le prunellier, PG passe-partout?

greffer.net >> Prunier

Bruno a écrit le 06/02/2014 22:31
A mon avis ce n'est pas vraiment la même espèce. Ce prunier ou prunelier de Normandie doit être plus adapté à une terre profonde et humide que le prunelier que l'on voit en Provence où il y a beaucoup de sécheresse.
argos31 a écrit le 11/02/2014 13:42
Je suis de l'avis de Claude du var les pruniers s'hybrident facilement .j'ai souvent essayé l'épine noire comme P g sans succès . en tous cas même dans les terrains calcaires :Il drageonne trop
noir a écrit le 27/04/2014 09:56
100% de réussite sur les greffes de reine claude oullins sur prunelier (épine noire pour les locaux).
Les mirabelles en revanche ne semblent pas avoir repris.
François du Perche a écrit le 29/07/2015 21:02
Deux prunelier greffés avec mirabelle fin juin, ça semble marcher en oeil poussant même aussi tardivement.
Avez vous des retours sur le goût des fruits par rapport à un PG "normal" ?
Essai il y a 2 jours avec Inmil (PG nanifiant cerisier), avec des greffons ayant de beaux bourgeons, pour voir. ça permettrait de mettre des cerises sur le prunelier.
François du Perche a écrit le 03/08/2015 07:48
Floyd avait dit en février 2013
Hélas le prunellier conservera ses mauvaises habitudes… il continuera de proliférer par ses drageons qu'il faudra sans cesse recouper.
Je ne vois pas ça comme un bon plan, même en sol sableux.

Sur les prunelliers que j'ai transplantés, je n'ai pas eu ce phénomène de drageons et l'enracinement semble "normal". Peut-être cet inconvénient est-il limité aux prunelliers existant dans les haies, qui ont été coupés et recoupés depuis des décennies et pas pour les prunelliers isolés, issus de la germination d'une baie, qu'on peut mener en tige bien droite.
François du Perche a écrit le 13/08/2015 13:28
Après 2 semaines 1/2 sous parafilm, la soudure semble bien établie. Sur les 6 greffes dont une avec la pousse terminale, tout semble OK malgré la canicule. J'en ai "déparafilmé" 2 pour voir, les autres restent enrubannés pour le moment.
Les pétioles ne se sont pas détachés, c'est mauvais signe. Installé une ombrière pour éviter le rayonnement direct du soleil.
Le Inmil (prunus serrula x prunus incisa) est peut-être compatible avec les pruniers francs ce qui permettrait de moins nanifier.
Si ça marche, j'ouvrirai un post à la rubrique cerisiers.
C'est sans doute un intermédiaire similaire (colt, Maxma ...) qui a permis de confectionner l'arbre aux 40 fruits dont on parle par ailleurs.
Bibifox a écrit le 20/08/2015 11:01
ici, un Belle de Thuin greffé sur un prunellier en mars 2014 (greffe oméga)
François du Perche a écrit le 20/08/2015 15:58
sur le sujet de la forêt fruitière de Maurice Chaudière, où il y a un message de Patrice aujourd'hui, on peut lire un message du 27 août 2012 de paysarbre :
J'ai de trés jolis résultat essentiellement avec prunier sur prunelier,

C'est donc une piste très intéressante et le drageonnement semble n'être pas rédhibitoire.
Mes greffes d' Inmil sur prunellier ont grillé, déparafilmées trop tôt. J'en ai refait d'autres.
François du Perche a écrit le 16/09/2016 12:07
Les greffes de mirabelle (de Nancy) faites l'an dernier ont bien marché, nouveaux essais en greffes dormantes avec Reine Claude. Sur les 3 prunelliers, aucun n'a drageonné, donc ce drageonnement doit se produire sur les arbres de haies et non sur de jeunes plants isolés issus de semis sauvage.
belinsecte a écrit le 01/10/2016 02:56
Alors?
c'etait une mirabelle ,mais je ne sais laquelle.

cette année plusieurs essais avec divers variétés , je vous ferai part des resultats.


et tous ces beaux pêchers postés, ce sont quelles variétés?
nouvel azertien a écrit le 04/12/2016 13:48
voir le bas de la page 375

https://books.google.fr/books?id=Ore0H4S...
clow a écrit le 05/12/2016 18:32
Pour le mûrier platane, sans doute dans autre fruitiers Brice.
François du Perche a écrit le 05/12/2016 19:42
https://www.greffer.net/discussion/viewt...
nouvel azertien a écrit le 14/12/2016 16:26
L'épine noire comme porte-greffe du prunier, de l'abricotier, du pêcher :

https://books.google.fr/books?id=83k7AAA...
François du Perche a écrit le 15/12/2016 09:41
et le témoignage que les fruits sont "excellents" est intéressant car on pourrait craindre qu'ils ne soient un peu astringents et acides comme des prunelles sauvages. Et ça permet d'obtenir des arbres de petit développement, l'idéal pour de petits jardins. Etonnant que cette possibilité soit restée confidentielle et qu'on ne trouve pas ces arbres dans les jardineries, au même prix que les autres car vous l'avez certainement remarqué, dès que c'est nain, les prix s'envolent.
floyd a écrit le 15/12/2016 18:28
Vincent Alfred Gressent (1818-1880 ou 19XX). Né à Paris le 18 mars 1818, arboriculteur distingué. Professeur d'arboriculture et d'horticulture à Beauvais et chargé de cours dans différentes villes dont Orléans, Beauvais, Étampes. Autres ouvrages : L'arboriculture fruitière, théorie et pratique, 1864. Les classiques du jardin : parcs et jardins.


J'ai parcouru ses ouvrages, très souvent pertinents et critiques… au point qu'ils peuvent encore servir de base pour les permaculteurs!
bbxulti a écrit le 03/04/2017 12:52
Bonjour!

Je pense que pour greffer sur prunellier il faut prendre en considération le fait que c'est un être qui vit souvent en colonies, reliées de manière souterraine, on ne peut pas toujours les greffer comme si c'était des arbres isolés. D'ou le drageonnage et le fait que les greffes puissent être rejetées après quelques années, un peu comme un autre arbre rejetterait au bout d'un certain temps une greffe pratiquée sur une seule de ses branches parmi de nombreuses autres.

J'ai entendu, comme condition pour bien réussir les greffes sur prunellier, et dans le cas de populations denses comme celles qu'on trouve dans les haies et les friches, qu'il était utile de couper toutes les pousses aux alentours du tronc choisi, dans un périmètre plus ou moins large. A pratiquer au moment de la greffe mais aussi les années suivantes. On peut peut-être aussi donner quelques coups de bêche autour du pied choisi pour l'isoler du réseau racinaire de sa colonie et l'inciter à faire ses racines de manière indépendante.

Ca rejoint peut-être les témoignages qui parlent de bonnes réussites sans drageons dans le cas d'abres isolés, transplantés ou semés.
François du Perche a écrit le 09/11/2017 19:45
Les greffes faites il y a deux ans sur des petits prunelliers se sont bien développées, j'espère qu'il y aura des fruits l'an prochain pour voir si le goût n'est pas altéré. Mais sur une haute tige déterrée fin 2014 (voir photo le 3 août 2015) toutes les greffes de septembre de 2015 et 2016 avaient séché, j'ai réessayé à mi septembre cette année quand le sol était détrempé par des pluies diluviennes, il semble que ce soit réussi, les pétioles sont tombés et les bourgeons semblent sains. J'avais choisi de gros greffons de mirabelle, bien + gros que ceux que j'avais utilisé jusqu'alors. 3 anglaises en tête et 2 fentes latérales sur le tronc. Cela permettra de choisir pour faire un arbre bien équilibré. Cette grande tige ne drageonne pas du tout. Cela souligne l'importance que le PG soit bien en sève, critère auquel je n'avais pas fait attention en 2015 & 2016.





Paul72 a écrit le 25/11/2017 10:29
bravo!!

Je vais le faire aussi sur une partie de mes pruneliers sauvages et hybrides (probables RC x prunelier).
ça a bien marché avec des greffons de RC dorée, mais ça a raté avec ceux de pêchers et abricotiers (je pense les avoir récoltés trop tard, déjà en début de sève). je vais retenter au printemps, sur les nouvelles pousses vigoureuses issues du rabattage ce devrait être plus facile que sur du bois très dur.
ké20 a écrit le 01/12/2017 18:39

et le témoignage que les fruits sont "excellents" est intéressant car on pourrait craindre qu'ils ne soient un peu astringents et acides comme des prunelles sauvages.


je pense effectivement qu'il ne peut pas forcément y avoir de raison négative sur le fait que les fruits seraient moins bons sur prunellier.
Le cognassier et le cormier améliorent les fruits quand ils sont utilisés en PG. Alors pourquoi pas le Prunellier.

De plus , certaines prunelles qui restent sur les arbres séchés naturellement par le soleil sont parfois (oui pas toutes c'est assez rare) bonnes et le sucre ressort bien


bravo!!

Je vais le faire aussi sur une partie de mes pruneliers sauvages et hybrides (probables RC x prunelier).
ça a bien marché avec des greffons de RC dorée, mais ça a raté avec ceux de pêchers et abricotiers (je pense les avoir récoltés trop tard, déjà en début de sève). je vais retenter au printemps, sur les nouvelles pousses vigoureuses issues du rabattage ce devrait être plus facile que sur du bois très dur.


j'ai bien réussi avec Pêcher Montclar sur prunellier (très grosse pousse) et avec Saint julien , dans le but de servir d'intermédiaire.
J'ai réussi en direct avec Polonais (2fois) , mais avec Abricot-prune et Datil je dois avouer que la vigueur a été particulièrement intéressante cette première année !
je vous mettrai des photos.


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