malus sylvestris

greffer.net >> Pommier

claudeduvar a écrit le 10/02/2012 19:22
bonsoir,

reçu ce mail que je fais suivre.



http://www.tela-botanica.org/actu/articl...

/Dans le cadre d’un programme de recherche "Structure et diversité
génétique de populations de pommiers sauvages en France (Malus
sylvestris) : quel statut conservatoire en France ?", nous
recherchons des volontaires pour échantillonner./

Résumé du projet

Les ressources génétiques du pommier sauvage européen /Malus sylvestris/
apparaissent extrêmement menacées par des hybridations spontanées en
habitats naturels avec le pommier cultivé /Malus domestica/, originaire
d’Asie centrale. *L’objectif de l’étude est d’évaluer la diversité
génétique et la structuration génétique des populations de pommiers
sauvages en France, ainsi que la présence d’hybrides en habitats
naturels français.* Ces résultats auront un impact sur l’évaluation du
statut conservatoire du pommier sauvage en France et la mise en place de
stratégies adaptées à sa conservation.
La première étape de ce projet consiste en une session d’échantillonnage
soutenue du pommier sauvage (/M. sylvestris/) à l’échelle de la France :
des populations en forêts ainsi que des populations (ou individus
isolés) présents dans les agrosystèmes. Pour cela, nous faisons appel à
tout volontaire afin de nous aider dans cette récolte (matériel à
récolter : feuille uniquement, à faire sécher).

Comment participer ?

*1. Collecter les données*
L’échantillonnage consiste en la récolte de populations (1 population =
1 à 30 individus) de pommiers sauvages. Il s’agira de récolter pour
chaque population, *3 feuilles par arbre* (individu) qui seront ensuite
*séchées* (à l’air libre ou à l’aide de silicagel que le laboratoire ESE
peut fournir à la demande).
Chaque individu (3 feuilles) sera mis séparément dans des petits sachets
(fournis aussi à la demande) ou dans du journal et sera répertorié par
un numéro/code (au choix) sur le sachet.
Pour chaque site échantillonné, les codes/numéro donnés pour chaque
individu seront reportés dans la « fiche de récolte » (une fiche par
population) ainsi que leur GPS respectifs (ou nom de la localité).

http://www.tela-botanica.org/actu/IMG/Me...

*Méthode d’échantillonnage*
PDF - 49.7 ko
http://www.tela-botanica.org/actu/IMG/Fi...

*Fiche de récolte - terrain*

*2. Enregistrer les données associées aux individus échantillonnés
("codes individus", GPS, lieu, description du site) dans le Carnet en
ligne*
Les codes/numéros donnés pour chaque individu seront reportés avec la
localité du site (et/ou les coordonnées GPS si possible) dans le Carnet
en ligne <http://www.tela-botanica.org/eflore/cel2/cel2.html>.

*3. Envoyer vos données*
Les échantillons recueillis seront envoyés par la poste (avec la fiche
de récolte en version papier associée) à l’adresse suivante :
Amandine Cornille
UMR 8079 - laboratoire Ecologie Systématique et Evolution
Bat 360 - Université Paris Sud
91405 Orsay.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à explorer dans la partie "Projet"
du site, le projet "Recensement des pommiers sauvages - PICRI"
http://www.tela-botanica.org/page:liste_... ,
qui reprend en détail comment participer au projet. Une fois inscrit au
projet, vous pouvez aussi déposer un message (onglet "forum" du projet)
patrice a écrit le 11/02/2012 07:03
Bonjour.
Quels sont les caractères discriminants d'un Malus sylvestris avec un semis sauvage de Malus domestica ?
Bruno a écrit le 12/02/2012 11:10
Il m'a semblé en avoir vu autrefois dans le massif de la Sainte Baume. Mais à l'époque, je m'étais dis c'est un pommier sauvage. Je n'y avais pas plus prêté attention. Les pommes étaient petites et plutôt vertes.
André a écrit le 12/02/2012 13:07
Quels sont les caractères discriminants d'un Malus sylvestris avec un semis sauvage de Malus domestica ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Malus_sylve...
ddev a écrit le 12/02/2012 16:31
Y en a au moins 1 au parc de la tête d'or ...
patrice a écrit le 12/02/2012 18:18
[quote="patrice"]Quels sont les caractères discriminants d'un Malus sylvestris avec un semis sauvage de Malus domestica ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Malus_sylvestris[/quote]

Selon "détermination des ligneux en hiver", il y aurait d'autres facteurs discriminants que ceux indiqués dans wikipédia.

Bourgeons :
domestica : demeurant généralement velus, ceux situés tout en haut du rameau portent un duvet feutré blanc
sylvestris : presque glabres et seulement un peu ciliés ; seuls le bourgeon terminal et les bourgeons axillaires situés tout en haut des rameaux longs sont un peu plus velus. Bourgeons terminaux 2 à 5 mm de long ; bourgeons axillaires 1,5 à 3 mm de long., souvent un peu aplatis à la pointe du rameau. La coloration connait parfois des variations très importantes entre la face ensoleillée et celle ombragée.

Rameaux
sylvestris : glabres, vert olive luisant à rouge vineux, seulement légèrement duveteux à l'extrémité et portant de longues bandes d'épiderme gris blanc. Rameaux courts souvent transformés en épines caulinaires.

Lenticelles sylvestris : petites claires allongées à arrondies.

(l'ouvrage donne deux variétés de comparaison pour le domestica (car forcément, suivant la variété, des critères de description varient).

L'ouvrage propose aussi un comparatif avec du malus sieversii var. niedzwetzkyana (comparaison des bourgeons terminaux). (ouvrage imprimé en 1999)
André a écrit le 12/02/2012 18:31
Je prends de plus en plus ces descriptions très générales avec méfiance. Surtout avec le pommier connu pour son très grand polymorphisme.

C'est comme si on décrivait Homos sapiens en disant "Primate imberbe sauf sur le crane mesurant 1,75 m aux yeux marrons"

ça marche pour beaucoup d'hommes mais ça ne marche pas pour pleins d'autres...
patrice a écrit le 12/02/2012 18:34
Tout à fait, l'ouvrage met en garde à ce sujet.
floyd a écrit le 12/02/2012 20:57
C'est comme si on décrivait Homos sapiens en disant "Primate imberbe sauf sur le crane mesurant 1,75 m aux yeux marrons"
ça marche pour beaucoup d'hommes mais ça ne marche pas pour plein d'autres...

Effectivement moi c'est l'inverse. Imberbe du crâne et une certaine pilosité des oreilles aux orteils.

… et sans remuer le greffoir dans la coupe, les hybrides de Malus seront difficiles à distinguer, hors analyse de chromosomes.
patrice a écrit le 13/02/2012 08:08
C'est bien la question que me soulevait cette opération de repérage : comment être sûr qu'il s'agisse d'un sylvestris ? Le site internet ne donne aucune instruction de critères à vérifier avant de proposer au référencement un sujet.
Sisley a écrit le 01/03/2012 00:23
Des éléments de réponses :


http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&...
Bruno a écrit le 30/12/2017 12:06
Je suis retourné dans le massif de la Ste Baume pour chercher des pommier sylvestris. C'était en novembre 2017, ils avaient presque perdu toutes leurs feuilles qui avaient jauni, il était difficile de voir la pubescence des feuilles. Sous la plupart de ce que j'ai vu je n'ai pas trouvé de fruit au sol, sauf celui-ci qui en avaient beaucoup. Ils étaient très petits (diamètre de 1 à 1,5 cm). L'arbre était épineux d'environ 2 mètres de haut. Voici des photos des pommes :




La chair quoique trop ferme n'était cependant pas âpre. les pépins sont plus petits que des pépins de pommes domestiques. Il y a peu de probabilité qu'il y ait des croisements avec des pommiers domestiques, vu qu'il n'y avait pas à cet endroit d'habitation à plus de 4 Km. J'ai fait des semis de ces pépins.
patrice a écrit le 30/12/2017 17:11

Je suis retourné dans le massif de la Ste Baume


Je me permets un hors-sujet afin de vous offrir une photo d'un Malus sylvestris (sous réserve de son exacte vérification) de la Sainte-Baume.
Non pas ceux du pied du massif, sur le "sentier merveilleux" où ils sont assez présents,
mais l'unique que j'ai pu remarquer lors du parcours à son sommet.

En pleine floraison, outre le concert vibrant des butineuses qui s'y délectent, c'est un parfum enivrant.



Bruno a écrit le 31/12/2017 16:45
C'est magnifique. Ces malus ne sont pas très grands et poussent dans un milieu un peu sec. L'avantage est peut-être en tant que porte-greffe d'avoir des arbres de petite taille et adaptés à des terrains secs. En effet si on regarde tous les porte-greffes nanifiant de pommiers, aucun n'est vraiment adapté à la sécheresse. Je pense qu'ils ont été mis au point dans des régions humides, où le problème de sécheresse n’intéressait pas leur créateurs.
clow a écrit le 04/01/2018 02:26
Après reste Bruno que les arbres naturel développe souvent un port sans tronc et pleins de branches basse ( style grand arbuste ) quand il sont dans une zone avec peu de concurrents comme sur la photo de Patrice, hors quel serait sa croissance en milieu forestier entouré d'arbre ?


Après quel serait l'évolution des malus domestique si on les laissaient abandonné à eux même pendant plusieurs générations ?

Retrouveraient ils des éléments sauvage proche du sylvestris ou non ?
patrice a écrit le 04/01/2018 06:07
Dans le cas présent, le malus est un des rares arbres (toutes espèces confondues) au sommet du massif.
Au pied du massif, au milieu des autres arbres, ils sont bien plus haut, érigés et non buissonnants.
LAGRIC a écrit le 04/01/2018 22:14

Après reste Bruno que les arbres naturel développe souvent un port sans tronc et pleins de branches basse ( style grand arbuste ) quand il sont dans une zone avec peu de concurrents comme sur la photo de Patrice, hors quel serait sa croissance en milieu forestier entouré d'arbre ?


au milieu des autres arbres, ils sont bien plus haut, érigés et non buissonnants.

En plus de l'absence de concurrence, un 2eme facteur limitant au port érigé : les cervidés je pense.

bofruit a écrit le 02/02/2018 16:28
Est ce que l'etude malus silvetris continu pour l'année 2018? Il y a t'il déja des résultats.Autre question , quel sont les avantages de greffer sur pommier sauvage.
Merci pour vos réponses
LAGRIC a écrit le 02/02/2018 18:48

quel sont les avantages de greffer sur pommier sauvage.
Merci pour vos réponses


Pour ma part, j'utilise Malus sylvestris parce qu'il n'y a que celui-là de spontané dans la nature. L'avantage que c'est censé me procurer sur ces arbres que je laisse là ou ils ont poussé, c'est de greffer sur un arbre au système racinaire entier (bien mieux armé contre la sécheresse) et parfois adulte (mise à fruit plus rapide). Après, il peut y avoir d'autres motivations comme la vigueur moindre qu'un franc si j'ai bien compris.
Bruno a écrit le 02/02/2018 21:44

Dans le cas présent, le malus est un des rares arbres (toutes espèces confondues) au sommet du massif.
Au pied du massif, au milieu des autres arbres, ils sont bien plus haut, érigés et non buissonnants.

C'est vrai qu'ils sont plus haut, mais ce ne sont tout de même pas des arbres très grands. Il ne dépassent guère 2 mètres (mais j'ai lu que dans certaines régions ces arbres peuvent atteindre 5 mètres). J'en ai vu aussi certains qui étaient bien ensoleillés et qui n'étaient pas tellement buissonnants.
Message modifié 1 fois ; la dernière fois le 02/02/2018 22:09 par Bruno


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