Greffe Quercus rubra sur Q. pubescens

greffer.net >> Plantes ornementales

gavot a écrit le 15/01/2016 21:26 (ref msg # 50747 )
Des pépiniéristes producteurs de plants "truffiers" mycorhizés proposent effectivement des pins, notamment nigra, en accompagnement des feuillus, pour constituer des truffières .
François du Perche a écrit le 16/01/2016 10:18 (ref msg # 50751 )
c'est étonnant car le pin noir d'Autriche se plait dans les terrains sableux donc acides, il est dit qu'il peut "supporter" le calcaire mais les terrains à truffes doivent être très calcaires. Ils doivent faire des petits arbres rabougris dans ces terrains, mais au fond, si on a des truffes, on se fiche de la production de bois.
https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j...
gavot a écrit le 16/01/2016 11:20 (ref msg # 50752 )
Ne faites vous pas une confusion entre le pin noir d'Autriche (Pinus nigra austriaca) que l'on rencontre en basse Autriche (notamment au col de Tarvis à la frontière austro italienne, mais plus largement de l'Apennin à la Bulgarie), qui pousse sur des terrains calcaires et dolomitiques, très planté en France dans les Alpes du sud , les Causses et ça et là ailleurs (à Verdun après la première guerre mondiale, où il est progressivement remplacé par le hêtre qui revient naturellement) et les pins laricio (Pinus nigra laricio) qui poussent en terrain acide (Corse, Calabre,nord de l'Espagne, localement dans les Cévennes)et ont été plantés en plaine (Sologne).
A remarquer que les pins noirs d'Autriche poussent effectivement bien en terrain acide, alors que les laricio poussent mal en terrain calcaire
Les uns et les autres s'hybrident spontanément lorsqu'ils son au contact.
François du Perche a écrit le 16/01/2016 16:08 (ref msg # 50756 )
non, je ne confonds pas, j'ignorais même que le pin Laricio de Corse était un "nigra", je croyais (à tort) qu'il faisait partie d'une famille différente, et j'ignorais que le pin noir d'Autriche supportait le calcaire.
comme disait Molière : ignorantus, ignoranta, ignorantum !
gavot a écrit le 16/01/2016 18:38 (ref msg # 50759 )
Pour compléter dans ce hors sujet :

Le genre pinus est extrêmement vaste (un peu comme le genre euphorbia chez les dicots)

On distingue, selon le nombre d'aiguilles regroupées :

-des pins à 5 feuilles : cembro indigène, strobus(weymouth) introduit en France , sibirica, pumila ...Cembro et sibirica donnent des pignons comestibles et méritent l'attention de Greffer.net/Fruitiers.net

-des pins à 3 feuilles : beaucoup des pins d'Amérique centrale

-des pins à 2 feuilles , tous nos indigènes sauf le cembro
Parmi les pins à 2 feuilles, la "section" Sylvestris :
Pin sylvestre, Pin à crochets et pin mugho, pins noirs et laricio. Les hybrides de pins sylvestres et à crochets sont fréquents au contact des deux espèces (pin de Bouget) Les hybrides naturels entre pin noir/laricio et pin sylvestre existent mais sont peu fréquents. Les hybrides entre noirs et laricio sont constants au contact des deux espèces, et, plus vigoureux que les sujets purs , tendent à les supplanter.
Les pins de la sction sylvestris se greffent bien entre eux (notamment laricio sur sylvestre)

Nos autres pins indigènes appartiennent à la section "Halepensis" (pin d'Alep) et à la section "Banksiana" (pin maritime) les autres espèces de cette dernière section étant américaines.
Je ne connais pas les possibilités de greffage entre sections différentes.
La greffe du pin maritime (branches fructifères sur de jeunes semis, pour accélérer la fructification) a été beaucoup pratiquée dans les vergers à graine.
André a écrit le 25/09/2016 14:14 (ref msg # 54108 )
J'ai trouvé ce doc intéressant sur la greffe des chênes par l'INRA.

Par ailleurs, je dois reboiser une parcelle de lande sableuse en Gironde prochainement. A priori la seule essence envisageable est le pin maritime compte tenu de la pauvreté du sol. Est-ce qu'il est envisageable de semer des glands de chênes rouges sachant que je ne pourrai pas irriguer et que mon sol est sableux à quasiment 100% ?
gavot a écrit le 25/09/2016 19:38 (ref msg # 54115 )
Très intéressant effectivement ce document sur la greffe et le croisement des chênes pour la production de glands.

Par ailleurs, et jusque vers 2010, on considérait qu'il n'y avait pas de véritable alternartive au pin maritime pour le reboisement de la lande sableuse. Je ne sais pas si des essences "miracle" et feuillues ont été identifiées depuis . C'est improbable!

En ce qui concerne l'irrigation , quand il y a possibilité technique, deux situations se présentent :l'irrigation temporaire, pendant 2 ou 3 ans après plantation , notamment en cas d'année sèche, qui permet au jeune plant de survivre alors que son système racinaire n'est pas encore assez développé et efficace.
D'autre part l'irrigation permanente, si le climat ou la capacité de rétention du sol ne procurent pas une disponibilité en eau suffisante : celle -ci est une impasse, parce que les besoins en eau des arbres vont croissant. Je pense qu'une plantation de chêne rouge nécessitant de l'irrigation serait dans ce cas.
Foufouche a écrit le 26/09/2016 07:58 (ref msg # 54121 )
Par ailleurs, je dois reboiser une parcelle de lande sableuse en Gironde prochainement. A priori la seule essence envisageable est le pin maritime compte tenu de la pauvreté du sol. Est-ce qu'il est envisageable de semer des glands de chênes rouges sachant que je ne pourrai pas irriguer et que mon sol est sableux à quasiment 100% ?

C'est ce que je compte faire cet automne en semant des chênes rouges sur 2 ha de lignes de robinier qui viendront d'être planté. Le chêne rouge reste la valeur sûre, je te conseille ça aussi André. Les semis naturels effectués sur un sol préalablement travaillé donnent de meilleur résultats.
Pour ce qui est de l'arrosage le chêne rouge n'apprécie pas les situations trop sèches, il se développe plus (voir beaucoup plus en cas extrême) lentement mais il reste très tolérant et s'adapte bien, même à du sable quasi pur.
Autrement tu peux tenter robinier, bouleau, eucalyptus, liquidambar, catalpa, tilleul, etc...
De manière anecdotique les mimosas se développent très bien dans ces situations (une fois installé) s'il gèle rarement en dessous de -10/-11°c. On peut en tirer du bois.
François du Perche a écrit le 27/09/2016 10:34 (ref msg # 54154 )
C'est surement une bonne idée de planter alternativement des rangées de robinier et de chênes d'Amérique car le robinier étant une légumineuse apportera aux chênes les éléments nutritifs qu'il ne trouvera pas dans le sable et le problème du drageonnage des robiniers ne doit pas se poser sur de jeunes plantations.
Foufouche a écrit le 27/09/2016 14:42 (ref msg # 54157 )
planter alternativement des rangées de robinier et de chênes d'Amérique

Je suis dans l'obligation réglementaire de replanter, je n'ai pas vraiment le choix de la manière de planter il y a une densité minimale imposée et le matériel mis en oeuvre standardise l'ensemble, du coup je vais faire directement les semis en ligne sur la même ligne que les plants de robiniers (pour conserver un passage possible d'engin+pompier), on verra ensuite pour la sélection.
A l'origine j'aurais préféré faire replanter directement du rubra pour bois de chauffage mais les subventions ne couvrent pas la totalité du surcoût de la fourniture de feuillus contrairement aux pins où en plus de payer la totalité des frais engagés pour replanter, on vous fait un chèque argent de poche. Donc je me suis rabattu sur le robinier (bcp moins cher) qui, malgré une moindre adaptation à mon sol et des épines, à de très bon atouts qui compensent et notamment comme tu l'expliques le fait d'être une légumineuse, d'autant qu'içi l'azote est une molécule précieuse.

Pour revenir au sujet,le PG rubra aurait quand même un intérêt sur sol acide chez moi, dans des situations un peu trop sèches ou des sols possédant trop peu de MO pour une croissance acceptable du châtaigniers.
François du Perche a écrit le 28/09/2016 07:53 (ref msg # 54165 )
il se développe plus (voir beaucoup plus en cas extrême) lentement mais il reste très tolérant et s'adapte bien, même à du sable quasi pur.

ça semble dire qu'il y eu des plantations de chênes rouges dans du sable quasi pur et qu'elles ont marché, même si la croissance a été moindre que dans un terrain propice. De quand datent ces plantations ? Je suppose que c'est allé jusqu'à la récolte du bois pour pouvoir tirer la conclusion qu'on peut se lancer dans cette aventure à grande échelle.
ké20 a écrit le 28/09/2016 22:28 (ref msg # 54178 )
andré , tu peux tenter de diversifier au sein de la plantation de Pins maritime , des chênes lièges (quelques uns ) , sessile ou pédonculés cela dépend du sol .
Quant aux chênes rouges d'amérique , je n'y suis pas un adhérent ....
Foufouche a écrit le 29/09/2016 01:04 (ref msg # 54180 )
Andre:pin à l'encens également si tu veux rester dans les pins. Pinus tadea est cultivé dans les landes.
ça semble dire qu'il y eu des plantations de chênes rouges dans du sable quasi pur et qu'elles ont marché
Tu demanderas à Napoléon C'est lui qui a implanté en masse cet arbre dans les landes le long de routes (on trouve d'ailleurs les restes de l'arboretum qui a servit à tester diverses espèces à l'époque à Solférino).
J'habite en pleine forêt au milieu des pinèdes avec le sol typique de la lande (20 cm humus et ensuite du sable quasi pur) et il y a de nombreux chênes rouge implantés sur mon terrain, il se ressème naturellement depuis au moins 100 ans, Il n'est pas rare de trouver de très vieux sujets dans le coin. On trouve aussi encore beaucoup de vieux sujets disséminés ci et là en alignement le long des routes dans la haute lande et on comprend bien que Napoléon et ses acolytes ne se sont pas trompés dans leur choix. Ça devient assez majestueux (même si ce chêne n'est généralement pas très beau). A un âge avancé les glands produits sont encore plus gros.

Le chêne rouge est vraiment l'équivalent feuillus du pins dans sa faculté d'adaptation à ce sol et la puissance de sa croissance. Il croît bien plus rapidement que le pédonculé, atteint des hauteurs supérieures, il réagit bien au recépage, il est plus tolérant aux conditions de sol que le pédonculés malgré son besoin en eau qui à l'air supérieur, il produit un bois d'oeuvre de qualité, de belle couleurs automnales etc.. A mon avis dur de faire mieux dans ce contexte de sol , en tout cas je te garantis que cette espèce pousse/prospère bien dans un sable peu doté en matière organique et au ph acide, MAIS tant qu'il y a de l'eau plus ou moins disponible. Plus l'arbre aura accès à de la MO meilleur sera la croissance.

Tu ne verra que de très rares plantations de rubra et de feuillus tout court dans les landes, le pins est + rentable.
ké20 a écrit le 13/10/2016 11:45 (ref msg # 54462 )
le rubra est moins bon en tonnellerie que le pédonculé ou sessile , et son bois en ébénisterie idem , mais comme l'a dit Foufouche , il pousse plus vite et se re-sèmera aussi plus vite ....
François du Perche a écrit le 03/12/2016 21:32 (ref msg # 55286 )
Peut-être que la greffe inverse marche aussi (chêne rouvre, pédonculé ou autre sur PG chêne d'Amérique). L'intérêt serait de booster le greffon, car le chêne d'Amérique est beaucoup + vigoureux les 1e années et se transplante beaucoup mieux. Pensez-vous qu'on puisse ensuite faire affranchir le chêne greffé (en enterrant + profond) pour éliminer à terme le chêne d'Amérique ? Cela pourrait être utilisé pour la greffe du châtaignier sur chêne, on aurait alors un PG très vigoureux lors de la greffe ?
Si on ne peut pas affranchir, ça n'a pas d'intérêt, car le chêne d'Amérique, tout comme le châtaignier, n'aime pas le calcaire.
Quercus a écrit le 03/03/2017 21:27 (ref msg # 57266 )
Voila la croissance du 2016 des petites Q. rubra. Elles ont souffert beaucoup pour la sécheresse.

Une plante s'est développée mieux, elle a repris à se développer après la pluie:

https://s15.postimg.org/h9sqdkwqj/20161016_121026.jpg

https://s11.postimg.org/nh7ahwqk3/20161016_121035.jpg

Devrait bientôt renouer la croissance, comment se comportera cette année?


L'autre plante:
https://s1.postimg.org/rulk4fj8v/20161016_121051.jpg


Les photos ont été prises en Octobre.
Quercus a écrit le 30/04/2017 19:16 (ref msg # 58020 )
Reprise de la croissance:

La plus faible:
https://s17.postimg.org/drrb16h1r/20170429_170019.jpg


La plus grande,
https://s28.postimg.org/p4dx1vl4d/20170429_170006.jpg

https://s10.postimg.org/y1ljh1rrd/20170429_170002.jpg
Quercus a écrit le 02/10/2017 11:57 (ref msg # 59641 )
Les plantes ont survecú, trés peu de croissance, mais sont en vie.

https://s1.postimg.org/7ymv1a3pa7/20171001_184627.jpg


ici je devrais enlever les chênes lieges qui dérangent la plante

https://s1.postimg.org/8va56w0y27/20171001_184641.jpg


greffer.net >> Plantes ornementales