cherches glands - mycorhization amateur truffiers

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in and out a écrit le 19/02/2018 18:04
peut etre que tout simplement le prunellier et l'aubepine ça pique sacrement et que ce soit le chien ou l'homme on à horreur de se piquer il faudrai pas etre net pour aller la-dessous chercher des truffes.
ma chienne n'aime dejà pas ce piquer sur les feuilles de chenes vert alors le reste...
François du Perche a écrit le 21/02/2018 13:04
l'aubépine ça pique sacrement

C'est vrai mais ça se conduit assez bien en (mono) tige, aussi bien pour l'aubépine commune que pour les variétés à fleurs rouges (greffées) , donc les piquants sont hors de portée de l'homme et du chien. Et l'aubépine se taille bien, peut faire un gros tronc et vivre très longtemps. Je me demandais si son réseau racinaire superficiel n'était pas jugé insatisfaisant pour la culture des truffes. On pourrait en trouver mais de façon très aléatoire. J'ai posé la question à une pépinière qui fait de la mycorhization de mélano.
JRaph84 a écrit le 25/02/2018 20:33
Bonsoir,
Merci pour les liens concernant les vidéos d'Hervé Coves.
Comme indiqué dans ma présentation je me passionne pour la culture de la truffe (tel In & Out, nous agissons sur un autre forum spécialisé) et les enseignements apportés par ce monsieur sont très novateurs.
Ce printemps je vais tenter de favoriser le développement des aubépines et orchidées (ça je faisait déjà pour leur beauté) sur mon terrain, étant donné leur rôle de starter et de pont mycorhizien (avec le lierre et la ronce également).
De là à dire qu'il y aura des rabasses dessous c'est autre chose mais je comprends maintenant que la diversité ne peut qu'être bénéfique pour cette culture (j'ai également installé des cistes et de la sauge)...
François du Perche a écrit le 26/02/2018 13:07
De là à dire qu'il y aura des rabasses dessous c'est autre chose

Rabasses = truffes noires ?
Pourtant le lien de google book ci-dessous cite des exemples dans diverses régions.
Pour les aubépines, vous qui êtes spécialiste de mycorhization, pensez-vous qu'avant de les mycorhizer, il faille stériliser les jeunes plants d'aubépine sauvage si on les ramasse dans les bois (par exemple en plongeant les racines 5 minutes dans de l'eau de javel diluée avant de rincer) pour éliminer les champignons parasites ?
in and out a écrit le 26/02/2018 14:38
bonjour
je viens de faire cette manipulation sur des petits chènes dont les racines étaient parasitées par des mycos indesirables pour moi ,le résultat est que les plants font sacrement la tronche ils ont pas aimer du tout l 'eau de javel pourtant dosée très faiblement.
François du Perche a écrit le 26/02/2018 16:18
en cherchant sur internet : rabasses = truffes en Provençal, caveurs = rabassiers
erreur sur le lien ci-dessous, c'était ci-dessus
https://books.google.fr/books?id=tw0oDwA...
Merci In & out de ce partage d'expérience, donc il vaut mieux faire germer des baies dans un substrat approprié pour obtenir de jeunes arbres, mais c'est + long que de les ramasser déjà formés.
JRaph84 a écrit le 27/02/2018 08:05
Oui Francois et/ou favoriser le développement d’un terroir à truffe. Par exemple, la truffière en production de mon voisin (méthode de conduite de type Tanguy donc démarrage après une quinzaine d’années) a été créée à partir de glands de chênes truffiers lancés à la volée dans un milieu propice (friche, prairie ou lande calcicole)!!
Pour moi le fait que d’autre champignons soient déjà en place n’est pas néfaste à condition d’etre « compatible » avec la truffe...
François du Perche a écrit le 01/03/2018 10:39
aubépines & prunelliers truffiers (qui, grâce à la greffe, auraient pu faire des fruitiers truffiers). Voici ce que m'a répondu Vollner, producteur de plans mycorhizés : "Nous n'avons, jusqu'à présent, jamais rencontré de cas de production de truffes sur aubépine ou prunellier. Nous ne souhaitons pas nous lancer dans la culture de ces deux variétés dont nous ne connaissons pas le potentiel de production et dont nous ne maîtrisons pas la culture dès le semis. Nous ne pourrons pas vanter leurs qualités auprès de nos clients , n'ayant pas d'expérience là-dessus. Il est préférable pour nous de proposer des arbres "sûrs" aux planteurs."
Donc, ça n'a visiblement pas été expérimenté.
Laver les racines de plants sauvages dans de l'eau de javel diluée permettrait de gagner beaucoup de temps. Les expériences malheureuses avec les chênes ne veulent pas forcément dire qu'on aurait le même problème avec aubépines & prunelliers, qui sont très robustes, alors que la transplantation du chêne, racines nues est déjà très aléatoire, un lavage à l'eau de javel diluée ne doit pas arranger les choses. En tout cas, ce n'est pas difficile d'essayer et ça ne coûte rien.
Et c'est dommage qu'on ne trouve aucune références à part dans de vieux ouvrages de la culture de truffes sur aubépines & prunelliers.
gavot a écrit le 01/03/2018 11:55
J'ai connu un ramasseur de truffes sauvages, a la mouche, j'ai pu directement vérifier sa compétence avec de belles récoltes. Maintenant avec la prolifération des sangliers partout ceci est du passé...
Il m'assurait récolter regulierement des truffes sous un gros pistachier térébinthe, qui était isole au milieu d'un pierrier loin de tout arbre potentiellement porteur de truffes.
La ou nous faisions des récoltes, il y avait à part les chênes verts et pubescent, de nombreuses aubépines, mais il est difficile de dire si les mycelium étaient en relation avec les racines d'aubepine, bien que nous récoltions des truffes à proximité des aubepines
JRaph84 a écrit le 02/03/2018 20:22
Merci François et gavot pour ces éléments réponses.
L'aubépine et prunelier étant des rosacées leur compatibilité à former des mycorhizes est certaine, mais j'ai cru lire qu'il s'agissait d'endomycorhizes le plus souvent (et non d'ectomycorhize), dans tous les cas cela reste compatible avec la truffe.
Pour la culture de celle-ci la densité du racinaire et la capacité à de l'arbre à renouveler son chevelu (racine fines) chaque saison est un élément très important (chose que les chênes font relativement bien moyennant travail du sol), avez-vous déjà observé la densité des racines sur ce type d'arbustes ?
François du Perche a écrit le 07/03/2018 10:37
Voici ce que m'a répondu le site "truffeFrance" sur les aubépines & prunelliers truffiers. On peut en trouver mais c'est exceptionnel, donc probablement pas intéressant.
Tous ces textes sont anciens et ne reflètent que quelques observations qui restent exceptionnelles. En matière de truffes, tout et son contraire sont possibles mais restent très souvent exceptionnel. Les arbres fruitiers ne se mychorisent pas et il est très difficile de produire a la fois des truffes et des fruits sur un même arbre. Les besoins en eau (arrosage) et la qualité du sol ne sont pas du tout les mêmes pour les truffes que pour les fruits et donc il est pratiquement impossible de favoriser le développement des deux en même temps. De nos jours, les chênes restent les supports les plus performants avec encore des zones d'ombres. Les plantations et les recherches sont concentrées sur ces plants.
Quand à la taille des racines de prunellier, voici un exemple. J'ai vu que pour les chênes, ils coupaient le pivot pour favoriser les racines latérales, il faudrait sans doute faire pareil avec aubépines & prunelliers.

JRaph84 a écrit le 09/03/2018 07:42
Doublon, à supprimer si possible, merci !
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 09/03/2018 20:38 par JRaph84
JRaph84 a écrit le 09/03/2018 07:44
Bonjour Francois,
À nouveau ces arbres sont des rosaces avec réseau majoritaire à base de champignons endomycorhiziens (glomeromycete) et non ectomycorhiziens comme la truffe. Leur proximité dans une truffière n’est donc pas nocive (peut être même bénéfique) du fait de la non concurrence entres eux mais du coup si truffe à proximité d’une rosace il y a, l’arbre hôte de la truffe est probablement un autre invidu (situé non loin)...
Sinon, oui, le racinaire /intervention au niveau du sol est une des clés pour une production satisfaisante de truffes. À ce sujet plusieurs méthodes et techniques existent (un peu comme les greffes ), je ne saurais que trop te recommander d’aller visiter le forum « grossestruffes » une mine d’or d’information à ce sujet
Bonne journée
JRaph
François du Perche a écrit le 09/03/2018 13:37
Merci JRaph84 pour ces explications bien étayées, donc les fruitiers truffiers n'ont pas d'avenir (ni de passé), ne restent que les topiaires truffières avec des charmes, qui elles devraient marcher.
JRaph84 a écrit le 09/03/2018 20:40
Châtaigner sur chêne vert truffier on peut dire que ça fait des fruits et de la truffes non ?! ^^ je vais tenter ce printemps sur des semis spontanés...
François du Perche a écrit le 10/03/2018 17:10
chêne vert truffier greffé avec châtaignier, ça doit marcher mais on va se piquer les doigts avec les bogues quand on ramasse les truffes. C'est vraiment de l'art pour l'art car on conjugue les probabilités que la greffe réussisse + que le chêne ait des truffes.


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