Greffe de chataignier sur chene

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JM a écrit le 17/09/2016 09:05
Pourquoi ne semez-vous pas les chênes sur place ? La semence est facile à trouver à la bonne saison, et on peut choisir des semenciers poussant dans les conditions écologiques semblables à celles du verger à planter.
Le problème c'est les rongeurs(campagnols..), qui trouvent invariablement le gland semé...

Trois parades possibles, par ordre croissant d'efficacité :

-Pralinage des glands par un souricide.

-Pose juste sous la surface du sol(1cm) d'un carré de 20cm sur 20cm de grillage de fer à mailles carrées de 10mm. A la verticale des glands le Glandes enfouis à 3ou 4cm. Grillage Préalablement porté à incandescence s'il était galvanisé, pour faciliter sa dégradation. Il semble que les campagnols creusent verticalement, le grillage les arrête donc.

-Semis dans une bouteille en plastique translucide sans étranglement (eau minérale): couper la partie conique. Dans la partie cylindrique disposer successivement : 3 ou 4 cm de terreau, les glands, puis la quantité de terreau permettant d'atteindre 5 à 7 cm sous le niveau de la coupe de la bouteille. Creuser un potet de la hauteur de la bouteille. Y placer 5 à 7 cm de terre meuble . Retourner la bouteille en obturant l'ouverture et la placer dans le potet en position verticale. La colonne de terre et glands se déplace vers le bas de 5à 7cm jusqu'au contact du fond du potet . On soulève la bouteille pour ramener le niveau de la terre dans la bouteille à la surface du sol.
Ensuite dans cette mini serre, on observe la germination, on pratique des ouvertures dans le chapeau, puis enlèvement du chapeau, puis enlèvement du cylindre en l'incisant le long de génératrices. enfin sélection du plus beau chêne...

Cette méthode évite la transplanattion des chênes et les dommages aux pivots .


Plus simple ! Planter des plants forestiers, laisser passer une saison (avec arrosage, amendements, fertilisation) et greffer l'année d'après.

La méthode de Francois mérite d'être détaillée (prélèvement des greffons, conservation, époque de greffage, maintenance du PG, tire sève, ...) pour être répétée, améliorée, trouver des variantes.
gavot a écrit le 17/09/2016 12:13
Plus simple, mais on perd de la qualité d'enracinement, précieuse dans les terrains difficiles, et d'autre part on ne connait pas toujours (ou pas souvent) avec certitude la provenance des plants forestiers!
François du Perche a écrit le 19/09/2016 12:46
La méthode de Francois mérite d'être détaillée (prélèvement des greffons, conservation, époque de greffage, maintenance du PG, tire sève, ...)

En reprenant tous les messages depuis le 19 mars, tous les détails y sont.
Les plants forestiers sont très capricieux, c'est vraiment à déconseiller, il vaut bien mieux semer des glands (bien choisis). D'ailleurs, je n'ai fait les greffes que sur des chênes spontanés. J'ai 950 chênes rouvres (plants forestiers de Lemonnier) plantés en décembre 2012, à peine 10% ont bien démarré, les autres végètent à 50cm de haut malgré les soins apportés. Je vais être obligé de les doubler avec des glands ramassés sous les + beaux chênes à proximité.
Les chênes d'Amérique plantés en même temps dans une petite parcelle juste à côté font 3m de haut.
floyd a écrit le 20/09/2016 13:58
Les pépinières citées ont pourtant très bonne réputation.
Racines nues?
François du Perche a écrit le 20/09/2016 14:42
oui, racines nues, les chênes d'Amérique, eux aussi racines nues, venaient du même pépiniériste, ils ont bien marché.
Il faudrait trouver des chênes hybrides (rouvre x pédonculé) pour se rapprocher de ce qui était en place, mais ça n'existe pas, il faut choisir l'un ou l'autre. L'autre solution consisterait à se faire soi même les plants en semant des glands recueillis sous les + beaux chênes. Pour quelques centaines, ça doit être faisable mais ce n'est pas prouvé qu'ils supporteraient la transplantation. La mise en place de glands semble + rationnelle (et + économique).
floyd a écrit le 21/09/2016 21:34
En forêt domaniale, cette récolte n'est pas autorisée… Bien se renseigner auprès de l'Office.
François du Perche a écrit le 22/09/2016 00:07
j'ai prévu de les ramasser chez moi où il y a de beaux & vieux chênes juste à proximité de cette plantation, en espérant que les sangliers ne passeront pas avant moi.
JM a écrit le 23/09/2016 08:29
Plus simple, mais on perd de la qualité d'enracinement, précieuse dans les terrains difficiles, et d'autre part on ne connait pas toujours (ou pas souvent) avec certitude la provenance des plants forestiers!

J'en ai planté de grandes surfaces (pédonculé, rouvre, rouge) ça reprend bien, il y a bien sur quelques précautions à prendre.
La provenance est toujours indiquée, c'est obligatoire.
floyd a écrit le 08/10/2016 17:54
Quelques inquiétudes sur la santé du chêne-chataignier de Saint Mars d'Outillé;

J'avais alerté par courrier la mairie et de vive voix la petite-fille d'Henri Chevreau, le greffeur, sur l'état de santé de l'arbre.
Le cynips et l'ancienneté du chêne-chataignier pourraient être les causes d'un début de descente de cime.
La municipalité pourtant doublement alertée et toujours propriétaire de l'arbre ne nous a pas communiqué d'informations sur ses intentions.

A l'occasion, passez donc saluer cet arbre étonnant et merci de faire part à la municipalité de votre ressenti.
François du Perche a écrit le 10/10/2016 12:04
Si ce vieux chêne-châtaignier risque de mourir, c'est une raison supplémentaire pour qu'il y ait des relèves dans différentes régions.
Suite aux photos postées en mai-juin, en voici d'autres prises ce jour des points de greffe. Ce n'est pas très beau, plein de bourrelets mais ça semble solide, à noter que le greffon Dorée de Lyon est devenu presque aussi gros en diamètre que le PG au bout de 6 mois de végétation.





nouvel azertien a écrit le 01/12/2016 13:47
Un article sur le sujet :

https://books.google.fr/books?id=hdZMAAA...
François du Perche a écrit le 01/12/2016 23:34
Patrice avait déjà signalé ce texte le 9 janvier 2007 (page 1)
François du Perche a écrit le 10/05/2017 12:38
Nouveaux essais le 24 avril avec Bouche Rouge et Comballe sur un chêne rouvre de 2m de haut (deux anglaises sur départ de branche et deux fentes latérales sur le tronc, pour comparer les bourrelets de greffe, qui sont solides mais vilains avec fente latérale) + quelques anglaises sur des + jeunes plants de chênes spontanés (hybrides rouvre-pédonculés).
Au bout de 15j, tout a l'air de démarrer.
Les greffes de l'an dernier redémarrent bien mais en retard de 15j sur les châtaigniers dont sont issus les greffons qui sont à 50 m de distance peut-être dû à l'orientation ?).





François du Perche a écrit le 10/05/2017 12:39
et sur un jeune plant

floyd a écrit le 10/05/2017 16:14
Fort jolies "poupées".
Souhaitons leurs bonne chance.
François du Perche a écrit le 30/05/2017 12:02
Curieusement, sur la greffe de "Belle épine" réalisée l'an dernier, la branche est couverte de chatons (photo dès que possible) donc il devrait y avoir des fruits cette année alors que l'arbre dont est issu le greffon n'a pas encore voulu fleurir depuis que je l'ai planté. ça permettra de voir si ces châtaignes ne sont pas âpres et ne voient pas leur goût dénaturé par la sève de chêne. J'ai aussi lu quelque part que quand les arbres se mettent à fructifier abondamment, c'est un réflexe de survie de l'espèce et qu'ils n'en ont plus pour très longtemps
ARHUS76 a écrit le 31/05/2017 07:51
Tu penses que les chataigniers sur chênes change le goût du fruit?
Il dois me rester 3 yeux de chataignier au frais. Si j'ai le temps je vais tenter aussi.
François du Perche a écrit le 01/06/2017 13:38
Goût des marrons : des informations contradictoires circulent : en p.1, un témoignage certifie que les marrons étaient d'excellente qualité, mais j'ai lu ailleurs qu'il fallait greffer un intermédiaire châtaigner sauvage avant de greffer la variété pour ne pas avoir des marrons âpres. Donc à tester.
Avec la canicule et le soleil, tous les jeunes bourgeons des greffes en photo ci-dessus ont grillé, donc à recommencer l'an prochain, sauf miracle
Quant à la "Belle épine"greffée l'an dernier qui fleurit abondamment, voici la photo.


Will a écrit le 13/07/2017 21:16
Voilà une nouvelle source ancienne. Les livres sont téléchargeables sur Gallica si vous voulez la source complète.
Le plus étonnant est la facilité rapportée, en comparaison avec les difficultés rencontrées par certains greffeurs expérimentés du forum : "je puis assurer qu'elles réussissent très bien", "elles manquent rarement".

Manuel du cultivateur provençal T1 (Henri Laure) p. 422 :
"Si c'est sur chêne blanc que l'on veut multiplier le châtaignier; dans le mois d'avril, l'on coupe ces arbres rez-terre, et l'on pratique sur ces arbres la greffe en fente quand les sujets ont un à deux pouces au plus de diamètre, et la greffe en couronne quand ils sont plus gros. On lie et on recouvre le tout de terre fine. Il est cependant nécessaire que l'oeil le plus élevé de la greffe ne soit pas enterré.
Si les chênes sont trop développés pour pouvoir être coupés rez-terre, on peut les greffer dans leurs branches en employant les mêmes greffes et encore celle à sifflet ou en flûte, en ayant soin, dans les premières, de les entourer autant que possible avec de l'argile, pour éviter que l'air ne pénètre dans la partie incisée.
Je ne puis assurer que ces greffes soient de longue durée, l'expérience me manque pour cela ; mais je puis assurer qu'elles réussissent très bien. M. Laugier, propriétaire à la Garde près Toulon, a greffé ainsi plusieurs chênes, qui donnèrent la première année des tiges hautes de deux à trois pieds. Ces arbres, se trouvant sur les rives du torrent de Reganas, furent déracinés et emportés par une grande crue d'eau qui survint pendant l'hiver de la même année. J'ai essayé ces greffes moi-même et j'ai éprouvé qu'elles manquent rarement quand elles sont faites avec soins et avec les précautions nécessaires."

Manuel du cultivateur provençal T2 (Henri Laure) p. 28 :
"Si le sujet est assez gros, on peut placer une greffe sur chacune des deux extrémités de la fente. C'est ainsi que j'ai fait cette année pour des greffes de chêne-liège faites sur chêne-yeuse et pour des greffes de châtaigniers faites sur chêne blanc, opérées les unes et les autres en coupant les sujets à un pouce au dessus du sol."

Bonnes expérimentations et merci pour vos partages
pat05 a écrit le 22/08/2017 18:02
bonjour à tous
je suis tombé sur vos échanges très intéressants concernant la greffe du châtaignier sur le chêne. J’avais lu "quelque part" que les réussites sont d'autant plus nombreuses que la jeunesse du pg est grande. j'ai greffé en écusson les 9 aout sur un jeune chêne ( semi-spontané) le tronc de la taille d'un petit doigt à ce jour le pétiole est tombé et le bourgeon est bien vert

et du rameau. Loupe cutter me sont nécessaire

.mais ceci dit voici aujourd'hui le résultat
https://i.goopics.net/mRYj0.jpg">
. À suivre .mais quelque temps avant le 11 juillet j'ai pratiqué une mini greffe en fente classique sur un gland prélevé dans la forêt la difficulté à ce stade juvénile vous vous en doutez c'est la taille du pg

et du rameau. Loupe cutter me sont nécessaire

.mais ceci dit voici aujourd'hui le résultat [img]https://i.goopics.net/WpkAV.jpg
.si vous avez déjà pratiqué ce genre de greffe faite le moi savoir


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