommes familiarisés reste très pertinente pour le choix des espèces qui auront une affinité au greffage.
TheChti a écrit le 05/02/2008 14:09 (ref msg # 13532 )
Le concept est intéressant. Mais si je comprends bien, il ne se base toujours que sur l'observation, je serais tenter de dire sur le phénotype. Néanmoins ça va au delà des caractères propres de la plante c'est un bon début.
J'en sais déjà plus qu'hier, c'est très bien !
Alex a écrit le 05/02/2008 14:13 (ref msg # 13533 )
Et au passage, il était aussi très pertinent de se baser sur la morphologie des organes sexuels pour cette classification.

Les mutations viables - qui, progressivement, font l'évolution et la "création" de nouvelles espèces- touchent peu les organes reproducteurs. En effet, si la mutation est trop importante, l'individu ne peut plus se reproduire, donc transmettre ses nouvelles caractéristiques. CQFD.

Les organes reproducteurs évoluent, mais plus lentement que les autres "organes" (même si les mutations sont aussi fréquentes, je ne sais pas).
floyd a écrit le 05/02/2008 14:26 (ref msg # 13535 )
Bonjour à tous,
"JM" a écrit :
La nouvelle méthode de classification à partir du génome c'est la cladistique, dans l'ensemble, elle ne remet pas en cause la classification linnéenne (intuition formidable quand on pense justement au niveau des connaissances en génétique à l'époque).… la classification linnéenne à laquelle nous sommes familiarisés reste très pertinente pour le choix des espèces qui auront une affinité au greffage.


Bien d'accord avec JM pour notre niveau de pratique.

Mais la cladistique doit pouvoir éviter les essais et tentatives voués à l'echec pour une cause génétique incontournable.

Thechti mentionne le phénotype; le phénotype c'est l'apparence de la plante. Le génotype, le génome c'est le patrimoine génétique des chromosomes. Il est connu par analyse en laboratoire. Les fameuses cartes avec des bandes grises plus ou moins denses, signalent les ADN plus ou moins semblables.
A partir de ces travaux les botanistes ont établis la classification dont parle JM, la cladistique;
Cordialement
TheChti a écrit le 09/03/2008 18:18 (ref msg # 15113 )
"sapindo" a écrit :

Ci-dessus j'ai posté une photo de pommier "bonne soeur" sur cotononeaster franchetii qui est persistant.


Salut Sapindo !
Qu'en est-il actuellement ? greffon toujours bien en vie ?
TheChti a écrit le 11/03/2008 14:05 (ref msg # 15211 )
J'ai lu sur ce forum (mais plus moyen de retrouver où, nom d'une pipe) que dans les greffes intergénériques il était important de s'intéresser à celles qui ont la sève la plus riche, avec l'éventail le plus large possible en nutriments de manière (qui peut le plus peut le moins) à pouvoir nourrir un greffon convenablement, même si celui-ci est étranger. Plus moyen de retrouver les termes exacts non plus
TheChti a écrit le 07/08/2009 16:57 (ref msg # 24023 )
Qu'en est-il des greffes précédemment citées ? Je viens de me lancer quelques boutures de cotoneaster franchetii (par bonheur il y en a un chez mes parents et je ne l'avait pas vu encore) et je vais tenter dans 5 mn de greffer en chip-budding oeil dormant du pommier sur cet arbuste. On verra ce que ça donne au printemps prochain ...
hendy a écrit le 26/08/2009 22:33 (ref msg # 24207 )
J' ai un pommier panaché de greffer sur un sorbier à feuille de chêne..
je crains l' hiver car ce genre de greffe sur sorbier à feuille de chêne ne fonctionne pas la seconde année
patrice a écrit le 17/08/2010 20:16 (ref msg # 28014 )
Un article reçu et publié de la part d'un pépiniériste :

https://www.greffer.net/?p=680

(à l'origine en anglais, j'espère ne pas l'avoir trop massacré à la traduction)
TheChti a écrit le 16/07/2011 10:14 (ref msg # 31037 )
"patrice" a écrit :
Je n'avais noté de probable sur les premiers essais que les prunus sur peuplier, mais je n'ai pas pensé à renouveller l'expérience cette année.


Je remonte ce vieux fil: l'expérience prunier sur peuplier a-t-elle été retentée ? Sinon je peux bien le faire, mes parents ont une haie de peupliers chez eux et des prunus en pagaille.

Auquel cas quelle technique paraîtrait la meilleure ?
patrice a écrit le 31/07/2011 09:42 (ref msg # 31172 )
Oui, aucun n'a pris, effet "verre d'eau" seulement.
André a écrit le 06/10/2011 06:45 (ref msg # 31721 )
Bonjour,

Voila un message reçu ce jour de Christian Deluche, secrétaire de MFDC ( http://memoirefruitiere.blogspot.com/ )
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Voici un Frêne greffé sur un Orme, il se trouve dans l'île d'Aix. C'est un de nos adhérents qui m'a envoyé cette photo, je vous la transmets pour information et curiosité.
A bientôt !





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