Tout a commencé par une greffe en fente de Cudrania tricuspidata var. inermis sur un porte-greffe Maclura pomifera, âgé de 4 ans, qui a été réalisée assez tardivement en saison, fin avril.
Pendant longtemps, la greffe a eu une apparence peu encourageante, qui laissait présager un échec, mais, finalement, quelques yeux ont démarré tardivement, suivi par une chétive croissance de fin de saison.
Lorsque l’automne arriva, la jeune pousse n’était pas suffisamment lignifiée ; la survie aux froids hivernaux était compromise.
Au printemps suivant,  le greffon était d’apparence totalement desséché ; même le porte-greffe semblait mort. Or, en grattant les écorces, des signes de survie étaient présents ; il en était de même au niveau du cal de la greffe.
En fin de printemps, de jeunes pousses apparurent depuis le cal ; trois exactement, dont l’une semblait d’apparence flétrie, je pensais que cela était du à la vigueur des deux autres pousses.

 

Greffe intergénérique de Cudrania tricuspidata sur Maclura pomifera

 

L’allure initiale des deux pousses vigoureuses laissèrent à penser que c’était le porte-greffe qui repoussait.

 

Greffe intergénérique de Cudrania tricuspidata sur Maclura pomifera

 

 

Mais l’une des deux pousses vigoureuses a fini par se démarquer par un feuillage velu et une découpe du feuillage évoquant celui d’un Chénopode ; de plus,  elle possédait des épines caractéristiques d’un Maclura.

 

+macrudania

 

La troisième pousse chétive, quant à elle, n’a pas survécu au delà de deux semaines.

Il était maintenant assez évident que la pousse au feuillage velouté était le résultat d’une chimère de greffe.
J’ai donc supprimé la pousse qui présentait les caractéristiques du porte-greffe pour ne laisser pousser que la chimère, afin de favoriser le développement de cette dernière.

 

+macrudania

Comme la chimère +Macludrania paraît très stable, c’est très probablement une chimère pericline avec la structure interne appartenant à une espèce, et la couche cellulaire externe appartenant à l’autre espèce.
L’espèce de la couche externe est encore à confirmer ; la fleur et le bourgeon sont toujours formés dans la couche cellulaire externe, donc la floraison est la fructification nous apporteront dans le futur des compléments d’informations.

A suivre…