Semis de chataignes

greffer.net >> Chataignier

André a écrit le 07/12/2011 21:27 (ref msg # 32442 )
Oui effectivement 40*40 cm suffiraient !

Je vais faire ces bandes à l'intérieur de mon parc clos, cela les protègera des "fauves" !

Pour les sortir proprement, peut etre qu'une mini pelle avec le godet adéquat ferait bien l'affaire.

Saint André
floyd a écrit le 07/12/2011 21:47 (ref msg # 32443 )
Un véritable louchet de pépiniériste, hauteur 40cm, bien emmanché, permet une transplantation efficace.

Les plants du commerce sont cultivés et vendus dans des conteneurs spéciaux à paroi en étoile, anti-chignon.

Sur sol propre prévoir un paillis de feuilles très épais sitôt que la pousse est visible.
André a écrit le 07/12/2011 21:51 (ref msg # 32444 )
"floyd" a écrit :
Sur sol propre prévoir un paillis de feuilles très épais sitôt que la pousse est visible.

Dans quel but ?

PS : iciles conseils de plantation d'Henri Bresch dans "Marrons et châtaignes"
floyd a écrit le 07/12/2011 22:03 (ref msg # 32446 )
Aïe, je ne sais pas comment exploiter le fichier indiqué…

Un paillis me semble la meilleure et la plus naturelle des choses pour limiter l'évaporation de l'eau.
André a écrit le 07/12/2011 22:05 (ref msg # 32447 )
Clique sur le bouton vert "Download" en bas à DROITE et tu téléchargeras un PDF.

Il faut se créer un compte (gratuit) mais scribd le mérite pour toutes les ressources qu'on y trouve
François du Perche a écrit le 07/12/2011 22:35 (ref msg # 32450 )
Si la parcelle à reboiser est libre dès maintenant, pourquoi ne pas mettre directement les chataîgnes en terre, en surdosant volontairement, ça économiserait beaucoup d'énergie et ça éviterait le traumatisme de la transplantation. Chevreuils : je ne suis pas sur qu'ils aiment les feuilles de chataîgniers, ils adorent les feuilles de chêne et les jeunes pousses de résineux, mais les feuilles de chataîgniers doivent être un peu âpres.
André a écrit le 07/12/2011 22:42 (ref msg # 32451 )
Ils ne sont pas très intéressés par les feuilles mais aiment bien les bourgeons et parfois l'écorce.

La parcelle à reboiser n'est pas encore dispo et les semis sont moins facilement "chouchoutables" (eau, engrais, protection) quand ils sont disséminés
floyd a écrit le 08/12/2011 10:58 (ref msg # 32456 )
Le semis en place a la faveur des forestiers… aujourd'hui et à nouveau.
La limite technique vient de la rareté des semences de qualité et accessoirement de leur prix.
Certains s'inquiètent à juste titre de bien connaitre les origines géographiques et donc biologiques des semences d'importation.
André a écrit le 08/12/2011 11:22 (ref msg # 32457 )
L'autre avantage de la transplantation est qu'on peut, au moment de celle-ci, aménager un bon trou de plantation en améliorant le sol sur le m2 directement autour du semis et jusqu'à 50 cm de profondeur.

Dans mon sol très pauvre et très sablonneux, des apports de fumure de fond (minérale), d'argile, de compost, de calcaire magnésien (car oui le châtaignier a quand même besoin d'un peu de calcaire), de matières organiques (10 kg/m2), d'un bon paillage de BRF, d'un tuteur et d'un tubex permettent au jeune plant de mieux se développer que via un simple semis.
floyd a écrit le 08/12/2011 11:33 (ref msg # 32458 )
Le débat technique, nous l'avons eu déjà pour ton verger, André, si je me souviens bien.
Le chataignier développera un système racinaire puissant qui ne tardera pas à dépasser l'emprise enrichie du trou de plantation… si le sol alentour a lui aussi été amendé et fertilisé.
André a écrit le 08/12/2011 11:37 (ref msg # 32459 )
Effectivement nous en avions déjà parlé.

L'autre avantage de la plantation est de pouvoir disposer les plants de façon optimale. En l’occurrence, des plants en quinconce (et non en carré) tous équidistants de 7, 8 ou 10 m (selon les variétés greffées).

Cette implantation permet ensuite de faire passer des engins d'entretien du verger et d'apporter du fumier en surface 2 fois par an une fois que les plants auront dépassé leur m2 d'origine.
François du Perche a écrit le 08/12/2011 23:28 (ref msg # 32471 )
des plants en quinconce (et non en carré) tous équidistants de 7, 8 ou 10 m

En règle générale, si on plante à l'espacement définitif sur un terrain vierge, on obtiendra des arbres qui s'étaleront comme des pommiers, alors qu'au contraire, il faut les faire monter pour qu'ils aient de la valeur. Il faut :
-soit les planter bien + serrés et faire des éclaircies au fil des années, ce qui permet d'éliminer les tocards
-soit avoir un taillis d'accompagnement, naturel ou planté, qu'on contrôle en parallèle et qui oblige les chataîgniers à monter bien droit.
Si le terrain est vierge, il doit être possible après plantation des plants de 2 ans de semer des chataîgnes qui serviront de taillis d'accompagnement et de réservoir pour une sélection des + beaux. Peut-être que ces derniers qui n'ont pas subi le traumatisme de la transplantation dépasseront les autres au bout de 5 ou 6 ans.
TheChti a écrit le 09/12/2011 08:38 (ref msg # 32473 )
Ce que dit François est tout à fait vrai. En forêt du Tronçais (mon arrière grand-père, professeur de sylviculture à l'université d'Edimbourg y venait régulièrement avec ses étudiant écossais) on force les chênes à pousser en hauteur et à ne pas s'étaler en pratiquant des éclaircies régulières, lors de la croissance des arbres. Il ne faut donc pas les mettre en place définitivement sans rien autour. Toujours au Tronçais, on pourra même remarquer que l'ONF plante des hêtres auprès des très beaux spécimens (à 1m ou 2m, pas plus) lorsque ceux-ci sont trop dégagés. Quand ça n'est pas fait, des branches peuvent repercer le bois, même sur des arbres tricentenaires, c'est le cas par exemple du "chêne de la résistance".

Ce que je conseillerais de faire, c'est de planter les châtaigners à leur place définitive, mais de placer des arbres à croissance rapide entre ces derniers, de façon à les faire grimper. On pourra les couper à tout moment.
André a écrit le 09/12/2011 09:17 (ref msg # 32474 )
"François du Perche" a écrit :
alors qu'au contraire, il faut les faire monter pour qu'ils aient de la valeur.

C'est vrai pour les arbres plantés pour le bois. Moi je vise plutôt la production de châtaignes.

Une partie de ma parcelle doit être reboisée en pin maritime avec un plant tous les deux mètres et des rangs séparés de 4 m (4 ha subventionnés par le plan tempête de 1999). Dans cette partie là, je pensais justement intercaler entre chaque pin un semis de chataigne puis sélectionner les bons plants dans les années à venir.
François du Perche a écrit le 09/12/2011 20:01 (ref msg # 32488 )
Je ne retrouve pas le lien sur une culture originale des noyers qui permet d'avoir des noix assez vite et un grand fût pour le bois. Ca devrait pouvoir s'appliquer aux chataîgniers. Le principe consiste à courber vers le bas toutes les charpentières au fur et à mesure qu'elles apparaissent, sans jamais décapiter bien sur. Dès que la cime commence à produire, on élimine les charpentières qui, courbées, n'ont pas trop forci (donc pas de trop grosse cicatrice) mais ont produit des fruits. Ca permet d'émonder en douceur en faisant monter l'arbre et en produisant rapidement. Simple mais il fallait y penser.
L'exécution sur tout un massif est un peu compliquée mais sur qques dizaines d'arbres, ça doit pouvoir se gérer.
Paul 17 a écrit le 30/01/2012 17:52 (ref msg # 33427 )
bonjour,
pour éviter ce problème de l'encre , j'ai plante des châtaignes "bouchées de Bétizac" : 20 chataignes , mises directement en pots individuels, m'ont donné 12 pieds francs , solides qui ont passé toute l'année en conteneur et que je vais mettre en place dés la fin des gelées.
j'espère pouvoir les greffer , l'an prochain , avec des greffons de Maraval ou pour renforcer l'aptitude avec du Bouchée de Betizac.
j'en avais mis dans un sac plastique, cela a bien germé, mais le passage au conteneur n'a pas été probant . Pas évident et assez long pour voir le résultat .
je pense laisser deux arbres test non greffés pour voir, en comparaison, la vivacité, la rapidité de pousse, etc...
je vais essayer dans des sols différents puisque j'ai la chance d'être sur une rupture géologique, l'une est en argilo-limoneux avec une forte sous-couche de glaise ( 2,50 m de profondeur avant d'atteindre des sables) et l'autre partie est en terre noire , plutôt sablonneuse du type terre de landes .
c'est passionnant. Bonne soirée


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