protection anti déshydratation liquide

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François du Perche a écrit le 08/07/2014 11:42 (ref msg # 44657 )
Trois semaines après, la moitié des greffons pourtant stérilisés à l'eau de javel ont viré au marron.
Nouvel essai dans les prochains jours avec des greffons enveloppés préalablement dans du molleton, avant la mise en place du parafilm. Cela fait office d'écarteur, d'ombrière tout en laissant passer une lumière diaphane, de cocon protecteur et cela facilite grandement l'enlèvement du parafilm qui ne colle plus sur les feuilles et la tige du greffon. Un premier essai sur un figuier a bien réussi.
Ce molleton synthétique très léger (non tissé) qui fait environ 5mm d'épaisseur (morceau de gauche) peut être assez facilement dédoublé dans l'épaisseur (voir la photo du morceau vertical et tous les autres hormis celui de gauche)) il est alors 2 fois - épais et laisse mieux passer la lumière.
Il en existe je crois une version anti moisissures avec probablement un fongicide incorporé, ce serait encore mieux.

floyd a écrit le 08/07/2014 12:00 (ref msg # 44658 )
L'utilisation de l'eau de Javel suppose un rinçage à l'eau stérilisée.
Sinon ça continue à oxyder les pauvres petites cellules.

L'astuce du voile polyester pour les échanges gazeux, air et eau, complique la mise en œuvre en milieu aseptique mais reste intéressante.
Peut-être confronter deux groupes, avec et sans fongicide.
François du Perche a écrit le 08/07/2014 13:08 (ref msg # 44659 )
merci Floyd, je ne savais pas qu'il fallait rincer, je pensais qu'au contraire, il fallait emprisonner le fongicide pour qu'il reste efficace + longtemps. Il reste néanmoins après 3s la moitié des greffons qui sont bien verts. Fongicide + rincage + voile polyester, ça commence à faire beaucoup.
Pour la stérilisation du voile polyester, en l'humidifiant et en le mettant 3 ou 4 minutes au micro-ondes dans un tupperware, ça doit être suffisant ?
Si le voile polyester stérilisé permet de ne pas stériliser les greffons, c'est un gros gain de temps car ce voile est très facile et très rapide à mettre en place. Il n'y a pas d'impératif économique donc 50% de ratés est tout à fait acceptable.
floyd a écrit le 08/07/2014 19:52 (ref msg # 44660 )
Le voile polyester, propre et inorganique n'a peut-être pas besoin d'être aseptisé.
Concentration de l'oxydant et durée du traitement sont les points à prendre en compte.
Il doit y avoir sur le forum, un topic où l'on a évoqué ces méthodes avec assez de détails intéressants.
François du Perche a écrit le 22/08/2014 08:28 (ref msg # 44989 )
Le feutre polyester comprime quand même les greffons et quand on le défait, ça colle quand même un peu car c'est très humide mais c'est mieux que rien.
Nouveaux essais avec un voile en fibre de verre, plus rigide (vendu au mètre comme moustiquaire dans les magasins de bricolage). C'est bien plus facile de réaliser un cornet et ça ne doit pas se saturer d'eau.





François du Perche a écrit le 14/09/2014 13:10 (ref msg # 45231 )
Trois semaines après, enlèvement de ce voile : ça se coupe très bien au ciseau, bien mieux que le molleton et les jeunes feuilles & bourgeons n'adhèrent pas du tout.
https://www.greffer.net/discussion/viewt...
floyd a écrit le 14/09/2014 16:19 (ref msg # 45235 )
Te voilà en route pour le Nobel!
François du Perche a écrit le 15/09/2014 10:31 (ref msg # 45246 )
Finalement je constate qu'une partie des greffons trempés dans le latex pur à mi-avril sont encore verts cinq mois après, mais ils n'ont pas émis de nouvelles feuilles....le Nobel n'est pas définitivement perdu.
Ce serait intéressant de voir avec d'autres variétés de persistants, comme les agrumes, qui sont moins capricieux que les buis, mieux connus et mieux référencés.



nouvel azertien a écrit le 14/12/2014 18:27 (ref msg # 46280 )
Sur une vidéo US

pour une greffe en couronne, pour imperméabiliser les greffons, le greffeur suggérait d'utiliser un vernis utilisé aux USA

pour la menuiserie, mais "biocompatible" il s'agit de : orange shellac

http://en.wikipedia.org/wiki/Shellac

voir également cette page qui suggère d'utiliser de la colle blanche "white glue" ou orange shellac pour la

greffe en banane (banana graft) ou à quatre volets (Four-flap graft).

http://aggie-horticulture.tamu.edu/earth...

le terme shellac peut se traduire par le terme Gomme laque

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gomme-laque

s'il y a des experts (menuisiers, luthiers) qui en utilise...
floyd a écrit le 14/12/2014 20:36 (ref msg # 46281 )
Ces suggestions d'origine US sont au mieux amusantes…
La colle blanche vinylique est bien connue, pas chère mais soluble elle impose une protection supplémentaire pour lui éviter la dissolution par les pluies.
La gomme-laque est un produit rare et plus couteux.
Le jeu en vaut-il la chandelle?
François du Perche a écrit le 15/12/2014 11:04 (ref msg # 46286 )
Eric en février nous avait dit qu'il avait utilisé la colle vynilique avec succès. Une fois sèche, elle n'est plus soluble, je crois. Il y a deux qualités, une pour collage intérieur, l'autre pour collage extérieur. Elles se bio-dégradent à des vitesses différentes sans doute. Il serait intéressant de faire un test comparatif. En tout cas, les peintures vyniliques, maintenant abandonnées au profit des acryliques, ne tenaient pas bien à l'humidité, donc sont certainement biodégradables.
argos31 a écrit le 20/12/2014 15:49 (ref msg # 46375 )
François A- tu pensé aux colles d'antan..a base de houx ou baies de gui pas plus nocif que le chlore de la Javel !!avec un peu de cire d'abeille ,ça doit être moins poisseux
François du Perche a écrit le 22/12/2014 18:16 (ref msg # 46402 )
non, je n'ai pas essayé mais ces colles d'antan servaient à faire de la glu pour attraper les oiseaux, donc étaient très poisseuses. Ici, on recherche un liquide ayant la fluidité du lait ou d'une peinture très liquide et qui ne soit pas délavé, lorsqu'il a séché, par la première pluie. Et soluble dans l'eau avant séchage pour pouvoir laver le matériel, les mains, etc.
La colle vinylique un peu diluée doit "coller" à ces exigences.
Une purée de baies de gui, filtrée et un peu diluée, doit rester transparente mais serait probablement rincée par des pluies successives. En y ajoutant quelques gouttes de latex, peut-être pourrait-on la rendre insoluble.
floyd a écrit le 22/12/2014 21:04 (ref msg # 46406 )
Au travers de mes lectures horticoles, ouvrages de la fin du XIXe, je constate que nous sommes tout simplement en train de réinventer toutes (ou presque) les recettes illusoires avancées successivement par de brillants esprits et d'habiles inventeurs.
Le bilan de tout cela?
Les mastics de marques bien connues datent aussi de ces époques, mais ils ont fait la preuve de leur supériorité.
François du Perche a écrit le 23/12/2014 10:04 (ref msg # 46410 )
Oui mais la chimie des polymères a énormément évolué depuis, silicones, résines vinyliques & acryliques & polycarbonates pour ne parler que des + connus. Des produits qui sont solubles dans l'eau avant séchage et qui deviennent insolubles ensuite n'existaient sans doute pas autrefois.
klakos a écrit le 23/12/2014 11:49 (ref msg # 46412 )
Il y a bien longtemps que j'ai perdu le fil de la discussion, mais le début je me suis dit qu'un produit de la sorte pourrait faire l'affaire :
http://www.p3b.fr/phytopast-g-mastic-cic...
Ce produit s'applique au pinceau, offre une barrière hermétique (ressemble effectivement à un polymère), etc
Peut-être un peu cher...
François du Perche a écrit le 23/12/2014 18:04 (ref msg # 46415 )
on peut difficilement peindre au pinceau toutes les feuilles du greffon sur les 2 côtés et il ne faut pas faire une barrière opaque mais translucide pour ne pas complètement annuler la photosynthèse (qui est partiellement conservée si on utilise du parafilm).


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