Cherimolier (annona cherimolia)

greffer.net >> Autres fruits

belinsecte a écrit le 22/01/2018 16:14
je ne sais pas si je dois me répéter (doublon, j'ai déjà écrit ce qui suit)?
- ce sont les chiffres météo, pas mes suppositions ni mes points de vue.
- il demanderait peut-être trop d'eau pour le cultiver à Menton et Perpignan et la main d'oeuvre y est plus chère. Il a été selon Clow envisagé en bretagne, dont les pluies plairaient à ses racines superficielles, mais il n'y a aucun profit à faire d'un cherimoya rustique: le consommateur ne le connait ni ne le demande assez, et une sélection rustique lui serait peut-être moins séduisante que l'importation: Mêmes remarques pour l'avocat dont la variété Hass prédomine commercialement et le "marché" n'aime pas la moindre bizarrerie. En combien de temps se changent les habitudes d'une population entière?
J'ai prélevé aujourd'hui des greffons issus de 4 semis d'altitude, me dire rapidement si en climat tempéré certains veulent en recevoir pour tenter la bouture ou la greffe sur asiminier.
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 23/01/2018 08:24 par belinsecte
tropique a écrit le 22/01/2018 21:59
Greffer cherimola sur asiminier est une piste sérieuse ,d ailleurs, dès que mes scions asiminiers issus de semis commenceront à débourrer j y grefferai dessus corossolier et cherimola.Lorsque la soudure sera consolidée je ferai acheminer l ensemble sur la Bretagne pour la suite du test.
Je pense que dans deux régions éloignées soumises aux mêmes minima ,la flore n évoluera pas de la même façon.En effet,un écart de température important entre le jour et la nuit,ainsi qu un soleil généreux ont leur mot à dire et, personne ne pourrait y remédier,sauf en cas de culture sous serre chauffée,ce qui n est pas du tout rentable.
belinsecte a écrit le 23/01/2018 14:31
Tes asiminiers sont ils prêts à être greffés et placés sous serre? dis moi si tu veux de mes greffons (et combien, longueur, diamètre) car je suis sur le point de partager les envois.
J'ignore si l'été est bon pour eux en bretagne. ça fructifie en automne et hiver, parfois jusqu'en mars. ça fructifie moins bien en climat tropical même humide.
Il y en a un (cherimolier) vers menton et un autre vers perpignan, le froid qu'ils y ont enduré est plus doux que le froid de là où j'ai prélevé les greffons et des graines.
j'essaierais bien aussi chez moi mais mes records de froid sont + rudes, et l'asiminier n'aime pas être transplanté.
belinsecte a écrit le 23/01/2018 17:06
Legot: je galère avec ma boite privée de laquelle je suis obligé d'effacer les messages au fur et à mesure, et je n'ai pas ton adresse. envoie la moi depuis le formulaire de contact sur fruitforestier.info
j'ai acheté un carnet aujourd'hui pour mieux organiser les envois que je vais faire ce mercredi (pas de frigo en voiture, ensuite cela reporte à novembre 2018). Si j'oublie quelqu'un, me le dire rapidement. J'ai noté les demandes de: diospyros, aroued, gavot, benoit30, Amine.
tropique a écrit le 23/01/2018 21:25
Merci Belinsecte pour ta généreuse proposition,malheureusement mes scions asiminier n ont pas encore démarré sous serre chauffée,en plus,leur diamètre ne dépasse guère 3-4 mm.D ici mai il se peut qu ils grossiront encore un peu,si ce sera le cas,je passerai à l action avec des greffons du jour prélevés sur mes annonacées.
La première année je me limiterai à observer l influence du pg sur le greffon du fait que les tropicales sont très vigoureuses (8m) et à croissance rapide.
Le seul hic en Bretagne c est l excès de pluie,pour y remédier,il suffirait d opter pour un emplacement bien protégé et un sol hyper drainant
belinsecte a écrit le 23/01/2018 23:05
Encore quelques questions...
peut on greffer des mini rameaux d'anonacées de ce diamètre? qui me parait déjà bon (j'ai greffé du pêcher de 2mm)
tes asiminiers ils sont sous serre chauffée?
combien de temps le destinataire peut garder des greffons de cherimoyas au frigo?

je ne sais plus où j'ai lu que eriobotrya j. pourrait se greffer sur caduc même avant entree en vegetation du PG
sur la cote comme en altitude, tous les cherimoliers que j'ai vus sont bien en feuilles.

c'est vrai qu'un jeune asiminier est tellement lent à croitre... alors que le cherimoya fait des départs hallucinants
donne moi ton adresse? au cas où je peux t'en mettre des échantillons, cela multiplira les expériences, et j'apprécie beaucoup que tu les publie! ainsi chacun peut apprendre des réussites et échecs.

autre piste à explorer: la bouture?
belinsecte a écrit le 24/01/2018 00:19
et encore une question...
l'extrémité de mes "baguettes" se termine très fin. pourrait-on greffer "à la pendule" du 1 ou 2 mm sur un pg de 2 ou 3mm?
Antigonos a écrit le 24/01/2018 00:38
Reproduction par graines:
Le goût de fruit du pollinisateur influence-t-il le goût du fruit qui entoure la graine pollinisée?
C'est impossible que le goût du fruit soit influencé par le pollen pour la simple raison que le fruit n'est produit QUE par le plant mère. Si la forme du fruit change à cause des graines c'est juste parce que le fruit est un contenant qui change de forme avec le contenu : la génétique de la graine ne va pas changer la nature des tissus.
Dans un même arbre il y a parfois des fruits avec un goût « meilleur » que les autres fruits trouvés sur les mêmes branches, ses graines engendreraient elles des arbres à fruits « meilleurs », comparées aux autres graines du même arbre?
C'est dû à d'autres choses : leur exposition, le temps qu'ils ont mis à se former, leur distance des racines, la richesse en sucres de la sève qui arrive (donc des feuilles qui l'alimentent), sans doute aussi de la position des racines qui envoient la sève brute... Je pense par exemple que les racines "superficielles" reçoivent davantage les amendements de surface que les racines profondes et qu'elles nourrissent davantage les branches basses mais aussi qu'elles sont davantage susceptibles de manquer d'eau parfois, en tout cas de subir des variations plus grandes. Il faudrait demander à un ingénieur de l'INRA. Les grosses poires ont la réputation d'avoir plus de goût (je tiens ça d'un producteur de 'Passe Crassane') mais les plus grosses ont surtout eu moins de concurrence...
Les observations sont malheureusement faussées par l"évolution du goût en fonction de la maturation du fruit... Il faudrait pratiquer des fécondations artificielles, tout numéroter, prélever au même âge, pour comparer entre branche puis d'une année sur l'autre... Pff, c'est un boulot de pro, de thésard ou de retraité, ça ! (Sans oublier qu'une partie des fruits risque tomber...)
Cette question, que je me posais déjà enfant, est revenue hier sur des observations très concrètes sur un cherimolier:
Je suis allé dimanche dans un verger où se côtoyaient 2 différentes variétés de cherimoliers: ‘Fino de jeter’ (graines noires*), et une autre variété qui se distinguait par des pointes sur la peau et des graines marron (en photo n°2 et 3 ci dessous). Je n'ai pas trouvé de différence de goût.
Sur les branches de cette 2ème variété se côtoyaient des fruits de chacune de ces 2 variétés.
On y trouvait donc AUSSI des "Fino de jete", à peau lisse et à graines noires. Exemple en photo: le 'Fino de jete' trouvé sur le chérimolier 'Campa' avait tout du 'fino de jete' sauf une seule pointe en face de mon index. J'ai bien regardé les graines, aucune n'était marron.

* Virant marron lorsqu’elles sèchent. elles germent vite tant qu'elles sont encore noires.

Comme cela ne peut provenir du pollen c'est qu'il s'agit à l'évidence... d'un sur-greffage de variété 'Fino de Jete' (attention, ce n'est pas 'Fino de jeter') sur un plant de variété 'Campa' ! Qu'il y ait une pointe sur un fruit n'est pas très significatif. Il peut très bien y avoir, pour une même variété dont les fruits ont des excroissances en surface, de grosses variations d'un fruit à l'autre : il y a des critères pertinents pour une identification et d'autres qui ne le sont pas. Lors d'identifications botaniques, on peut lire par exemple une forte variation dans la forme de la feuille mais la présence de quelques poils à un endroit précis : s'il y en a sur aucune feuille ce n'est pas la identification, mais si quelques feuilles en ont c'est bien elle ! Cela ne veut pas dire que la différence réelle ne tient qu'à ces quelques poils mais juste que c'est un critère visible, fiable et qui vient de la description du botaniste auteur. Cela veut dire qu'il faut se méfier énormément de ses observations : c'est mieux que rien, ça dépanne mais il faut toujours préciser si c'est une observation personnelle ou un critère d'origine. Par exemple j'ai mélangé une partie de mes boutures de MM106 et de Pajam 2... Faute de critères dans la littérature j'ai observé les plants connus... J'ai vu une différence dans la taille des stipules puis plus tard que c'était faux : c'est juste que sur une variété il continue de pousser tardivement donc en début de saison c'est inutilisable. Puis j'ai regardé partout... Apparemment il y a en a une dont les feuilles sont plus velue au-dessous... Mais finalement ça ne marche que pour une feuille mature, qui ne grandit plus... Alors j'espère que c'est bon cette fois...
NB : j'ai lu dans la législation que l'on avait le droit de multiplier n'importe quel PG (avec ou sans COV) du moment que c'était sur une même plantation.
Antigonos a écrit le 24/01/2018 00:52

et encore une question...
l'extrémité de mes "baguettes" se termine très fin. pourrait-on greffer "à la pendule" du 1 ou 2 mm sur un pg de 2 ou 3mm?
Pourquoi tu ne grefferais pas "à la gouge" comme je t'en ai parlé pour le néflier du Japon ? J'en ai greffé de 2 mm (plantule) sur du cognassier de gros diamètre, apparemment cela marche bien. Dès que le vert commence à disparaître c'est qu'il n'y a plus d'assise génératrice au milieu... donc qu'il y en a de part et d'autre. J'ai enlevé l'écorce du greffon et accolé sur deux bons centimètres et gardé sa base dans un mini tube avec de l'eau. [Faudra que je montre ça un jour, il y a d'autres détails pratiques...]
belinsecte a écrit le 24/01/2018 01:08
merci encore pour tes réponses;
"à la gouge": greffe tschudi? que je lis recommandée quand le greffon débourre déjà. alors que les yeux de mes baguettes dorment.
à propos des fruits hétérogènes je les ai vus sur la même branche donc il ne s'agit pas de surgreffage. J'entends bien qu'il est normal qu'il y ait des formes variées sur un même arbre, mais l'arbre de la variété 'Campa' qui est entouré de 'Fino de Jete' ne donne que des fruits avec des pointes quasi inexistantes et d'autres lisses. Tandis que le 'Campa" qui est à coté de l'autre espèce d'Anone à la peau extravagante, lui a CERTAINS fruits avec des pointes vraiment prohéminentes! dont 2ème photo de ce post là: https://www.greffer.net/discussion/viewt... Je lui ai pris des greffons: reste à voir quels fruits ils donneront dans un autre jardin, en l'absence de voisin extravagant
En photo, le fruit sur lequel il n'y avait qu'une pointe était un 'Campa' anormalement lisse, dans un autre arbre hétérogène entouré de 'Fino de Jete'.
Message modifié 5 fois ; la dernière fois le 25/01/2018 12:25 par belinsecte
belinsecte a écrit le 24/01/2018 01:23
Super, ton conseil de scotcher des numéros sur les greffons et les mettre en vrac dans un même sachet.
J'ai réservé les numéros aux greffons et graines d'avocatiers!
Mes envois d'anones seront ainsi identifiés:
A = chérimolier 950M (d'altitude), 3 ou 4 ans, sans fruits. https://www.greffer.net/discussion/viewt...
B = ch. 750M, tardif, peau virant au noir à complète maturité*, 1er fruit mûr le 22/01, chair ferme et bonne, taille moyenne, contenait 22 graines. Il y a encore un autre fruit e taille moyenne à venir bientôt, et 10 autres plus petits. J'ignore s'il y aurait eu d'autres fruits les mois précédents, que des promeneurs auraient emporté. l'arbre était en photo avec une carte routière à sa base pour donner une idée du diamètre du tronc. https://www.greffer.net/discussion/viewt...
C = 700M inaccessible. que tropique estimait à plus de 20 ans d'age, et que toi antigonos tu estimais à 30 ans. photo de la base du tronc avec une main ici: https://www.greffer.net/discussion/viewt...
D = 700M coté chemin. tronc presque aussi gros que C (photo d'ensemble avec le visage d'une femme, dans les liens précédents). C et D ne portent pas de fruits si tard en saison, leurs derniers fruits étaient les premiers dont j'ai publié les photos.
E = Autre espèce d'anone aux fruits avec reliefs extravagants, bord de mer. était greffé sur semis de Cherimoya, il y a 3 ans environ. La peau est dure donc j'en ai laissé un pourir sans savoir qu'il était mûr, l'autre je l'ai ouvert mais il n'avait pas de sucre ni de goût. Les fruits étaient fendus, ce qui ne favorise pas une maturation harmonieuse. 1ère photo ici https://www.greffer.net/discussion/viewt...
F = Fino de Jete (bord de mer, culture, vieux arbres)
G = Campa (bord de mer, culture, arbres de 75 à 100 ans), greffons pris sur l'arbre relaté en fin de ma précédente publication (post). 2ème photo ici: https://www.greffer.net/discussion/viewt...

* ceci est peut-être lié au climat, j'ai rarement vu cette couleur se développer sur certains fruits minoritaires dans d'autres cherimoliers
Message modifié 8 fois ; la dernière fois le 25/01/2018 05:49 par belinsecte
diospyros a écrit le 24/01/2018 22:25

et encore une question...
l'extrémité de mes "baguettes" se termine très fin. pourrait-on greffer "à la pendule" du 1 ou 2 mm sur un pg de 2 ou 3mm?


Ca se tente... J'ai greffé la plupart de mes agrumes avec des greffons tout aussi fin. Je ne dis pas que ça marche a tous les coups mais si le PG est bien en sève, ça se tente.
tropique a écrit le 26/01/2018 00:38
Greffer du 2-3mm c est de la micro-greffe,ce n est pas à la portée du premier venu
belinsecte a écrit le 26/01/2018 14:23
je posais la question pour l'anone.
Diospyros est un surdoué de la greffe, il réussit les chips que moi j'échoue... mais je voudrais démystifier l'anglaise compliquée qui n'est pas si compliquée que ça et avec la pendule je trouve que c'est de bonnes greffes pour débutants. Aussi pour donner espoir à ceux qui recevront de frêles greffons.
Avec le pêcher ça a bien fonctionne aussi, je n'ai pas essayé d'autres. https://www.greffer.net/discussion/viewt... un avantage avec un rameau fin il épouse bien la forme du PG.
Antigonos a écrit le 31/01/2018 19:00

je posais la question pour l'anone.
Diospyros est un surdoué de la greffe, il réussit les chips que moi j'échoue... mais je voudrais démystifier l'anglaise compliquée qui n'est pas si compliquée que ça et avec la pendule je trouve que c'est de bonnes greffes pour débutants. Aussi pour donner espoir à ceux qui recevront de frêles greffons.
Avec le pêcher ça a bien fonctionne aussi, je n'ai pas essayé d'autres. https://www.greffer.net/discussion/viewt... un avantage avec un rameau fin il épouse bien la forme du PG.
L'avantage de compliquer la greffe anglais c'est surtout de permettre au greffon de tenir tout seul pendant la manipulation. C'est vrai que l'on dit que cela augmente la surface mais si la surface normale ne marche pas ça m'étonnerait que ça change quelque chose en version compliquée : quelqu'un a t-il déjà vu une soudure que dans cette zone et non le reste ?? Mais avec un rameau de 2 mm, faire une fente à 1/3 c'est couper une lanière de 0.75 mm ! De plus ce genre de tige n'a pas de tissus secondaire, c'est le parenchyme qui va produire la soudure, autrement dit la tige peut se souder de partout sauf l'écorce. Évidemment il faudrait en plus ici couper la tête d'un PG de 2 mm !
La greffe pendule est un peu plus intéressante puisque l'on peut utiliser un PG plus gros. Reste que le greffon va certainement sécher : il y a un problème de rapport entre la surface de contact et celle d'évaporation qui est très désavantageux pour les petites tailles. De même avec le rapport entre la surface de contact et le volume : c'est même pire puisque l'un varie avec le carré et l'autre le cube, c'est mathématique ! Autrement dit : arrivée d'eau minimale, perte d'eau maximale, réserve minimale... En plus en cette saison il n'y a pas de montée de sève, il faudrait des conditions artificielles.
C'est pour cela que je suggérais une greffe par rapprochement en entaillant l'écorce avec une gouge arrondie. De cette manière le haut de la plante sert de tire-sève, c'est très important. Il ne faut pas tout laisser au-dessus mais il en faut. Comme gouge j'utilise l'avant dernier tube d'une vieille antenne télescopique qui est un tube en laiton chromé de 2 mm de diamètre (oui, j'ai pas mal cherché... ) et je l'ai affuté avec une pierre fine dans le même sens que la découpe de la plante et en tournant entre les doigts. Dans le sens inverse on ne crée pas de fil tranchant mais au contraire un bourrelet de métal. Cela devient très coupant, pas comme un greffoir mais largement suffisant pour de l'écorce. Cela doit être possible d'utiliser un rectangle de métal coupé dans les "nouvelles" canettes en fer (la fameuse technologie de l'usine de Fleurange...) en le courbant autour d'un pointe ou carrément un bout du greffon. Dans ce cas on ne peut pas affuter mais la finesse extrême de la tôle suffit. Il suffit de creuser proprement l'écorce jusqu'au bois. En tirant sur l'écorce du greffon on dégage toute la zone capable de former du cal. On peut alors l'appliquer parfaitement dans la rainure. Tu peux alors obtenir une surface de greffe énorme, alors qu'il suffit d'une petite zone soudée... La partie basse qui dépasse peut plonger dans un tube avec de l'eau, ce qui garanti assurément l'alimentation en eau. J'ai même l'impression que cette arrivée d'eau stipule la croissance du cal du PG ! Un simple tube plastique fondu au bout et serré très fort avec une pince devient une sorte d'éprouvette... Moi j'ajoute un brin de sphaigne planté dans le greffon pour faire mèche, sinon la surface de l'eau descend très vite. Un autre avantage est que tu peux laisser une bonne longueur de greffon sous la greffe, ce qui fait plus de réserves et permet de plonger plus loin dans la réserve d'eau. Si la greffe est trop basse... Pas grave, il suffit de creuser le substrat et enterrer la base ! Si le bas de la tige pourrie il suffit de recouper plus haut de 1-2 cm mais en principe la soudure est faite à ce stade, même s'il ne faut pas tirer dessus. Quand la greffe commence à pousser il suffit de donner un coup de greffoir en travers dans l'écorce et tirer le bout en trop. Le résultat est très propre.
(Je reprendrais tout ça dans un sujet mais en ce moment je n'ai pas le temps. J'ai quand même une ébauche et quelques photos.)
belinsecte a écrit le 04/02/2018 14:27
en comparaison entre "anglaise simple" et "anglaise compliquée":
je préfère une anglaise simple quand les bois sont épais, durs.
mais sur de frêles rameaux oui, il me semble que l'anglaise "compliquée" donne + de chances de contact. et évite qu'un coté du biseau ne se soulève pendant le serrage de la ligature élastique auto-adhésive.
lorsqu'une extrémité de biseau ne correspond pas, il me semble qu'il y a 2 fois + de chances de correspondance vers le milieu du biseau comme ma photo sur greffe d'un an semble le montrer:
(vu de l'autre coté en 3ème photo ici https://www.greffer.net/discussion/viewt... )



aurais tu des photos pour illustrer ton partage?
Antigonos a écrit le 13/02/2018 20:14

J avais constaté le même processus chez les annoniers,mais cela s effectuait sur la partie aérienne:
corossol-cotyledons emprisonnés.jpg
Tu fais erreur. J'ai semé des graines d'anone cet été et les graines restent dans le sol, il s'agit manifestement de germination hypogée. Tu as dû les laisser en surface au lieu de les enterrer - à une fois et demi leur longueur. Il est donc normal que les cotylédons restent "emprisonnés", ils ne poussent pas, et classique que le germe se scinde en deux parties, l'une qui donne la racine et l'autre l'épicotyle et les premières feuilles. La partie visible sous la graine n'est pas l'hypocotyle et elle devrait normalement être dans le sol. (Cela n'a rien à voir avec de la polyembryonie.)
Antigonos a écrit le 13/02/2018 22:20
aurais tu des photos pour illustrer ton partage?
Ce n'est pas trop le sujet mais le greffe de plantule de néflier sur cognassier BA29 donne ça aujourd'hui. Comme expliqué précédemment, j'ai fait une rainure dans l'écorce et l'aubier le plus jeune à l'aide d'une gouge faite dans l'avant-dernier tube d'une antenne télescopique, soit 2 mm de diamètre. La peau a été enlevée sur la tige de la plantule, ce qui dégage le parenchyme pour qu'il se soude sur l'assise génératrice du porte-greffe. Le haut de celui-ci a été intégralement conservé. Je ne vais pas tarder à le marcotter (marcottage aérien) et le séparerai quand le néflier reprendra sa croissance. S'il tarde trop je placerai un étranglement au-dessus de la greffe.
La greffe date du 2 novembre dernier donc plus de 3 mois. Il y a encore le brin restant sous la greffe et le résidu de sphaigne qui alimentait le greffon en eau d'un petit réservoir, par capillarité. J'ai coupé cela juste après la photo.



tropique a écrit le 14/02/2018 00:13
Antigonos--Pourquoi tu dis que je fais erreur alors que je n avais donné aucune explication sur cette anomalie.En effet,j avais juste montré la photo d une pousse qui avait émis des rejets aériens décalés du fait que les cotylédons étaient emprisonnés,peut-être aussi que la courbure avait favorisé cela.C est à confirmer

Maintenant je t en donne une explication (à débattre):
--L hypocotyle était resté emprisonné à l intérieur de la graine,mais l épicotyle avait pu s en échapper,malheureusement sa partie terminale était restée emprisonnée dans le sol
--Comme la partie terminale de la tige n avait pas émis des racines,j avais supposé que la pousse avait puisé sur ses réserves pour survivre,humidité ambiante aidant.
D ailleurs cette pousse n avait pas fait long feu.

Je pense que si l hypocotyle est fichu,l épicotyle ne pouvait aller plus loin,et vice-versa
Antigonos a écrit le 14/02/2018 19:08
Tropique, si tu prenais le temps de lire posément avant de réagir, tu aurais compris que l'erreur dont je parlais était dans ce que tu disais à propos de la germination, épigée ou hypogée, ce qui est pourtant un point important à connaître. Je n'ai cité la polyembryonie qu'entre parenthèses parce que c'était le sujet évoqué juste avant. En plus, maintenant, tu parles de "rejets aérien décalés"...
Donc, je reprends : la graine en question germe de manière hypogée c'est-à-dire qu'elle reste normalement dans le sol. Le germe sort (c'est ça l'hypocotyle, il est atrophié) et à son extrémité se forme la racine pivotante vers le bas et l'épicotyle vers le haut. Mais ici la graine est en situation anormale, hors sol, et l'épicotyle est devenu une masse buissonnante qui essaie vainement de produire des racines adventices (minuscules mais visibles), qui n'ont aucune chance car cette partie devrait être en terre. Les cotylédons ne sont pas "emprisonnés" (comme tu dis) ils servent juste de réserves.
Si tu sèmes des graines de Cucurbitacées (citrouille, concombre...) qui ont un mode de germination épigée, tu verras la graine sortir du sol au bout d'une tige qui est l'hypocotyle ("hypo" veut dire "dessous", en l'occurrence "dessous la graine") et la racine se forme dans le sol au bout de celle-ci. Les deux cotylédons commencent leur croissance et peuvent devenir très grands, ils jouent le rôle de feuilles. L'épicotyle commence sa croissance à leur base puis les premières vraies feuilles.
Bref, les deux types de germination sont extrêmement différents...
En tout cas, tu sais maintenant pourquoi la pousse n'a pas fait long feu ! De toutes manières ces plantes sont comme les asiminiers (même famille...) elles ne supportent pas le rempotage donc c'est une mauvaise idée de les semer dans un même pot. Il vaut mieux semer directement par exemple dans un pot carré de 15 x 15 x 20 avec une graine au milieu (recouverte...) voire 2 ou 3 (en poquet) en supprimant les deux plus faibles. (Ce serait une mauvaise idée d'arracher puisque cela abimerait les racines du plant restant, il vaut mieux couper, simple logique...)
Cela n'a aucune importance de ne pas savoir le nom d'un organe, cela s'apprend (Wikipédia par exemple) mais cela en a une de donner de mauvais noms... Comme tu persistes, on ne comprend même pas ce que tu veux dire : l'hypocotyle ne reste pas emprisonné dans la graine (?), l'épicotyle ne s'échappe de nulle part (??) mais pousse dans la zone où il doit pousser, simplement il buisonne... Comme disait Socrate (d'après Platon) : "Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde." (Après la page culturale, la page culturelle. )
Édit : j'avais écrit "l'hypogée" au lieu de "l'hypocotyle", ce qui ne voulait rien dire... ops:
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 17/02/2018 00:20 par Antigonos


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