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Greffe de chataignier sur chene

GREFFER.NET >> Chataignier
anonymisé 18/07/2006 10:12
Bonjour,

Etant à la recherche de toute information sur la greffe de chataignier sur chene (*), j'ai appris qu'il existait un petit fascicule de 3 pages à ce sujet.

BINON J.
Reconstitution des châtaigneraies par la greffe du châtaignier sur le chêne .

1909 Edité par X . 3 pages .


J'ai trouvé l'info sur le site internet des croqueurs de pomme ile de france, par contre ils n'ont pas ce document, ils ne connaissent eux aussi que seulement son existance.

Je fais donc un appel, si quelqu'un sait où le trouver...

Merci !


(*) la greffe du chataignier sur chene est évoquée dans divers ouvrages :

- "L'art de greffer" de Charles Baltet, chapitre "le chataignier" :

"Le chataignier accepte parfois le greffage sur chene, au moyen de jeunes plants semes en place ou nouvellement repiqués. On les greffera rez terre, en fente ordinaire ou sur bifurcation ; il est alors préférable de greffer à fleur du sol. Il existe un assez bel exemplaire de ce genre, greffé sur chene, au jardin botanique de Dijon".

- "Le jardinier provencal" de E. Guedan, chapitre "le chataignier" :

"Il [le chataignier] se multiplie par semis sur franc ou chene rouvre"

- "Forets fruitieres" de Maurice Chaudière : photographies de greffes de chataignier sur chene vert et chene pubescent, mais pas d'informations sur la méthode pour réussir.
anonymisé 17/08/2006 19:55
J'ai tenté avant-hier une greffe par approche, nous verrons bien ce que cela donne...
anonymisé 13/11/2006 22:41
alors cette greffe ca a donné qque chose ?
anonymisé 14/11/2006 06:40
Alors, j'ai defait un peu le lien au bout de deux mois pour voir ce que ca donnait, ca n'était pas cicatrisé, ca semble gluant entre les plaies. Pour une greffe en approche réalisée tardivement, ce qui est mon cas, la cicatrisation dure au moins 4 mois... Du coup, j'ai tout bien lié à nouveau, et verdict au printemps.

Je recherche toujours désespérément le document cité en premier message.
anonymisé 14/11/2006 18:23
Pourquoi ne greffez-vous pas sur un petit chataignier. J' en ai vu des centaines de petits plants et il n' y aurait pas de rejet..
sauf si vous n' avez pas de chataignier..
anonymisé 14/11/2006 18:44
Par ici les zones sont majoritairement tres calcaires, et sans chataignier. C'est surtout la garrigue, avec chenes, aubepines, pins...
anonymisé 20/11/2006 23:53
Voici ce que j'ai trouvé dans un livre intitulé:
La greffe des arbres et de arbustes
par E. Langevin et Jean Noel, édité par rustica en 1962...

Châtaignier
(Castanea vulgaris Lamarck)

Sujets.
Châtaignier commun de semis (Castanea sylvestris microcarpa).
exceptionnellement:
Chêne Mirbeck (Naudin, à Antibes).
Chêne sessile (Maxime Cornu, au Muséum).


Greffons.
Pour la greffe en flûte, prendre des cylindres d'écorce à la base des pousses de deux ans.
Pour le greffage embryonnaire du Châtaignier sur Chêne, détacher des bourgeons herbacés sur des rameaux de châtaignier en sève et les insérer sur les radicules des glands en germination en pratiquant une incision.

Modes de greffage.
Avril En demi.-fente incrustée (fig. g); sur
bifurcation (l, fig. 7) : anglaise (fig. 10);
placage à l'anglaise (fig. 12) ;
Mai En couronne (fig. 13); en flûte (fig. 16);
Aout-Septembre En écusson (fig. 15).
En pied ou sur tige.
anonymisé 21/11/2006 06:00

Pour le greffage embryonnaire du Châtaignier sur Chêne


Merci pour cet extrait.

Je connais cette technique, même si je ne l'ai pas encore testée. Et j'ai déjà eu quelques infos à ce sujet...

C'est une micro-greffe en serre sur un gland qui vient juste de germer. Il ne faut pas trembler alors ! Il se pose aussi un probleme technique... Il doit valoir faire germer "artificiellement" le gland de chene pour retarder son départ, pour que ca tombe à la bonne époque pour avoir des tiges herbacées de greffon de chataignier....

Je vous ai fait un petit croquis pour illustrer :



Je ne connais pas par contre le Chêne Mirbeck, c'est la premiere fois que j'en entends parler...

Pour ma part, je parlais d'une greffe "classique", j'ai vu des photos de personnes qui avaient réussi.

Voici d'autres infos qu'on m'a fait parvenir il y a quelques temps :

Charles Le Gendre, Revue Scientifique du Limousin, 1931
« M. Prunet a tenté de greffer du chataîgnier sur le chêne et le hêtre qui résistent à la maladie de l'encre . Au début les greffes ont réussi, mais les arbres ont fini par mourir parce qu'il n'y avait pas une affinité suffisante entre le greffon et le sujet. »

M. Tricaud, élève de l'école d'horticulture de Versailles, 1913
Description des greffes hétéroclites. Comme pour toutes les greffes hétéroclites la soudure est meilleure en opérant sur des sujets nouvellement germés. D'un rameau en sève on
détache un greffon qu'on taille en biseau double et qu'on insère dans une légère incision pratiquée immédiatement au collet de la jeune radicule sous les cotylédons ( ici un gland). Ligature simple, on maintient à une température de 10 à 15 degrés. Puis aprés soudure les placer en plein air.
Le professeur, docteur Maxime Cornu, à propos de la maladie de l'encre, a émis l'idée du greffage du chataignier sur le chêne et entrepris avec un certain succes des essais dans les pépinières du Jardin des Plantes. Au dire de M.L. Henry, chef des cultures, les chênes
qui ont donné les meilleurs résultats comme sujets sont les espèces à gros fruits et à écorce bien lisse, tel Quercus Macrocarpa (chêne américain) ; le greffage qui lui paraît le meilleur est le greffage de germination, opération assez délicate.

M. TRICAUD, pépiniériste, "LE CHATAIGNIER ET LE NOYER", 1942 :
"La greffe des chataigniers exotiques est plus délicate. On la réussit mieux en pied qu'en tête par le procédé en incrustation ou fente au collet et sous verre sur plant en germination. Les variétés japonaises réussissent mieux sur notre chataignier européen que ce dernier ne réussit sur plant ecotique"
anonymisé 16/12/2006 12:41
DE LA GREFFE DU CHATAIGNIER SUR LE CHENE.


Il y a environ une vingtaine d'années, de différents points
de la France, on signala le dépérissement des châtaigniers.
Des arbres jusque—là vigoureux, sans cause apparente aucune,
devenaient languissants, puis périssaient. Vainement, lors
des premiers symptômes du mal, ces arbres atteints dans
leurs racines étaient rabattus sur les grosses branches ou
recépés jusqu'à terre ; les nouveaux jets, faibles et peu
nombreux, ne tardaient pas à périr eux-mêmes. Depuis,
d'année en année, le mal n'a fait que s'accroître et il tendrait
à devenir un véritable fléau pour les contrées dans lesquelles
les marrons forment l'objet d'un commerce considérable ou
jouent un rôle important dans l'alimentation; telles sont
une partie de la Bretagne, le Limousin, l'Auvergne, le Lan-
guedoc et la Corse.
Cependant, jusqu'à présent, aucun remède efficace et pra-
tique n'a été, que je sache, indiqué contre le mal; bien plus,
les agriculteurs et les forestiers ne sont pas d'accord sur la
cause qui le produit.
Dans ces conditions, je crois donc rendre service aux pre-
miers en attirant leur attention sur la greffe du châtaignier
pratiquée sur le chêne.
Vers 1840, pour la première fois, j'avais remarqué la faci-
lité de la reprise de cette greffe et la vigueur de sa végéta-
tion; depuis, maintes fois j'avais eu l'eccasion de la pratiquer,
mais toujours à titre de simple curiosité. Aujourd'hui, elle me
parait devenue d'utilité réelle et appelée à se répandre rapi-
dement partout oû la culture du châtaignier a pour but prin-
cipal la production du fruit. Mais quelle sera la qualité des
marrons obtenus sur le chêne? Evidemment, ces marrons
seront identiquement semblables à ceux donnés par l'arbre
qui aura fourni les greffons et sans modification aucune due
à la sève spéciale des pères nourriciers. Dans la poire, dans
la prune, dans l'abricot ou la pêche, qui reconnaitrait le
coing, la prunelle ou l'amande amère, productions naturelles
des sujets avant l'opération de la greffe?
Ces jours derniers, M. Trochu, maire de la commune de
Bruz, arrondissement de Rennes, me montrait, dans le jardin
attenant à mon habitation , un chêne greffé il y a environ
quinze ans, qui, chaque année, lui donne de beaux et excel-
lents marrons. M. Troebu me disait également qu'il avait vu
abattre par son père un chêne greffé quarante ans auparavant
et dont les produits en marrons de qualité première avaient
toujours été très abondants.
Le châtaignier peut être greffé sur diverses variétés de
chêne. Le chêne pédonculé, vulgairement appelé chêne blanc,
à raison de son écorce plus lisse et de sa végétation plus rapide,
me paraîtrait cependant devoir fournir les meilleurs sujets.
Quant au mode de greffe à employer, il variera nécessai-
rement suivant l'époque de l'année, la grosseur du sujet,
l'habitude de l'opérateur. J'indiquerai tous les suivants comme
pouvant donner un heureux résultat : greffe en écusson à
oeil dormant, en fente simple, en fente à l'anglaise, en
couronne , à cheval, en flûte , eu flûte à sifflet, en flûte de
faune ou à lanières.


Auteur : E. MARQUET.

Dans : Annales de la société d'agriculture de Dordogne, 1881.
anonymisé 03/01/2007 18:33
Patrice,
As tu connaissance d'un article sur le greffage du châtaignier sur chêne publié là-dedans :
LE CULTIVATEUR, JOURNAL DES PROGRES AGRICOLES, fondé en 1829, et adopté en 1835 comme bulletin du Cercle Agricole de Paris.
Vu sur le site http://www.galaxidion.com/home/catalogues.php?LIB=vivarais&CAT=18653&sortOrder=alpha

Je vais essayer quelques greffes sur chênes, comme je n'ai pas de variété, je vais greffer des greffons de vieux châtaigniers non chancrés (résistants ? tout autour les châtaigniers sont très abîmés par le chancre).
anonymisé 03/01/2007 19:01
Merci de m'avoir signalé cet ouvrage que je ne connaissais pas.

Pour ma part, je ferai aussi mes expérimentations avec du chataignier "sauvage" prelevé dans des bois.
anonymisé 09/01/2007 12:56
Grand merci à toi JM, j'ai pu ainsi obtenir un nouveau texte, que voici :

LE CULTIVATEUR 1843

Plusieurs journaux d'agriculture ont annoncé que toutes les tentatives faites depuis quelques années pour obtenir des châtaigniers au moyen de la greffe de ces arbres sur le chêne, avaient été infructueuses; cependant il ne faut pas, selon moi, désespérer encore, bien que le fait suivant vienne appuyer ce qu'ils disent, mais contre lequel je citerai quelques expériences personnelles qui me font penser que cette greffe peut réussir. Un châtaignier de LUCQUES ainsi greffé, donné en 1834 au Jardin des Plantes de DIJON par M. Gabriel Demeiz, est mort, il est vrai en 1839 ; mais ce châtaignier avait toujours été souffrant depuis sa transplantation : le sujet ne se développait pas avec vigueur, tandis que la greffe, au contraire, absorbant tous les sucs nourriciers de la plante , avait atteint un très grand développement. La rapidité de ce développement fit naître à la base de la greffe un bourrelet qui, portant le trouble dans la distribution des vaisseaux conducteurs de la sève, détruisit l'équilibre existant entre le sujet et la greffe, et la mort fut la conséquence immédiate de cette désorganisation.
M'imaginant que des chênes obtenus de semis faits dans un bon terrain présenteraient une vigueur plus grande que des chênes transplantés, je semai des glands, et je greffai en fente et eu écusson les sujets que je m'étais ainsi procurés ; une seule de ces greffes réussit, et ce fut une de celles en fente. Cette greffe s'allongea dans sa 1ère année (1839) de 1m,20 ; dans la 2ème les rameaux latéraux se sont développés de 0m,60 eu longueur et de 0m,35 seulement dans la 3ème année.
J'eus soin de faire des incisions longitudinales depuis la base du sujet jusqu'aux 1ers rameaux latéraux de la greffe. Ces incisions eurent pour effet de faire développer l'arbre et la greffe d'une manière uniforme, et de mettre obstacle à la formation du bourrelet, qui commençait déjà à se manifester à la jonction de la greffe et du sujet. J'aurais obtenu le même résultat en ne faisant des incisions que sur le sujet. La sève qui se serait portée sur ces incisions pour les fermer aurait ainsi abandonné la greffe, et j'aurais été plus certain d'arriver à l'équilibre que je cherchais à établir entre le développement du sujet et celui de la greffe, afin d'empêcher la naissance du bourrelet. C'est ainsi que j'ai opéré plus tard, et en 1842, le bourrelet qui se formait à la jonction de la greffe et du sujet s'effaça entièrement; l'arbre est d'une végétation admirable, et ii a même porté quelques châtaignes.
Je fis, au printemps de cette même année, 5 greffes semblables en fente, dont 4 ont parfaitement réussi; une de celles-ci a été décollée par le vent, mais les 3 autres jouissent d'une très belle végétation; toutes ont encore à leur base un bourrelet, qui, je l'espère, disparaîtra au moyen d'incisions longitudinales sur sujet, ainsi que je l'ai dit. Je laisserai également quelques jeunes pousses sur le dernier pour lui donner de la force et l'aider à conduire la sève. J'ai greffé aussi le chêne-liège et le chêne vert sur le chêne ordinaire ces greffes ont aujourd'hui un très bel aspect; ce n'est que l'année prochaine que l'on pourra apprécier le résultat de ce nouvel essai, parce que ces greffes appartiennent à des arbres à
feuilles persistantes, tandis que les chênes de notre pays, que j'ai employés comme sujets, sont à feuilles caduques.

MÉLINE,
Jardinier en chef du jardin botanique de DIJON.


L'ensemble de mes recherches documentaires et expérimentales de la greffe du chataignier sur chene sont compilées ici :

http://articles.greffer.net/spip.php?article1
anonymisé 10/01/2007 05:04
les greffes de chataignier, qui ont réussi à survivre plus de trois ans, doivent leur survie à la formation de racine leur permettant de
s'affranchir graduellement du porte greffe.. J' ai fait cette observation pour quelques arbres qui soudainement se développant plus rapidement dans ma série de greffe...
Si vous avez un arbre greffer au sol, soyez vigilant la tentation d' émettre des racines est surprenante et consolide rapidement la vigeur du sujet...
vérifier.....
anonymisé 10/01/2007 07:31
Dans le cas d'une greffe embryonnaire, effectivement c'est une chose à vérifier, que l'affranchissement ne se fasse pas. Pour une greffe en fente, le bourrelet est hors de terre.
Mais qui dit affranchissement dit que le chataignier est donc compatible avec le sol. Donc inutilité de greffer sur chene...
anonymisé 12/01/2007 01:00
Le greffe en fente peut se faire à la surface de la terre et le bourrelet formé peut s' enraciné facilement..
anonymisé 12/01/2007 06:21
Tout à fait, les quelques photos que j'ai pu voir de greffe "classique" de chataignier sur chene sont bien hors de terre ( 20 à 30 cm environ)
anonymisé 28/03/2007 12:02
La greffe en approche de l'an dernier a échoué. Les deux végétaux se sont "collés" mécaniquement par formation de cal, mais il n'y a pas eu fusion des parties génératrices.
N'ayant fait qu'une seule greffe, on ne peut en tirer des conclusions. J'ai très bien pu me louper au niveau de la greffe.

Aujourd'hui, j'ai tenté la méthode "Chaudière". Il conseillait mi mars une couronne. Fin mars, ca se décolle juste, c'est limite trop tôt. J'en ai fait trois greffes.
anonymisé 11/04/2007 14:23
Pour les micro greffes, je rencontre un premier probleme :

le chataignier (greffon) germe beaucoup plus vite que le chene (porte greffe)

anonymisé 23/04/2007 12:07
12 greffes de châtaignier sur chêne hier.
2 sortes de greffons : végétatif vigoureux ou greffon fructifère charnu (ressemblant à une bourse de pommier) venant du même arbre.
2 espèces de porte-greffe : chênes pédonculé et pubescent, tous des semis naturels en place (non transplantés).
Greffes en fente, au dessus d'un tire-sève, complètement mastiquées sauf au moins un oeil.
anonymisé 23/04/2007 14:59
Pour l'instant

- les couronnes de chataignier / chene (méthode Chaudiere) : 6 essais : 6 greffons morts.

- greffe en chip budding il y a une semaine : à suivre.

- greffage par approche à l'anglaise l'an dernier : échec (ce qui me laisse de gros doutes)

- nouvelle tentative approche , à la fois sur sujet de 2 ans, et sur jeunes pousses issues de semis.
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