Greffe de l'olivier sur olivier sauvage

greffer.net >> Olivier

arashi07 a écrit le 14/11/2008 08:37
Bonjour,
je me pose une question:
on voit pour tous les fruitiers les avantages et inconvénients de greffer sur franc, or pour l'olivier qui est, pour certaines variétés multiplié par bouture, je n'ai pas trouvé d'informations sur le bénéfice d'une greffe sur olivier de semis.
Je suis conscient que c'est une perte de temps que de semer (temps de levée, croissance lente, greffage...) mais l'olivier ne serait-il pas plus vigoureux que sur ses propres racines?
qu'en est il de sa rusticité?
merci
claudeduvar a écrit le 22/11/2008 10:09
bonjour,

en fait beaucoup de nos oliviers adultes sont des boutures; plus précisément cultivés en limite nord de leur aire de prédilection, ils ont gelés à plusieurs reprises et sont repartis de la souche. alors! ils sont productifs non!
économiquement il n'y a pas photo
sur le plan agronomique: les avantages:
- homogénéité des parcelles
- en cas de gel on ne perd pas la variété

les inconvénients:
- choix limité de variétés ( j'en doute) même si celles qui se bouturent mal ne sont pas sur le marché
- système racinaire moins pivotant, la aussi gros doute
- résistance au froid, il y a des pistes mais c'est très dur d'avoir des certitudes.

et puis le coup de gueule! avec cette disponibilité de plants il y a des petits malins qui en plus avec des aides, plantent en haute densité ( haies fruitière), récoltent à la vendangeuse pendant quelques années et quand ça devient le foutoir, arrachent et vendent aux particuliers ( voir les oliviers devant les super marchés).

un temps la recherche a essayé de trouver un porte greffe nanisant justement pour les utiliser en haute densité
Palma a écrit le 12/09/2011 20:44
Alors je cherchais justement un sujet sur la greffe sur olivier sauvage...

Ici aux Canaris, il y a un olivier sauvage, il s'appelle acebuche en espagnol, ce doit être un ancêtre de l'olivier. En latin : Olea europaea var. sylvestris. Il semble que le mot oléastre soit ce qui corresponde en français.

J'ai envie d'en mettre chez moi, et ensuite de chercher ce qui peut se greffer dessus ! Car il faut que je choisisse bien quelle variété peut pousser ici.

Certes je suis hors gel, pas le problème de claudeduvar, mais l'olivier a peut-être besoin d'un peu de variation de températures dans l'année ? Je descend à 10 la nuit.... +10 bien sûr Et je suis déjà à 500m d'altitude, en moyenne 28-30° l'été, à part quelques passages à 35 voire plus de 40... Donc c'est un climat océanique chaud, ce n'est pas méditerranéen... Donc je ne sais même pas s'il y a des variétés qui peuvent vraiment donner ici, ce qui expliquerait que personne n'en cultive encore !
claudeduvar a écrit le 12/09/2011 22:56
bonsoir,

la différence thermique parait suffisante pour espèrer une induction florale, rechercher la région ou l'on cultive l' olivier et dont le climat et le plus proche du votre; saisons, écart de température nuit/jour, somme des T° positives et somme des T° négatives sur l'année etc... ensuite il faut trouver un greffon et tenter l'expèrience. interressant comme essai!
Palma a écrit le 13/09/2011 00:16
En fait, ici j'ai appris que c'était parfaitement faisable (une pépinière faisant la sauvegarde des arbres locaux me l'a dit, car ils font des plants d'acebuche), mais mon souci sera de trouver le greffon, et de savoir si ça peut voyager et comment !??

Oui je cherche en effet quels sont les climats proches, et ce type de renseignement comme les sommes de températures ne sont pas faciles à trouver. L’écart jour nuit un peu plus, mais rares sont ceux aussi faibles qu'ici (10° d'écart toute l'année).

Et les climats tropicaux ont une grande différence, c'est d'avoir en général la saison humide l'été, alors qu'ici c'est l'hiver comme en Europe.

Peut-être la côté turque serait la plus proche, ou Liban... Il y a des oliviers là-bas ?
TheChti a écrit le 19/09/2011 16:25
J'ai lu un article cet été dans une revue scientifique sur l'oléastre (olivier sauvage vrai), à ne pas confondre avec l'olivier féral (olivier sauvage descendant de variétés cultivées). Il me semble que le génome de cet arbre est si complexe qu'il soit nécessaire de procéder à des greffes ou des boutures pour espérer retrouver la variété que l'on s'est choisie.
Palma a écrit le 19/09/2011 19:44
Désolée je ne comprends pas la réponse, car il s'agit de greffe ou bouture de quoi (sur quoi), et à quoi fait référence la variété choisie ?

Si l'oléastre est utilisé comme porte-greffe, alors on greffe la variété d’olivier choisie sur l'oléastre, alors que faudrait-il regreffer encore, ou bouturer ?

Merci de bien vouloir reformuler !
JM a écrit le 01/10/2011 10:25
Ce n'est pas forcément le sylvestris, il y a plusieurs sous espèces :
http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Olea_euro...

Voir peut être les variétés marocaines pour l'adaptation aux Canaries.
TheChti a écrit le 09/10/2011 11:49
Désolée je ne comprends pas la réponse, car il s'agit de greffe ou bouture de quoi (sur quoi), et à quoi fait référence la variété choisie ?

Si l'oléastre est utilisé comme porte-greffe, alors on greffe la variété d’olivier choisie sur l'oléastre, alors que faudrait-il regreffer encore, ou bouturer ?

Merci de bien vouloir reformuler !


Peu importe le PG, oléastre ou olivier cultivé, seule importe la variété du greffon. Oléastre, olivier féral ou olivier cultivé n'ont génétiquement que des différences minimes, mais je ne suis pas spécialiste du greffage des oliviers (mais des oléacées, je commence à l'être )


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