les Mésengères verger conservatoire sarthois

greffer.net >> Promenades fruitières

floyd a écrit le 30/04/2011 00:12 (ref msg # 30396 )
En cette fin d'un mois d'Avril particulièrement sec et venteux, les arbres greffés-plantés souffrent.
Si enfin les PG montrent une reprise par le nombre des bourgeons qui repercent sur le tronc, les greffons eux sont vraiment à la peine.

A votre avis;
La reprise des greffes reste incertaine, c'est un fait!
Que faire, attendre et voir c'est certain, mais que faire des repousses du PG: les supprimer pour que toute la sève alimente les greffons, ou bien sauver en priorité les PG (19€ tout de même) en leur laissant de quoi vivre?

Nous avons entrepris des arrosages et enfin pu poser un large carré de bache tissée (140x140) en ménageant cependant la cuvette du nécessaire arrosage. Pas question de se laisser prendre par l'herbe.
Nous avons des pistes pour à terme remplacer la bâche par des broyats de haies ou de la plaquette de peuplier à 25€/m3 livré.

Les arbres de l'an 2000 me plaisent bien: sur les pommiers de la fleur partout et la silhouette en gobelet s'affirme. Les poiriers sont en feuilles, plusieurs ont bien noué. L'axe des quenouilles est bien visible à nouveau.

L'an prochain, va falloir trouver une échelle plus haute…
vomito a écrit le 30/04/2011 07:40 (ref msg # 30397 )
Pour la question, c'est l'éternelle interrogation de la greffe qui part ou pas,et donc l'habituelle réponse à l'accent normand.

C'est vrai qu'il est très tard en saison, et que des porte-greffes qui redémarrent à peine sont signe d'un problème. Si ça reperce du tronc, et vu le prix annoncé qui laisse présager un gros diamètre, je suis assez pessimiste.

Le lot est homogène ? Ca peut donner une indication quant à l'origine du retard.

Voir l'évolution sur une ou deux semaines...et laisser des repousses, quitte à les supprimer progressivement au moindre démarrage du greffon.

Au pire, cela fera d'excellents porte-greffes pour l'année prochaine.
floyd a écrit le 30/04/2011 08:34 (ref msg # 30400 )
Les PG sont de belles tiges 6/8 que j'ai greffé juste avant de les planter; un pari que le printemps sec et chaud a rendu difficile à tenir.

Mais la qualité des PG n'est pas mise en cause car le lot et la fraîcheur étaient homogènes. Ils reprennent c'est sûr, les bourgeons qui percent le prouvent, car le tronc était propre, les yeux visiblement éborgnés en pépinières.

Les quinze prochains jours vont être cruciaux. L'an prochain s'il faut refaire les greffes sur quelques-uns des 12 arbres, le plus long sera de courir après de nouveaux greffons. Je crois que j'irai les prélever moi-même au verger des croqueurs.[/img]
klakos a écrit le 30/04/2011 09:05 (ref msg # 30403 )
Personnellement, je les laisserais tranquille.
Les arroserais évidemment, d'autant plus que j'ai cru comprendre qu'ils ont été plantés tard en saison, que ce ne sont pas des petits, que ce sont des égrains qui ont couté, etc.
"il n'y a pas bonne greffe sans un bon PG".
Les futures greffes, s'il y a, pousseront 2X plus vite.
floyd a écrit le 01/06/2011 22:59 (ref msg # 30749 )
Je rentre du verger avec meilleur moral. Les PG sont bien repris et 6 sur 12 ont un greffon sorti d'affaire. Au greffage j'avais placé deux greffons par fente, en pensant avoir à sectionner le moins beau à l'automne. L'affaire est entendue.

J'ai donc cassé les repercements abondants sur les troncs de PG; nombreux et vigoureux, en particulier ceux protégés par le manchon souple de plastique bleu. Un travail délicat pour ne pas endommager cette protection.

Sur les autres PG, je laisse les rameaux pousser comme ils veulent… On verra au printemps prochain.

Même la haie fruitière est étonnante. Sur 19 sujets que la sécheresse de 2010 avait bien fatigué, seuls 3 n'ont pas repris définitivement. 5, il est vrai ont été recépés à 50 cm. Les autres ont à nouveau été goûtés par les chevreuils.
J'aimerais bien goûter à mon tour… aux chevreuils.

Nous songeons à un forage… une nappe phréatique se trouverait sur le fond de la couche de sable. Un ami sourcier doit passer…
Pour l'instant nous jouons à Jean de Florette, avec nos bidons et notre remorque.
klakos a écrit le 02/06/2011 06:17 (ref msg # 30750 )
Toute l'attention qui est portée aux jeunes arbres greffés (poussant dans un "espace protégé") est souvent anéantie lorsqu'on leur demande de "vivre de leurs propres ailes comme des grands". Et s'il ne meurent pas l'arbre reste chétif.
Avec toutes ces années de sécheresse à répétition, je crois qu'on va devoir acquérir le "reflexe irrigation".
Reste toutefois à voir comment ne pas créer des arbres assistés, les éduquer correctement.
Pommiers :
francs - 1-2 ans
pajam - "ad vitaem aeternam"
106 - 3 ans
Il faut aussi tenir compte de la nature du sol, de sa profondeur, sans doute.


On doit pouvoir se fier à des signes physiologiques de l'arbre ?
claudeduvar a écrit le 02/06/2011 22:20 (ref msg # 30754 )
ton dernier message me plait bien, je me disais que bien qu'habitant dans le sud est déja tout enfant j'avais accès à beaucoup de fruits et sans arrosage, l'eau du puit servait d'abord aux bêtes et ensuite aux hommes et aujourd'hui, ça continue mais ceci nécessite quelques régles, préparation du sol avant plantation, porte greffe de semis et repiquer, greffage sur place, une première année un peu pluvieuse, jamais d'arrosage, un léger travail du sol au début et ensuite du mulch du mulch, de la matière organique, tout ce qui tombe sous la main. sauf période de sécheresse sur 3 ou 4 ans, tu manges des fruits sans problème, avec peu de traitement.
floyd a écrit le 02/06/2011 22:45 (ref msg # 30755 )
Le contexte pédologique et géologique n'est pas des meilleurs. La présence de vieux poiriers de plein-vent et de chênes centenaires ou pas indiquent que ce sol maigre et acide, perché sur plusieurs mètres de sable parvient tout de même à les nourrir.
Ce fut toute la logique de ce curieux choix pour l'implantation d'un verger conservatoire.

D'accord avec l'idée d'un apport soutenu et conséquent de matières organiques… du moins en théorie, car on part de presque rien au niveau taux de MO.

Un paradoxe toutefois; on pense nécessaire que des racines descendent profondément à la recherche de l'humidité. On imagine que la création d'un horizon superficiel et plus fertile serait bon également; au final il y aurait là de quoi alimenter des racines peu profondes qui ne seront pas à l'abri d'une sécheresse quasi inévitable presque chaque année.
TheChti a écrit le 09/07/2011 12:49 (ref msg # 30989 )
Le sable est un élément nutritif particulier. Mes parents ont une maison à 2 km de la plage dansle Pas de Calais, elle est construite sur un radier posé sur le sable (damé auparavant avec de l'eau). Je suis toujours étonné de voir la vigueur des plantes qui poussent là-dedans. Les peupliers, lilas, forsythia (qui souffraient au départ du manque d'eau) y poussent très bien.

Je pense que c'est dû à deux choses:

D'une part le sable est un substrat qui fait se développer naturellement les racines, et en profondeur (2,5 m d'après le voisin), près de la mer, il y a de l'eau .... douce (élément qui n'est peut-être pas reportable à ce verger conservatoire). Quand j'étais gamin c'était une galère de creuser ce sable en raison des faisceaux de racines qui y passent.

D'autre part quand on creuse là dedans, ça me fait penser à un marbré au chocolat. Entre deux couches de sable clair, on trouve une couche de sable très noir qui ondule, ce qui me fait penser que c'est finalement un milieu beaucoup plus riche qu'on ne le croit.
floyd a écrit le 09/07/2011 13:07 (ref msg # 30991 )
Chimiquement parlant les sables ne sont pas des "éléments nutritifs". Le terme est à réserver notamment pour NPK, calcium, magnésium, soufre et les oligo-éléments.
Les argiles et la matière organique ont cette aptitude à servir de réservoir pour ces éléments sous forme ionique.
La flore et la faune du sol joue également un rôle majeur.

La capacité d'un sol à dominante sableuse à retenir l'eau et les sels minéraux est faible. Comme tu le soulignes TheChti, c'est un substrat commode pour les racines, superficielles ou profondes. Les espèces qui peuvent développer des racines nombreuses (fasciculées) sont donc gagnantes.

Lundi prochain, l'assos va faire une tournée d'arrosage, car les quelques millimètres récemment tombés ne suffisent pas, au moins pour les sujets plantés cette année.

Nous allons débloquer quelques dizaines d'euros pour faire analyser le sol en labo.

Je suis surpris par le nombre et la vigueur des repercements sur troncs. Sur les tiges bien greffées, il faut régulièrement casser les petites pousses… mais je préfère ça!
TheChti a écrit le 11/07/2011 07:14 (ref msg # 31004 )
Le sable est une roche bien sûr, il s'agissait d'un raccourci de ma part
floyd a écrit le 28/03/2012 15:50 (ref msg # 34580 )
Les résultats d'analyse chimique furent si décevants que le technicien ne croyait pas qu'on puisse y faire pousser des arbres…

Mais c'est le manque d'eau qui est le facteur limitant.

A propos, pour les sarthois, et nos amis des départements limitrophes, je fais une démonstration de taille samedi 31 mars à partir de 10h00.
Quelques greffages à reprendre…

J'ai un verger de pommiers en gobelet d'une vingtaine d'années qui se prête à l'exercice. Et c'est gratuit.

Rendez vous auprès de la barrière au bout de la grande allée. Fléchage sur fond marron depuis le bourg.

Merci de me prévenir en MP.
floyd a écrit le 20/01/2013 14:03 (ref msg # 38436 )
Je peux prévenir plus tôt des dates fixées pour la taille au verger.

Pour cette année 2013, ce sera à partir de 14h00 et dans les mêmes conditions qu'en 2012, voir post-ci-dessus:

- samedi 2 mars
- samedi 9 mars

à bientôt
floyd a écrit le 25/02/2013 22:38 (ref msg # 39105 )
La météo plutôt limite ces dernières semaines est annoncée plus convenable pour samedi prochain, 2 mars.

A première vue les rameaux de deux ans sont bien garnis de beaux bourgeons.
Nous aurons du fruit… De quoi reconstituer les stocks de jus et de compote!
floyd a écrit le 02/03/2013 20:10 (ref msg # 39191 )
Oui, plutôt frisquet mais sec, supportable dès qu'on s'active.

Pas vu un chat… On verra samedi prochain.

J'ai taillé Reinette du Mans et Isabelle Luizet, les arbres les plus développés du verger.
Beaucoup de beaux bourgeons, des promesses de fruits.

Il a fallu supprimer de nombreuses momies de pommes, la moniliose!
Un gaulage après la récolte devient nécessaire.

Les plants greffés se développent; taille de formation, celle-là est rapide à faire!


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