Le forum, actuellement en lecture seule, fera bientôt l'objet d'une opération de maintenance (inaccessible) pour installation du nouveau logiciel ; ne vous en inquiétez pas. A bientôt pour la remise en service :)


Bouture de poirier

GREFFER.NET >> Multiplication végétative
anonymisé 17/11/2017 17:10
Bonjour,

J'ai prélevé quelques boutures de poiriers vers la fin du mois d’Octobre passé. Je voudrai savoir si le bouturage garantie une reproduction fidèle des caractéristiques de la plante mère (Sans passer par le greffage) ? Aussi, au bout de combien de temps peut-on considérer que le bouturage est réussi.

Merci par avance.
anonymisé 17/11/2017 18:44
Bien entendu que le bouturage assure les caractéristiques de la plante mère puisqu'il s'agit de la même plante .

D'ailleurs que se soit le bouturage, le marcottage, le greffage et la division des touffes ou récupération de rejet ( dans ce cas seulement pour les sujets non greffé ).

Cependant le bouturage est assez difficile pour le poiriers et dans le cas ou l'arbre n'est pas adapté à ton terrain cela n'apportera rien d'intéressant, cela dit rien t'empêche d'essayer .

Quand au temps bah c'est variable puisque tu peu avoir un début de reprise mais qui n'est rien d'autre qu'un effet verre d'eau c'est à toi de vérifier de temps en temps ou bouturer en bouteille plastique pour voir l'enracinement, il me semble que Bruno en a réussit .
anonymisé 17/11/2017 23:16
Merci Clow pour cette réponse. Je continue donc à observer le développement de mes boutures, une bonne vingtaine en tout. Elles sont en place depuis exactement trois semaines. 5 ou 6 ont commencé à donner des signes de vie. Je ne sais pas si elles puisent la sève des resserves contenues dans leur tiges ou si cela est dû à quelconque développement racinaire wait & see.
J'essaierai de poster quelques photos prochainement, histoire de partager mon expérience.

Bruno, si t'es de passage j'aimerai bien avoir ton retour d’expérience
anonymisé 20/11/2017 12:40
Bonjour alilovich
J'ai fait en effet dans les passé une comparaison entre des boutures de poiriers domestiques et un croisement entre un poirier domestique et un pyrus spinosa qui avait une tendance à faire bourgeonner beaucoup de yeux. Toutes les boutures de ce croisement ont réussi à l'étouffée pendant le printemps et l'été. Très peu de boutures de poiriers domestiques ont réussi dans les mêmes conditions, mais un peu. Je n'ai jamais réussi de boutures de poirier en pleine terre. Ne disposant pas de branche d'un diamètre correct pour faire des boutures de mon croisement en pleine terre, je n'en ai fait qu'un seule juste après la chute des feuilles, mais elle était très fine. Au printemps elle a fait des feuilles au départ, s'est arrêtée de grandir et a fini par mourir.
Cette année je n'aurai pas encore des branche assez importante de mon croisement. Donc je suis actuellement au point mort. Plus tard je retenterai l'expérience de boutures en pleine terre.
anonymisé 20/11/2017 14:32
Bonjour,
en fait, c'est pas complètement exact cette histoire de bouture qui reproduit à l'identique.
Dans le cas des arbres, le système racinaire adventif issu d'un bouturage n'est pas tout à fait identique au système racinaire primaire d'un arbre franc de pied, ou de celui d'un végétal greffé sur franc, et aussi légèrement différent du système racinaire adventif d'un porte-greffe de bouture ou de marcotte... C'est assez marginal mais cela peut tout de même induire quelques différences en terme d'architecture (notamment en terme d'ancrage dans le sol) ou de qualité des fruits.

Par ailleurs, le poirier commun est très difficile à bouturer, et même dans des conditions optimales, les taux de réussite restent faibles.
anonymisé 21/11/2017 09:23
Si j'ai bien compris, un poirier issus d'un pépin a tendance à avoir une racine plus pivotante celle d'une bouture.
Mais finalement je me demande si le système racinaire d'une bouture n'est pas mieux. En effet les racines dans ce cas vont être moins plongeantes. Peut être que l'ancrage sera moins bon, mais les racines plus en surface auront plus d'éléments nutritifs, notamment plus de potassium et d'azote en raison de la décomposition des éléments organiques qui se trouvent en surface du sol. Les fruits seront peut-être plus sucrés car le potassium a une action sur la teneur en sucre et peut-être plus gros en raison d'une plus forte concentration en azote. Je me demande si ce n'est pas pour cette raison qu'un poirier greffé sur cognassier a des fruits plus gros et meilleurs que greffé sur poirier. Les racines du cognassier sont en effet plus traçantes et moins plongeantes que celle du poirier.
Ceci dit si on fait des semis de poiriers et qu'on transplante les petits poiriers obtenus, je me demande si on ne retombe pas dans le cas d'une bouture, surtout si on place la racine plus en surface.
anonymisé 23/11/2017 10:25
J'ajouterai que le fait de greffer permet non seulement de choisir l'ancrage au sol, mais aussi de gérer la vigueur des arbres. Certains variétés sur propres racines sont très vigoureuses et entrent en production tardivement, d'autres au contraire sont plus faibles.
Je considère qu'une bouture réalisée en hiver a pris lorsque la lignification des nouvelles pousses a lieu, donc plusieurs mois après le bouturage.
GREFFER.NET >> Multiplication végétative