Greffer un cormier

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belinsecte a écrit le 07/08/2019 05:39 (ref msg # 65396 )
sur mes aubépines aucune réussite, ni au collet pourtant en laissant un tire sève de 20cm, ni un peu plus haut comme sur mes photos sur page 5. pourtant je me suis appliqué et y réussis tous mes eriobotrya, mespilus, cydonia, amelanchier...
Message modifié 3 fois ; la dernière fois le 07/08/2019 05:42 par belinsecte
visakoivu a écrit le 07/08/2019 08:39 (ref msg # 65399 )
C'etait la meme pour mes greffes de cormier sur aubepine, aucune a reussit. Je ne comprends pas pourqoui l'aubepine est donne comme pg pour cormier dans tous les livres etc du cormier, greffage, multiplication des fruitiers...

Et aussi, il n'y a aucune reference dans la literature que la greffe sur aubepine et difficile a reussir, parfois seulement qu'il est deconseille du raison de croissance tres different en diametre, limitant la duree de vie d'un cormier greffe sur aubepine. Mais, comme deja ecrit, je n'ai jamais eu ce problem, parce que la greffe n'a jamais pris!
belinsecte a écrit le 07/08/2019 09:39 (ref msg # 65400 )
probablement l'espèce d'aubépine a une importance (voir article cormier de la section "articles" de greffer.net)
floyd a écrit le 07/08/2019 10:52 (ref msg # 65401 )
Il y a cette difficulté de greffage et surtout le fait que cet arbre est rustique, à grand développement, apprécié pour son bois dur et ses fruits à jus.
Aucune raison de le greffer sur un PG faible, cela n'aurait aucun sens, aucune utilité pratique pour le planteur. D'où l'extrême rareté des sujets anciens présentant la trace de cette opération.

L'obtenteur de variétés nouvelles, peut bien évidemment avoir envie de récolter plus rapidement les premiers fruits, auquel cas la greffe sur PG faible est un plus. Mais y a-t-il jamais eu des hybrideurs de cormiers!

Le cormier a un bois dur. Comment cicatrise-t-il?
visakoivu a écrit le 07/08/2019 11:22 (ref msg # 65403 )
Pour la greffe de cormier sur cormier, ca se cicatrise normalement, come pour la greffe des pommiers, poiriers ...

La greffe sur pg nanifiant est interessant pour la production des fruits ou pour collecter des varietees.
patrice a écrit le 27/08/2019 17:30 (ref msg # 65498 )
Bonjour.

Des membres du site m'ont indiqué avoir la faveur de greffe en couche chaude (greffe sur PG dormant, ligature, parafilm, couche chaude 3 semaines) pour le cormier, levant les difficultés avec cette espèce. Je n'ai pas testé, je l'indique au cas où cela n'ait pas été encore abordé pour ceux qui veulent prendre le temps de la vérification.
floyd a écrit le 27/08/2019 18:39 (ref msg # 65499 )
Après Denis-Jacques Chevalier, je dirai que puisque la réussite de la soudure dépend du bon état de greffon, indépendamment du PG, toutes les pratiques qui peuvent faciliter la multiplication cellulaire ont un intérêt majeur. La douceur de la température d'une couche chaude en particulier. Couche chaude, à partir d'un fumier ou d'une installation électrique…
De mémoire, les boutures greffes de vigne profitent des mêmes soins.
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 27/08/2019 18:40 par floyd
anonyme a écrit le 28/08/2019 16:00 (ref msg # 65510 )
Bonjour,
Le cormier est présenté par GRESSENT comme l'ultime recours pour la greffe de poirier sur les terrains particulièrement ingrats.
Vous confirmez?
J'en ai donc déjà greffé deux pour une petite parcelle qui est indéniablement à classer dans cette catégorie.
Il m'en reste quelques uns pour planter en l'état, ou faire autre chose, faut voir.
Je viens de parcourir votre discussion et ai découvert plein de choses intéressantes, dont l'existence de la Sepenes et son site en suivant le lien fourni par Floyd.
J'y ai découvert que l'association aura un stand au prochain comice de la Ferté Bd le week prochain. Une belle occasion de satisfaire un vieux fantasme. Mon dernier comice agricole dans cette ville remonte à ...1967! à l'époque, c'était quelque chose.
Alors, c'est décidé, j'y retourne. J'en profiterai pour récupérer un exemplaire du traité du cormier (au pire il en reste en vente en ligne)

Grand merci Floyd, à qq jours près, je ratais l'occasion.
floyd a écrit le 29/08/2019 14:46 (ref msg # 65517 )
La Sepenes est une des associations les plus actives dans maints domaines.
Charles, tu n'hésiteras pas à saluer de ma part (Richard) ces passionnées de botanique et de cormiers.
anonyme a écrit le 04/09/2019 21:29 (ref msg # 65545 )

Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 06/10/2019 14:48 par
ké20 a écrit le 06/09/2019 23:42 (ref msg # 65551 )
Bonjour
J'ai réussi toutes mes greffes de cormier sur Alisier Torminal (2/2), et presque toutes sur cormier (5/6)
En revanche, j'ai un 0/4 sur pommier. Donc, j'en déduit une incompatibilité avérée sur pommier.
Je suis déçu, d'autant plus que c'est la même variété que j'ai mise sur pommier... " La Géante de Saint Germain "....
Mes greffes ont été réalisées "tardivement" en avril avant une quinzaine de journée de chaleur, cela m'avait inquiété en raison de la probable déshydratation des greffons.

L'an prochain, je testerai cormier sur Pyrus Calleryana. Ce pg passe partout a des chances de tolérer le cormier.
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 06/09/2019 23:46 par ké20
floyd a écrit le 06/09/2019 23:47 (ref msg # 65552 )
Bravo, c'est plus que prometteur.
L'observation du point de greffage sera aussi très intéressante; un vrai bourrelet ou une cicatrisation bien lisse.
floyd a écrit le 16/12/2019 20:03 (ref msg # 66108 )
Charles LESAINT, membre de la Société d’Horticulture d’Ille-et-Vilaine, me permet de reproduire l'article qu'il vient de consacrer à la greffe de poirier sur cormier. L'article a été publié dans la lettre d'information de l'association "CORMIER Sorbus domestica, Evelyne Moinet (présidente)". Alfred Gressent, a déjà été évoqué sur ce forum. Voilà l'occasion de lire son intérêt pour des greffages rares.

"Une utilisation du cormier comme porte-greffe pour le poirier
Trouvée dans un livre d'Alfred GRESSENT (1818-1880?), une utilisation du cormier comme porte-greffe pour le poirier ne manque pas d’attirer l’attention.

Peu de renseignements sur ce professeur d'arboriculture qui a exercé à Orléans et à Sannois et a eu un certaine renommée de son vivant. Wikipédia l'ignore. Heureusement, l'essentiel de son oeuvre est accessible sur Gallica.
Ses livres consacrés à l'arboriculture fruitière, aux cultures potagères et aux parcs et jardins ont fait autorité et ont été largement diffusés dans le grand public durant la deuxième moitié du XIXème siècle. On en trouve encore de temps en temps en vente sur les sites spécialisés.

Revenons à notre cormier porte-greffe : c'est dans le livre " L'arboriculture moderne" réédité 10 fois que l'on trouve cette information à partir de la page 371 :
Le poirier se greffe sur quatre sujets différents : sur cognassier, sur poirier franc, sur cormier et sur épine blanche.[…] Le cormier est un excellent sujet pour le poirier : il tient le milieu, comme vigueur, entre le cognassier et le poirier franc ; il a le désagrément d’être très long à venir et d’exiger une certaine somme de chaleur, mais aussi l’avantage de former d’excellents arbres dans les sols de qualité plus que médiocres, où le poirier refuserait toute végétation. Le cormier ne vient pas au nord de Paris ; il ne peut être cultivé avec succès qu’à partir des rives de la Loire jusqu’à la Méditerranée.
[…]
Il n’existe pas de terrain, quelque ingrat qu’il paraisse, où l’on ne puisse obtenir facilement d’abondantes récoltes d’excellentes pires, en ayant recours aux sujets que je viens d’indiquer. Le cormier et l’épine blanche seront rarement employés ; il suffira, la plupart du temps, de bien préparer le sol, de planter sur poirier franc ou même d’affranchir le cognassier pour obtenir le résultat désiré. 
[…]
Le cormier et l’épine blanche sont la ressource suprême, la consolation du propriétaire qui voit sa propriété veuve de toute production et qui entend répéter chaque jour : «  Le terrain ne vaut rien, » ou : « Les fruits ne peuvent pas venir ici ». Le cormier et l’épine rayent le mot impossible dans la culture du poirier.
On trouve dans toutes les pépinières des poiriers greffés sur cognassier, et quelques fois des poiriers sur franc, mais jamais de poirier greffés sur cormiers et sur épine blanche. Lorsqu’un propriétaire a besoin de ces arbres, il doit les commander à l’avance à un pépiniériste, s’il veut s’en charger, ou les faire lui-même, si le pépiniériste dit que c’est impossible ; rien de plus facile en achetant de très beaux plants de cormier ou d’épine blanche, et en les cultivant comme le cognassier.

Je n'ai trouvé aucune autre mention du cormier dans cet ouvrage, ni aucune autre mention de cet usage du cormier dans les autres ouvrages spécialisés auxquels j'ai eu accès.
Toute information sur le sujet sera la bienvenue.

Ayant par chance (!) une petite parcelle de terrain particulièrement ingrat, j'ai tenté l'expérience. Sur deux jeunes cormiers récupérés en forêt, j'ai greffé au printemps dernier à l'anglaise, sur l'un, une poire à cuire Martin sec, et sur l'autre, une poire de crapaud.
Pas de soucis au greffage, cormier et poirier s'entendent très bien.
Les deux plants sont en place depuis quelques jours, en compagnie d'un plus classique crapaud greffé sur franc, en guise de témoin.
Gressent souligne que le cormier est long à venir, il faudra donc du temps pour juger de l'intérêt du cormier comme porte-greffe, à moins que quelqu'un d'autre n'ait déjà un retour d’expérience sur ce greffage. Affaire à suivre ..."





Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 16/12/2019 20:06 par floyd


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