Greffons de cormier

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floyd a écrit le 29/02/2008 10:31 (ref msg # 14702 )
Bonjour,
Oui on se sent tout petit, même si je ne suis pas maigre… été 2007
L'arbre est aujurd'hui un peu "isolé", dans sa jeunesse il marquait l'angle coté route de deux parcelles aujourd'hui remembrées.
Les racines ont été un peu "chatouyées" par le godet de la pelle mécanique. La "descente de cime" est heureusement encore limitée.
Les fruits sont pyriformes et colorés (jaune lavé de rouge)
azertien a écrit le 26/03/2008 21:37 (ref msg # 15832 )
Un amateur de roses

voir ce lien
http://groups.msn.com/Collectingandbreed...

utilise l'acide gibbéréllique avec succès pour augmenter le pourcentage de germination de ses graines.

http://www.megagro.com/seed-germination-...

à utiliser éventuellement sur le cormier....
azertien a écrit le 26/03/2008 21:43 (ref msg # 15833 )
in english of course

http://groups.msn.com/Collectingandbreed...
azertien a écrit le 26/03/2008 21:45 (ref msg # 15834 )
pour la germination s'utilise à 2 ppm.
azertien a écrit le 26/03/2008 22:41 (ref msg # 15837 )
http://www.puteaux-sa.fr/752regul.htm

CEKU-GIB nom du produit français......
azertien a écrit le 26/03/2008 22:46 (ref msg # 15838 )
extrait du web :

A droite, le produit sous la forme d’un cachet effervescent. Il contient 1 gramme d’acide gibbérellique GA3. Dans ce cas il s’agit de CEKU-GIB, mais le Berelex est identique.


Problème avec les cachets, 1 cachet donne 1 litre de solution dosée à 1000 PPM ! Ca fait suffisamment de produit pour traiter des milliards de graines.
azertien a écrit le 27/03/2008 01:36 (ref msg # 15840 )
Un cachet de un gramme peut ainsi fournir 500 litres de solution à 2PPM pour aider à la germination...de quoi reboiser la France effectivement............
JM a écrit le 27/03/2008 09:07 (ref msg # 15848 )
j'en ai réussi en semant classiquement à l'automne ou en faisant un tas de cormes pourries dans un coin.

PS : j'ai greffé des cormiers en écussons sur aubépine monogyne en août, je pensais que ça avait pris (chute du pétiole, etc ...) et bien tout loupé !
patrice a écrit le 15/06/2008 15:02 (ref msg # 17787 )
A l'INRA d'Avignon, ils greffent les cormiers en placage semi herbacé en avril .
Voir en milieu de page de :
http://www.avignon.inra.fr/les_recherche...
floyd a écrit le 15/06/2008 16:34 (ref msg # 17789 )
Noter également les greffes en fentes réalisées au mois de Juin: à vos greffoirs.
patrice a écrit le 15/06/2008 17:13 (ref msg # 17793 )
... le tout mis à l'étouffée le temps de la reprise.

Je suppose que s'ils s'imposent une telle contrainte technique, le taux de reprise doit être significativement supérieure à une greffe "classique" de sortie d'hiver ou à oeil durant l'été.
floyd a écrit le 15/06/2008 18:20 (ref msg # 17795 )
De juin à Avril, le temps de culture est court… mais suffisant pour produire les greffons nécessaires.
Une méthode à essayer si l'on souhaite multiplier à moindre délai, des variétés rares ou nouvelles.
patrice a écrit le 15/06/2008 18:41 (ref msg # 17797 )
Le mode opératoire présenté par l'inra est celui généralement utilisé pour les conifères (placage latéral et mise à l'étouffée). J'ai vraiment du mal à saisir l'intérêt avec le cormier...
Filopat a écrit le 16/06/2008 23:15 (ref msg # 17848 )
Bon, je me lance sur le cormier...

1) j'adore l'odeur des cormes, leurs couleurs variables et surtout leur goût: attention uniquement lorsqu'elles sont blettes car sinon, l'expérience est terrible: ça accroche dans la bouche pendant au moins une demi-journée...

2) Connaissez-vous la patuline...? Il s'agit d'une mycotoxine qui se développe sur les pommes abimées. Qu'en est-il des cormes??
Quelques liens: http://www.omafra.gov.on.ca/french/crops...
http://www.prevention.ch/mangersainement...
Compte tenu de la diffusion de ce fruit, vous pensez bien qu'aucune recherche n'a été faite, enfin qui sait? Sachant que j'ai un côté excessif et que quand un fruit me plait, j'en mange facielement des kilos... vous comprendrez que je me pose quelques questions.

3) Cela ne m'a pas empêché de planter un cormier acheté chez Gam Vert, eh oui, pot de 25 litres, tronc de 4 cm de diamètre et hauteur totale de 2m20 ( à vue de nez). Photo: dès que je prendrai le temps. Note: il ne donne pas encore de fruit.

5) Olivier de Serres dans son Théâtre d'agriculture et Mesnage des champs écrit en 1600 (j'ai respecté l'orthographe et mis entre parenthèses quelques traductions en français moderne): "Bien-que la corme ne soit fruict rare, ains (mais) abonde par tout, venant mesme naturellement par les forests agrestes, si ne sera-t-il mal à propos, pourtant, de mettre dans le verger quelque petit nombre de cormiers, qui tant meilleur fruit rapporteront que plus curieusement ( avec soin) seront cultivés. Les cormes sont aussi appellées, sorbes, du mot latin, sorbus, et leur arbre, sorbier. Le sorbier sera planté en même temps ( saison?), en même lieu, sous même aer que le pommier. De l'enter ( greffer ) ne se faut mettre en peine, pour le peu d'avantage qu'il y auroit, car pour avoir de belles cormes, il ne faut qu'en bien cultiver les arbres.... Les cormes, avant leur maturité, couppées, et séchées au soleil, ou au four, sont facilement réduictes en farine, moulues avec le blé pour le pain du mesnage, auquel ce fruict est utile: tant pour allongement que pour le malignité de l'yvroie. Aussi sen fait de la boisson, quand, défaillans les raisins, on l'employe avant sa maturité, encores jaune, comme en tels cas l'on faict des pommes et des poires." La langue est savoureuse n'est-ce pas? L'ouvrage a été réédité récemment par Actes Sud (merci au passage à cet éditeur pour ressusciter ces trésors anciens).

5) Pour les semis, je suggère l'idée foldingote suivante: manger des cormes avec leurs graines et, le lendemain matin déposer là où vous voulez un cormier! Moyen original liant l'utile à l'agréable de semer des cormiers sans se faire chier - euh en fait si...- à stratifier, acide chlorhydriquifier. Mais cette technique, est-ce que ça permet vraiment de lever la dormance? Avis aux testeurs!

6) C'est tout pour aujourd'hui!
floyd a écrit le 16/06/2008 23:52 (ref msg # 17849 )
A propos du semis de cormier, c'est un peu caché là:
http://greffer.net/forum/viewtopic.php?t...

Quant à mes semis, autant ne pas en parler…

L'ouvrage sur le cormier par la SEPENES, que j'avais annoncé, cherche un éditeur sympa.

Sur le point 2/ la patuline; les pages indiquées tiennent un discours alarmiste, mais qui voudrait du soufre dans son jus de pommes pour éviter l'éventuelle patuline?
Et pourquoi conserver, transformer et consommer des fruits moisis?
claudeduvar a écrit le 17/06/2008 12:07 (ref msg # 17852 )
à propos du sorbier et de son utilisation et en espérant qu'aucun anciens des chantiers navals de TOULON ne soient membre du forum,sorbier c'est le nom que l'on donnait à ceux qui travaillaient aux chantiers car c'est un bois qui ne travaille pas.
je l'utilise pour faire des manches d'outils.
floyd a écrit le 17/06/2008 14:27 (ref msg # 17853 )
Des manches pourquoi pas, mais cette roue en cormier, dentée et conique d'un diamètre de 12 cm est un bon exemple des savoir-faire qui se sont éteints après guerre.



klakos a écrit le 17/06/2008 18:44 (ref msg # 17856 )
Le cormier était utilisé pour faire les boules de fort (un jeu de la région).
http://fedebouledefort.free.fr/g/index.p...
" Le corps des premières boules, fabriquées spécialement pour être des Boule de Fort, est fait en bois local : surtout du cormier mais aussi du frêne ou du buis. Si le bois est toujours préféré par de nombreux joueurs, le marché actuel propose également des boules réalisées avec des matières plastiques."
Alex a écrit le 17/06/2008 20:29 (ref msg # 17857 )
"Filopat" a écrit :
5) Pour les semis, je suggère l'idée foldingote suivante: manger des cormes avec leurs graines et, le lendemain matin déposer là où vous voulez un cormier! Moyen original liant l'utile à l'agréable de semer des cormiers sans se faire chier - euh en fait si...- à stratifier, acide chlorhydriquifier. Mais cette technique, est-ce que ça permet vraiment de lever la dormance? Avis aux testeurs!


En général, on confie plutôt le "travail" à des chèvres !

Cf. https://www.greffer.net/?p=194
Traitement spécifique à certaines espèces : le traitement biologique.
Dans la nature, certaines dormances peuvent être interrompues par la digestion par des animaux (chaleur et/ou enzymes digestives) ou par les micro-organismes, ceux-ci jouant un rôle important dans le rétablissement de la perméabilité tégumentaire. Il est difficile de les employer pour procéder à un prétraitement contrôlé des semences, mais on a parfois réussi à obtenir de bons résultats en ayant recours à eux. Un prétraitement de ces essences consiste par exemple à nourrir des chèvres parquées en enclos avec des gousses et à récupérer les graines dans les crottes de ces animaux. La fermentation partielle, qui entraîne la détérioration de beaucoup de semences, contribue à lever la dormance tégumentaire de certaines autres.


Merci pour toutes ces infos et ce post très intéressant !

Alex
Filopat a écrit le 25/07/2008 14:17 (ref msg # 18497 )
Pour relancer le débat et les recherches autour du cormier, je vous livre un extrait du livre " Les plus gros arbres de France" de Félicien LESOURD et Eugène LE GRAVEREND, révisé et réédité sous la direction de Daniel Lejeune et édité par le Cercle Généalogique du Haut Berry :

"F. Lesourd avait cité, en 1929, trois sujets dont deux remarquables:
- le 1er situé à Saint-Nom-la-Bretèche, près de la station de chemin de fer avait: circonférence 2m85, hauteur 15 mètres;
-le 2e, situé à LACQUY ( Landes), propriété de Palorme-Bel-Air, avait: circonférence 2m76, hauteur 16 à 17 mètres.
Il serait intéressant de savoir si le sujet situé à Montlhéry et dénommé le roi des Cormiers existe toujours.
Au Bois de Boulogne, petite île du Lac inférieur, un exemplaire nous a été signalé, en 1954, comme ayant: circonférence 1m40, hauteur 10m50, âge 102.
Et qu'est devenu le sujet remarquable situé à Bresse-sur Grosne ( Saône-et-Loire) et qui, parfois, produisait 18 hectolitres de cormes? En 1894, il avait: circonférence 4m, hauteur 16m, diamètre de frondaison 19 mètres. Selon plusieurs auteurs, les plus beaux exemplaires connus en France étaient situés, en fin du XIXème siècle, à l'Ecole Nationale d'Agriculture de Grignon ( Note Filopat: l'INA Paris Grignon probablement). De très beaux sujets existent également dans le domaines des Barres ( Loiret)."

Bon ben voilà des pistes à faire saliver d'envie, n'est-ce pas? Gros arbre ne signifie pas nécessairement bons et surtout gros fruits, mais il pourrait bien y avoir quelques perles parmi ces ancêtres... si on les a garder longtemps, ils devaient avoir un intérêt... à condition bien sûr qu'ils existent encore.

Alors amis du Cormier, du greffage et de la sauvegarde du patrimoine fruitier habitant à proximité des arbres cités, se serait sympa de faire un petit tour et de nous tenir au courant: ces arbres existent-ils encore? Produisent-ils des fruits? De quelle taille, quelle couleur, forme. Nous voulons tout savoir!


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