bouturer un noyer ?

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patrice a écrit le 08/09/2011 06:24
Pourriez-vous s'il vous plait faire un sujet dédié aux tentatives de bouture du noyer? merci
François du Perche a écrit le 08/09/2011 09:35
OK, je mettrai la suite si suite il y a à la rubrique Noyer -"bouturer un noyer" ouverte le 22 juin 2008. Désolé. Est-il possible de déparasiter ce sujet en transférant les messages & photos là bas ?
patrice a écrit le 08/09/2011 09:43
Voilà c'est fait. Merci.
François du Perche a écrit le 20/09/2011 19:14
une semaine de pluie et des températures nocturnes de 10° semblent avoir eu raison des boutures qui ont presque toutes noirci. Badigeon au pinceau avec de l'alcool à brûler à tout hasard. Deux semblent encore potentiellement vivantes.
Compte tenu de la sensibilité des noyers aux coups de froid, il aurait été préférable de faire ces boutures en intérieur. Partie remise à l'année prochaine.
François du Perche a écrit le 03/11/2011 18:43
Arrachage ce jour en douceur de toutes les boutures pour examen des hypothétiques racines. Pas la moindre trace de début de radicelles, même sur les boutures qui avaient émis des feuilles.
Tout a pourri. En lisant le sujet du jour "contre les moisissures" dans la rubrique reproduction végétative, je subodore que j'ai fait une grosse boulette en mettant cet été du BRF (de charme) en cours de fermentation sur le sol autour des boutures pour avoir moins à arroser.
autrevie a écrit le 28/11/2011 16:33
les marcottes aèriennes de noyers que Patrice ma "forcé" à faire au printemps semblent être pochent de générer des cals cicatriciels pertinents.
François du Perche a écrit le 28/11/2011 19:03
marcottes aériennes de noyers d'Autrevie....génèrent des cals cicatriciels

Qu'est-ce que ça veut dire ? Ces marcottes ont-elles déjà été séparées de leur noyer et ont-elles émis des racines ?
floyd a écrit le 28/11/2011 22:58
Avant de mettre en terre le rameau, il est habituel de réaliser une entaille. Donc cicatrisation et cal.
Et des racines… en principe!
François du Perche a écrit le 28/11/2011 23:32
c'est vrai, mais on se contrefiche de la cicatrisation sur le pied-mère.
Ce qui importe, c'est de savoir si la marcotte a réussi ou non.
floyd a écrit le 28/11/2011 23:42
Je précise que l'entaille est réalisée sur le rameau à l'emplacement espéré pour l'apparition des racines.

La plaie de sevrage coté PG n'est pas un problème majeur, coté bouture non plus d'ailleurs.
François du Perche a écrit le 29/11/2011 09:21
L'idée du cal cicatriciel est intéressante car de ce cal, des racines pourront être émises plus facilement que d'un morceau de bois fraîchement coupé.
On peut imaginer :
année 1 : on entaille au printemps sur plusieurs cm de long la tige à bouturer et on laisse faire le temps pour que ça cicatrise. Sans faire de marcotte. Peut-être certains produits (hormones ?) peuvent aider à la formation d'un cal important.
année 2, en enterrant le cal, on fait une marcotte aérienne au printemps ou une bouture à la mi-juillet .
C'est peut-être ce que tente Autrevie et qui expliquerait sa phrase mystérieuse.
floyd a écrit le 29/11/2011 19:24
Le cal cicatriciel est constitué d'un tissu végétal, un parenchyme si mes souvenirs sont bons, peu différencié, une sorte de "solution d'attente".

Effectivement, un apport hormonal va induire l'apparition des méristèmes spécialisés qui vont produire les racines. Un poudrage ou un trempage avec quelque hormone de bouturage peut en général y aider.
Sauf que le noyer est "peu coopératif"…
François du Perche a écrit le 29/11/2011 23:05
Ce cal cicatriciel semble être une sorte de "cellule souche" mais combien de temps garde-t-il ses propriétés polyvalentes ? 3 mois - 6mois - 1 an ??? avant de se transformer en écorce, au contact de l'air.
Si au bout d'un an, il s'est transformé en écorce, il n'y a plus d'avantage à étaler la multiplication sur2 ans.
Dans les essais que j'ai réalisés cet été, j'avais préalablement ligaturé la base des rejets pendant 15j avec une ficelle de cuisine. Cela avait fait gonfler cette base en créant une sorte de croûte ressemblant à un cal cicatriciel, d'où des racines auraient dû percer si l'essai avait réussi.
Peut-être faudrait-il attendre + longtemps que 2 semaines, un mois par exemple pour augmenter les micro-chances de réussite.
autrevie a écrit le 30/11/2011 19:45
la marcotte ne semble pas prête pour être sevrée
floyd a écrit le 30/11/2011 20:27
Les questions que tu te poses, François du Perche, sont de celles qui nécessitent l'examen au microscope de nombreuses coupes histologiques.
Si l'on rajoute la chronobiologie à tout ça nous devrons trouver un ingénieur-doctorant pour espérer une solution pratique.
François du Perche a écrit le 01/12/2011 15:57
autrevie nous dit :
la marcotte ne semble pas prête pour être sevrée
bien qu'elle ait été faite au printemps, c.à.d tôt dans la saison et beaucoup + tôt qu'à la mi-juillet, période qui semble optimale d'après les ouvrages sur le sujet précédemment cités.
Cela pourrait signifier qu'il faut étaler l'opération sur 2 ans pour espérer réussir puisque toutes les tentatives sur 1 an échouent, mais alors se pose le pb du passage de l'hiver, qui est peut-être un faux problème car une marcotte non sevrée et sans racine devrait se comporter comme une branche quelconque & donc résister au gel.
Quant à la nature des tissus qu'évoque Floyd, le cal formé par marcottage (donc en milieu humide) est sans doute différent de celui issu de la cicatrisation à l'air d'une plaie et le 1er est sans doute + propice à l'émission de racines, mais les deux méritent d'être tentés, le 2e ayant le mérite d'une très grande simplicité (alors que maintenir humide une marcotte aérienne pendant + d'un an est vraiment contraignant, bravo autrevie)
autrevie a écrit le 05/12/2011 21:48
il y a tellement de nuages que je n'ai eu a "l'arroser" qu'une fois.
Merci pour l’encouragement,je vais continuer alors.
François du Perche a écrit le 05/12/2011 22:20
oui, il faut continuer, car l'enjeu est de taille : personne n'a jamais réussi à bouturer un noyer, seule la reproduction in vitro semble y parvenir , voir lien déjà cité par Floyd : http://www.lj-biotech.com/lj-biotech_fr/...
Si le marcottage sur 2 ans ne marche pas, peut-être qu'une solution intermédiaire permettrait de créer des conditions propices à l'émission de racines. En faisant des scarifications sur une jeune pousse à la mi-juillet(rejuvénilisée si possible) + poudrage avec hormones + enrobage avec 4 ou 5 couches de parafilm en laissant cicatriser jusqu'à l'année suivante. A la mi-juillet suivante (c.à.d 1 an après) coupe de la dite pousse pour bouturage (ou marcottage jusqu'à l'automne) .
J'ai coupé il y a 8j qques grosses branches de noyers, profitant de cette courte période où ils sont hors-sève et devrais donc disposer l'an prochain de pas mal de rejets "rejuvénilisés" pour continuer les essais.
François du Perche a écrit le 26/07/2012 16:39
nouvel essai hier avec des boutures "rejuvénilisées" de Franquette découpées à la scie très fine avec un petit talon d'écorce
(ou plutôt de cal car on est au bord de grosses coupes de novembre dernier).
Essai à l'abri pour s'affranchir de la météo délirante et de possibles canicules & nuits fraîches à venir (+ lapins & taupes).
Mélange vermiculite, sable, terreau tamisé 1/3 de chaque.
Enrubannage avec parafilm étiré à fond, 15cm enterrés, hormones Clonex + Root it, moitié de chaque.
19 boutures, des courtes, des longues, avec ou sans bourgeon terminal mais toujours avec un talon de cal.
Essai en parallèle avec la même méthode sur 8 boutures de figuier Dalmatie.
Le parafilm remplace la moitié supérieure de la bouteille, mais ça va + vite & on s'affranchit du pb de hauteur des boutures, pas de limite.
Après un tel exercice d'enrubannage, on doit être capable de couvrir de bandelettes un pharaon de taille standard.




palustris a écrit le 27/07/2012 05:41
wow vous êtes vraiment motivés j'aurait abandonné depuis longtemps.
Bonne chance


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