Multiplication griottier

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RemiP a écrit le 19/11/2018 10:00 (ref msg # 64108 )
Bonjour,

Je cherche à multiplier un griottier type griotte du nord et je me pose plusieurs questions :

- à une dizaine de mètres de l'arbre des petits griottiers poussent, il s'agit de semis. Est-ce que j'aurai un arbre semblable au pied mère ? Est-ce que les griottiers sont réputés fidèles par semi ? En est-il de même pour les Montmorency ?
- si non est-ce que je peux greffer sans crainte d'une altération du goût sur merisier ? Où vaut il mieux greffer sur prunus cerasus ?

Merci pour vos conseils avisés

Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 19/11/2018 10:07 par RemiP
JCFTURN a écrit le 20/11/2018 23:19 (ref msg # 64117 )
Bonjour,

Si près , ce sont peut être des repousses du porte greffe du griottier (?? merisier, à vérifier ) , et non pas des semis naturels de griottes.

Quant au goût, il me semble avoir lu que c'est le greffon utilisé qui l'apporte à la production, plutôt que le porte greffe .
Donc je pense que vous pouvez greffer sur les repousses ( de merisier ? ) à partir de greffons pris sur le griottier .

A confirmer par d'autres avis ,
Cordialement,
JCF

François du Perche a écrit le 21/11/2018 19:59 (ref msg # 64120 )
A une dizaine de m de l'arbre, ce sont à coup sur des semis et pas des drageons du PG. C'est assez facile à vérifier, surtout maintenant que nous approchons de la Ste Catherine.
jdsjds a écrit le 13/12/2018 23:59 (ref msg # 64198 )
Bonsoir,
A une dizaine de mètres ou pas, tout ce que tu vas trouver c'est des racines sous la pousse. Impossible de savoir si c'est un rejet ou un semis.
J'ai moi-même cette interrogation par rapport à des prunus sortis du sol.
J'espère avoir la réponse à la prochaine saison ... ou une des suivantes
Les miens sont ou bien des semis de mirabelles ou des rejets du pg ( quetschier ? prunellier ? autre ?) .
RemiP a écrit le 14/12/2018 09:17 (ref msg # 64199 )
Souvent les racines donnent une indication : si l'arbre provient d'une "grosse" racine c'est un rejet, si les racines sont peu développées et isolées c'est un semi (semi de l'année).

Il est dit que le goût peut parfois changer en fonction du PG, en greffant un poirier sur cognassier on dit que le fruit est plus gros et plus sucré. Je me posais donc la question sur les griottiers.

Je m'inquiètes aussi de la relative fidélité des semis de griottiers par rapport au pied mère.

Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 14/12/2018 09:19 par RemiP
clow a écrit le 14/12/2018 20:05 (ref msg # 64203 )
Sans vouloir critiquer la greffe, elle reste bien plus utile pour les fruits à pépins que pour les noyaux.
Si il est vrais que le résultat d'un semis ici de griotte peut varier il y a de forte chance que le résultat soit quand même satisfaisant niveau gustative est assez proche quoique avec de possible différence tout de même.

Par chez nous on a une guigne qui ressemble fortement à la montmorency mais en plus sucré et qui se reproduit assez fidèlement par semis.
Techniquement ce qu'il faut se dire c'est est on prêt à avoir une variété nouvelle quoique assez proche de l'ancienne mais pas tout à fait?
Le point positif c'est le renouvellement des variétés ainsi que leur adaptations qui reste un détail à prendre en compte.

Mais si tu veux du fidèle de chez fidèle dans ce cas greffe en cas de doute.
François du Perche a écrit le 15/12/2018 12:53 (ref msg # 64214 )
Dans les campagnes, c'est une pratique assez courante de faire germer des noyaux, souvent pour des raisons d'économie et d'ignorance des techniques de greffe par les nouvelles générations. Cela amène une dégénérescence de la qualité des fruits : pour une belle découverte due aux aléas de la reproduction sexuée, on a cent fruits dont la qualité est inférieure à l'espèce type, je connais ainsi plusieurs mirabelliers dont les fruits sont quelconques, mais dont les propriétaire de l'arbre sont très fiers.
Seule la greffe permet de respecter la qualité du fruit, sauf exception rarissime.
clow a écrit le 15/12/2018 15:07 (ref msg # 64216 )
Non je suis pas d'accord car là ou une personne trouvera des qualités à un fruit ( taux de sucre ) une autre peu tout aussi bien s'en plaindre donc je préfère nuancé pour les fruitiers à noyaux .

Bref je vais pas chercher à convaincre c'est pas mon objectif mais je dirais ceci il faut une diversité de fruits pour une diversité d'utilisation.
Savoir tirer le meilleur de quelque chose qui paraît quelconques ( pomme pour le cidre, poire réserver pour la cuisson avec les viandes et remplaçant les légumes ).
Sachant qu'un arbre à de meilleurs capacité à rechercher l'eau en profondeur comparé à certains légumes et n'a pas besoin d'être replanté tout les ans.
Mon voisin se réjouit chaque année d'une pomme fade au goût boisé sans aucun sucre. Mais qui à le mérite de se conservé assez longtemps et servir comme légume et n'étant aucunement sucré elle peut servir dans n'importe quel plat.
C'est aussi cette expérience qui m'a amené depuis peu à chercher les variétés à cuire pouvant servir à cet usage.
Même un fruit quelconques mais ayant une meilleurs productivité et résistance qu'un fruit superbe fini par révélé des bon cotés, et là on est pas si éloigné de la pomme arianne certes résistant mais pas très bonne selon moi en tous cas elle vaux pas une reinette clocharde.

Et d'ailleurs tu le démontre en partie puisque tu dit que les propriétaires du mirabellier en sont très fier.
François du Perche a écrit le 15/12/2018 15:33 (ref msg # 64217 )
je connais d'autres exemples avec des pêchers issus de noyaux qui sont très quelconques mais dont les propriétaires sont très fiers, pensant que leurs fruits sont sublimes. Les fruits quelconques donnent souvent des produits dérivés quelconques (confiture, etc). C'est le même travail et ça prend la même place d'élever un arbre aux fruits remarquables qu'un arbre aux fruits quelconques. Autrefois, on faisait la sélection d'après des critères de conservation tout au long de l'hiver, et les fruits les + quelconques, pour des raisons d'économie, servaient à la cuisson ou à la nourriture des bêtes. Aujourd'hui, ce sont d'autres critères qui nous guident, car on n'a plus besoin de produits conservés tout l'hiver pour ne pas mourir de faim. Mais libre à chacun de choisir, si on se contente de peu, on n'a pas besoin d'essayer de faire mieux. Les techniques de greffes permettent d'améliorer les choses sans coût supplémentaire.
clow a écrit le 15/12/2018 16:02 (ref msg # 64218 )
C'est là ou tu a tort François, il ne faut pas prendre pour acquis une situation donné au risque de se retrouvé plus tard avec un problème qui nous pousse à revoir notre copie.

Mais comment la revoir si on a supprimé l'élément positif pour cette situation critique sur le fait que de nos jours les critères on changé et on a plus besoins des vieilles méthodes qui peuvent être source de solution simple et efficace face à un problème.

Là encore je cherche pas à convaincre mais les choses ne reste pas fixe alors autant prévenir que guérir surtout si on a plus le remède sous la mains.

Le moyen âge c'est une chose pourtant d'après mes recherches à cette époque on avait énormément perdus par rapport à l'antiquité .
Du coup je suis forcé d'admettre que les choses ne vont pas forcément de mieux en mieux et que parfois on est forcé de retourné à la case départ et là c'est un coup dur pour la cigale.

Après je ne fait que dire un avis je ne force personne, libre à chacun de suivre son instinct avec les résultats qui irons avec.


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