Matériel d'aéroponie pour bouturage et fruitier PR

greffer.net >> Multiplication végétative

Karmi3529 a écrit le 27/03/2018 14:09 (ref msg # 62678 )
Salut,
Je m'intéresse depuis quelques temps au bouturage pour faire des fruitiers sur leur propre racine (augmentation de la longévité, cas où le greffage est contre-indiqué).
J'ai eu énormément d'echec en multiplication par bouturage sur certaines espèces (amélanchiers, feijoa, kiwai, prunus, pommier). Apparemment ce type de matériel serait tout à fait indiqué pour cet usage.   https://www.cultureindoor.com/11069-syst...
Certains ont-ils déja essayé ?
Si ça marche ça serait vraiment intéressant car ça coute à peine plus cher que du bon matos de greffage.
manu486 a écrit le 05/04/2018 13:09 (ref msg # 62814 )
Salut Karmi,

Pour les arbres / arbustes à feuilles caduc, la meilleur solution est le bouturage en bois sec. Tu prélèves en hiver (janvier) des bouts de bois de 20/30 cm de long bien aoûté que tu place en jauge.
Ensuite au printemps (avril), tu plante des boutures en ne laissant dépasser que 5/10 cm, il y a donc les 2/3 enfoncé dans le sol. Le mieux est de faire une planche légèrement sur élevé avec une bâche plastique noir, tu piques les boutures sur le plastique.
Par contre, les prunus et pommier n'ont pas une bonne aptitude au bouturage, pour le pommier, il vaut mieux faire du marcottage, mais uniquement avec des portes greffe type M... Une variété de pomme ne se marcotte pas.
Pour les prunus, le mieux est le semis.

Le kiwai se bouture à l'étouffé.

Tu veux faire ces boutures dans l'optique de faire des portes greffe ou pour cultiver le plant directement ?

@+

Manu
Karmi3529 a écrit le 07/04/2018 22:28 (ref msg # 62838 )
Salut Manu,
À la base je voulais bouturer amélanchier, kiwai et feijoa de façon simple et avec un bon taux de réussite. Après je trouve marrant d'essayer sur d'autres choses mais le besoin est moindre. Ce n'est pas pour faire des pg mais pour cultiver des plants non greffés qui bénéficie de leur propre système racinaire.
nouvel azertien a écrit le 18/05/2018 20:22 (ref msg # 63285 )
Méthode de bouturage : voir :

https://books.google.fr/books?id=vnFFAAA...

A tester avec une petite bouteille de 33 cl.
clow a écrit le 19/05/2018 01:42 (ref msg # 63292 )
En faite si les pommiers, poiriers pruniers et beaucoup d'autre espèce jugé délicate se reproduise facilement mais il ne faut pas faire de bouture de bois car plus capricieuse .
Quoique en utilisant des grande branches de pruniers reine claude je pense pour m'en servir de tuteur à l'automne dernier j'ai eu la surprise d'en avoir une dizaine qui se sont bouturé comme quoi .
Bref depuis quelques temps j'aime à multiplier les plante en divisant les racines voir en les coupant en tronçon et le tout remis en terre en laissant juste 1 ou 2 centimètres hors terre .
Le taux de reprise y est incroyable d'un autre coté la racine étant un organe de réserve adapté et faite pour cela elle au contraire de la tige herbacé possède immédiatement de quoi s'alimenté pour ensuite refaire des tiges .
Bref tout ceux qui on arraché des arbres bien implanté doivent s'être rendu compte qu'au final le peu de racines restante dans le sol avaient en elles même la capacité à vous faire d'autre rejets.

Le seul hic dans l'histoire c'est avec nos variétés greffé ou il faut soit réussir à affranchir, soit bouturer, soit marcotté etc etc

Pour infos ceux que je viens d'expliquer cela fait un moment que je le pratique et cette année encore je viens de me faire avec seulement 1 pied de pommier bittenfelter que je cultive en pot pour cette effet, une bonne vingtaine de porte greffe pour l'an prochain.
Et en plus on peu faire cela toute l'année .
Donc celui qui dit que l'on peu pas bouturer des francs de pommier autres que des pommiers m, je l'invite à testé cela même avec du poirier kirchensaller ou du merisier et ensuite à me dire ses propres observations quand à ce procédé de multiplication des végétaux.

Ah oui pour ceux qui on peur que l'affranchissement génère un problème d'enracinement ou de vigueur ou autre choses du genre, vous pouvez cultivé l'affranchie en parabiose avec une bouture de cognassier et faire un sujet produisant et des coings et des poires greffé ensemble tout en étant sur leurs propres racines.

Méthode à médité.
clow a écrit le 19/05/2018 02:03 (ref msg # 63293 )
Bien entendue tu aura compris karmi que même si je me sers de cette méthode pour me faire des porte greffe je m'en sers aussi pour le reste le tout étant que t'arrive à obtenir de la racine.

J'en profite pour donné ce petit conseil technique à ceux qui veulent avoir des espèces dont le propriétaire cultive l'arbre sur ces propre racine, si vous pouvez obtenir un morceau de racine vous pouvez vous l'envoyé par la poste comme une bouture herbacé ( un simple petit tronçon avec quelques radicelles suffit ( cassis, grosseille, camélia, magnolia en pot, etc tant que c'est sur leurs racines ) .

L'avantage c'est que le taux de réussite est de 100% et que vous pouvez même vous dire que c'est réussit une fois remis en terre, et c'est pas plus difficile à envoyé ni plus lourd .
ké20 a écrit le 19/05/2018 08:25 (ref msg # 63295 )
Merci Clow pour ton intervention !
J'ai justement envoyé des racines de figuiers cet hiver pour des échanges, j'ai quand même du convaincre quant au taux de réussite.

Concernant le Feijoa, il n'y a comme résultats intéressants le semis (graines fraiches) et le marcottage... Si tu réussis une bouture alors note bien la méthode, l'époque etc car c'est réputé impossible ou presque...
Karmi3529 a écrit le 21/05/2018 15:15 (ref msg # 63343 )
Merci tous pour vos interventions.

Clow : la bouture de segments de racines me semble tout à fait intéressant car comme tu le dis on part déjà d'un organe de réserve donc c'est très logique de commencer avec des racines. Mettre un morçeau de racine en terre est a la porté de n'importe qui mais c'est la suite qui est critique à cause des pb de pourritures, de substrats déséquilibré (C/N), de trop de lumière direct ou de trop d'ombrage, trouver la bonne température pour faire sortir des les bourgeons végétatif sur la racine, etc. Bref cela mérite d'élaborer un dispositif +/- standardisé avec une description claire pour les débutants.

Sinon on arrive vers juin donc il y a des pousses herbacées qui vont devenir assez solide pour faire un bouturage. J'ai chopé un cloneur avec une pompe à air pour faire des micros-bulles. Ça oxygénise l'eau et ça permet paraît-il de faire de très belles boutures même avec des plantes qui ont du mal à bouturer. L'avantage c'est qu'on est moins sensible à une contamination via le substrat.

Mes essais vont concernés surtout feijoa, amélanchier et kiwai.
Je vois également un intérêt pour le kaki car c'est assez fastidieux le greffage en partant de pg issus de semi (mes essais jusqu'a présent montre que tout est très lent en extérieur en pleine terre, faute d'avoir une serre pour démarrer plus tôt en saison la levée et la croissance des D. lotus semé) mais je n'ai pas beaucoup d'espoir.
Irinenn a écrit le 13/10/2018 18:15 (ref msg # 63899 )
Salut,
Avec un collègue on essaye de bouturer toutes sortes de fruitiers en aquaponie = culture hors sol irriguée par l'eau fertilisées par des poissons (avec le pommier en priorité), on vient de commencer, je donnerai des nouvelles si ça vous intéresse. pour le moment sur les fruitiers on rame, pour le reste c'est très rapide la mise en racine.

Par contre on utilise de la pouzzolane qui est un substrat assez grossier, je me demande si avec un substrat plus fin mais minéral uniquement type sable ou zeolithe chabasai en différentes granulométrie ne serait pas mieux, ou de la sphaigne? Histoire que les zones de contact avec les rameaux soient plus étendues.

On pensait aussi faire au préalable une ligature des rameaux avec du fil de cuivre pour bloquer les auxines d'enracinement dans cette zone...
Bref c'est expérimental mais on est preneur d'idées pour augmenter les chances de réussite.

Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 13/10/2018 18:16 par Irinenn
patrice a écrit le 14/10/2018 10:13 (ref msg # 63900 )
"Irinenn" a écrit :

Avec un collègue on essaye de bouturer toutes sortes de fruitiers en aquaponie = culture hors sol irriguée par l'eau fertilisées par des poissons (avec le pommier en priorité),


Si ton but est d'avoir un fruitier sur ses propres racines (ce qui peut avoir ses avantages comme ses inconvénients ; il faudrait faire des longues séries de tests comparatifs avec sans PG, y compris en différenciant les variétés pas seulement les espèces), quel est l'intérêt économique par rapport à un greffage puis affranchissement ? Rentabiliser du matériel d'aquaponie (tout dépend le matériel, si c'est la petite plaque à 70 euros présentée ou alors des grands bacs), aléas de production (sans recul, savoir quelle variété va bien s'y multiplier, problème auquel tu sembles confronté) , cela impliquerait une massive production de plant, peu en relation avec une culture d'amateur ?
Irinenn a écrit le 16/10/2018 23:19 (ref msg # 63920 )
On économise le porte greffe, mais le coût de production en aquaponie flambe avec les divers matériaux (de la serre, aux divers bacs de cultures en passant par l'alimentation des poissons), d'ailleurs l'aquaponie est très difficilement rentable c'est vrai à moins de trouver des végétaux à produire avec une forte valeur ajoutée où le choix de la culture aquaponique serait légitimé, il y aussi la vente de poissons qui contrebalance les coûts de productions.
Concernant les tests, ça risque de prendre beaucoup de temps, le jeu en vaut-il la chandelle?
patrice a écrit le 17/10/2018 06:44 (ref msg # 63921 )
"Irinenn" a écrit :

Concernant les tests, ça risque de prendre beaucoup de temps, le jeu en vaut-il la chandelle?

Concernant une plantation d'arbre fruitier, tu t'engages un processus dans la durée. Une récolte conséquente (pas juste quelques fruits non représentatifs) à environ 6 à 10 années.
A mon sens, il y a tout intérêt à tester, sur un même terrain, à la fois l'arbre sur franc de multiplication végétative (aquaponie, invitro...), l'arbre affranchi, l'arbre greffé (divers PG). Et ce pour chaque variété. Afin d'avoir un retour d'expérience et savoir si cela apporte une plus-value ou non pour ceux qui voudraient y venir ensuite.
En l'état, cela me paraît être me lancer sans savoir ce que cela va devenir... (à ma connaissance la multiplication fruitière d'aquaponie n'offre pas de retour d'expérience, la pratique la plus ancienne me semblant être l'in vitro pour les PG ; on fait bien aussi maintenant des châtaigniers (la variété à cultiver, pas le PG) issus de bouture in vitro, mais non greffés sur PG résistants, je ne sais pas à quand remontent ces expérimentations avant mise en production) ni avoir les éléments de comparaison afin de tirer un bilan concret de l'expérience.
Observations aussi à faire à plus court terme sur la facilité d'adaptation entre le milieu de culture artificiel et le terrain de plantation par rapport à un affranchissement.


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