comparatif greffes en couronne

greffer.net >> Greffage

yeti8360 a écrit le 25/06/2012 21:16 (ref msg # 36061 )
Suite au post de François du perche sur un mixte incrustation-couronne, j'avais réalisé quatre types de couronne (simple, améliorée, avec logement préparé et Tittel dite Geuder) par branche et sur plusieurs variétés de pommiers.
Voici la pomme Picard



A gauche: Tittel, a l'avant: simple, à droite: améliorée, à l'arrière: logement)
Nous avons l'habitude de ligaturer avec du papier cache. Avec les pluies continues de ce printemps, le papier s'est trop ramoli et l'écorce s'est écartée.




J'ai testé aussi le Flexiband. C'est déjà plus joli mais j'aurais du serrer plus fort encore.
Pomme de Jalhay (2 x Tittel)




Un test au rafia sur le même arbre encore en Tittel




Une autre Tittel (variété Bottin) ligaturée au papier




Sur un total de +- 80 couronnes, 70 % de réussites surtout en Tittel et un peu moins en simples. La raison principale des ratés est la ligature trop lâche
belinsecte a écrit le 18/05/2016 07:46 (ref msg # 52882 )
Bonjour,
A Quel mois de l'année l'as tu fait? avant la floraison? aussi selon la même technique que françois?: https://www.greffer.net/discussion/viewt...
Car Francois avait 90% d'échec en "couronne-incrustation" faites vers le 15 avril 2012, à cause du grossissement de la branche qui a fait craquer les soudures; Mais normalement l'incrustation se ferait au début du débourrement, plus tot dans le printemps, sans problème:
http://pommes-bocage-gatinais.pagesperso...
yeti8360 a écrit le 18/05/2016 08:23 (ref msg # 52883 )
Bonjour,
Pour les greffes en couronne, j'attends la floraison totale du porte-greffe. Je ne pratique plus que la greffe Tittel avec quasi 100 % de réussite en pommier.
Je fais les anglaises et incrustations juste au départ de la végétation quand les bourgeons commencent à gonfler.
belinsecte a écrit le 18/05/2016 09:37 (ref msg # 52885 )
des liens seraient bienvenus pour décrire tes greffes.
est ce que tu as essayé celle ci? https://www.greffer.net/discussion/viewt...
dans ce cas si pratiquées à partir de la floraison, comment expliquer tes réussites tandis que françois l'auteur du sujet a eu 90% d'échec?
belinsecte a écrit le 18/05/2016 13:54 (ref msg # 52892 )
Bonjour,
Je fais part de mes observations et questions.

Je greffe en couronne depuis 1 mois seulement. J’ai vu 3 sujets d’amélioration de la technique couronne et j’explique en photos* pourquoi je ne les applique plus sur mes dernières couronnes de la saison (la couronne non-améliorée serait-elle meilleure?), en attendant que vous fassiez part de vos retours d’expériences décrites avec davantage de précisions.

* je les mets bientot en ligne, faut que je les allège...



A PROPOS DE LA 1ère supposée AMELIORATION:


J’ai greffé en couronne selon l’article https://www.greffer.net/?p=439

Cet article propose d’enlever un peu d’écorce sur 1 coté du greffon afin de souder le greffon à un coté d’écorce non décollée du PG:

A ce propos, il me semble que sur la photo « enlever l’écorce sur un coté du greffon » , il en est trop enlevé car si le cambium hyper fin est à la limite entre le bois et l’écorce du PG, il ne coïnciderait pas? Ce que semblent confirmer mes photos des résultats positifs et négatifs, sauf autres avis et observations. Quelle épaisseur fait le cambium?

Cet article cité plus haut propose de ligaturer de façon étanche PUIS de mastiquer SEULEMENT le dessus.

Voici en photos, ce que j’ai constaté en suivant ce 1er article, probablement parce que je ne l’ai pas suivi en tous points
J’ai mis du mastic AVANT ligaturer, y compris sur la fente verticale comme le conseille Michel_Alpes ici: https://www.greffer.net/discussion/viewt... . Car lui peut-être fait la couronne classique sans que le greffon soit censé se coller à un coté d’écorce non décollée du PG.
J’ai fait une ligature avec du tape, trop lâche
J’ai pratiqué sur de plus gros diamètres
Mes coupes et fentes sont moins longues.

SUR mes RESULTATS POSITIFS ET NEGATIFS, LE GREFFON ET L’écorce non décollée du PG SE SONT ECARTés. Entre les deux, je ne vois aucune amorce de soudure.

Les bords des écorces du PG se sont écartés et alors je comprends en retirant les greffons morts:
Que le mastic les collait davantage à l’écorce décollée du PG qu’aucune cicatrisation ne soudait au greffon (et je ne m’y attendais pas puisque j’avais pas enlevé l’écorce du greffon sous l’écorce décollée du PG).
Que le greffon n’était pas assez solidement comprimé contre le bois du PG. Il y a eu un début de cicatrisation entre le bois du PG et la pointe inférieure du greffon, qui était maintenue davantage en pression sous l’écorce.
Et peut-être? que comme était coupé le greffon, il n’avait pas pu se souder à l’écorce non décollée du PG?

Cet écartement dangereux ou fatal plaiderait d’abord pour
Comprimer plus fermement en remplaçant la ligature « tape » par du caoutchouc.
Et/ou ne pas mastiquer sous une ligature étanche, lorsque un coté de l’écorce du PG ne recouvre pas le greffon.

Une pépiniériste va aussi dans ce sens, qu’elle ne met pas de mastic sur ces coupes verticales, parce qu’elle utilise une ligature étanche, elle croit (à tort ou à raison?) que ça cicatrise mieux sans mastic lorsque c’est confiné ainsi. C’est elle qui me souffla l’idée des bouts de brindille entre 2 ligatures (voir paragraphe « ligature » plus bas)


A PROPOS DE LA 2ème supposée AMELIORATION:

J’ai lu une autre amélioration qui consisterait à souder le greffon à l’écorce décollée, en épluchant l’écorce du greffon en son point de contact avec l’écorce décollée:
hyperlienwww.greffer.net/discussion/viewtopic.php?f=18&t=5766

Mais étant donné le retrait de l’écorce décollée que François attribue au grossissement de la branche ou du tronc*, cela va-il poser le même problème de décollement du greffon vu sur mes photos?

*J’ai lu un 3ème sujet qui est une experience selon laquelle lorsqu’en couronne, le greffon se soude des 2 cotés de l’écorce, il y a 90% d’échec car quand la branche grossit, ça fait craquer les soudures:
hyperlienwww.greffer.net/discussion/viewtopic.php?f=18&t=4175&p=52869#p52869

En incrustation, très similaire, on escompte aussi une soudure des 2 cotés du greffon, mais l’incrustation se fait au début du printemps. Tandis que la couronne se fait plus tard à partir de la floraison et à la fin du printemps, lorsque le bois grossirait.


A PROPOS DU MASTIC QU’on met PAR DESSUS:

Une autre question pour la couronne, est de savoir s’il vaut mieux ou pas, remplir par dessus avec du mastic, l’espace d’air formé sous l’écorce décollée. Ce sujet indique que si le mastic y coule, c’est l’échec de la greffe:
https://www.greffer.net/discussion/viewt...
Si c’est vrai, il faudrait donc pas trop y faire entrer de mastic, mais quand je pose un greffon, j’aime bien aussitôt le mastiquer avant de passer au greffon suivant, pour que ça ne s’oxyde pas avant que je ligature:





A PROPOS DE LA LIGATURE:


A la fin je ligature le tout avec des lanières de chambre à air de vélo, découpées aux ciseaux (un truc que m’indiquait un pépiniériste retraité). A cette occasion, je place parfois des bouts de brindilles entre 2 tours de ligature, aux endroits où je veux resserrer l’écorce décollée sur le bois. cela chasse de l’air, mais aussi ça fait rentrer le mastic un peu plus profondément. Faudrait il au contraire préférer ne pas mettre ces bouts de brindilles? Ou laisser ouvert quelques minutes le temps de poser tous les greffons puis de ligaturer?

Yeti8360 indique que ses 30% d’échec sont principalement dus à une ligature trop lâche dans ce sujet: https://www.greffer.net/discussion/viewt....php?f=18&t=4271; Donc l’élasticité assez musclée des lanières de chambre à air, serait un avantage. Je lisais ailleurs que le « tape » est trop lâche.
Cette vidéo pour faire un double noeud de cabestan (45 secondes):
https://www.youtube.com/watch?v=bCyHodTy...

je fais facilement un double « simple noeud » avec 2 mains, mais il réduit la largeur des lanières à proximité des noeuds… Ce qui ne gêne personne…

Pour qui préfère, le cabestan simple ou double est plus joli…

en vidéo (45 secondes):
https://www.youtube.com/watch?v=bCyHodTy...
https://www.youtube.com/watch?v=XIkosCtR...






A PROPOS DU POURCENTAGE D’étêtage:

Je lis que si on étète tout l'arbre, les racines sont perturbées, ensuite l'arbre végète... comme le dit youcef ici: https://www.greffer.net/discussion/viewt...
qu’il faudrait eteter seulement la branche sur laquelle on fait la couronne. Quel % de branches peut on éteter sur un arbre sans porter atteinte aux racines?


Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 18/05/2016 14:43 par belinsecte
yeti8360 a écrit le 18/05/2016 14:41 (ref msg # 52896 )
J'avais expliqué la greffe Titel ici: https://www.greffer.net/discussion//view...
Et j'avais fabriqué cet outil: https://www.greffer.net/discussion/viewt...
Sur les vieux porte-greffes où l'écorce est plus épaisse que le greffon, je cloue celui-ci pour bien le plaquer.
J'ai aussi amélioré ma technique en n'utilisant que de la cire à greffer à chaud pour les gros diamètres. Une fois refroidie, elle est très solide et resserre bien l'ensemble et c'est insensible au soleil (pas de coulures). Une fois le greffon en végétation, elle se craquelle et ne provoque pas d'étranglement.
belinsecte a écrit le 18/05/2016 15:02 (ref msg # 52897 )
Voici la suite des photos... tous les greffons, "réussis" comme échoués, se sont décollés du coté d'ecorce non-decollée du PG.






belinsecte a écrit le 18/05/2016 15:11 (ref msg # 52898 )
"yeti8360" a écrit :
J'avais expliqué la greffe Titel ici: https://www.greffer.net/discussion//view...
Et j'avais fabriqué cet outil: https://www.greffer.net/discussion/viewt...
Sur les vieux porte-greffes où l'écorce est plus épaisse que le greffon, je cloue celui-ci pour bien le plaquer.
J'ai aussi amélioré ma technique en n'utilisant que de la cire à greffer à chaud pour les gros diamètres. Une fois refroidie, elle est très solide et resserre bien l'ensemble et c'est insensible au soleil (pas de coulures). Une fois le greffon en végétation, elle se craquelle et ne provoque pas d'étranglement.



Merci pour ce lien;
il semble que dans ta TITEL, le cambium du greffon touche le bois du PG, pas son écorce? donc l'écorce du PG peut s'en écarter sans compromettre la soudure vitale du greffon? comme dans une couronne classique, en fait. A quoi ça ressembe quand c'est débourré? Il semblerait que tu indiques que toutes tes couronnes (Titel et autres) ont réussi, que tu mettais les 30% d'échec uniquement sur le compte d'une ligature trop lâche?
satya a écrit le 18/05/2016 20:19 (ref msg # 52905 )
Une petite astuce pour les greffe en couronne.

lorsqu'on ligature on aperçoit un vide sous l'écorce soulevé juste a coté du greffon.
on peut bien plaquer l'écorce en ajoutant une brindille lors de la ligature, par dessus l'écorce.

le contact ce fait mieux, l'écorce a moins tendance a ce décoller autour du greffon


François du Perche a écrit le 18/05/2016 20:44 (ref msg # 52907 )
L'idée est bonne, mais plutôt qu'une brindille, il faudrait se confectionner des mini cales biaises en bois dur (avec une scie sauteuse) et les enfoncer délicatement au petit marteau pour bien forcer l'écorce du PG
belinsecte a écrit le 18/05/2016 20:55 (ref msg # 52908 )
la forme d'une brindille, comme je le proposais aussi au dessus de mes photos, me parait idéale en comprimant très localement et en laissant circuler la sève entre la brindille et le greffon, puisque la brindille est necessairement à plus d'1 mm du greffon. les insérer au marteau entre quoi et quoi? j'imagine la brindille verticale entre 2 spires de coutchouc de la ligature, pas sous l'écorce soulevée du PG
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 18/05/2016 21:10 par belinsecte
François du Perche a écrit le 18/05/2016 21:07 (ref msg # 52909 )
on se comprend mal, la cale biaise serait à enfoncer entre la ligature et la surface extérieure de l'écorce du PG, pour forcer cette écorce décollée à se rapprocher du tronc du PG, pour qu'il y ait le moins d'espace (donc d'air emprisonné) possible.
ça doit marcher avec du raphia, mais sans doute pas avec du caoutchouc, ça ne glisse pas, ou alors, il faut mettre de la vaseline, ça devient très (trop) complexe !
belinsecte a écrit le 18/05/2016 21:13 (ref msg # 52910 )
perso je tiens la brindille d'une main, pendant que je (re)passe mon caoutchouc dessus, avant de faire le noeud génial que tu m'as conseillé Francois: sujet "ligature couronne". le caoutchouc de par son aspect élastique et antidérapant ne glisse pas, cela permet de l'enrouler autour du bois avec une seule main et en le tendant, même avant d'avoir fait le noeud.
Quelle forme avantageuse aurait cette "cale biaise"?

François merci aussi pour m'avoir dirigé vers une autre sujet avec vidéo, que je n'avais pas vu!! (probablement était il dans la section pommiers); cette variante de couronne me parait satisfaisante,:
- expérience vécue
- bois et ecorce du PG se soudent au greffon
- le greffon n'est pas exposé à l'écartement lié au grossissement de la branche surgreffée

https://www.greffer.net/discussion/viewt...

Demain j'essaierais aussi une couronne en pendules autour d'une branche décapitée de moins de 5 cm de diamètre, qu'un membre m'a soufflée, à qui l'on devrait cette découverte!
François du Perche a écrit le 18/05/2016 22:12 (ref msg # 52911 )
une cale biaise, c'est une cale biaise, un coin si tu veux, de longueur 3cm, démarrant à épaisseur 0 et finissant peut-être à 5mm. Mais ça ne doit pas marcher si on a tout enrobé avec une chambre à air, parce qu'on ne voit + rien. Alors qu'avec un noeud de raphia bien serré, on voit encore ce qui se passe au dessous. Avec la chambre à air, il vaut mieux interposer une brindille lors des enroulages.
belinsecte a écrit le 18/05/2016 22:30 (ref msg # 52912 )
avec du raphia oui je comprends, s'il est trop serré peut etre un cure-dent serait suffisant.

+++++++++++++++++++++++++++++++

Apparemment les cellules génératrices sont pour moitié sur le bois et pour moitié sous l'écorce, puisque le greffon peut se souder contre le bois du PG, sous l'écorce du PG, ou les 2 à la fois.

En m'inspirant de ce lien, encore une fois fourni par François... (dans un autre sujet): http://viewtopic.php?f=14&t=4466

Je suis enchanté par cette couronne qui requière pour chaque greffon 2 incisions verticales de l'écorce du PG. Gaston l'appelle-t-il Titel? François l'appelle-t-il Verrier? Le site surgreffage.fr l'attribue à Caton le Censeur (234-149 avant J.-C.).

Le greffon est alors soudé coté bois et coté écorce. A la place du clou je ligature.

Lors de la croissance du diamètre du bois du PG, la soudure ne sera pas arrachée(*) par l'écorce du PG soudée au greffon, parce que le greffon est introduit
- Entre l'écorce du PG et le bois du PG
ET
- Entre les 2 incisions verticales de l'écorce du PG.


C'est ainsi que je continue mes couronnes, en adaptant selon le cas:
- En faisant 1 seul biseau et en grattant le dos du greffon, pour lui conserver sa forme bombée et augmenter la surface de cambium en contact, et augmenter la solidité du greffon lors de son introduction en comparaison avec un double-biseau (mais si le greffon est assez gros, je fais parfois un demi biseau à "l'arrière" du greffon).
- En ligaturant au caoutchouc (de chambre à air), à la place du clou.
Je n'ai pas encore vu ni fait de comparatif avec ou sans mastic dans les cavités mais je réduis ces dernières en insérant des bouts de brindille de chaque coté du greffon, entre 2 tours de ligature;
Lorsque le greffon est de petit diamètre (ou qu'il est taillé avec un épaulement), l'écorce soulevée du PG arrive même à se réappliquer et ressouder de part et d'autre du greffon.
En cas d'importante différence entre les diamètres du greffon et du PG, on pourrait alors arriver à la "greffe en éperon" du livre de boffelli: pas d'incisions verticales dans l'écorce du PG, lorsque son élasticité suffit pour glisser le greffon entre l'écorce et le bois. Le kaki serait suffisamment souple pour ça. mes cerisiers avaient aussi une écorce épaisse et souple qui se prêtait bien à l'éperon. l'écorce du PG exercera alors une pression et tension SYMETRIQUE sur le greffon.

Afin qu'ils ne sèchent pas: Peu sûr de mon résultat d'autant que mes greffons sont fatigués, compte tenu que je les ai pas emballés de tape avant la pose, que j'ai la flemme de les recouvrir de terre ou de les emballer avec de la sphaigne humide (2)... Les premiers je les ai délicatement enduits de mastic pour qu'ils ne sèchent pas. Au pinceau. Ensuite j'en ai enduit d'huile à salade, rassuré par le fait qu'on pourrait même les enduire colle a bois, ou même de paraffine alors pourquoi pas de l'huile de coco fondue ou même d'huile de salade, je suppose que ce ne serait pas une cause d'échec. https://www.greffer.net/discussion/viewt...
D'expérience l'huile reste sur le greffon même après la pluie battante d'un orage. j'ai un vaporisateur d'huile, manuel, rechargeable, sans gaz... prévu pour les cosmétiques. permet une application encore plus douce qu'au pinceau. Mais Klakos vient de poster un lien pour un aérosol qui fait un film transparent plus solide, qui une fois sec ne peut plus être bu si on craint qu'une écorce de greffon boive de l'huile? et plus présentable pour la conservation, les échanges et les greffes. ici: https://www.greffer.net/discussion/viewt...

bon cette semaine je vais faire des tests comparatifs

(*) Lorsque le greffon est collé à l'écorce du PG restée solidaire de la circonférence du PG, il y a un écartement à cause du retrait vu sur les photos que j'ai mis plus haut. Cette rupture de soudure menant à l'échec a été photographiée aussi par Francois dans le cas de greffes en incrustation pratiquées à la saison tardive de la greffe en couronne: http://greffer.net/discussion/viewtopic....

(2) mais cela me parait plus simple avec pour contenant un anneau d'écorce prélevé sur la branche perdue et placé autour de chaque greffon. et de la mousse prélevée localement. mais cela ne contient pas beaucoup de mousse, il faut réhumidifier souvent. toutes les écorces ne se détachent pas si facilement pour faire un "tube" intact. comme lu ici pour le noyer: https://www.greffer.net/discussion/viewt...
belinsecte a écrit le 18/06/2016 22:59 (ref msg # 53231 )
Ce post concerne un début de comparatif d'emplacements de couronnes sur l'arbre, et d'étêtage de l'arbre PG. Je ne peux dire quelle technique de couronne j'ai employée pour chaque greffon, car 1 mois après, pensez-vous que je puisse déjà déligaturer? pour voir si les résultats seraient liés à telle ou telle technique de couronne et pour observer les soudures (en photos?); certains greffons n'ont pas (encore?) débourré..
ici Michel_Alpes écrit qu'il laisse la ligature 4 mois: https://www.greffer.net/discussion/viewt...
est ce que ça foire autrement?
Cela me paraissait plus facile pour un débutant de serrer avec des la chambre à air que de la ficelle et du raphia qui posaient le risque d'étranglement. mais je vais peut-être devoir les refaire, car ça se dégrade vite au soleil. j'avais fait ça au mieux avec des bouts de brindilles de part et d'autre des greffons, comme le conseillaient les burri et satya, pour bien plaquer l'écorce du pg contre le bois du pg. si pour aller plus vite je le refais sans ces bouts de bois, je sais pas si ce serait moins bien à ce stade;
sinon je refais une ligature par dessus mes ligatures d'origine et remets à cet automne le comparatif des différentes variantes de greffage...

2 à 4 semaines plus tard, malgré les inquiétudes et doutes liés à cette nouveauté, je peux dire que l'huilage végétal des greffons après leur ligature et masticage, n'a pas empêché les pruniers, pommiers, aubépines et poiriers de débourrer.
Par contre les greffons fatigués de cerisiers surgreffés sur des arbres dont les fruits commençaient à se former au moment de la couronne, n'ont pas (encore?) débourré, avec ou sans huile.

Sous la couronne, j'ai laissé 5 à 80% des branches d'origine des arbres surgreffés. Je vais comparer l'influence du % d'étêtage.
Satya m'a écrit qu'en cas de surgreffage sur gros PG, les pousses seraient + vigoureuses dès le début et donc auraient tendance à se casser avec le vent avant d'être solidifiées. Si le % d'étêtage influe la rapidité de croissance, les greffons pousseraient davantage l'an prochain lorsque je surgrefferais ou taillerais les autres branches.

Débourrent moins les greffons qui me paraissaient moins viables au moment du greffage, ou ligaturés au tape qui ne serre pas si fort que le caoutchouc, et qui en plus de ça sont au soleil.

Je pourrais mettre en ligne le tableau de paramètres si quelqu'un veut chercher des causes aux effets, ou suggérer de relever d'autres paramètres.

Je n'ai pas essayé de comparer sur prunier entre ligature noire et ligature de couleur claire qui chauffe moins au soleil que le caoutchouc noir.

J'aurais aimé placer un cornet autour pour faire de l'ombre, mais ai eu la flemme de les fabriquer. je serais client s'il en était proposé à la vente. Je n'ai pas pris le risque de placer un tube d'écorce ou de papier autour de chaque greffon, craignant leur poids et/ou prise au vent.

la chambre à air se craquèle déjà au soleil. celle de vélo en moins d'une semaine, celle de voiture en moins d'un mois. sauf ceux que j'avais peints sur un poirier.


Sur 5 pruniers surgreffés avec des greffons très fatigués,

15/15 greffons n'ont pas débourré sur 2 pruniers sauvages à mini prunes rondes.(l'un avec huile, l'autre sans)
10/28 greffons ont débourré sur 3 pruniers à grosses prunes (farineuses et véreuses...). Tous les greffons débourrés étaient huilés, les non huilés n'ont pas débourré mais il y a trop d'autres paramètres pour conclure la supériorité du huilage.


Sur 12 pommiers surgreffés avec des greffons fatigués,


les échecs semblent toujours liés aux premières couronnes insuffisamment serrées, car faites au tape, malgré l'ajout de caoutchouc autour quelques jours plus tard.

les "anglaises" (ou V inversé, à vérifier quand je pourrais déligaturer), faites EN MEME TEMPS (en mai) que la couronne qui est à coté (mêmes greffons, même PG), sont en avance sur la couronne pour le moment:




Sur 2 poiriers surgreffés avec des greffons très fatigués,


en plein soleil, peints en blanc, mastiqués ou huilés, ils ont presque tous tardivement débourré avec une pousse rapide.





belinsecte a écrit le 22/06/2016 12:15 (ref msg # 53266 )
Ici, sur pommier "TS" décapité à 60%, on voit que la couronne horizontale en bas qui pousse beaucoup plus fort que les couronnes placées en haut.
Il y a 3 exemples fortruits* de couronne sur branche latérale sur 3 photos (dont precedent post), ce qui illustre la même vigueur supérieure avec d'autres variétés de greffon.
l'une d'elles (feuilles rouges) était pourtant dévavorisée par une ligature oubliée dégradée et pas refaite, trop lâche au tape qui ailleurs réussissait moins bien qu'au caoutchouc (on voit sur une photo les couronnes hautes qui ont foiré au tape).

sur les 12 pommiers:

plus de 10 branches latérales avaient été surgreffées, mais les 3 de vigueurs remarquables sont les seules à être à la fois:
- en diagonale ou horizontale (45 à 90°),
- vers le bas de l'arbre
- coupées à moins de 15 cm de la branche principale,
- le greffon étant placé en haut ou en bas de la coupe
- (les pousses font 8 à 14 cm sur un pg de 2 cm de diamètre).

Toutes les autres couronnes sur branches latérales coupées plus loin de la branche principale, sur une portion plus verticale, n'ont pas bien réussi.

Davantage de branches centrales ont été surgreffées sans qu'aucune ne donne au greffon autant de vigueur
(pousses de 0 à 8 cm sur pg jusqu'à 9 cm de diamètre décapité jusqu'à 95%).

* Observations a interpréter avec prudence car les greffons n'étaient pas homogènes en vitalité, au moment du greffage. Cela donne envie de recommencer l'expérience, en notant avant de la couper si la branche latérale à surgreffer est en diagonale sur une grande ou courte longueur. Je pense que les 3 couronnes vigoureuses sont à la base d'une branche qui partait loin en diagonale.



belinsecte a écrit le 29/07/2016 20:27 (ref msg # 53551 )
Pour illustrer le meilleur succès des couronnes sur toutes les 3 branches latérales basses greffées:
voici l'évolution des greffes depuis ma 1ère photo postée le 18 juin et montrant l'un des 3 exemples de branches latérales.
Le greffon placé sur une petite branche horizontale située à la marque de peinture blanche, qui au départ en juin faisait 3mm et 4 cm de long, fait maintenant 10mm avec deux pousses de 60 et 80cm (tenues par une personne sur la photo), qui arrivent au même niveau que les pousses partant des couronnes plus hautes sur tronc.


belinsecte a écrit le 29/07/2016 21:06 (ref msg # 53553 )
photos pour montrer de plus près comment j'ai fait les couronnes:
(tel qu'argumenté 2 mois avant)
2 incisions verticales de l'écorce du PG, biseau double-face sur le greffon.

sur pommier, aucune nécrose d'écorce du PG. Le greffon est solidement soutenu car l'écorce du PG se soude des 2 cotés du greffon, et à sa droite et à sa gauche dans les meilleurs cas dont je ne mets pas ici les photos.

sur les photos ci dessous, on voit:
une couronne sur pommier faite fin juin ou début juillet, qui démarre timidement car l'arbre n'était pas assez taillé. la ligature ayant laché, j'en ai profité pour prendre la photo. le greffon n'a pas été bien mis au milieu de la languette d'écorce du PG, pour une raison dont je ne me souviens plus (peut-être une résistance au décollement au milieu), mais ça a fonctionné.




ça fonctionne tout autant lorsque
- l'écorce du PG est réappliquée sur le bois du PG à droite et à gauche du greffon,
- lorsqu'elle est réappliquée seulement d'un coté
- et aussi quand elle fait la même largeur que le greffon (comme sur couronne de prunier en photo avec les panneaux solaires derrière).

sur pommier, la seule partie d'écorce du PG qui nécrose c'est uniquement au dessus d'un greffon mort, sur seulement la largeur du greffon, le reste de la languette retant vivant.
sur prunier, il se forme une nécrose en "V inversé", autour des greffons morts (et j''en ai eu quelques uns car le frigo était débranché par inadvertance pendant 3 semaines). sur photo prunier, on voit cette nécrose issue des 2 greffons morts de part et d'autre du greffon vivant. la languette au dessus du greffon vivant est quant à elle vivante jusqu'à mi hauteur, car le dos du greffon était écorcé jusqu'à mi hauteur. le cal se forme dans les fentes. je vais retailler la branche en 2 pans pour enlever les parties nécrosées jusqu'aux cellules vivantes, pour que l'écorce se reforme autour du moignon.



mon taux de réussite sur prunier fut des plus bas, 4/10 sur cultivar de prunier, 0/10 sur prunier sauvage. depuis lors, j'ai vu une publication qui donne les chances de succès de couronnes sur fruitiers à noyaux, de 2 à 5 réussites sur 10 essais. contre 9/10 pour les écussons d'été. Distinction n'y est pas faite entre l'écussonage classique et l'écussonage de Jones qui est expliqué dans l'article de patrice sous le titre de chip budding, qui s'impose lorsque l'écorce se décolle moins bien à cause de la sécheresse.

mes échecs et réussites de couronnes semblent davantage liés au % de suppression de branches sur l'arbre, et le choix de l'emplacement de la couronne, qu'aux diverses techniques de couronnes améliorées ou non.

A préciser aussi, j'ai coupé les branches juste avant le greffage. Je vois souvent conseillé de couper à l'automne plusieurs mois avant de faire la couronne, sans expliquer pourquoi. Il est possible que de cette façon, des hormones s'accumulent près de la coupe, rendant les troncs plus favorables que dans mes couronnes? Il était suggéré dans un autre sujet que trop ététer un arbre "ferait mourir des racines" puis qu'il végèterait, serai-ce dans le cas d'un ététage de fin de printemps? je pourrais le dire les années prochaines, ayant surgreffé des arbres ététés de 40 à 95%, mais les moins taillés ont été retaillés en été pour permettre le débourrage des couronnes...

Un membre qui se révèlera s'il le souhaite, m'a indiqué que selon la taille solaxe, la taille en automne/hiver stimulerait la croissance des rameaux mais la taille en été ferait le contraire! Plutôt que couper les rameaux au moment de faire la couronne, il suggère sans l'avoir testé, d'enlever juste le bourgeon terminal qui produit l'auxine (et bloque la croissance des bourgeons) voire réduire le nombre de feuilles des rameaux mais sans les couper.

En coupant les branches juste avant le greffage, j'ai vérifié qu'il faut couper (ou réduire?) plus de la moitié des branches se trouvant sous une couronne, mais qu'à l'inverse les 2 seuls cas où j'ai laissé la cime d'un poirier et pommier multitroncs (dont j'ai étété d'autres cimes globalement à moitié), la couronne sur branche latérale de cette cime conservée, pousse de façon fulgurante presque comme sur le pommier étété de mon precedent post.

Ligature: pose de bouts de brindille entre 2 tours de ligature, pour bien appliquer l'écorce du PG sur le bois du PG.
au tape: échecs; au caoutchouc ou scotch d'électricien: réussites (plus fort serrage).


Antigonos a écrit le 30/07/2016 15:07 (ref msg # 53557 )
Si je peux me permettre un avis sur les expérimentations comme celles-ci : je pense que ce serait mieux de les réserver pour des choses vraiment nouvelles même s'il ne s'agit que d'un détail ou d'une nuance, etc. Par exemple ici, au hasard, en début de page 2 tu proposes de comparer les résultats en fonction du pourcentage d'étêtage pour la couronne alors que des dizaines de milliers d'essais ont déjà été faits par des professionnels (depuis "des siècles") et mêmes des expérimentateurs aussi rigoureux que ceux de l'INRA dans des situations maîtrisées : les effets sont déjà connus, il "suffit" de les chercher. De plus, on ne peux rien conclure sur un aussi petit nombre de plants, dont les conditions de cultures ne sont pas homogènes, dont les greffons ne sont peut-être même pas des mêmes variétés, ni pris au même niveau du rameau, ni même sur le même arbre. Même l'arrosage n'a pas forcément été le même pour chaque PG (avant et après la greffe) et, pire, même si c'était le cas les dimensions des PG sont certainement variables (enracinement compris) ce qui induit forcément des besoins en eau différents. (Quand on a des PG dans des pots on voit très clairement le lendemain comment la terre est asséchée par les plants les plus grands ; c'est même un signe qu'il faut rempoter avec une taille plus grande ou mettre en terre...) Je ne parle même pas du terrain ou de l'exposition.
Un expérimentateur rigoureux fait une estimation de la marge d'erreur pour chaque facteur et toutes les marges réunies s'accumulent. En physique ont va facilement appliquée la loi utilisée en y plaçant ces marges d'erreurs et la marge finale peut ainsi être estimée. Avec le vivant c'est moins évident mais c'est la même idée. Je veux dire qu'en expérimentant sans cette rigueur (qui demande des années d'apprentissage) on ne réalise pas à quel point le résultat peut n'avoir strictement aucun rapport avec les différences volontairement faites. Tout en donnant l'impression d'un essai sérieux, la conclusion n'aura en réalité aucune valeur, c'est bien dommage après tant d'efforts, tout à fait louables évidemment...


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