Le figuier se bouture de façon traditionnelle à la fin du mois de février.
On prĂ©lève des rameaux de 3 Ă 5 yeux, sur du bois d’un an.
On met Ă bouturer (bouture simple, pas de crossette ou talon) en pleine terre ou en pot, avec Ă©ventuellement de l’hormone de bouturage.
La bouture est enterrée de façon à ce que la moitié des yeux soit au moins sous terre.
Le fait que la bouture ait ou n’ait pas de bourgeon terminal n’a pas d’importance.
On obtient ainsi de bons rĂ©sultats, de l’ordre de 60 % de reprise.
Cette mĂ©thode est simple et efficace, lorsqu’on a une bonne quantitĂ© de rameaux Ă mettre bouturer.
Dans le cas oĂą on ait très peu de rameaux, et qu’on veuille maximiser ses chances, diverses mĂ©thodes s’offrent Ă vous (dont la mĂ©thode avancĂ©e expliquĂ©e ici ).
Dans un esprit plus amateur, et avec nĂ©anmoins un contrĂ´le de tempĂ©rature et d’humiditĂ© adĂ©quats lors des diffĂ©rents stages de dĂ©veloppement de la bouture, voici une autre façon de procĂ©der, qui vous approchera aussi des 100% de rĂ©ussite :
Toujours fin fĂ©vrier, nous prĂ©levons des rameaux d’un an, pourvus de 3 Ă 5 yeux.
Nous nous munissons ensuite d’une bouteille en plastique.
Nous pratiquons une découpe du haut de la bouteille, sur environ 5/6 du diamètre :
Nous perçons plusieurs trous de drainage dans le fond de la bouteille
Et de la pointe du couteau, un petit trou d’aĂ©ration dans la partie supĂ©rieure de la bouteille, Ă proximitĂ© du goulot :
Ensuite, nous remplissons la partie basse de la bouteille d’un substrat (terreau bouturage, terreau universel, … ), presque Ă ras de la dĂ©coupe, que nous tassons bien :
Nous arrosons abondamment le substrat, de façon à ce que même la partie la plus basse soit bien inondée.
Nous plantons la bouture : au moins la moitié des yeux doit être enfoncée dans le substrat.
Nous rabattons le couvercle et scellons avec de l’adhĂ©sif :
Nous plaçons la bouture en intĂ©rieur chauffĂ© (+16° mini), près d’une source lumineuse (rebord de fenĂŞtre, lampe horticole…).
Nous laissons constamment le bouchon sur la bouteille. Nul besoin d’arrosage en gardant ainsi cette atmosphère confinĂ©e.
Lorsque un premier bouquet de petites feuilles commence Ă se former, nous Ă´tons le bouchon de la bouteille.
Nous surveillons de temps Ă autre de façon visuelle l’humiditĂ© du substrat. Si nĂ©cessaire, nous arrosons de la façon suivante : nous prenons notre bouteille Ă bouture que nous inclinons Ă 45 °, et faisons ruisseler de l’eau par le goulot.
Les feuilles vont se développer rapidement, mais il ne faut pas se presser à ôter le couvercle.
C’est seulement lorsqu’on voit que le système racinaire commence Ă suffisement se dĂ©velopper qu’on Ă´tera le couvercle :
Nous entourons alors le pot d’une couverture opaque (papier aluminium , bande adhĂ©sive opaque…).
Nous laissons donc la bouture en intĂ©rieur, jusqu’Ă ce que les tempĂ©ratures extĂ©rieures nocturnes soient stabilisĂ©es et assurent un minimum de +13°. A ce moment lĂ , nous pouvons sortir nos boutures, dans un première temps dans un lieu abritĂ© du vent et du plein soleil.
La transplantation n’est pas nĂ©cessaire. La plante reste dans sa bouteille jusqu’Ă l’hiver.
N.B.
Des racines aériennes peuvent se former durant le processus. Tant que le plant est sous bouteille, cela ne craint rien. Une fois la partie supérieure de la bouteille ôtée, il faudra recouvrir ces racines de terre.
Émission de racines aériennes sur bouture de figuier.
Catégorie : Techniques de multiplication