Projet hybridation GRIOTTIER de la toussaint

greffer.net >> Autres techniques et expérimentations

viaggiatore971 a écrit le 26/12/2014 13:48 (ref msg # 46435 )
Cette griotte (acide) a la caractéristique d'être pendulaire et florissante cet à-dire qui produit des cerises à différentes saisons.
Et le seule cerisier qui à cette fonctionnalité incroyable!
Je veux hybrider cette griotte avec une cerisier Prunus avium (cerise douce) pour obtenir un cerise douce, avec re-floraison.

Pour atteindre cet objectif, je pense à prendre le pollen de mon Prunus avium, mettre le pollen dans un bocal le congeler et le utiliser plus tard pour polliniser mon griotte, ceci pour éviter les problèmes de synchronisation en fleurs.

Je cherche ceux qui se intéressent à l'effort de partager des expériences et matériel botanique obtenus.

http://i62.tinypic.com/2vvo020.jpg

http://www.fruitiers.net/fiche.php?NumFi...
Bruno a écrit le 26/12/2014 17:56 (ref msg # 46438 )
Ce serait une expérience très intéressante. Je pense que tu voudrais obtenir un cerisier producteur de cerises douces étalées dans le temps. Il faudra bien sûr enlever toutes les étamines de la fleur à féconder dès son ouverture avant qu'elles soient mûres et l'ensacher pour empêcher une fécondation non désirée. Mais est-ce que le pollen reste vivant une fois congelé ?
Je m'étais amusé il y a quelques années à féconder de grands iris bleus de Germanie avec des iris nains sauvages que l'on trouve en Provence. Ces derniers fleurissant avant les premiers, j'avais déterré une motte d'iris nains, l'avais placée au frigo pour retarder la floraison. J'ai obtenu des graines qui ont fait des iris dont les fleurs étaient stériles (étamines atrophiées sans pollen).
nicollas a écrit le 26/12/2014 18:35 (ref msg # 46441 )
Super projet !

Le pollen devrait se conserver quelques semaines au frigo je pense.

Tu cherches quel genre d'aide Viaggiatore ?
Bruno a écrit le 26/12/2014 18:53 (ref msg # 46442 )
D'après mes recherches il semblerait qu'on peut le congeler, mais qu'avant il faille le déshydrater en partie : enlever 20% d'humidité puis le réhydrater après la décongélation. C'est peut être pas si simple pour avoir de bons résultats. Voir ce site : https://www4.bordeaux-aquitaine.inra.fr/...
Voir aussi : https://hal.inria.fr/file/index/docid/88...
ça m'a l'air assez compliqué. Il y a peut-être un moyen beaucoup plus simple. c'est de prélever des branches du cerisier qui doit polliniser, les placer au frigo quelques temps, puis les mettre dans un vase avec de l'eau pour les faire fleurir. On obtiendra des fleurs plus tardivement sur lesquelles on pourra prélever le pollen. Il faudra calculer le temps de conservation au frigo.
viaggiatore971 a écrit le 26/12/2014 20:10 (ref msg # 46443 )
Prunus avium est diploïde (2n = 16). et Prunus cerasus est tétraploïde (2n = 32).

Je pense que le GRIOTTIER de la toussaint est un P. cerasus.
Puis l'hybridation entre les deux espèces est très difficile.

Il ya deux autres rues:
1 utiliser un Prunus cerasus avec de grands fruits et assez sucré
2 utiliser un Prunus x gondouinii également connu sous le nom de Duke cherries
(il ya plusieurs qui appartiennent a Duke cherries)

Je pense que la première solution est la plus simple.

Nous savons que dans le passé il ya eu plusieurs clones de GRIOTTIER de la toussaint:
http://www.fruitiers-rares.info/articles...

Je pense que la caractéristique de la fleur en continu appartient à un gène récessif sinon il y aurait beaucoup d'autres cerisiers avec cette caractéristique...
Alors nous allons avoir à passer par une génération F2
Bruno a écrit le 27/12/2014 06:31 (ref msg # 46451 )
Mais est-ce qu'il serait si difficile de croiser un prunus avium (diploïde) avec un prunus cerasus tétraploïde ? On aura peut-être un arbre triploïde qui ne serait peut-être pas viable ou du moins pas très résistant ?

Pour la voie n°1 : utiliser un Prunus cerasus avec de grand fruits sucrés, c'est bien sûr le plus simple puisqu'on croiserait 2 prunus cerasus ensemble. Mais y en a t-il vraiment ? peut-être le Cerisier "Belle Magnifique" (appelé aussi Belle de Chatenay) qui est assez doux mais il est tout de même un peu acide.

Pour la voie n°2 : utiliser un Prunus x gondouini :Il faudrait utiliser une variété grosse et très peu acide je pense à la variété "Maynard"

Si le gène de la caractéristique de la fleur en continu est récessif et qu'il faille passer par une génération F2, ça va être long puisqu'il va falloir attendre que la génération F1 soit grande pour fructifier.
nicollas a écrit le 27/12/2014 08:25 (ref msg # 46453 )
Ou un cerisier triploide sans noyaux comme pour les néfliers du Japon ?
viaggiatore971 a écrit le 27/12/2014 09:15 (ref msg # 46454 )
Quand je ai commencé avec cette idée je ne savait pas la génétique de cerise (Prunus avium et Prunus cerasus).
(alors ce que je ai écrit hier peut-être pas tout à fait correcte)

Démarrage de la phase opérationnelle, je commence à mieux comprendre les problèmes et les moyens à utiliser pour atteindre l'objectif.

La première étape sera l'hybridation, la production de semences et ensuite créer les plantes, dans la première phase va participer
seuls les détenteurs de la cerise GRIOTTIER de la toussaint.

Je ne serai pas en mesure de développer sur ma terre plus de 20 ou 30 cerisiers, et ici entrer en jeu tous les autres.
nous allons donner des plants ou de graines à ceux qui veulent participer à ce projet

7-10 ans nous allons confronter nos résultats respectifs, et nous allons conserver les plantes avec des fruits plus gros et ceux qui se produisent immédiatement tendance à produire des fleurs dans le temps

il n'y a pas de résultats à court terme
viaggiatore971 a écrit le 27/12/2014 09:55 (ref msg # 46455 )
"nicollas" a écrit :
Ou un cerisier triploide sans noyaux comme pour les néfliers du Japon ?



L'hybridation entre P.avium x P.cerasus produit le Prunus x gondouinii tétraploïde.

Ci-dessous, il ya un article qui m'a envoyé une cher correspondante autrichienne qui indique les caractères à reconnaître les différentes espèces:

http://www.scielo.cl/scielo.php?pid=S071...
viaggiatore971 a écrit le 27/12/2014 10:06 (ref msg # 46456 )
"Bruno" a écrit :
Mais est-ce qu'il serait si difficile de croiser un prunus avium (diploïde) avec un prunus cerasus tétraploïde ? On aura peut-être un arbre triploïde qui ne serait peut-être pas viable ou du moins pas très résistant ?

Pour la voie n°1 : utiliser un Prunus cerasus avec de grand fruits sucrés, c'est bien sûr le plus simple puisqu'on croiserait 2 prunus cerasus ensemble. Mais y en a t-il vraiment ? peut-être le Cerisier "Belle Magnifique" (appelé aussi Belle de Chatenay) qui est assez doux mais il est tout de même un peu acide.

Pour la voie n°2 : utiliser un Prunus x gondouini :Il faudrait utiliser une variété grosse et très peu acide je pense à la variété "Maynard"

Si le gène de la caractéristique de la fleur en continu est récessif et qu'il faille passer par une génération F2, ça va être long puisqu'il va falloir attendre que la génération F1 soit grande pour fructifier.



Je pense que la solution la plus simple de tout le monde est d'utilise les meilleures variétés de Prunus cerasus que nous avons dans les pays respectifs
Foufouche a écrit le 28/12/2014 01:31 (ref msg # 46466 )
Viaggiatore971 as tu tenter de contacter l'INRA de villenave d'Ornon (Bordeaux)? Il ont des programmes de recherche en cerisier et surtout une grosse collection végétale (dont cerisier je suppose) . Je n'ai pas d'informations supplémentaires.

https://www6.bordeaux-aquitaine.inra.fr/...
Pistole a écrit le 03/01/2015 21:14 (ref msg # 46571 )
Sur ce site, il y a une bonne description du Griottier de la Toussaint par un passionné qui trouvent que ces griottes sont en fait assez douces :
"Pour ma part, je les trouve assez doux pour les manger crus. Je dirais même que je les trouve agréables au palais".
L'auteur précise que ces différences de goût et d'étalement de récolte plus ou moins tardive dépend du lieu de plantation (latitude, exposition, etc) et aussi de la provenance de "souches obtenues à l'origine par des semis différents".
http://www.fruitiers-rares.info/articles...
Bruno a écrit le 05/01/2015 08:35 (ref msg # 46605 )
J'ai écussonné l'été dernier un Ste Lucie et plusieurs drageons de cerisier avec du griottier de la Toussaint. Je suis également dans la région de Toulon comme l'auteur de ce document, mais l'exposition est moins ensoleillée et un sol différent. Je ne verrai donc plus tard le goût des futurs fruits : presque doux ou acides. Il faudra attendre encore pour essayer des croisements.
borgniole a écrit le 01/03/2015 21:36 (ref msg # 47323 )
bonjour
je suis intéressé de participer au projet.
personnellement je pense qu'un mélange de pollen de prunus avium et de prunus cerasus augmenterait les chance de fécondation.
Pour le pollen de prunus avium les gens plus au nord comme moi risque d'avoir du pollen frais avant la floraison de votre cerasus.
Je suis disposé a vous en envoyer au cas où.
Bruno a écrit le 02/03/2015 08:52 (ref msg # 47330 )
Je me demande combien de temps se conserve le pollen ? Peut-on vraiment l'envoyer par la poste ?
borgniole a écrit le 20/10/2017 07:48 (ref msg # 59898 )
Y a t il du nouveau sur le sujet?
Mon griottier de la toussaint a fleuri,
Mais trop peu de fleurs pour prendre du pollen!


greffer.net >> Autres techniques et expérimentations