bouturer un noyer ?

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chrys a écrit le 22/06/2008 22:10
bonjour à tous,

avez vous essayé de bouturer un noyer? avec quel résultat?
si ça a marché, comment avez vous procédé?
merci d'avance!
patrice a écrit le 23/06/2008 06:54
Les boutures "classiques" donnent des résultats nuls.

Avec étiolement, les résultats référencés restent faibles.

Je n'ai aucune info sur le marcottage.

Le mode de multiplication du noyer est le semis, suivi du greffage, qui lui aussi est assez technique.
floyd a écrit le 23/06/2008 10:01
Les noyers, arbres puissants et de croissance rapide, gagnent à être semés en place pour la mise en place d'un système racinaire avec pivot.
Greffe en tête, selon Michard, par fente du bourgeon terminal… à réussir du premier coup!
patrice a écrit le 23/06/2008 10:10

Greffe en tête, selon Michard, par fente du bourgeon terminal… à réussir du premier coup!


En pratiquant, on se rend compte que tout n'est pas si simple.
Le greffon nécessite une protection anti-déshydratation pour une bonne reprise..
Si tu as la pratique et la méthode pour réussir une fente terminale de noyer sans protection anti-déshydratation et 100% de réussite, fais nous la vite connaître !
Je ne m'étends pas plus car ca n'a pas de rapport avec la question posée, la greffe en fente terminale, et autres techniques anti-déshydratation pro & amateurs ont été largement abordées sur le forum.
floyd a écrit le 23/06/2008 11:44
Mon propos visait seulement à souligner que la greffe n'était possible qu'une seule fois.
La pluspart des autres greffages peuvent être réitérés en cas d'échec, en recoupant plus bas le PG.
Pour le noyer en terminal c'est impossible "par nature".

Michard était un bon pédagogue du greffage, en le lisant on trouve tout facile à réussir!
chrys a écrit le 24/06/2008 21:28
merci de vos réponses
a l'automne, j'essaierais bien une bouture comme pour le figuier, dans une bouteille,
ça ne coute rien d'essayer, je vous dirai le résultat.
A+
Aleph a écrit le 08/11/2008 18:57
En multiplication végétative classique, le noyer ne se bouture pas, seul est pratiqué le marcottage sur pied-mères. Les deux variantes sont employées: marcottage en butte ou aérien. Les résultats varient selon les clônes, mais dans l'ensemble c'est assez délicat.

Comme il a été dit très justement, le greffage est la bonne solution pour les noyers à fruits.
Personnellement, j'affectionne la greffe "en placage d'écusson" qui m'a donné de bon résultats et qui est d'une exécution facile. Chaque fois que c'est possible je l'emploie sur d'autres espèces.
koutaib a écrit le 25/10/2010 11:08
Bonjour,

Ce n'est pas encore gagné mais j'ai bien 3 boutures de noyer qui ont demarré mais avec le froid ce n'est pas facile.
Coupées en juillet mis dans du terreau et arrosées regulierement, seules les boutures avec bourgeon teminal, ont l'air de prendre avec une qui a emis 3 petites feuilles.
Je ne sais pas si je dois les rentrer a l'abri du froid ou les laisser dehors en esperant qu'au printemps prochain, elles vegetent.
floyd a écrit le 25/10/2010 13:41
Prévois de mettre hors gel ces boutures en pot.
S'il est plus simple de les rentrer sous serre froide, il faut encore veiller aux moisissures et réagir immédiatement.

Ces boutures avaient-elles reçu une dose d'hormone de bouturage?
koutaib a écrit le 25/10/2010 21:27
Pas d'hormone.
J'ai coupé une branche d'un noyer ensuite je l'ai decoupée en rameaux de 20 a 40 cm mais tous les rameaux ayant 2 coupes (une de chaque coté) ont deperis, 3 ou 4 terminaux (ayant une seule coupe d'un coté et un bourgeon de l'autre) ont l'ai de partir.
Je mettrai des photos si ça evolue.
michelh79 a écrit le 27/10/2010 13:34
Je n'ai même jamais réussi un simple semis de noyer .. honte sur moi ... ops:

Heureusement les geais" paresseux "( ou oublieux , selon les versions ) le font très bien à ma place ...
autrevie a écrit le 27/10/2010 15:58
Seul l'aéro et sa petite sur ultra peuvent garantir des réussites,mais ca reste à voir!
koutaib a écrit le 27/10/2010 17:27
Le semis des noix, rien de plus simple, il suffit d'imiter la nature.
Tout d'abord de la qualité des noix. Mes experiences vont du 80% de reussite avec des noix achetées chez les grandes surfaces au kilo pas en sachet plastique, jusqu'a 5% de reussite avec des noix mal conservées (parasites).
Pour accelerer la germination, j'ouvre legerement la noix avec un couteau en evitant de trop ecarter ou casser en deux.
Ensuite je mets un chiffon synthetique (pour eviter qu'il pourisse) mouillé dans un sachet transparent pour mieux voir. Je mets les noix apres les avoir bien rincées a l'eau avec un peu de javel. Avec la sciure de bois ça marche aussi mais on voit mal la germination.
Je laisse germer sous l'evier de lacuisine. ça a marché de fevrier a juin, ensuite je les plante dans du terreau et j'arrose sans trop mouiller.
ça germe vite mais ça pourrit vite aussi.
floyd a écrit le 27/10/2010 19:22
Merci pour cette description de ta pratique, koutaib.
Par ici en Sarthe, les noyers sont spontanés en bordure de champs argilo-calcaires. Je pense que trop de terreau n'est pas "naturel".
michelh79 a écrit le 27/10/2010 20:09
Oui comme chez moi .. , il y avait un peu d'humour dans ma réponse .. Pourquoi se fatiguer à semer des noyers, alors qu'ils viennent tous seuls ... Chez moi , mon terrain tournerait vite à la foret de chênes , noyers, frênes .. si je laissais faire ..
François du Perche a écrit le 29/08/2011 11:17
qques photos, env. 4s après, de boutures herbacées (la bouture photo n°2 fait 90cm de ht, gros plan sur son sommet en n°3) et d'une greffe herbacée (franquette) à partir de rejets "rejuvénilisés".
1/3 des boutures ont l'air de prendre (les autres ont noirci) et l'unique greffe aussi, le bourgeon terminal a un petit duvet velouté signe de bonne santé. Mais c'est loin d'être gagné.









François du Perche a écrit le 06/09/2011 11:32
en y regardant de + près 8j après, les boutures dont le sommet avait noirci & qui étaient considérées comme perdues ont émis des bourgeons et même des feuilles pour l'une d'entre elles (gros plan). Les pétioles se sont détachés aisément, ce qui est bon signe je crois.
résultat : sur 14 boutures (dont 2 grignotées par les lapins avaient été renfoncées en terre le lendemain), 10 sont en bonne voie, ce qui est encourageant. Deux arrosages à l'eau sucrée (20g pour un arrosoir de 10 L) ont peut-être aidé. La recommandation de 80g/l de Mr Cornu est dangereuse en plein air car on risque d'attirer des insectes prédateurs et des taupes; une seule taupe prenant toutes les boutures en enfilade peut ruiner l'expérience.









floyd a écrit le 06/09/2011 21:55
AÏe, François du Perche aura tenté ses arrosages à l'eau sucrée après la lecture du compte-rendu d'un essai de bouturage… in vitro.
Là est toute la différence.

Les milieux de culture en éprouvette sont des "soupes gélifiées" complexes avec un peu de sucre. Cela est vrai.

Dans nos pépinières et nos vergers, aucune raison de gaspiller et d'arroser au sucre.

C'est un coup à rendre diabétique les vers de terre. (non je rigole, )
François du Perche a écrit le 06/09/2011 22:46
J'aurai utilisé depuis le début de ces bouturages 2X20g de sucre soit environ 4 cmes d'€. Me voilà ruiné hélas & les vers de terre vont devenir dépendants et assistés et, devenus obèses, restés coincés dans leur galeries, empêchant la terre de respirer et causant une catastrophe écologique majeure similaire à la disparition des abeilles.
Compte tenu du fait que j'ai amendé la terre avec du sable et de la vermiculite, peut-être que le sucre restera dans cette dernière et pourra un peu aider le développement des racines, pourquoi pas ?
En tout cas, ça ne risque pas de brûler les jeunes racines puisque c'est utilisé dans la reproduction in vitro.
floyd a écrit le 08/09/2011 00:11
Sur le devenir de cette eau sucrée, elle va être largement diluée avant que les bactéries ne transforment le saccharose en alcool, en acide acétique, puis en eau et en gaz carbonique.

Finalement je craindrais plutôt l'addiction alcoolique des vers de terre…


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