Les nouveaux cépages "super bio" de l'INRA

greffer.net >> Vigne

patrice a écrit le 14/06/2017 07:08
http://france3-regions.francetvinfo.fr/o...

Une nouvelle gammes de cépages résistants de l'INRA, issus de 50 années d'hybridation.
François du Perche a écrit le 14/06/2017 09:39
merci ou l'info. mais on ne sait pas si c'est pour de nouveaux PG ou pour de nouvelles variétés. Ils disent que c'est pour faire des vins bio, or dans chaque appellation, il y a un cahier des charges qui impose des cépages. Donc, il doit s'agir de nouveaux PG, donc ce ne sont pas à proprement parler de nouveaux "cépages". Est-ce bien cela ?
ARHUS76 a écrit le 14/06/2017 09:50
Peut-être des cépages sur leur propre racine?
On ne parle effectivement que de cépage pour faire du vin.
Sachant qu'un label, une appellation est souvent associé au cépage, pas certain du débouché.
floyd a écrit le 14/06/2017 15:22
Je serai surpris que la qualité vinicole ne soit pas au rendez-vous.
Le cahier des charges, de toute façon, impose de fait, moins de traitements et une meilleure adaptation aux sols et climats plus secs et plus chauds.

A mon avis il s'agit donc bien de variétés à greffer. Si en plus on avait trouvé des hybrides résistants au phylloxera , alors ce serait Noël en plein été…
rafeuille a écrit le 14/06/2017 22:22
Bonsoir
A priori, à travers les superlatifs journalistiques, je pense reconnaître les cépages INRA "Bousquet" obtenus par plusieurs rétrocroisements de Vitis viniféra avec Vitis muscadina pour incorporer des résistances, au moins au mildiou, de mémoire, mais au phylloxéra. Ils sont qualitatifs, ayant peu de gènes de muscadina. Mais cette résistance est mono-génique, elle ne peut qu'être contournée tôt ou tard par les parasites. L'INRA a renoncé à diffuser ces cépages, et promis pour l'avenir des cépages aux résistances poly-géniques. Mais des viticulteurs languedociens ont trouvé sacrément dommage de ne pas pouvoir utiliser ces cépages, qui, au pire, ne seront pas plus sensibles que les autres. Dans le cadre des appellations, un régime d'exception a été négocié pour des tests à petite échelle ...
Les vignes sans pesticides, c'est pas pour le court terme ...
Ferréol a écrit le 15/06/2017 07:33
Il est a noter aussi qu'il y a une quantité non négligeable de vin qui est commercialisé sans appellation d'origine et qui du coup peut provenir de tous cépages. C'est d'autant plus vrai qu'il y a une mode des mélanges type "rosé pamplemousse".

J'étais surpris en discutant avec un vigneron jurassien il y a quelques années de savoir que la demande même pour ce vignoble atypique n'était pas aux produits typés mais était aux mousseux et aux rosés.
floyd a écrit le 15/06/2017 14:27

…Mais cette résistance est mono-génique, elle ne peut qu'être contournée tôt ou tard par les parasites.…
Les vignes sans pesticide, c'est pas pour le court terme ...


Oui c'est un peu comme l'horizon, plus on avance plus l'horizon semble reculer.
Mais au moins on a identifié le problème et c'est avec raison que l'INRA préfère attendre un progrès significatif et d'effet durable.
Renoncer aux "effets d'annonce" est une sage précaution.

Les autres maladies de type viral ou protoplasmique, seront peut-être vaincues un jour, si la société accepte la poursuite des travaux de génie génétique.
L'enjeu aujourd'hui consiste à maintenir les centres, les équipes, le savoir-faire, l'ambition…
Ferréol a écrit le 15/06/2017 23:31
A noter que la recherche sur la gestion des résistances à aussi beaucoup avancé, permettant de mieux les gérer et de conserver plus longtemps l'avantage conféré par ces résistances monogéniques...
Bruno a écrit le 21/06/2017 08:49
Ce n'est pas des vignes à raisins à vins mais de table, j'ai chez moi les variétés de l'INRA résistantes aux maladies : Perdin, Amandin et Aladin. C'est vrai que je ne pratique aucun traitement et elles se portent à merveille.
floyd a écrit le 21/06/2017 16:12
Celles-là ne sont pas des nouveautés.
argos31 a écrit le 27/06/2017 13:31
Personnellement je n'avais jamais vu de vigne avec un tel feuillage ,( fourni ,vert ,impec ..) de plus ce sont des gens du pays qui parlent donc j'y crois . Mais étant du coin je pense que c'est une région ou la vigne à tous les atouts pour prospérer (climat ,ensoleillement , hygrométrie) . Déjà les vignes anciennes ont "peu" de maladies (mildiou ,oïdium )Il faudrait donc que ces cépages résistent à l'humidité de certains coins de France , Deplus faut que la qualité du vin , soit aussi bonne que l'actuelle...
Bruno a écrit le 27/06/2017 23:10
A mon avis la qualité sera bonne au moins pour certains. J'avais lu qu'il y en avait un dont les parents étaient entre autres du cabernet-sauvignon et du mourvèdre. Comme c'est souvent une association qui est faite dans les vins et qui donne de très bons résultats, ça devrait être bien.
belinsecte a écrit le 25/07/2017 18:48
Perdin (à greffer) par exemple n'est pas nouveau, mais son homologation daterait d'un an https://www.greffer.net/discussion/viewt...
Le journaliste aurait-il mal exprimé le fait que les premiers champs de production (de Perdin) seraient prêts en 2018?
autrevie a écrit le 28/07/2017 12:39
Perdin,j'en ai...petits fruits,gros grain,mais chaire sympa.

tant que le black root sévira,qu'aucune génétique n'y résiste,je met cette plante de coté.
Bruno a écrit le 02/08/2017 08:17
Mais est que le black rot est un si gros problème ? Je n'en ai pas vu chez moi. Je n'en vois pas non plus dans les vignobles de ma région.
claudeduvar a écrit le 02/08/2017 16:09
il y a en gros une quinzaine de cépages en France qui dominent et même on peut dire même de part le monde, le tout s'appuyant sur une sélection clonale. Il y a un reseau
https://www.piwifrance.com/ qui travaille sur de nouveaux cépages plus résistants
la qualité des greffons en France malgré la certification de nos pépinières n'est pas au rendez vous, il faut bien dire et ici sur le forum nous sommes bien placés pour le savoir que la greffe malgré ses avantages n'est pas la panacée: porte greffe trop vigoureux par rapport au greffon ou l'inverse, soudure incomplète, incompatibilité plus ou moins visible, transmission de viroses etc or notre vignoble à l'origine était franc de pied avec des ceps qui avaient une durée de vie de 100 ans pour une vingtaine d'années de nos jours, ensuite on a greffé sur pied et maintenant sur table en oméga qui est une très mauvaise greffe car elle laisse beaucoup de bois mort et nécrosé, vive le chip et l'écusson.
l'esca et autres maladies du bois ont de beaux jours devant eux.
floyd a écrit le 02/08/2017 18:27
Bonjour Claude,
Ce serait un débat intéressant, ( mais totalement hors sujet) que de chercher à comprendre si la conduite du vignoble (avec travail du sol et/ou herbicide), la conduite du cep (taille courte ou plus longue), les traitements phytosanitaires (le cuivre, le soufre, et le reste), le fertilisation chimique, n'auraient pas autant d'importance que les points que tu soulignes.
argos31 a écrit le 06/08/2017 17:33
Pour aller dans le sens de Bruno ,:Il y a eu pas mal d'hybridations et quelques uns étaient agréables au goût,certains sont passés à la postérité avec un nom "marchand"..j'ai des plants qui se reproduisent comme le souhaite Claude et qui sont pas loin du chasselas et sans traitement ,(Enfin une seule passe de B B)..Mais je pense que pour faire du vin faut le degrés et une certaine quantité..Bon faut attendre les résultats..je n'ai vu que cette couleur de feuilles sur des hybrides Américains..Depuis la pomme Ariane je me méfie!!!
Bruno a écrit le 26/08/2017 17:50
Un article intéressant sur ces nouveaux cépages mais aussi sur la recherche pour obtenir de nouveaux porte-greffes : http://www.vignevin.com/fileadmin/users/...
Le nouveau cépage dont j'ai parlé (cabernet-sauvignon x mourvèdre) s'appelle "cabestrel".
belinsecte a écrit le 03/09/2017 09:47
Cabestrel doit être greffé, apparemment? http://plantgrape.plantnet-project.org/f...


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