Pommier 'Ariane'

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Ferréol a écrit le 13/09/2011 23:46

Les morceaux intacts de la pomme ont mis une fois de + en évidence qu'elle était très quelconque, peut-être faudrait-il ne pas remplacer un salarié de l'INRA sur deux quand ils partent à la retraite ?


Peut-être faudrait-il aussi interner la majorité des français pour cause de schizophrénie, vu que d'un côté tout le monde demande l'arrêt de l'utilisation des pesticides et que d'un autre côté, personne n'achète une pomme tavelée... Je ne vous parle pas non plus des problèmes de calibre ou de compatibilité avec la commercialisation (longue conservation en chambre froide, transport etc).
floyd a écrit le 14/09/2011 09:32
Tu es bien dur dans tes jugements, François du Perche…
On vient juste de dire que la qualité gustative d'un fruit dépend de nombreux facteurs, outre le terroir, la maturation.
Je veux croire que quelques semaines en fruitier auraient pu amener des fruits sains vers une plus grande satisfaction gustative.
skunk a écrit le 14/09/2011 19:34
Bonjour à tous ,

en vous lisant j'ai été surpris par les propos de 'François du Perche' :

Phénomène curieux sur Ariane : 2e floraison en septembre, je n'avais vu cela jusqu'à présent que sur des poiriers,
jamais sur des pommiers, mais ce n'est peut-être pas rare, car même chose cette année sur une rainette clochard.


Je suis allé voir mes pommiers cet après-midi et que vois-je sur mon petit 'Golden Delicious' ???





""Y a vraiment pu d'saison ma pauv'dame !!!! ""
floyd a écrit le 14/09/2011 22:20
Même phénomène sur le bourgeon terminal d'une brindille ou d'un rameau; ceux de la golden sont généralement prêts dès la première année. On parle d'une brindille couronnée.

En principe on la conserve intacte sans la tailler… dans ce cas là il n'y aura donc pas de fruit pour inciter la branche à s'arquer. Ne pas tailler mais à l'aide d'une ficelle incliner la branche légèrement.
François du Perche a écrit le 01/02/2012 18:11
que de monde et que d'argent pour diffuser un fruit aussi médiocre. Si les consommateurs les boudent (alors que Chantecler a un gros succès) il faudra les distribuer dans les écoles et forcer les enfants à les manger, pour leur santé !
Un croisement résistant Chantecler / sieversi serait formidable.
klakos a écrit le 25/07/2013 15:15
Quelques années plus tard, on peut faire un bilan.

La pomme Ariane (qui est issue de centaines d'heures de travail) est finalement un gros bide. L'INRA ne s'est pas fait de la pub sur ce coup-là !

On qualifie sa résistance à la tavelure de "1ère génération".
Mais cette dernière a été contournée en quelques années et maintenant on dit d'elle qu'elle est la pire de toute.
Dommage car il parait qu'elle est très bonne.
Ferréol a écrit le 25/07/2013 19:40
Il faut toujours se méfier des "on dit". Ça me rappelle un proverbe militaire: "On est un con".

Ariane n'est pas une grande avancée au niveau de la résistance à la tavelure et la pub qui lui avait été faite comme la pomme miracle était largement surdimensionnée. A qui la faute? A mon avis surement plus aux commerciaux et publicitaires qu'aux véritables acteurs de la filière pomme.

Oui, il existe des souches de tavelures pouvant attaquer Ariane mais il n'empêche qu'elles ne sont pas si courantes que ça si on conduit ses vergers correctement et que ça permet quand même de réduire fortement la quantité de traitements fongicides (et ça permet de garder efficaces les principes actifs aussi plus longtemps).

Après, des goûts et des couleurs on ne discute pas et je préfère largement la pomme Pitchounette créée aussi par l'inra il y a bien longtemps (années 50 il me semble), qui porte le même gène de résistance à la tavelure et qui n'a malheureusement pas mieux percé le marché, et c'est bien dommage.

Après, ces variétés ne sont pas appréciées des producteurs car elles ne se conduisent pas de la même manière que la plupart des autres variétés, ce qui engendre un surcout de main d'œuvre que le particulier n'est pas prêt a payer pour une pomme.

Bref, les golden, granny smith et autres Fuji ainsi que les produits phytosanitaires qui y sont associés ont encore une longue vie devant eux.
Ferréol a écrit le 25/07/2013 19:55
Au niveau des chiffres, Ariane est quand même devenue en pas si longtemps que ça d'existence commerciale la 10è variété la plus cultivée en France et il s'en produit aux alentours de 20 000 t sur ~500 ha ce qui est loin d'être ridicule et dépasse notamment Reine des Reinettes ou Boskoop...
floyd a écrit le 25/07/2013 20:45
Si l'on a pu croire un temps qu'il existait un gène de résistance à l'unique tavelure… on sait depuis les travaux toujours en cours à la station d'Angers Beaucouzé, que la génétique est plus compliquée qu'il n'y paraissait et que les races de tavelures sont nombreuses.

Il est logique que la résistance une fois "contournée", une variété perde beaucoup de son intérêt.

Recherche fondamentale et appliquées sont donc nécessaires pour parvenir plus rapidement à de nouvelles variétés plus durablement aptes à résister à plus de races de tavelure.

Il n'y a pas de Miracle, en science, seulement de l'obstination et de la compétence.
argos31 a écrit le 26/07/2013 09:10
Je n'avais pas vu ce sujet qui m'intéresse .Pesque tout à été dit Chez-moi pas d'alternance et obligé de supprimer 50% des fruits et pour le moment pas de vermine à éliminer et: Pas de tavelure même si ça n'est que superficiel ,la ramure en prend un coup les autres variétés en crévent......je ne mets que du soufre ça suffit pas.
floyd a écrit le 26/07/2013 09:34
Durant la période de végétation, dès les premières atteintes, le soufrage doit être répétés tout les 20 jours sur feuillage sec/non mouillé. Solabiol Cuivre 18% avec mouillant convient sur les variétés qui ne supporteraient pas le soufre.

La prophylaxie principale doit être menée de la chute des feuilles au débourrement, à l'aide de BB ou autres spécialités au cuivre, tel oxychlorure. 3 répétitions espacées.

En saison on utilisera aussi, les décoctions de prêles, le jus d'algue, les pulvérisation à base de Bacilus subtilis (sérénade jardin), qui visent à stimuler les défenses naturelles des végétaux.

Nous pouvons contribuer à protéger nos variétés anciennes et même les plus sensibles sans recourir à des fongicides de synthèse.
argos31 a écrit le 26/07/2013 11:05
Je ne partage que en partie ta "religion" Floyd Tu dois savoir que certains bestiaux arrivent à s'immuniser voir muter pas tous mais en reste pour des générations résistantes je connais pas trés bien les aphidés et les fongidés qui eux me semblent avoir bien progressé en variétés .je suis d'une génération ou durant la guerre à 7 ans mon boulot était de nettoyer " les patates" des doryphores puis il y a eu le D D T et combien d'autres saletés depuis . j'assaie non d'erradiquer la vermine mais de sélectionner des fruitiers qui resistent quelque peu . Pour les péchers suis presque satisfait (une mouche me les pique avant maturité)Et pour les pommiers .j'en ai 2 bons et Ariane serait mon troisième .Mon argument "greffer OUI mais pas n'importe quoi.
floyd a écrit le 26/07/2013 19:30
Voilà bien quarante années que je sais qu'il n'y a pas de panacées et que ces molécules type DDT qui furent présentées comme telles, avaient de très redoutables effets secondaires sur l'environnement en général et sur la santé publique en particulier. Quelques cellules adipeuses peuvent contenir encore les traces de DDT ou de flytox, mais par bonheur tu es avec nous Argos.

Les prescriptions dont j'ai donné le résumé, sont actuellement celles qui conviennent pour le jardinage dit "au naturel". Elles font une place prudente au cuivre et au soufre, incitent à planifier un suivi prophylactique, à mieux connaître plantes, ravageurs et maladies, à tester les préparations stimulantes des défenses naturelles.

Un peu avant, je soulignais toute la difficulté de la création de variétés fruitières réellement résistantes.
D'ailleurs le terme exact et officiel est "peu sensible".
Faute de les trouver encore sur le marché, il faut bien enrichir notre arsenal de défense.

En matière d'amélioration génétique, l'accélération des travaux repose sur des techniques pointues, celles de la transgénèse. Il y a des gens pour les refuser…


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