Les boutures de figuier se réalisent généralement en fin d’hiver, avec des rameaux en repos végétatif. Mais bouturer un figuier en début d’été, en pleine période de fructification, est tout à fait envisageable. Une variété à sauver qui ne pourrait attendre l’hiver suivant ? Un figuier aux fruits délicieux rencontré au détour d’une promenade ? Voici comment procéder.
La bouture herbacée se pratique en juin-juillet.
On procède à la récolte des branches herbacées (pousses de l’année vertes) de la variété à multiplier :
On ôte les feuilles et on découpe en tronçons de 4 à 5 yeux. On notera qu’on peut laisser un bourgeon terminal avec une petite feuille.
On remplit un pot assez profond, genre pot à rosier, d’un substrat (ici du pur terreau universel) ; qu’on arrose copieusement.
On pique un à un les rameaux, en les enfouissant au moins à moitié. L’utilisation d’hormone de bouturage n’est pas nécessaire.
On remplit ainsi le pot en espaçant les rameaux d’environ 4 cm.
On recouvre le tout d’un sachet hermétique transparent, qu’on noue à la base à l’aide d’un élastique ou d’une ficelle. On réalise ce qu’on appelle une bouture à l’étouffée.
On stocke le pot dans un endroit qui sera en permanence à l’ombre (sous un arbre…).
On ne découvrira les boutures qu’au bout de minimum six semaines. (le meilleur moyen d’apprécier, c’est la formation de tiges herbacées partant des boutures, ce qui n’est pas le cas de la photographie ci-dessous, découverte trop tôt).
On les maintiendra à l’ombre.
L’hiver, lorsque les feuilles seront tombées, on dépotera le lot de boutures pour les repiquer dans des pots individuels.
P.-S.
L’an dernier, j’ai obtenu 100% de réussite avec cette méthode
Une variante de bouture herbacée de figuier : http://www.galgoni.com/FRA/Reproduccio/enverd.htm
Catégorie : Techniques de multiplication





