Plantes et homéopathie

  1. greffer.net
  2. >>
  3. Autres techniques et expérimentations


patrice a écrit le 31/07/2020 17:56 (ref msg # 67690 )
"floyd" a écrit :

Quant aux théories impalpables développées par les tenants de l'homéopathie, elles sont encore loin de déboucher sur des preuves expérimentales solides.

C'est exactement ce qui entraîna la récente suppression de remboursement de ce "remède", la réponse expérimentale pour affirmer un effet n'a semble-t-il pas été présente au rendez-vous. Lorsque la granule vaincra la flavascence de la vigne ou la scharka (sans association avec un remède d'une autre catégorie), nous en seront vivement informés. En tout cas, "Hélix", le mélange homéopathique ainsi proposé contre les gastéropodes, ne semble pas encore s'être imposé sur les étals des jardineries.

L'agriculture comme tout domaine n'est pas à l'abri des tentatives des emprises des parasciences. Il m'a d'ailleurs étonné qu'il n'y ait pas encore la "psychanalyse pour les plantes". Oh petite plante, tu te trouves très bien mais il y a forcément quelque-chose de malade en toi car toute plante est forcément malade. Te déposséder de quelques de tes petites graines pour les mettre dans ma poche est nécessaire à ton processus de guérison. Exploiter ton réseau mycélien pour trouver les plantes gorgées de sève en relation avec toi et les dires atteintes m'est aussi précieux. Qu'une pluie te redonne ta superbe, et je m'en attribuerais le succès. Que ta superbe tu ne retrouves pas, la faute te sera imputée.


Message modifié 3 fois ; la dernière fois le 01/08/2020 06:26 par patrice
floyd a écrit le 31/07/2020 20:41 (ref msg # 67691 )
Je ne conteste pas l'intérêt des recherches bibliographiques qui parfois peuvent tirer de l'oubli, des intuitions perdues et des protocoles d'essais non concluants faute d'une mise en œuvre assez rigoureuse.
Cela peut effectivement motiver des amateurs curieux d'expérimentation. Hélas nous avons vu à maintes reprises que pour aboutir à des résultats solides, il faut déployer des moyens et des connaissances rarement à la portée des uns et des autres. D'autant que l'on aborde l'étude des molécules, les hormones, dont la première caractéristique est d'être très faiblement dosées: la partie par million, ppm, n'est pas facilement maitrisable.

Je côtoie assez de personnes qui avides de "recettes" sollicitent avis et suggestions. La hantise des pesticides et de leurs impacts négatifs, les incitent à chercher des alternatives. Hélas, là encore, même les publications les plus largement diffusées, souffrent de faiblesses expérimentales, théoriques et pratiques, qui laissent l'amateur perplexe. Qui saura dire à quel volume par mètre carré épandre un purin végétal dilué? Quels sont les précautions vis à vis de l'environnement prendre lors de l'application de dilution d'huiles essentielles? Quels seraient les insecticides "bio" assez sélectifs pour épargner les indispensables pollinisateurs?

Patrice, tu as tout à fait raison, ce forum intéresse un large public de néophytes et d'amateurs; les contenus, les discussions, les articles de fonds leurs apportent de vraies informations. Quelle astuce pratique pour distinguer et mettre à part, le flou, l'incertain, le prouvé faux… ?
patrice a écrit le 01/08/2020 06:31 (ref msg # 67693 )
En tant qu'amateur nous n'avons pas ce qui relève des techniques de laboratoire, mais bien des propositions ainsi exposées peuvent être soutenues par une réussite expérimentale à notre portée, ou mise en doute pas des contre-exemples (en se fiant par exemple à la manifestation visible de ce qui est recherché : cloque sur feuillage, formation d'un système racinaire). Ainsi, je me trouve dans la difficulté de bannir une idée qui sortirait des sentiers battus, mais invite ceux qui publient à expérimenter avant de rapporter avec affirmation ce qui est ainsi rapporté, ou alors inscrire des réserves lors des publications.
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 01/08/2020 07:12 par patrice


greffer.net >> Autres techniques et expérimentations