Greffe bonsai

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Omaley a écrit le 05/08/2020 15:56 (ref msg # 67735 )
Bonjour,
J ai commencé à me renseigner sur les techniques de greffe mais je n en ai encore jamais faite. Et celles que je souhaite réaliser sont assez spéciales je pense...
En fait j'ai déraciné un Olivier et un chêne vert au début du printemps. (Avec autorisation bien sûr...), en vue d en faire des bonsais... Je n ai gardé que le départ des charpentières, ainsi que très peu de racines pour qu elles repartent près du collet. J ai déjà des expériences réussies...
Mais cette fois ci, début août et toujours pas de départ de pousse sur le Chêne vert, et juste une seule charpentière qui a démarré sur l Olivier. Je gratte sous l écorce et c est bien vert par contre...
Du coup j ai eu l idée de la greffe.
Est ce qu il y a une petite chance de reprise ou c est impossible selon vous?
Et quelle technique utiliser?
Je pense qu il faudrait une technique qui permette d avoir de la végétation cette fin de saison, afin que l arbre puisse faire de la photosynthèse et des racines...
En bonsai on utilise beaucoup la greffe par approche, en gardant le greffon ds son pot...
Mais j ai lu que la greffe en plaquage était peut être la plus efficace sur l Olivier. Ou en écusson?
J ai une serre où je pourrai les garder à l humidité...

Merci d avance si vous avez des conseils!
patrice a écrit le 06/08/2020 05:57 (ref msg # 67736 )
Bonjour.

A mon sens, et sous réserve car il n'y a pas de photographie d'illustration pour mieux apprécier, il est toujours préférable de procéder aux grosses coupes l'arbre in-situ, plutôt que de cumuler à la fois transplantation et grosses coupes de charpentières (double traumatisme). Couper, laisser les rejets se former, puis transplanter l'hiver d'après.
Le fait qu'une charpentière seule ait rejeté peut venir de l'incapacité de l'arbre à former les rejets, soit absence d'yeux latents ou âge du bois où l'arbre suivant l'espèce rejette plutôt de racine.
Il est à supposer que si la végétation ne se forme pas la partie à terme est condamnée à nécroser et donc effectivement, si c'est encore vert, il y a intérêt à greffer.
Sans photographie, il est difficile de vous en dire plus que ces généralités.
L'olivier conventionnellement se greffe en fin de printemps. Quant au chêne, je ne saurais conseiller car je n'ai pas d'expérience en greffe d'été, cela est documenté réalisable.
Omaley a écrit le 08/08/2020 12:35 (ref msg # 67746 )
Merci pour votre réponse rapide! Je m excuse de ne pas avoir répondu aussi vite...
Effectivement, je pense que les arbres ont eu un trop gros traumatisme en faisant une grosse taille au même moment que leur prélèvement. Le problème c est que je les ai récupérer sur un terrain abandonné, très caillouteux. Du coup je sais pas s ils n auraient pas préféré repartir de souche plutôt que sur leur vieux bois... Et je ne pouvais pas aller arroser pour les aider un peu...
J aurai dû garder des tires sève, surtout sur le Chêne. Pour ce dernier j ai lu que les conseils étaient plutôt la greffe en demi fente ou en placage. Je peux essayer les deux sur la même branche ou c est réduire les chances de réussite de chacune?
Je vous mets quelques photos...
Omaley a écrit le 08/08/2020 12:38 (ref msg # 67747 )
Le Chêne vert




J ai coupé une branche et le cambium est bien vert, ou plutôt rougeâtre, ce qui m a L air une caractéristique du chêne.



Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 08/08/2020 12:45 par Omaley
Omaley a écrit le 08/08/2020 12:40 (ref msg # 67748 )
L Olivier avec la partie à greffer en rouge...

Omaley a écrit le 08/08/2020 12:57 (ref msg # 67749 )
La branche de l Olivier est bien toujours verte...


Omaley a écrit le 08/08/2020 12:57 (ref msg # 67750 )
Comme les 2 arbres étaient dans une serre assez humide, de jolis bourrelets de cicatrisation se sont formés au niveau des coupes.
Je me dis que c est une preuve que ces branches sont bien vivantes...





Message modifié 2 fois ; la dernière fois le 08/08/2020 17:31 par Omaley
Omaley a écrit le 08/08/2020 21:49 (ref msg # 67754 )
Pas d idée de greffe possible sur ce genre cas? Je me fais peut être de faux espoir?
De toute manière, je n ai pas grand chose à perdre, mais autant choisir la greffe adaptée... Et je m y perds un peu...
Je pense en tout cas qu il ne faut pas que le greffon reste en dormance, vu que la sève n a pas encore circulé dans cette branche et qu elle risque de sécher si elle reste sans activité jusqu au printemps prochain. Qu en pensez vous?
patrice a écrit le 09/08/2020 04:48 (ref msg # 67755 )
Bonjour.

La partie indiquée en vert ne semble plus en sève, c'est à dire l'écorce qui se décolle très aisément, sans adhésion. A risque d'échouer cela n'empêche pas de tenter si la partie est destinée à dépérir (sauf si dans l'esthétique de votre bonsaï concerner une partie morte sèche de belle apparence est envisagé). Cela appelle du greffage latéral (greffe en fente latérale par exemple, ou chip budding si vous avez du porte-greffe de gros calibre à proximité), même si l'époque de réalisation conventionnelle n'est plus.

Subsidiairement, il semblerait que l'arbre n'est pas cultivé dans des conditions qui lui conviennent (éclairage artificiel), avec étiolement et couleur de feuilles marquant un certain mal-être.

Quant à ce que vous identifiez comme un chêne, à l'intuition et non la pratique car je n'ai pas d'expérience à cette époque (qui est documenté réalisable si réalisé à l'étouffée), je grefferais en rameau terminal au plus haut de là où vous trouverez à la section du "vert".

Omaley a écrit le 09/08/2020 11:14 (ref msg # 67757 )
Merci pour ces conseils.
Pour les conditions de culture, les arbres sont ds une petite serre à l ombre, avec environ 80% d humidité. Et plantés ds de la pierre ponce avec un peu de terre d origine, c est ce qu on utilise en bonsai... et pas d éclairage artificiel, j ai juste pris les photos le soir avec le flash...
Sinon, que pensez vous d une greffe par approche, en utilisant un autre arbre bien vigoureux?
Omaley a écrit le 09/08/2020 11:19 (ref msg # 67758 )
Ce que vous appelez greffe en fente laterale, c est aussi appelé greffe en cadillac c est ça?
https://www.greffer.net/?p=492
floyd a écrit le 09/08/2020 11:48 (ref msg # 67759 )
Rien à redire sur la mise en culture et les conditions qui laissent entrevoir une bonne reprise en cours.
Un détail cependant, les bourrelets sont composés d'un parenchyme, tissu peu différencié, qui doit évoluer vers la création des véritables assises génératrices, celles qui vont à court terme créer les tissus nécessaires à la cicatrisation.
Il est rare de voir ces parenchymes: visiblement l'ambiance climatique leur est très favorable. On les conserve sans autre intervention.

Dans le même temps, je parie que le système racinaire se reconstitue, ce qui est indispensable pour la pérennité des sujets.
A condition de surveiller et contrôler d'éventuelles moisissures/pourritures, je suggère de maintenir les plants dans le même environnement, et ce jusqu'au printemps prochain.

Je ne suis pas convaincu qu'il soit urgent de greffer… le chêne peut certainement vivre sur ses réserves jusqu'au printemps prochain.
Je ne suis même pas convaincu qu'il faille greffer, tant pour des raisons esthétiques liées au style de bonsaï, que pour laisser le sujet produire de lui même des rejets/regains qu'il sera facile de gérer.
Omaley a écrit le 09/08/2020 14:16 (ref msg # 67760 )
J espère aussi qu il fait ses racines et qu il pourra survivre jusqu au printemps prochain, mais j ai bien envie de tenter ces greffes. Si elles échouent, ça n empêchera pas l arbre à émettre des pousses s il réussi à rester en vie...
Omaley a écrit le 09/08/2020 14:20 (ref msg # 67761 )
Au passage, en ce qui concerne le risque de moisissures et pourritures dans cet environnement humide qu est la serre, que me conseillez vous comme traitements? J applique pour l'instant de la décoction de Prêle en pulvérisation et arrosage.
floyd a écrit le 09/08/2020 15:01 (ref msg # 67762 )
La réussite d'un greffage repose sur la vigueur végétative du PG. Greffer trop tôt c'est donc partir avec un gros handicap.
Bien sûr, une tentative "pour voir" pourrait réussir, mais…

L'efficacité d'un purin, selon certains, reposeraient sur la stimulation des défenses naturelles du végétal. (SDN)
A priori, les stimuli passent par le feuillage… s'il y en a.
Comment être sûr que l'application d'une préparation naturelle peu préoccupante, ne sera pas l'occasion d'introduire dans l'ambiance confinée, les spores d'une maladie? Toute ressemblance avec l'actualité sanitaire actuelle n'est pas fortuite!
Omaley a écrit le 09/08/2020 18:00 (ref msg # 67763 )
Du coup quel produit pourrai je utiliser pour garder la partie racinaire saine? Sachant que l arbre est en très faible activité...
J ai deja mis de l aliette contre le phytophtora, c est peut être suffisant?
floyd a écrit le 09/08/2020 19:04 (ref msg # 67764 )
La loi Labbé et les règles du forum n'encouragent pas les discussions sur les traitements phyto-pharmaceutiques.
Il y a quelques années Aliette en préventif aurait été un bon choix!
Omaley a écrit le 09/08/2020 19:35 (ref msg # 67765 )
Je me contenterai de cette réponse alors!
Pour ce qui est des techniques de greffe, en chip budding pour l Olivier, et en rameau terminal sur le Chêne vert?

Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 09/08/2020 19:39 par Omaley
patrice a écrit le 10/08/2020 05:27 (ref msg # 67766 )
L'olivier conventionnellement se greffe en placage de bourgeon en fin de printemps. Lire ici
Outre que la saison est passée, la partie à greffer n'est peut-être pas dans un état physiologique optimum. Dans ces cas là, on oublie les greffes nécessitant de décoller l'écorce, pour passer sur des greffes à rameau (fente, anglaise...) ou à bourgeon (chip budding), qui ne nécessitent pas de décoller l'écorce (contrairement au placage d'écusson, écusson, couronne...). Les rameaux existants semble trop courts et frêles pour envisager une greffe en approche ; alors, si vous en avez la possibilité, vous pourriez couvrir le greffon d'une protection anti déshydratation. Mais si vous avez un deuxième sujet olivier à rameau de diamètre conséquent, oui cela est envisageable.

Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 10/08/2020 05:33 par patrice
patrice a écrit le 10/08/2020 05:31 (ref msg # 67767 )
"floyd" a écrit :

Je ne suis pas convaincu qu'il soit urgent de greffer… le chêne peut certainement vivre sur ses réserves jusqu'au printemps prochain.
Je ne suis même pas convaincu qu'il faille greffer, tant pour des raisons esthétiques liées au style de bonsaï, que pour laisser le sujet produire de lui même des rejets/regains qu'il sera facile de gérer.


La crainte est que le rejet ne se réalise pas (les arbres sont indiqué transplantés depuis le printemps), et de ce fait, une nécrose ou autre dépérissement se réalise, d'où la greffe.


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