variétés de châtaignier pas attaqué par le cynips

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viaggiatore971 a écrit le 06/04/2013 21:11
En Italie, il se propage très rapidement le cynips.

Il ya une variété de châtaignier qui semble être à l'abri, c'est la variété française:
'Bouche de Bétizac'

Je vous propose ci-dessous une vidéo d'une pépinière qui produit seulement cette variété, parce que dans sa région est la seule qui n'est pas attaqué par le cynips:

http://www.youtube.com/watch?v=ByC1gXJTM...

J'espère vous a été utile
patrice a écrit le 07/04/2013 08:24
Bonjour
La résistance de Bouche de Betizac semble confirmée en Corse : http://www.fredon-corse.com/ravageurs/cy...
mais hélas c'est une variété pas exceptionnelle gustativement.
bayart a écrit le 05/08/2013 19:39
Viaggiatore,

Ma compréhension "intuitive" de l'italien ne m'a pas permis de tout saisir...
Est-ce qu'il est précisé pourquoi la 'Bouche de Betizac' semble épargnée jusqu'à présent ? L'insecte n'y pond pas (répulsion ?) où les larves n'arrivent pas à se développer dans les bourgeons de cette variété ?

D'autre part, sais-tu si en Italie, l'altitude est un facteur limitant de la prolifération du parasite comme cela peut l'être pour d'autres insectes ?

Merci d'avance,
André a écrit le 28/04/2014 21:58
Je confirme que chez moi de nombreux châtaigniers sauvages sont atteints par le cynips alors que mes 2 Bétizac tout proches ne sont pas du tout touchés. Étonnant à voir !
floyd a écrit le 28/04/2014 23:20
Vue ce soir une très forte attaque sur le jeune châtaignier d'un voisin sarthois. Variété sélectionnée, nom inconnu.
Un insecticide systémique semble s'imposer. (deltaméthrine).

Curieusement, les bois de châtaigniers sont très loin, campagne ouverte.
La bestiole est donc très mobile.
André a écrit le 29/04/2014 00:05
"Les expérimentations menées au Japon et en Italie (Creso à Boves-Région du Piémont) pour tester différents produits de traitements n'ont donné que peu ou pas de résultats. Il n'existe donc pas à ce jour de lutte chimique avec une efficacité avérée sur le cynips."

Source : http://www.fredon-corse.com/ravageurs/cy...

"Le périmètre de vol de ces insectes étant limité à 25 km, la propagation se fait essentiellement par le transport par l'homme de plants infestés ou de parties de plants (greffons). Les châtaignes, elles, ne sont pas porteuses du parasite."

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cynips_du_...
ké20 a écrit le 29/04/2014 13:14
Faudra juste espérer que l'homme n'introduise pas un insecte qui aiment manger le cynips , puis qu'en fait , il se rabatte comme souvent sur d'autres proies ... les exemples sont tellement nombreux ....

C'est quand même triste qu'un tel arbre soit victime d'autant de maladies.
Même un châtaignier greffé sur chêne subit le cynips à la même échelle qu'un châtaignier sélectionné ou sauvage ?
André a écrit le 29/04/2014 21:25
Pour lutter contre ce parasite, il existe une micro-guêpe, le torymus, qui détruit la larve du cynips. Ce parasitoïde semble pouvoir être un moyen de lutte efficace contre le fléau que représente le cynips.

Je ne pense pas que le type de PG influe sur la sensibilité d'une variété.
floyd a écrit le 29/04/2014 21:32
Difficile de prouver que l'humain y soit pour quelque chose.
Attendre et voir, car il semble impossible d'endiguer cette invasion.

En Sarthe, l'été 2013 pas particulièrement chaud a cependant permis à la bestiole de progresser.
Et nous sommes loin de l'Italie et de l'Ardèche.
alain a écrit le 01/05/2014 17:37
J ai vu cette année une chataigneraie attaquée par le cynips : j y avais mis mes ruches ; c est l ancienne variété M15 ( s appelle peut etre MARIGOULE maintenant ... ) en JUIN j ai vu des rameaux sécher , cet automne j ai vu les gales ! la mére du propriétaire m a dit que la récolte avait été nulle : les fruits ont avorté ; il y a des dizaines d arbres dans la parcelle ! on a laché les fameux prédateurs qui , normalement , ne s attaquent qu au cynips ; les résultats sont attendus dans les 5 ans qui viennent ! cette année je regarderai si les autres espèces sont autant attaquées ; il me semble que ce n est pas le cas , mais ça reste à confirmer ; en 50 ans l andothia , puis le cynips ça fait beaucoup pour les chataigniers !
floyd a écrit le 01/05/2014 18:35
En fait dans ce coin de Sarthe, il y a un bois de châtaigniers sauvages à seulement 500 mètres, en hauteur sur une butte de bonne terre.
Nous y sommes allés; c'est complètement atteint dans les branches basses, peut-être un peu moins dans les hauteurs.
Petit bois privé où il ne sera rien tenté… Bref tout cela est décidément très inquiétant.
alain a écrit le 01/05/2014 23:51
ce qui est positif dans la lutte bio , c est que la dispersion devient naturelle ; actuellement dans mon secteur les chataigniers survivent presque tous aux attaques d endothia ; pour le cynips ce sera peut etre plus difficile car les bestioles qui les parasitent doivent etre introduites en quantité , et dans ce secteur si personne ne fait rien , ça ne sera pas évident ; l apparition du cynips sur des chataigniers isolés me laisse perplexe .... propagation par greffons ? et en CORSE ? c est pas tous les jours qu on envoie des greffons du continent ou d ITALIE , et le cynips y est bel et bien ( avec la mer à traverser ! )
Davidr a écrit le 02/05/2014 13:41
Le cynips est en train de conquérir un niche écologique totalement vide, cela explique sa diffusion rapide. En Ardèche une technicienne de la chambre d'agri m'a fait part de distance de déplacement impressionnante. La propagation peut être aussi relayé par les véhicules. Une femelle porteuse peut de ce fait implanter des colonies dans des régions éloignees de toutes zones infestes
Comme pour le chancre à l'époque, Nous devons nous attendre à ce qu'à court terme toutes les régions soit touchées. La propagation est inéluctable.
La bonne nouvelle vient du fait que le cynips traine avec lui ses prédateurs qui se développent en même temps que leurs proies. Dans les pays asiatiques d'où il est originaire, il y a un équilibre entre les toremus et le cynips qui fait que cela n'impacte pas la production.
En France il existe depuis très longtemps un cynips de chêne et un toremus du chêne qui cohabitent dans un équilibre qui ne perturbe pas le développement de l'arbre.
L'établissement de cet équilibre peut prendre plusieurs dizaines d'années. Les lâchers de toremus ont pour but d'accélérer cela même si cela prendra quand même du temps.
En espérant que ça ne dure pas trop longtemps et que les castaneiculteurs n'en souffrent pas trop, mais je vois ça assez mal parti.

Au fait la variété "gêne longue" ou "fine" originaire du nord de l'Hérault semble bien passer les test de résistance au cynips.
alain a écrit le 02/05/2014 19:07
C est justement ces infestations qui se manifestent loin des premiers foyers qui m étonnent ; le cynips est-il seulement actif sur le chatagnier .... tant mieux si une variété traditionnelle résiste à cette bestiole ; pour le reste il faut s armer de patience ; pour l endothia il y a eu une bonne dizaine d années épouvantable , puis les choses se sont calmées ; j ai peur que pour le cynips ce soit pire ;
ké20 a écrit le 10/07/2014 21:38
sur le site d'Invenio , ils parlent aussi qu'en Dordogne-limousin, il y a des surgreffages de la variété Marigoule par la variété Bouche de Bétizac
Article en bas à droite de la page
http://www.invenio-fl.fr/index.php/exper...

De plus , je pensais que le cynips n'était pas encore trop présent dans mon département contrairement au nord du lot et garonne très touché, mais bien au contraire , il est très présent en Dordogne
ci joint article de la Draaf aquitaine
http://draaf.aquitaine.agriculture.gouv....
Bruno a écrit le 11/07/2014 12:16
Puisque la variété "Bouche de Bétizac" est résistante mais pas très bonne, la solution est peut-être de la croiser avec des variétés de bon goût afin d’obtenir de nouvelles variétés bonnes et résistantes ?
alain a écrit le 11/07/2014 12:42
Puisque la variété "Bouche de Bétizac" est résistante mais pas très bonne, la solution est peut-être de la croiser avec des variétés de bon goût afin d’obtenir de nouvelles variétés bonnes et résistantes ?

je ne suis pas biologiste , mais je pense que c est très difficile à réaliser ; il n y a rien à attendre d une greffe qui reproduit normalement le greffon et le pg ne dois rien apporter de particulier ; reste à effectuer une recherche pour savoir pourquoi le cynips n aime pas BETIZAC ( ce doit etre bien compliqué ) et ensuite il faudrait intégrer ce gene dans une variété ayant des qualités gustatives reconnues ; il semble plus facile d introduire les prédateurs naturels du cynips ; c est réalisé depuis plusieurs années sur certains secteurs , on va voir l impact de l opération dans un futur relativement proche ; j espère que ce sera comme pour l endothia qui a été maitrisé après avoir ravagé mon secteur dans les années 70
Bruno a écrit le 11/07/2014 14:28
Ce n'est pas très difficile, c'est surtout très long puisqu'il faut faire de multiples croisements et attendre que les arbres fructifient. Faire cela est le moyen classique pour introduire un gène intéressant dans une espèce. Il y a bien sûr un moyen plus rapide. C'est de l’introduire par génie génétique.
alain a écrit le 11/07/2014 16:17
sait-on exactement pourquoi telle espèce est choisi par la bestiole , et pourquoi cette autre est dédaignée ?
floyd a écrit le 11/07/2014 22:52
Voilà une bonne question.
La progression fulgurante du ravageur pose des problèmes aux producteurs de châtaignes comme aux forestiers.
Les constats sont peut-être encore sommaires, un peu tôt pour conclure sur la moindre sensibilité de telle ou telle variété.

Hélas la propagation est impossible à freiner. A la densité des peuplements semble répondre l'explosion des populations.
Mais un arbre isolé, comme je le soulignais plus haut, peut se trouver contaminer s'il est à moins de 25 kilomètres d'un sujet atteint.

Ici en Pays de la Loire, les instances officielles délaissent ce problème au motif qu'il n'y a pas de producteurs de châtaignes et que l'impact reste "limité".
En Sarthe nos vergers de châtaigniers et de nouzillards plus que centenaires ne comptent pas…


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