Variété de chataîgnier à bois résistant à l'encre

greffer.net >> Chataignier

floyd a écrit le 23/08/2011 19:22 (ref msg # 31290 )

C'est une réponse technique et coûteuse à un soucis que personne ne t'oblige à créer.

Les pratiques aujourd'hui conseillées par des forestiers professionnels ont déjà fait leurs preuves sur le terrain. Elles apportent des gains techniques et économiques par rapport aux anciennes. Elles sont issues d'observations, de mesures et de réflexions; ce ne sont pas des "modes" inspirées dans un bureau des villes.
André a écrit le 23/08/2011 20:08 (ref msg # 31292 )
Je reconnais que ma proposition n'est ni la plus économique ni la plus naturelle mais c'est celle qui permet d'arriver à un résultat le plus rapidement.

J'envisage ce type de solution simplement pour pouvoir apprécier mon petit bois avant de "passer l'arme à gauche"
claudeduvar a écrit le 23/08/2011 22:15 (ref msg # 31294 )
bonsoir,

les arbres ne repercent pas car ils sont brulés pas les tronconneuses, et souvent le sol massacré par les engins de transport. il faut les finir à la hache, les chênes repartent trés bien, une coupe bien menée permet aussi un semis naturel. c'est un non sens d'être obligé de reboiser via une plantation de jeunes plants qui vont demander de nombreux soins.
floyd a écrit le 24/08/2011 09:33 (ref msg # 31300 )
"André" a écrit :
…ni la plus économique ni la plus naturelle mais c'est celle qui permet d'arriver à un résultat le plus rapidement.

L'ai-je entendu 1000 fois, cette affirmation. Il y a en chacun de nous un vieux fond de jardinage en ligne, d'arboriculture planifiée, de plantation au garde-à-vous, qui n'a guère de place en forêt.

Vois même comment pratique aujourd'hui l'ONF en forêts domaniales, si tu ne me crois pas plus que ça. L'office qui se voit imposer par l'état, des résultats rapides et lucratifs…

Claude du var, sans doute l'huile de coupe de tronçonneuse peut nuire à la repousse du chêne. As-tu essayé avec les huiles dites bio à base de colza? Et pourquoi d'autres espèces, et fruitières en particulier, n'y sont pas ou moins sensibles?
J'ai chez moi exploité une bande boisée de 15 ans d'âge ce printemps, le repercement sur souche est extra, même sur chêne, même avec la tronçonneuse…
André a écrit le 24/08/2011 10:53 (ref msg # 31301 )
La futaie irrégulière (ou jardinée) est un des modes de gestion forestière de l'ONF (voir http://www.onf.fr/outils/medias/20091118-144504-804129/files/1)

Ce n'est pas le plus utilisé car il est effectivement coûteux et demande un suivi régulier mais compte tenu de la parcelle à ma disposition (lande sablonneuse pauvre et sèche), c'est le mode que j'ai jugé le plus adapté. Ce serait surement différent en Normandie.

La plantation "garde à vous" dont tu parles n'est visible que les premières années puisque d'une part, on conserve les arbres anciens intéressants et d'autre part, on sélectionne vite les semis ou plants les plus prometteurs en essayant au passage de casser le côté rang d'oignons. Le semis en masse permet simplement de ne pas trop être pénalisé par l'abroutissement.

Pour ce qui est du repercement des souches, il n'est absent que sur les conifères. Pour les feuillus (chênes, châtaigniers, etc), il est très important chez moi sauf sur les souches d'arbres dépérissants avant la coupe (certains rejets ont poussé de 3 mètres en 6 mois malgré la sécheresse de ce printemps !).
claudeduvar a écrit le 25/08/2011 19:39 (ref msg # 31307 )
bonsoir,

ce n'est pas l'huile de la tronconneuse mais la vitesse et l'echauffement qui en résulte , ainsi que la régularité de la coupe. Faites un essai, sur chêne et chataignier c'est assez surprennant !
François du Perche a écrit le 26/08/2011 09:12 (ref msg # 31318 )
reperçage : j'ai fait abattre (à la tronconneuse) environ 20 chataîgniers Marigoule l'hiver dernier, ils ont tous abondamment repercé. Dans les futaies de chataîgniers, utilisés ici pour les piquets, tout le travail se fait à la tronçonneuse sans aucun pb, ça repart systématiquement.
Quant aux chênes, je crois qu'il n'y a aucun avenir pour les rejets de souche, il faut soit des jeunes plants, soit des semis naturels si on veut qu'ils vivent vieux, donc qu'ils repercent ou pas n'a pas gde importance.
Cloisonnement (Floyd) : ça semble être la meilleure solution et la + facile à gérer, un mélange moitié-moitié de chataîgniers communs et de Marsol (tous deux disponibles sur le catalogue Lemonnier) devrait permettre de limiter les risques de maladie ou de cynips. Une plantation complémentaire de chataîgnes Marigoule ne coûtera pas gd chose et serait un petit + pour la diversité.
floyd a écrit le 26/08/2011 15:30 (ref msg # 31323 )
"François du Perche" a écrit :
…Quant aux chênes, je crois …

Voyons si tu croiras la même chose après avoir lu ceci:
http://www.foretpriveefrancaise.com/conv...
claudeduvar a écrit le 26/08/2011 20:54 (ref msg # 31325 )
certes ça repart, mais d'où? se sont des rejets de souches, trés sensibles qu'il faut ensuite éliminer car en grand nombre tout au tour de la couronne, alors que sur une coupe à la hache un rejet nait directement sur la coupe, parfois à l'intérieur de la surface de coupe et les rejets au sol contre le tronc sont moins nombreux. je ne parle pas pour des arbres de forte section bien dur.
floyd a écrit le 26/08/2011 21:46 (ref msg # 31328 )
Exact Claude du Var, un peu le même type de travail de sélection et de coupe que dans un semis… ou même sur une greffe en couronne.
Il y a de l'arboriculture dans ces deux domaines.

Chataignier ou chêne, l'échelle de temps reste de toute façon longue.
J'ai visité de tel boisements privés, gérés, depuis 3 fois 30 ans, et présentant un aspect presque comparable à celui d'une futaie régulière domaniale, type Bercé.
François du Perche a écrit le 29/08/2011 16:19 (ref msg # 31366 )
"Il n'y a aucun avenir pour les rejets de souche (de chêne)"
Floyd a répondu :
Voyons si tu croiras la même chose après avoir lu ceci:
http://www.foretpriveefrancaise.com/conv...

je ne vois nulle part dans ce document (intéressant - merci) la possibilité de recréer des chênes de qualité à partir de rejets de souche. Il faut soit des semis (naturels ou artificiels) soit des jeunes plants.
Peut-être nous sommes-nous mal compris ?
Toutefois, le recépage de chênes serait peut-être valable pour des chênes truffiers un peu vieillissants auxquels une nouvelle vigueur + des amendements de BRF pourraient être bénéfiques (pour son propriétaire) mais c'est un cas marginal un peu expérimental. Vu le prix des truffes, ça vaudrait le coup de faire une coupe rasoir absolument impeccable avec une hache bien affutée.
floyd a écrit le 29/08/2011 17:16 (ref msg # 31368 )
Itinéraire : conversion du taillis en futaie régulière

Principes et motifs

Il s’agit de passer du taillis à la futaie régulière sur souches (conversion). Cette solution est préconisée pour les jeunes taillis contenant des essences nobles bien adaptées à la station et en quantité suffisante (plus de 60 tiges par ha). Cette opération permettra de produire du bois d’œuvre ou de créer un parc ou une zone de loisirs…


http://www.crpf-poitou-charentes.fr/Tail...

La procédure que je décrivais plus haut.
Bonne lecture François du Perche.
François du Perche a écrit le 29/08/2011 22:46 (ref msg # 31373 )
Floyd, nous n'avons pas la même définition du mot "avenir" . Dans le lien que tu cites, ils font des coupes rases des chênes tous les 35 ans, c'est du bois qui n'a pas une grande valeur, sauf si le prix du pétrole devient délirant. Je ne savais même pas qu'un rejet de souche de chêne pouvait vivre aussi longtemps. Par avenir, j'entends 100 ans environ et je serais bien étonné qu'un rejet de souche de chêne puisse pousser aussi longtemps, ou alors, il faut que je révise mes classiques car j'ai tjrs entendu l'inverse.
Dans le cas qui m'intéresse, il s'agit d'une vieille futaie avec un vieux taillis, les chênes abattus avaient environ 200 ans et je n'ai vu aucun rejet cet été, mais j'irai dès demain vérifier avec une bonne loupe.
floyd a écrit le 29/08/2011 23:11 (ref msg # 31375 )
Bien sûr, nous avons la même idée de la durée nécessaire pour faire de beaux bouts de bois.

Tu nous décrit une futaie régulière avec son taillis sous futaie, façon forêt domaniale des plus classiques;
Les critères qui permettent d'envisager la conversion d'un taillis en futaie sont précis, tous les boisements ne s'y prêtent pas.
Après une coupe rase, le forestier compte sur un semis naturel car il n'a pas d'autres choix faute d'avoir pu garder des tiges.

Pour revenir sur le châtaignier, le protocole de conversion marche bien également.


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