Hybrides de greffe, études et preuves

greffer.net >> Autres techniques et expérimentations

autrevie a écrit le 29/01/2017 20:23 (ref msg # 56617 )
serait ce mettre de l'huile sur le feu que de vous rapporter une information anecdotique du milieu énergie...réellement alternative...je ne suis pas certain d'avoir le droit de le dire...l'electrolyze de semences végétales,d'oeufs,génère des anomalies tout à fait étonnantes,cela se "souchifierait" excusez l'expression.
et du coup je suppose pourquoi pas électrolyser bourrelet cicatriciel d'arbres greffés,même si le bois n'est pas conducteur.
parallèlement...
Les Torques celtiques,étaient souvent constitués d'alliages métalliques qui ne peuvent se mélanger,alors je suppose qu'ils le ou les plaçaient sur des noyers ou autres arbres humides qui prennent souvent la foudre.(le noyer est une importation des romain de mer caspienne,suite à sa disparition en Europe du fait d'une petite ère glacière).
c'est aliénant de ne savoir,mais je ne vois que la foudre pour allier l’inalliable,mais c'est une supposition personnelle je rappel.
floyd a écrit le 29/01/2017 23:13 (ref msg # 56623 )
autrevie a écrit le 30/01/2017 00:03 (ref msg # 56625 )
je réponds aux questions en MP à ceux qui le désirent.
belinsecte a écrit le 30/01/2017 08:00 (ref msg # 56630 )
"JM" a écrit :
(...)
Pour l'instant on sait que les gènes se transfèrent par fécondation (disons que c'est le mode standard), fusion cellulaire, transformation génétique (les OGM, par des bacillus, bombardement de microbilles, etc.), mutation spontanée ou provoquée.
Les chimères ne sont pas un transfert de gènes à proprement parler, mais un mélange de cellules des deux organismes plus ou moins régulier, donc non transmissible par les graines (l'ovule et le pollen ne peuvent avoir qu'un des deux patrimoines).
L'épigénétique ne modifie pas le patrimoine génétique, les molécules qui se fixent sur la périphérie de la chaîne d'ADN contribuent à activer ou inhiber des gènes déjà présents dans l'ADN. Ça peut être transmis à la descendance.

Ce post est passionnant, donc on est plus "vifs" pour essayer de comprendre. Nicollas, tu as pris des risques et tu as eu raison.

pourrais tu préciser? "non transmissible par les graines" puis "ça peut être transmis à la descendance" est-ce une supposition ou une analyse?
JM a écrit le 05/02/2017 10:14 (ref msg # 56753 )
Une chimère entre une variété A et une variété B a des cellules de la variété A et des cellules de la variété B indépendantes côte à côte dans ses tissus. Les patrimoines génétiques ne se mélangent pas. Les 2 ADN sont indépendants. Donc l'ovule ne peut pas venir d'un ADN hybride et vient ou de A ou de B. Les descendants ne peuvent pas transmettre l'aspect chimère.

L'épigénétique, ce que j'en ai compris : selon l'environnement, des modifications périfériques de la molécule d'ADN peuvent se produire. La structure de l'ADN, formée des 4 bases n'est pas modifiée. À l'extérieur de la molécule d'ADN, il y a des "méthylations" qui permettent de fixer des molécules extérieures. Ces nouvelles molécules contribuent à activer des gènes préexistants dans l'ADN mais qui ne s'exprimaient pas, il n'y a donc pas de modification de l'ADN proprement dit. Ces molécules étant fixées sur l'ADN, elles peuvent etre transmises aux gamètes lors de méioses et de là à la descendance. Mais elles ne sont pas stables comme les gènes et peuvent disparaître comme elles arrivent.
Voilà ce que j'ai compris des explications d'une connaissance qui travaille dessus.
belinsecte a écrit le 05/02/2017 15:45 (ref msg # 56762 )
Merci JM pour tes réponses, intérêt et patience.

Je crois comprendre de ce que tu écris, que les chimères ne se transmettent pas par les graines tandis que pourraient ou devraient se transmettre par graines (certaines) modifications épigénétiques (sans modifications de l'ADN).
Pour aller dans ton sens, épigénétique réversible oui, stable dans certains cas, héritable parfois, selon Ce que semble dire une publication dont je n'ai lu que l'introduction:
publication apportée par "selection" dont j'ai cité le lien et partiellement traduite dans mon post du 3 fevrier 2017 en page 15 de ce sujet: https://www.greffer.net/discussion/viewt...

Une greffe normale induit-t-elle des modifications épigénétiques liées au PG?
Ferréol a écrit le 06/02/2017 21:27 (ref msg # 56797 )
Effectivement, le mécanisme qu'a décrit JM, la méthylation de l'adn fait partie des mécanismes de l'épigénétique.
En réponse à certaines conditions environnementales, les cellules peuvent méthyler ou dé-méthyler des portions de leur adn. La méthylation induit en général une réduction ou un arrêt de l'expression du gène qui est méthylé.
C'est même d'ailleurs le principal mécanisme d'épigénétique transmissible connu (ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en a pas d'autres, peu ou pas connus).
belinsecte a écrit le 29/03/2018 03:45 (ref msg # 62703 )
As-tu continué à étudier les liens d'études?
Un article de fuitiers rares, donne des exemples pratiques, de "modifications fixées":
http://fruitiers-rares.info/articles13a1...
et la théorie Daniel (les graines transmettraient la nouveauté obtenue par greffages).
L'article ne précise pas si les "hybrides de greffe" sont toutes obtenues par repousses au niveau de jonction? comme sur la seule illustration.
nicollas a écrit le 20/05/2019 20:15 (ref msg # 65019 )
Pour réveiller un peu le sujet, si certains sont encore intéressés :

Inter-Species Grafting Caused Extensive and Heritable Alterations of DNA Methylation in Solanaceae Plants
https://journals.plos.org/plosone/articl...


Background

Grafting has been extensively used to enhance the performance of horticultural crops. Since Charles Darwin coined the term “graft hybrid” meaning that asexual combination of different plant species may generate products that are genetically distinct, highly discrepant opinions exist supporting or against the concept. Recent studies have documented that grafting enables exchanges of both RNA and DNA molecules between the grafting partners, thus providing a molecular basis for grafting-induced genetic variation. DNA methylation is known as prone to alterations as a result of perturbation of internal and external conditions. Given characteristics of grafting, it is interesting to test whether the process may cause an alteration of this epigenetic marker in the grafted organismal products.

Conclusions/Significance

Our results demonstrate that inter-species grafting in plants could produce extensive and heritable alterations in DNA methylation. We suggest that these readily altered, yet heritable, epigenetic modifications due to interspecies hetero-grafting may shed one facet of insight into the molecular underpinnings for the still contentious concept of graft hybrid.

Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 20/05/2019 20:18 par nicollas
floyd a écrit le 21/05/2019 14:15 (ref msg # 65021 )
Merci Nicollas pour le partage de ces informations publiées en 2013.
Ce qui semblait prometteur a-t-il suscité des publications nouvelles, récentes?
Il me semble… que l'on est encore loin de trouver des variétés nouvelles et supérieures en terme de production fruitière.
L'espoir est toujours permis, mais les rêves et autres affirmations péremptoires des anciens sont loin d'être validés.
nicollas a écrit le 05/06/2019 13:22 (ref msg # 65095 )
Il y a quelques études qui datent de la même année ou plus récentes dans ma liste en début de sujet. Perso j'ai arrêté de chercher, je me suis fait un avis positif sur la question.

Concernant les résultats au niveau horticole, il y a eu des résultats par Daniel, mais qui se sont perdus (et qui n'étaient pas extraordinaires). Il semblerait que certains de ses disciples aient obtenus des variétés de vignes qui ont eu leur succès à l'époque, mais je n'ai plus de nom en tête.

Ca m'étonnerait que les scientifiques se servent de ces méthodes, c'est trop aléatoire et pas suffisamment prouvable pour valoir le coup de faire des publications scientifiques. Ils se tournent plutôt vers CRSPR9. Mais ce n'est plus du domaine de l'amateur, contrairement aux hybrides de greffe.
floyd a écrit le 05/06/2019 15:33 (ref msg # 65096 )
Oui effectivement le génie génétique et sans doute de nouvelles connaissances en matière d'épigénétique apporteront des progrès rapides et durables.
On peut toujours être tenté de croire que les pionniers comme Daniel ont mis un doigt sur des phénomènes qu'ils n'ont su expliquer, faute des connaissances acquises depuis en biologie et en génétique. On peut dire que l'amateur d'aujourd'hui en sait plus que ces glorieux anciens.
Aux amateurs de tenter des essais, de mener des expérimentations répétées et documentées. Ils contribueront peut-être à de nouvelles découvertes.


greffer.net >> Autres techniques et expérimentations