hauteur du point de greffe

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CELLINI a écrit le 28/01/2017 08:25 (ref msg # 56543 )
Bonjour à tous les membres du site,

j'aimerai savoir dans le cas de greffe en fente, demi-fente ou incrustation, si la hauteur du point de greffe a une incidence sur la reprise de la greffe. Les porte-greffe sont de type plutôt myrobolam pour recevoir des greffons d'abricotier ou de prunier.

bien cordialement
diospyros a écrit le 28/01/2017 14:12 (ref msg # 56554 )
Absolument pas!


Par contre la hauteur du point de greffe aurait une incidence sur la vigueur. Plus on greffe haut, plus la vigueur est amoindrie....
clow a écrit le 29/01/2017 03:51 (ref msg # 56576 )
Comme diospyros l'a dit absolument pas, mais cela peut avoir une incidence selon la forme que tu désire pour ton arbre c'est tout.
Enfin cela dépend ce que tu veut dire par haut 30 cm, 50 cm, 1 mètre ?
satya a écrit le 29/01/2017 09:00 (ref msg # 56578 )
Sur l'abricotier la hauteur de point de greffe aurais une incidence sur les maladies.
Ne pas greffer trop bas si mes souvenir sont bons.
bbxulti a écrit le 14/11/2018 15:35 (ref msg # 64086 )
Effectivement la hauteur du greffage pour l'abricotier joue un role pour les bactérioses. plus on greffe haut, moins l'arbre est sujet au déperissement.
Il est conseillé de greffer à 60 cm voir 1m ou plus selon le sol et les variétés.

Des infos dans le lien suivant (page 5)

http://rhone-alpes.synagri.com/synagri/p...

jpthor a écrit le 16/04/2020 19:35 (ref msg # 66881 )
bonjour, j'ai des pb de dépérissement de mes abricotiers et les ai donc multipliés en greffant beaucoup plus haut (minimum 0,60) sur prunier et pêcher. Résultats : tardif deTain (mort !), bergeron, harcot et rouge du Roussillon restent sujets au dépérissement ! J'attends de voir pour les autres mais suis sceptique (hargrand, somo, summer gold...). Ce dépérissement ne serait pas dû à une bactériose mais à un virus qui se propagerait par contact racinaire, par contact avec outil et "peut-être par voie aérienne"...
Si quelqu'un a une solution...
clow a écrit le 16/04/2020 21:54 (ref msg # 66884 )
Par contact racinaire ou le porte greffe ne serait donc pas capable d'y résisté lui aussi ?

Par contact outil ou voie aérienne plus probable à mon sens mais je suis pas expert des abricots .

Tu devrais tenter d'y mettre un intermédiaire biricoccolo ( prunus dasycarpa ) ils sont plus résistant que les abricotiers et peuvent peut être permettre d'augmenté la résistant de l'abricot .

patrice a écrit le 17/04/2020 07:04 (ref msg # 66887 )
Je ne crois pas qu'il y ait de solution aux viroses des abricotiers (charka...) si ce n'est l'incération au plus tôt du champ entier.
floyd a écrit le 17/04/2020 10:31 (ref msg # 66893 )
Je suppose que vous avez pu lire, la synthèse présentée sur wiki.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sharka

Une fois encore, notons bien que:
"En l’absence de traitement curatif et en attendant la mise au point de traitement alternatif, la France a décidé que la détection précoce et l’arrachage immédiat des arbres contaminés sont à ce jour le seul mode de lutte efficace contre le virus. C'est ce que l'on appelle en France la lutte collective et obligatoire."

"Tout transfert de matériel végétal non contrôlé et ne bénéficiant pas d'un passeport phytosanitaire européen est par ailleurs strictement interdit."
jpthor a écrit le 30/04/2020 22:45 (ref msg # 67099 )
Je ne suis pas concerné par le sharka, j'évoquais l'"apoplexie" de l'abricotier. Certaines jeunes branches dépérissent et sèchent rapidement, en quelques jours mais pas toutes les branches. Parfois, rarement, une charpentière subit la même chose. Et plus rarement encore, le -jeune-arbre entier. Un canino il y a pê 10 ans, un abricot de l'angoumois il y quelques années et un tardif de Tain en 2019 (il faisait 2m, avait 4 ou 5 ans), en 1 semaine. C'est pour tenter d'éviter cela que j'ai greffé plus haut (c'était des arbres achetés et greffés à raz de terre). Certains de mes abricotiers n'ont encore jamais montré ce phénomène, j'attends pour voir si certaines variétés résistent mieux...
floyd a écrit le 01/05/2020 02:00 (ref msg # 67100 )
J'avais oublié ce sujet déjà ancien, classé dans les hors sujet.
Je viens de le relire rapidement, je crains que doutes et conclusions restent d'actualité.
https://www.greffer.net/discussion/viewt...

Ce qui ne permet pas de dire si la hauteur du point de greffage pourrait ou non avoir un effet bénéfique.
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 01/05/2020 02:01 par floyd
François du Perche a écrit le 01/05/2020 08:04 (ref msg # 67101 )
Très intéressant ce hors -sujet, je retiens la formule de Ferreol : "Au rythme d'utilisation du cuivre ces 50 dernières années en viticulture on va bientôt pouvoir exploiter le cuivre des sols de certains vignobles. "
Pour revenir au sujet, pensez-vous que le porte greffe peut avoir de l'influence sur la résistance aux psylles.
floyd a écrit le 01/05/2020 12:40 (ref msg # 67102 )
L'influence positive du greffage fournissant une moindre sensibilité du sujet aux attaques de psylles… disons qu'on manque de preuve!
Cela présuppose qu'un PG serait potentiellement fournisseur d'une ou plusieurs molécules très spécifiques capables de décourager ou de tuer le ravageur, soit en permanence, soit en réaction à une attaque. (effet éliciteur)
Hélas, comme l'immense majorité des fruitiers sont des plants greffés, ça n'a pas l'air de marcher.
La seule porte encore possible, consiste à supposer que tous les couple PG/variétés ne sont pas égaux, et que le miracle peut se produire parfois, mais que le phénomène est passé inaperçu. Quant à trouver l'explication physiologique… et à la distinguer de l'effet variété, cela rend nécessaires de longues et couteuses recherches.

Je crains que le problème soit plus complexe et plus grave, puisque l'on a allongé encore récemment, la liste des potentiels coupables, virus, bactéries, phytoplasmes et de leurs vecteurs. En outre, il faut compter aussi avec les innocents, qui sont présents au mauvais endroit, au mauvais moment, (comme dans les séries policières), et qu'on a tendance à incriminer à tort.

La question du cuivre, ouvre aussi un questionnement intéressant; ce fongicide minéral nuit également à la flore des champignons du sol, à la rhizosphère en particulier. Les services rendus sont potentiellement amoindris, le plant plus ou moins en "souffrance", peut alors être la proie affaiblie des ravageurs qui nous inquiètent. Même si ce raisonnement semble plausible, je ne suis pas expert en la question.

La vie est multifactorielle…


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