Pêchers et nectarinier résistants à la cloque?

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Paul72 a écrit le 03/01/2018 16:25
@belinsecte: reine des vergers, oui!!

pas de cloque sur aucune feuille jusqu'à présent, son port compact et branches fortement ramifié vient peut-être d'un porte greffe différent des autres pêchés plantés. Une croissance plus compacte (je ne dirais pas lente) est peut-être un gage de tissus plus résistants aux attaques (le sol et exposition sont les mêmes). il vient de F. Cochet mais le fruits seront seulement pour cette année
Ferréol a écrit le 03/01/2018 18:05

J'ai fait le même constat. Les premières année pas trop de problèmes. Je dirais comme pour l'abricotier, jusqu'à ce qu'ils fleurissent.
Je ne comprend pas le rapport entre la floraison et la cloque.


A mon avis, il est probable que ça vienne du cycle infectieux du champignon, celui-ci se réveille tôt au printemps et à plus de facilité à infecter les bourgeons à fleurs qui se développent en premier pour ensuite s'étendre aux pousses feuillées.
Si l'arbre n'a que des pousses feuillées, plus tardives les spores ont passé leur période idéale de germination quand des organes favorables à leur développement arrivent.
Ceci dit, ce n'est probablement qu'une partie de l'explication.
ARHUS76 a écrit le 03/01/2018 19:44
Mais cette explication me convient très bien, et correspond à mes observations.
claudeduvar a écrit le 03/01/2018 21:57
10°C pour débuter l'infection à 20°C c'est le top, un seul cycle c'est pour cette raison que tous les essais qu'on trouve sur la toile avec des traitements à base de feuilles malades ou traitements tardifs quand la maladie est bien installée sont bidons, il n'y a pas de réinfection. En hivers les conidies se trouvent de partout: sol, écorce etc. Au moins 10mm de pluie sont nécessaires pour leur reproduction. En fait quand on remarque que les premières années les contaminations restent faibles et que la virulence augmente ensuite c'est juste qu'on n'a pas maintenu une pression suffisante sur le champignon; cuivre à la chutes des feuilles et au stade pointe rose des bourgeons à fruit, brulage des feuilles etc, ensuite ça s'emballe et ça devient difficile de maitriser. Et dire que c'est le cousin de notre levure de boulanger bon c'est le cousin des champignons responsable de la moniliose guère mieux
clow a écrit le 03/01/2018 22:03
Si j'en suis le résonnement des pêchers à floraison tardive devrait évité le cycle du champignon ?

Ou pas ?
claudeduvar a écrit le 03/01/2018 23:19
il faudrait qu'ils fleurissent en juin les plantes ont co-évolué avec les champignons, la frontière entre mutualisation et parasitisme est parfois ténue, mais les pathogènes en général elles les reconnaissent enfin surtout les anciennes variétés, rarement les nouvelles variétés ( il y aurait un travail de sélection super sympa à faire) où si oui c'est grâce à une résistance génétique très fragile car impliquant peu de gènes qui est vite contournée. Aux états unis ils ont entouré des champs de maïs modernes par d'anciennes variétés capables de reconnaître les indésirables. La plante arrive dans ce cas à isoler le champignon mais ça coûte, soit elle se soigne ou elle végète, pas les deux. Tout à l'heure je parlais de cuivre mais certains champignons adorent le cuivre ( l'esca de la vigne par exemple paradoxe!). Donc c'est pas simple, il faut éviter les produits et techniques qui oxydent et alcalinisent: engrais, produits phyto, travail du sol, ça c'est le BA-BA, influer sur les conditions climatiques, pourquoi pas? J'ai assisté à des essais pour sécher avec de gros souffleurs les oliviers au moment de la floraison dans les corbières mais plus simple, choisir des zones aérées, le pêcher adore les petits vents permanents, l'architecture qui favorise l'aération et la taille qui fatigue l'arbre est à revoir, époque et méthode.
ARHUS76 a écrit le 03/01/2018 23:22
Non. Il faudrait que ce soit extra tardif. Vers la mi juin. Quand il commence à faire bien chaud. Des qu'il fait chaud et moins humide le problème disparaît.
clow a écrit le 04/01/2018 00:59
Ouais cultivons le pêcher sous serres en espalier ou nain avec divers cultures exotiques intéressante dont aussi tomate qui craint le mildiou et peut être cela nous fera une alternative au problème plutôt que s'em.....der avec des séchoir pour arbre .

En plus la serre permet de chauffé plus vite donc on arrive à juin plus vite , bien entendu sans arroser une goutte en hiver avec paillis par dessus pour évité l'évaporation et garder le sol humide et le haut sec.

Dite les fungi on t ils des prédateurs ? Probablement pas, mais existe il des fungi perturbant d'autre fungi des fungi auxiliaire en gros ?

Bah je part peut être en plein délire mais il doit bien y avoir quelque chose capable de régulé le problème

Car bon c'est quoi qui attire la cochonnerie sur l'arbre, la faiblesse de vigueur, la sève ( mais comment il trouve l'arbre ), l'odeur, le degré d'humidité ( plus ou moins ) ?

On sait que le degré d'humidité joue et sur celui ci on peu jouer.

Ensuite quel est le facteur qui attire le fungi en question ?
claudeduvar a écrit le 04/01/2018 11:35
avec ton sens de l'observation tu tiens de bonnes pistes clow, faut expérimenter. Où l'on comprend qu'une seule molécule d'un fongicide de synthèse ne peut venir à bout d'un champignon il aura tôt fait de contourner la difficulté, d'où à partir d'un seul type de mildiou on est arrivé à avoir presque un mildiou par cépage maintenant, faut le faire!. les insectes sont sensibles aux molécules odorantes, si l'on fait un mélange avec plusieurs extraits de plantes on aura plus de change de créer de la confusion qu'avec une seule fragrance. On ne peut pas faire de l'agriculture avec un rapport de force, les plantes ont 350 MA d'évolution derrière elles. Les préparations dites bio peuvent être tout aussi dangereuses et agressives, pour la cloque et autres maladies il ne faut jamais pulvériser une préparation avec un PH supérieur à 6 et bien choisir son eau. Au-dessus on fait plus de mal que de bien. L'idéal pour aider les plantes à supporter les maladies c'est de passer par le sol, on regarde vers l'espace ou les océans mais on ne connaît que 5% des êtres vivants dans nos sols, une plante alimentée en N P K aura toujours plus de sucre et moins d'oligoéléments ( analyse d' une vacuole) elle sera plus appétente pour les prédateurs. La principale difficulté pour les microbes c'est de passer la barrière protectrice des cellules végétales qu'ils veulent infecter, c'est une bagarre d'enzymes, la plante peut mobiliser des ressources, élaborer de nouvelles molécules mais pour cela son réseau de communication doit être intact et c'est là où ça se complique et où nos interventions bio ou pas peuvent être plus négatives que positives.
François du Perche a écrit le 04/01/2018 13:33
pour la cloque et autres maladies il ne faut jamais pulvériser une préparation avec un PH supérieur à 6 et bien choisir son eau.

Est-ce que ce serait envisageable de pulvériser du sulfate de cuivre pur (sans chaux) plutôt que de la bouillie bordelaise. Comme ça se fait avant l'arrivée des feuilles, peut-être que l'acidité serait supportée par les bourgeons & l'écorce ?
claudeduvar a écrit le 04/01/2018 18:29
un lien

http://www.bio-dynamie.org/wp-content/up...
claudeduvar a écrit le 05/01/2018 11:04
pour ne pas polluer le sujet sur les PG en sol acide et où nous avions abordé le sujet de l'absorption par les racines des éléments minéraux dans le sol, celui du PH et de l'analyses des sols par les laboratoires avec le CEC c'est à dire la disponibilité du sol en minéraux directement utilisables par la plante et comme je l'avoue je suis déçu par la teneur de l'enseignement agricole en France malgré la qualité de nos chercheurs et la pléiade de découvertes récentes. De plus ça a un lien direct avec la lutte des maladies de nos arbres greffés que l'on souhaite voir prospérer et ça peut également fournir des itinéraires d'entretien arboricoles aux amis greffeurs.
le CES depuis les années 60 on sait que ça ne veut rien dire des essais avec du phosphore radioactif ont montré que la plantes ne vont le chercher qu'à quelques millimètres des racines et que le potassium non assimilable est en fait assimilé sans problème, des générations d'agriculteurs ont fait des calculs monstrueux pour rien ( sauf les marchands d'engrais). Par contre la capacité d'échange est améliorée par la présence des champignons autour des racines mais c'est plus difficile à mesurer. Idem pour le PH, les racines modifient elles même le PH; l'exemple classique est celui des racines d'une graminée par exemple: PH du sol à 6 on apporte de l'azote sous forme ammoniacale donc avec un ion azote positif, les racines pour trouver l'équilibre vont fabriquer des protons et le PH va passer à 4, c'est énorme! Par contre si l'azote est apportés sous forme de nitrate donc avec de l' azote chargée négativement la plante va créer des charges négatives et le PH du sol va passer à 7.5.
le PH est modifiable directement et rapidement par les plantes et les analyses de sol ne sont pas exploitables de plus une légumineuses ne réagira pas comme une céréale ou un arbre, on imagine la complexité.
On a du mal à imaginer le système racinaire, c'est logique mais c'est de lui que dépend en grande partie la capacité pour nos plantes à réagir contre les agressions.
Paul72 a écrit le 05/01/2018 12:04
yes!!! ça c'est du bon sens jardinier et rationnel, ça fait du bien de l'entendre de temps en temps!!

il est largement prouvé (je devrais pouvoir trouver les références, je me souviens d'une étude russe notamment) que sur un sol vivant (c'est à dire avec tout la faune, micro-faune, champignons, bactéries etc....) les éléments, dès lors qu'ils sont présents sous quelque forme que soit, sont potentiellement assimilables (il y a toujours une voie). Certains sols auraient été tellement amendés en phosphore qu'il y en aurait pour 1000 ans de réserve sans ajouter 1g et continuer de produire autant. simplement il est considérer non assimilable, ce qui est vrai directement (par les plantes) mais faux indirectement (transformé par des champignons qui peuvent le céder aux plantes ensuite)


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