Visite de la Forêt fruitière à Banne en Ardeche

greffer.net >> Promenades fruitières

floyd a écrit le 08/04/2011 23:05 (ref msg # 30139 )
Maurice Chaudière est en Sarthe ce vendredi et ce samedi 9 avril, à l'invitation de quelques amis permaculteurs.
J'irai écouter ce grand monsieur parler d'abeilles, de poteries, de greffes.
C'est à Jupilles, salle communale.
floyd a écrit le 10/04/2011 00:44 (ref msg # 30148 )
Quel personnage! Les mots et les qualificatifs seront toujours trop faibles pour décrire le bonheur de passer une longue après midi à écouter Maurice.
Qu'il parle d'abeille, de poterie ou de greffes il est intarissable et sa culture partagée avec des mots simples coule comme du… miel.

Heureusement, car il a encore tant de gens à convaincre… en douceur.
patrice a écrit le 30/04/2011 08:11 (ref msg # 30399 )
car il a encore tant de gens à convaincre… en douceur.


Je suis surpris que l'auteur, ainsi que l'éditeur de cette deuxième édition de l'ouvrage, n'aient pas, par respect pour le lecteur, fait un réel retour d'expérience. Même si certains ont d'entrée trouvé cette approche farfelue, l'auteur a le mérite d'avoir mené à terme son expérience ; mais il est dommage qu'il n'en tire pas les conclusions, alors qu'il y a maintenant un certain recul.
Le reportage photo de la foret fruitière montre bien qu'il n'y a pas qu'un problème de chasseur. Les expériences que j'ai pu faire montre que certaines espèces sont parfaitement adaptées à ce genre de situation (amélanchier, pistachier, ...), et d'autres pas du tout (prunus...).

Des nouvelles de ma greffe de cerisier en garrigue, qui n'est plus très jeune ; un bonsai comme dit "bourru"... C'est pas avec çà qu'on va nourrir la planète...



floyd a écrit le 30/04/2011 08:45 (ref msg # 30401 )
Sans doute pas facile de sortir des sentiers battus… Maurice n'est plus tout jeune et les soucis de santé étaient assez sérieux pour l'inciter à ralentir quelques temps.

Quant à ajouter un chapitre un peu pessimiste à un ouvrage qui a enthousiasmé ses lecteurs, c'est une tache difficile. L'éditeur aura préféré répondre aux demandes d'une réimpression.

Je suppose Patrice, que Maurice et toi, ardéchois, vous connaissez assez, non?
patrice a écrit le 30/04/2011 09:55 (ref msg # 30404 )
Il ne s'agit pas d'une simple réimpression mais d'une édition revue et augmentée (chez un autre éditeur [les éditions de Terran] que celui du petit livret d'origine). D'où ma remarque.

Quant à ajouter un chapitre un peu pessimiste à un ouvrage qui a enthousiasmé ses lecteurs, c'est une tache difficile.


C'est bien ce qui me surprend dans le cadre de cette nouvelle édition complétée, compte tenu du recul sur le devenu de la foret fruitière.

On apprend beaucoup en analysant les erreurs des autres. C'est un peu l'esprit ici même, où on ne fait pas que partager nos réussites
Et à mon sens, il est beaucoup plus sain et constructif de souligner ce qui n'a pas marché, plutôt que de le dissimuler. Un lecteur, qui partira sur ces bases de travail, en les prenant pour acquis, va rencontrer les mêmes difficultés sans cela, et pourra mettre en échec ses projets, et l’enthousiasme du lecteur s'effondrera.

Je suppose Patrice, que Maurice et toi, ardéchois, vous connaissez assez, non?

nous avons eu l'occasion de discuter, essentiellement sur la fameuse greffe de chataignier sur chene... où j'aurais bien aimé en voir un et avoir les instructions , ou "trucs", pour y parvenir.
patrice a écrit le 30/04/2011 10:30 (ref msg # 30405 )




A gauche la première édition aux éditions "Dragon Vert" en 1998, sous forme de fin livret ; à droite, l'édition "de Terran", dix ans plus tard, 2008.
paysarbre a écrit le 27/08/2012 14:56 (ref msg # 36673 )
Bonjour...

Je voudrais réagir sur ce sujet. Effectivement j'ai longuement rencontré Maurice il y a quelques années et je trouve que le site de Banne n'est pas tout à fait représentatif des possibles de son concept de forêt fruitière. L'abandon en est une des causes. Il n'y a pas de jardin sans jardinier. J'ai repris à mon compte les essais de Maurice et je ne suis pas aussi déçu que vous semblez l'être. J'ai de trés jolis résultat essentiellement avec prunier sur prunelier, poirier sur aubépine et cerisier sur mahaleb. Je vous ferais suivre des photos pour appuyer mon propos dès que je mets la main sur un appareil...

Je travaille sur une ancienne terre agricole à l'abandon depuis de nombreuses années, peut être est ce pour cela que j'ai de meilleurs résultats qu'en garrigue. De plus je fais un suivi sérieux de mes travaux. Taille des arbres voisins et de la greffe elle même. Parfois travail du sol ou semis d'engrais vert mais cela n'est pas systématique.

Dans une forêt en devenir, peu d'arbres atteignent à la longévité. Néanmoins je suis intimement convaincu que l'on peut développer un modèle de forêt nourricière.
La forêt est un système agricole "adragant" et pérenne. C'est là que réside sa force et son intérêt. C'est également un système complexe où les interactions sont nombreuses entre tout ses membres. (Arbres, sol, champignons, faune ). Nous sommes loin d'en avoir tout appris.

Voila je voulais juste amener une note positive à l'héritage de Maurice. Je lui doit bien ça. Je ne cherche pas à entretenir un mythe, mais juste à dire qu'il faut continuer à expérimenter dans sons sens.

Merci pour votre lecture attentive.

Cordialement

Tangi.

http://folamandier.eklablog.com/
claudeduvar a écrit le 27/08/2012 21:28 (ref msg # 36680 )
bonsoir,

il y a longtemps que j'ai expérimenté la forêt fruitière, avec mon greffoir j'ai greffé un maximum de plantes, fait beaucoup de tentatives. la concurrence en eau, en volume de terre, en lumière est impitoyable, avec un minimum d'entretien on peut entretenir le rêve tout au plus, venir à bout des drageons, des animaux est impossible. il y a des étapes intermediaires sans un travail intensif sur des sols dédiés qui valorisent mieux le greffeur et le cultivateur tant sur le plan affectif que technique. la foret est pas definition fruitière, elle permet de nombreuses récoltes à qui sait l'observer avec un rendement optimum nul besoin de lui forcer la main, par contre elle acceptera bien que nos petites mains s'entrainent en son milieu.
floyd a écrit le 27/08/2012 22:29 (ref msg # 36686 )
Entendre Maurice Chaudière en conférence ou lire ses livres sont d'égal bonheur. Un praticien, un poête, un auteur, mais inévitablement il fait l'impasse sur des préoccupations nouvelles des naturalistes et des chercheurs en écologie.

Nous l'avons évoqué parfois sur le forum, l'introduction d'une espèce ou d'une variété dans un milieu naturel et "sauvage" c'est à coup sûr apporter une pollution génétique.

Des hybrides spontanés peuvent s'avérer performants au point de supplanter les espèces du cru. Impossible de contrôler cette diffusion génétique.

Difficile donc de banaliser ces techniques de poêtes…
Par contre je suis favorable à l'idée de semer et d'entretenir les espèces fruitières rares (sorbiers, viornes, cornouillers, néfliers…) à partir de géniteurs/semenciers repérés sur place…
patrice a écrit le 20/08/2015 08:31 (ref msg # 49397 )
Je vous donne des nouvelles de la suite de mes expérimentations "foret fruitière". En photo ci-dessus l'état d'évolution du cerisier dont la photo avait été postée un peu plus haut dans ce sujet, il y a quatre années de cela.
Deux cerises cette année.

DavidP a écrit le 11/05/2017 18:31 (ref msg # 58145 )
Bonjour,

J'ai pris des photos des panneaux explicatifs.

Cordialement.





DavidP a écrit le 11/05/2017 18:33 (ref msg # 58146 )
Ainsi que les panneaux 4 et 5.
( L'insertion des fichiers en pièces jointes les a un peu mélangé ! )
Cordialement.



patrice a écrit le 26/09/2017 13:19 (ref msg # 59576 )
Un autre fil de discussion ici même sur une expérience rapportée dans la forêt fruitière : la greffe d'un pommier sur Pyrus spinosa qui donnerait une résistance au carpocapse. https://www.greffer.net/discussion/viewt... et qui, vu le débat spécifique qui se développe à ce sujet, restera sous forme de sujet séparé.


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