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	<title>Greffer.net</title>
	<link>http://www.greffer.net</link>
	<description>Tout sur le greffage &#038; autres multiplications végétatives</description>
	<pubDate>Sun, 13 May 2012 05:50:07 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
			<item>
		<title>Les soins post-greffage</title>
		<link>http://www.greffer.net/?p=746</link>
		<comments>http://www.greffer.net/?p=746#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 May 2012 18:38:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>patrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Principes et méthodologie générale]]></category>

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		<description><![CDATA[Votre greffe est réussie et voilà que se pose la question : que faire ensuite?
&#160;
Les greffes de sortie d&#8217;hiver et de printemps à œil poussant.
&#160;
Surveiller la ligature. 
Si vous avez utilisé du raphia, non extensible, il y a un risque de strangulation.
Environ un mois après la greffe, il faudra desserrer un peu la ligature, tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Votre greffe est réussie et voilà que se pose la question : que faire ensuite?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Les greffes de sortie d&#8217;hiver et de printemps à œil poussant.</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Surveiller la ligature. </strong></p>
<p>Si vous avez utilisé du raphia, non extensible, il y a un risque de strangulation.<br />
Environ un mois après la greffe, il faudra desserrer un peu la ligature, tout en la conservant, et cela sans provoquer un choc mécanique pouvant perturber la greffe, souvent encore fragile à ce stade.</p>
<p>Si vous avez utilisé des dispositifs de ligature contemporain extensibles, ne vous pressez pas à ôter la ligature. Pour ma part j&#8217;attends que la base de la pousse émise par le greffon commence à s&#8217;<a href="http://www.greffer.net/?p=500" target="_blank">aoûter</a> pour ôter la ligature.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lorsqu&#8217;il y a plusieurs pousses, faut-il tout laisser ? </strong></p>
<p>Généralement, il est d&#8217;usage de ne conserver qu&#8217;une seule pousse, la plus vigoureuse de toutes, que l&#8217;on tuteure à la verticale. C&#8217;est par la suite, qu&#8217;on décapitera cette pousse, si souhaité, en vue de former le départ des charpentières.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Des oiseaux sont venu manger les yeux du greffon, ou une jeune pousse du greffon s&#8217;est cassée ? </strong></p>
<p>Pas de panique, il est probable que cela reparte. La nature est bien faite, elle a prévu des yeux de secours, dits yeux stipulaires, permettant l&#8217;émission d&#8217;une nouvelle pousse. Il convient néanmoins de prévenir ces problèmes par une protection du greffon et un bon tuteurage de la pousse en cours de formation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/05/ebor.jpg" alt="Yeux éborgnés - Oeil Stipulaire" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><center><em>Une greffe dont les yeux ont été rognés par des prédateurs.<br />
Elle repart à partir de ses yeux stipulaires.</em></center>&nbsp;</p>
<p><strong>La greffe met quelques feuilles, des fleurs, mais ne pousse pas ? </strong><br />
Couper délicatement les fleurs à l&#8217;aide d&#8217;un petit ciseau, généralement la pousse s&#8217;enclenche ensuite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Les greffes à œil dormant d&#8217;été et d&#8217;automne.</h3>
<p>Lors d&#8217;une greffe à oeil dormant, seule la soudure de l&#8217;oeil au porte-greffe se fait, et l&#8217;oeil ne poussera qu&#8217;au printemps suivant.</p>
<p>La soudure se fait généralement en 3 à 4 semaines après l&#8217;opération. La seule chose à faire est de parer au risque de strangulation, surtout si vous utilisez du raphia. La ligature pourra être ôtée une fois la soudure prise, mais les personnes utilisant des moyens contemporains de ligature (flexibande, buddy tape&#8230;) laissent généralement la ligature qui se décompose toute seule.</p>
<p>L&#8217;hiver, lorsque les espèces caduques seront en dormance, on décapitera le porte-greffe juste au dessus du point de greffe.</p>
<p>Au printemps, on supprimera les rejets du porte-greffe, et lorsque l&#8217;oeil greffé partira en végétation, on prendra soin de le tuteurer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La greffe du noyer en chambre chaude</title>
		<link>http://www.greffer.net/?p=718</link>
		<comments>http://www.greffer.net/?p=718#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 09:48:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier88</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Techniques de multiplication]]></category>

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		<description><![CDATA[La greffe du noyer est exigeante en température et humidité. C&#8217;est pour cela que les professionnels greffent le noyer dans une atmosphère maîtrisée. Je vais donc vous expliquer comment procéder de façon équivalente, à titre amateur.
Cette méthode se pratique de janvier à mars.
&#160;
Matériel requis :

Un congélateur ou un réfrigérateur hors-service
un câble chauffant ou un tapis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La greffe du noyer est exigeante en température et humidité. C&#8217;est pour cela que les professionnels greffent le noyer dans une atmosphère maîtrisée. Je vais donc vous expliquer comment procéder de façon équivalente, à titre amateur.</p>
<p>Cette méthode se pratique de janvier à mars.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Matériel requis :</h3>
<ul>
<li>Un congélateur ou un réfrigérateur hors-service</li>
<li>un câble chauffant ou un tapis chauffant, muni impérativement d&#8217;un thermostat et d&#8217;une sonde. Ce matériel peut se trouver en jardinerie spécialisée ou au rayon &#8220;reptile&#8221; des animaleries.</li>
</ul>
<p><a href="http://www.greffer.net/?attachment_id=732" rel="attachment wp-att-732" title="tapis chauffant"></a></p>
<p><a href="http://www.greffer.net/?attachment_id=732" rel="attachment wp-att-732" title="tapis chauffant"></a></p>
<p><a href="http://www.greffer.net/?attachment_id=732" rel="attachment wp-att-732" title="tapis chauffant"></a></p>
<p><a href="http://www.greffer.net/?attachment_id=732" rel="attachment wp-att-732" title="tapis chauffant"></a></p>
<p><a href="http://www.greffer.net/?attachment_id=732" rel="attachment wp-att-732" title="tapis chauffant"></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/matos.JPG" alt="tapis chauffant" /></p>
<p></a><a href="http://www.greffer.net/?attachment_id=732" rel="attachment wp-att-732" title="tapis chauffant"></a><a href="http://www.greffer.net/?attachment_id=732" rel="attachment wp-att-732" title="tapis chauffant"></a><a href="http://www.greffer.net/?attachment_id=732" rel="attachment wp-att-732" title="tapis chauffant"></a><a href="http://www.greffer.net/?attachment_id=732" rel="attachment wp-att-732" title="tapis chauffant"></a></p>
<ul>
<li>un thermomètre et un hygromètre</li>
</ul>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/thermometre.jpg" alt="thermometre" /></p>
<ul>
<li>de l&#8217;eau de javel</li>
<li>de l&#8217;anti-fongique</li>
<li>de la sciure de bois : le volume nécessaire en vue de remplir complètement votre congélateur. Cette sciure doit être récente (moins de six mois), une sciure de peuplier ou de résineux est préférable. Ne pas utiliser de la sciure de chêne à cause des tanins.</li>
<li>le matériel habituel de greffage (coupe, ligature&#8230;).</li>
</ul>
<h3>Porte-greffes</h3>
<p>Des plants de noyer d&#8217;un à deux ans de semis, diamètre 5 mm à 3 cm.</p>
<p>Ils seront arrachés en début d&#8217;hiver, et mis en jauge en serre froide ou cave hors gel, afin de ne pas avoir de difficulté à les récupérer au moment du greffage.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Greffons</h3>
<p>Ils seront soigneusement sélectionnés selon les impératifs rappelés dans le chapitre &#8220;Choix des greffons de noyer&#8221; de la <a href="http://www.greffer.net/?p=344" target="_blank">fiche générale greffage du noyer</a>. La récolte se fera entre décembre et fin février. Les greffons seront nettoyés et désinfectés, avant d&#8217;être mis dans un sac hermétique au réfrigérateur, avec papier absorbant assurant une humidité faible (faute de quoi un excès d&#8217;humidité favoriserait le développement de moisissures néfastes aux bourgeons) , additionné d&#8217;une goutte d&#8217;eau de javel diluée à 1%.</p>
<h3>Préparation de la chambre chaude</h3>
<ul>
<li>Nettoyer et désinfecter à l&#8217;eau de javel votre congélateur</li>
<li>Déposer au fond du congélateur une couche de sciure de 5 cm d&#8217;épaisseur</li>
<li>Mettre en place le câble ou tapis chauffant</li>
</ul>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/frigo1.JPG" alt="frigo sciure" /></p>
<p style="text-align: center">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/rempli.JPG" alt="frigo rempli" /></p>
<p style="text-align: center">&nbsp;</p>
<ul>
<li>Remplir le congélateur avec toute la sciure</li>
<li>Installer la sonde, le thermomètre et l&#8217;hygromètre</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/installer-sonde.JPG" alt="installer sonde" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li>Fermer le congélateur et lancer la chauffe, thermostat réglé sur +30°C. Il vous faudra environ 24 heures avant de chauffer l&#8217;ensemble à cette température.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le greffage</h3>
<ul>
<li>Sortir les porte-greffes de leur jauge, nettoyer les racines à l&#8217;eau et avec une brosse non agressive, en vue d&#8217;ôter les résidus de terre.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/sale.JPG" alt="porte greffe sale" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/propre.JPG" alt="porte greffe propre" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li> Greffer au collet, avec la méthode de votre choix (anglaise simple ou compliquée, cadillac, omega&#8230;). Ligature classique (flexiband).</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/greffe.JPG" alt="greffe au colet" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li>Plonger les greffes réalisées dans un bain anti-fongique</li>
<li>Enlever une partie de la sciure et installer les greffes en les inclinant à 45° dans la chambre de chauffe.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/greffes-enterrees.JPG" alt="greffe enterrées" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li>Recouvrir de sciure. Vous pouvez réaliser ainsi, si nécessaire, plusieurs couches. Le tassement doit être léger.</li>
<li>Réinstaller la sonde, thermomètre, hygromètre et fermer le congélateur</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Étapes de chauffe</h3>
<ul>
<li>Les premières 24 heures sont maintenues à +30°C.</li>
<li>Ensuite, la température est abaissée à +26°C, pour une durée de trois semaines. Vous vérifierez tous les deux jours la température et le taux d&#8217;humidité, qui doit être compris en 75 et 90%. L&#8217;état sanitaire des greffes et de la sciure seront vérifiés chaque semaine.</li>
<li>Au bout de ces trois semaines, les plants doivent avoir un cal cicatriciel, signe de succès de l&#8217;opération :</li>
</ul>
<p><a href="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/cal.JPG" title="cal cicatriciel"></a></p>
<p><a href="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/cal.JPG" title="cal cicatriciel"></a></p>
<p><a href="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/cal.JPG" title="cal cicatriciel"></a></p>
<p><a href="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/cal.JPG" title="cal cicatriciel"></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/cal.JPG" alt="cal cicatriciel" /></p>
<p></a><a href="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/cal.JPG" title="cal cicatriciel"></a><a href="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/cal.JPG" title="cal cicatriciel"></a><a href="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/cal.JPG" title="cal cicatriciel"></a></p>
<ul>
<li>Maintenir deux jours de plus les greffes en chambre chaude, à une température entre +10 et +15 °C</li>
</ul>
<h3>Mise en culture</h3>
<p>Après avoir sorti les greffes de la chambre de chauffe, nettoyer délicatement les racines en vue d&#8217;ôter les résidus de sciure.<br />
Il va falloir maintenant adapter les plants à leur nouvel environnement de culture, après ce forçage en chambre chaude.</p>
<p>Voici des exemples de cas de figure pouvant se présenter :</p>
<ul>
<li>Une greffe réalisée en janvier, après trois semaines de chauffe à +26°, ne provoquera pas un démarrage marqué des bourgeons. Dans un tel cas, vous pourrez les temporiser en cave jusqu&#8217;au printemps.</li>
<li>Une greffe tardive réalisée en mars, trois semaines de chauffe à +26°C, aboutira généralement à une pousse marquée du greffon (parfois plus de 8 cm), sans pigmentation : il faudra alors les réadapter soigneusement, dans une serre sous voile d&#8217;hivernage par exemple. (On peut limiter le débourrement, pour les greffes tardives, en passant sur une chauffe de +28°C pendant seulement deux semaines ; mais cela peut favoriser développement des moisissures et pourra mettre en péril votre entreprise).</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Mise en culture</h3>
<p>En suivant méticuleusement ce mode opératoire, on peut arriver jusqu&#8217;à des taux de 100% de réussite, pas seulement avec les noyers (Juglans), mais aussi les pacaniers (Carya), mûriers (Morus), etc.</p>
<p>L&#8217;an prochain, je tenterai de remplacer la sciure par de la perlite.</p>
<p>Compte-tenu de l&#8217;investissement matériel, ce procédé est à réserver si vous avez des quantités des greffes importantes. Le cas échéant, vous avez tout intérêt à vous tourner vers la méthode de <a href="http://www.greffer.net/?p=719" target="_blank">greffe en chip-budding forcée</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La greffe du noyer en chip-budding forcé.</title>
		<link>http://www.greffer.net/?p=719</link>
		<comments>http://www.greffer.net/?p=719#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 07:55:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier88</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Techniques de multiplication]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici une autre méthode de greffage du noyer en vue d&#8217;optimiser les résultats. Cette méthode marche aussi avec le genre Carya (pacanier).
L&#8217;avantage de cette méthode est de ne pas nécessiter l&#8217;achat de matériel de chauffe dédié, contrairement à la greffe en chambre chaude, et sera donc adaptée à l&#8217;amateur désireux de réaliser juste quelques greffes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici une autre méthode de greffage du noyer en vue d&#8217;optimiser les résultats. Cette méthode marche aussi avec le genre Carya (pacanier).</p>
<p>L&#8217;avantage de cette méthode est de ne pas nécessiter l&#8217;achat de matériel de chauffe dédié, contrairement à la <a href="http://www.greffer.net/?p=718">greffe en chambre chaude</a>, et sera donc adaptée à l&#8217;amateur désireux de réaliser juste quelques greffes, et non une production plus conséquente.</p>
<h3>Période de réalisation</h3>
<p>En sortie d&#8217;hiver, vers février. Mêmes contraintes que celles détaillées dans l&#8217;article sur la <a href="http://www.greffer.net//?p=718">greffe en chambre chaude</a>.</p>
<h3>Portes-greffes</h3>
<p>Il s&#8217;agira de plants cultivés en container, ayant un diamètre adapté au calibre de vos greffons.</p>
<h3>Greffons</h3>
<p>Lire le chapitre &#8220;choix des greffons&#8221; de la <a href="http://www.greffer.net//?p=344">fiche générale de greffage du noyer</a> donnant les indications quant à leur choix.</p>
<h3>Étape 1 : forçage des porte-greffes.</h3>
<ul>
<li>Décapiter les porte-greffes en vue de supprimer leur oeil terminal .</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/p3280389.JPG" alt="décapiter le porte-greffe" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li>Mettre les porte-greffes en intérieur de maison chauffée (~ 22°C) durant trois semaines, dans une pièce éclairée en journée (spot type &#8220;lumière du jour&#8221; à défaut d&#8217;ensoleillement naturel suffisant), à humidité habituelle de l&#8217;intérieur d&#8217;une habitation. Surveiller l&#8217;arrosage.</li>
</ul>
<h3>Étape 2 : réalisation de la greffe</h3>
<p>Au bout de trois semaines de forçage, vos porte-greffes peuvent avoir débourré, mais cela n&#8217;est pas obligatoire.</p>
<p>On procède de façon habituelle, à une ou plusieurs greffes en chip-budding sur le porte-greffe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/p3280390.JPG" alt="juglans chip budding graft" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/p3280391.JPG" alt="greffe en chip budding de noyer" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une protection anti-déshydratation recouvrant l&#8217;oeil est indispensable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/04/p3280392.JPG" alt="parafilm" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le cas présent, du <a href="http://www.greffer.net/?p=467">parafilm</a>.  (Je n&#8217;ai pas testé avec du <a href="http://www.greffer.net/?p=544">buddy tape</a>, et ne sais pas, compte-tenu qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une greffe à œil poussant, s&#8217;il se laisse transpercer facilement).</p>
<h3>Étape 3 : Surveillance</h3>
<p>On laisse les porte-greffe en intérieur chauffé.<br />
S&#8217;il vient au fil du temps à apparaitre des moisissures autour des bourgeons greffés, il faudra délicatement découper le parafilm pour laisser aérer.</p>
<p>Au bout d&#8217;environ un mois, que les yeux greffés viables aient débourré ou non, il faudra décapiter le porte-greffe au dessus du point de greffe le plus haut, en laissant un oeil tire-sève. Il faudra supprimer toutes les émissions de végétation du porte-greffe.</p>
<p>S&#8217;en suivra une phase d&#8217;acclimatation des plants forcés en intérieur, avec une mise en culture extérieure. (protection des gelées, du soleil vif&#8230;)</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La greffe du kaki, en photographies</title>
		<link>http://www.greffer.net/?p=707</link>
		<comments>http://www.greffer.net/?p=707#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 16 Mar 2012 10:24:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>GD</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Techniques de multiplication]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.greffer.net/?p=707</guid>
		<description><![CDATA[Ayant constaté que les greffes terminales n’étaient pas idéales pour le greffage du  kaki (le courant de sève n’étant plus assuré entraîne trop souvent le dessèchement de la partie sectionnée, compromettant ainsi l’opération) j’ai opté pour les greffes latérales, le sujet n’étant étêté qu’après la reprise constatée des greffons.
&#160;
Le choix des méthodes de greffage
Sur de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ayant constaté que les greffes terminales n’étaient pas idéales pour le greffage du  kaki (le courant de sève n’étant plus assuré entraîne trop souvent le dessèchement de la partie sectionnée, compromettant ainsi l’opération) j’ai opté pour les greffes latérales, le sujet n’étant étêté qu’après la reprise constatée des greffons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le choix des méthodes de greffage</h3>
<p>Sur de jeunes sujets dont le diamètre se situe entre 1 et 2 cm environ, j’utilise essentiellement trois types de greffes :</p>
<ul>
<li>le <a href="http://www.greffer.net/?p=409">chip-budding</a></li>
<li>le placage</li>
<li>la <a href="http://www.greffer.net/?p=654">coulée</a> (greffe de côté sous écorce)</li>
</ul>
<p>Ces trois greffes peuvent être panachées sur un unique porte-greffe (greffage multiple : voir la 2è photo ci-après).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/03/imgp0970.JPG" alt="greffage kaki diospyros" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><em>Les coupes à réaliser</em> :<br />
<em>De gauche à droite : Greffe en coulé, placage, chip-budding, rameau greffon</em></p>
<p align="left"><em>Remarques : </em><br />
<em>-non visible sur la photo, la petite  coupe à la base, au dos du greffon du placage (comme pour le chip) laquelle viendra se caler dans l’onglet  au bas de l‘entaille du porte-greffe.<br />
-les entailles dans lesquelles se logeront les chips seront décalées pour bénéficier de la sève comme sur le montage de droite de la photo suivante. Elles sont superposées ici  pour se présenter de face  (chips de largeur différente)</em><br />
<em>-l’outil « maison » servant à localiser les cambiums pour les greffes plaquées. La mesure sera « reportée » lors de l’entaille du porte-greffe afin d’optimiser la mise en concordance des cambiums.</em></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/03/greffage-du-kaki1.jpg" alt="kaki diospyros graft" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><em>Le positionnement des greffons :<br />
Remarquer la largeur des entailles du porte greffe pour les greffes plaquées (placage de rameau et chip-budding) qui dépassent nettement la largeur des greffons : dù aux différence d’épaisseur d’écorces entre porte-greffe et greffons </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D’autre part le diamètre des greffons sera également déterminant quant-à la greffe à utiliser :</p>
<ul>
<li>gros (1cm et plus) : chip-budding</li>
</ul>
<ul>
<li>moyens (5 à 7 mm environ) : les trois types de greffe sont possibles</li>
</ul>
<ul>
<li>petits (de l’ordre de 3 à 4 mm) : coulée</li>
</ul>
<p>Un choix est aussi à faire en fonction de l’état de sève du sujet et si  les deux premiers modes y sont indifférents, la greffe en coulée nécessite de pouvoir lever l’écorce sans difficulté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>L&#8217;époque de réalisation</h3>
<p>Elle se situe de Mars/Avril à Mai selon les zones climatiques. On évitera autant que possible les périodes de gel probables.<br />
Les greffons, prélevés au début de l’hiver (ou plus tard si le climat le permet), seront conservés en état de dormance, plantés dans du sable légèrement humide en cave fraîche, ou bien dans le réfrigérateur, conditionnés pour éviter leur dessèchement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Les résultats</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/03/imgp1181.JPG" alt="greffe de kaki qui débourre" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--></p>
<p align="center"> La reprise est confirmée<br />
A ce stade on pourra étêter le sujet à environ 15 cm au-dessus du dernier greffon</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/03/imgp1182.JPG" alt="greffe en placage de kaki" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"> <em> Pour les greffes de rameaux on complète la ligature par un masticage des parties non recouvertes</em></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/03/gref-kakis-08-2.JPG" alt="greffes de kaki" /></p>
<p align="center"> <em>Les rameaux qui se développent seront maintenus attachés  grâce à la partie conservée  du porte-greffe. Un tuteur peut s’avérer également nécessaire.</em></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/03/imgp0854.JPG" alt="Greffe en coulée de kaki" /></p>
<p align="center">Le résultat en hiver :<br />
Coulée à la base et chip au-dessus</p>
<p align="center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/03/imgp0857.JPG" alt="chip budding et coulée" /></p>
<p align="center"><em>Chip à la base et placage au-dessus</em></p>
<p align="center"> <img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/03/imgp0859.JPG" alt="chip budding et placage de kaki" /></p>
<p>L’année suivant celle du greffage (par sécurité), on supprimera les greffes surnuméraires pour ne conserver que le plus beau scion.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La greffe &#8220;pendule&#8221;</title>
		<link>http://www.greffer.net/?p=695</link>
		<comments>http://www.greffer.net/?p=695#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 Feb 2012 10:02:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christian Avakian</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Techniques de multiplication]]></category>

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		<description><![CDATA[Je tenais à vous présenter une méthode de greffe que j&#8217;utilise régulièrement et que je considère quasi universelle. Je lui ai attribué pour nom mon pseudonyme sur le site greffer.net.
L&#8217;origine de cette greffe remonte à des visualisations de vidéos montrant les façons habituelles de greffer dans les pays asiatiques, particulièrement promotionné dans le clip publicitaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je tenais à vous présenter une méthode de greffe que j&#8217;utilise régulièrement et que je considère quasi universelle. Je lui ai attribué pour nom mon pseudonyme sur le site greffer.net.</p>
<p>L&#8217;origine de cette greffe remonte à des visualisations de vidéos montrant les façons habituelles de greffer dans les pays asiatiques, particulièrement promotionné dans le clip publicitaire du &#8220;buddy tape&#8221; et dont on trouve multiples vidéos équivalentes sur internet (liens en fin d&#8217;article). L&#8217;ayant réalisée bien après la visualisation de ces vidéos et n&#8217;ayant plus une mémoire fraîche de la façon de procéder, j&#8217;ai ainsi mis au point par accident cette variante qui me donne grande satisfaction.</p>
<p>Cette greffe est un mélange de greffe asiatique (dans l&#8217; esprit, mais plus esthétique) , fente , couronne , chip-budding, anglaise au galop, etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Mode opératoire :</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voici comment réaliser cette greffe (simulation sur table).</p>
<p>1- Décapiter le porte-greffe et nettoyer la plaie</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/02/img_9657.JPG" alt="Decapiter le porte-greffe et nettoyer la plaie" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>2- Découpe du greffon (un seul oeil suffit, mais vous pouvez en conserver plusieurs si vous le souhaitez)</p>
<p>2a - réalisation d&#8217;un biseau classique type &#8220;greffe anglaise simple&#8221;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/02/img_9668.JPG" alt="découpe biseau greffon" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>2b - sur la face opposée, découpe de la pointe du biseau à 45°</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/02/img_9671.JPG" alt="découpe face opposée du biseau" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/02/img_9674.JPG" alt="découpe face opposée du biseau" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La préparation du greffon terminée :</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/02/img_9679.JPG" alt="greffon biseau" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>3 - l&#8217;incision verticale du porte-greffe  en vue de former une languette :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/02/img_9698.JPG" alt="incision du porte greffe" /></p>
<p>4- insertion du greffon :</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/02/img_9708.JPG" alt="insertion du greffon" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>5- ligature avec uniquement du <a href="http://www.greffer.net/?p=544">buddy-tape</a></p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/02/img_9713.JPG" alt="buddy tape" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est important d&#8217;envelopper la base du greffon afin de ne pas laisser rentrer de l&#8217;air ou de l&#8217;eau et de couvrir l&#8217;extrémité du greffon.</p>
<p>Au moment de la coupe du greffon , penser à laisser suffisamment de place pour bien envelopper la base.</p>
<p>Possibilité de faire aussi  la coupe du biseau du greffon coté oeil  pour le recentrer dans l&#8217; axe du porte-greffe.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/02/img_9731.JPG" alt="ligature au buddy tape" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Atouts de cette méthode :</h3>
<p>- Fonctionne bien avec un porte-greffe peu en sève (tel les avantages de la greffe en chip-budding).</p>
<p>- Inutile d&#8217;avoir porte-greffe et greffons du même diamètre , on peut greffer des &#8220;micro&#8221; greffons sans problèmes.</p>
<p>- Le greffon tient tout seul, on dispose des deux mains pour ligaturer, ce qui n&#8217;est pas le cas avec une anglaise simple</p>
<p>- Remplace avantageusement la greffe en fente (moins traumatisante), l&#8217;incrustation (d&#8217;exécution plus difficile),  la greffe en couronne (période d&#8217;exécution limitée à un stade bien en sève du porte-greffe)</p>
<p>- Augmentation des possibilités de contact entre le cambium du greffon et du porte-greffe (face avant et arrière du greffon)</p>
<p>- Pas de nécessité d&#8217;ajustement du positionnement du greffon : la coupe du greffon étant ovale (biseau ) il y a au moins deux contacts assuré de chaque cotés avec le cambium du porte-greffe, qui lui est coupé de façon rectiligne.</p>
<p>Cambium du greffon représenté en vert , celui du PG en orange</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/02/schema-coupe.jpeg" alt="greffe pendule" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>- Simple et rapide à effectuer</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Exemple d&#8217;application sur le rosier (greffé mi-juillet) :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2012/02/img_9766.JPG" alt="greffe rosier graft" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Liens vers des vidéos internet des façons de procéder par les Asiatiques :</p>
<p><a href="http://www.youtube.com/watch?v=cmvih3BXAsI&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=cmvih3BXAsI&amp;feature=related</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=ny9n36Znz_4&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=ny9n36Znz_4&amp;feature=related</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=dJSNbKnRLzs">http://www.youtube.com/watch?v=dJSNbKnRLzs</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=dnKmumFmSLQ">http://www.youtube.com/watch?v=dnKmumFmSLQ</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=VI5wM_Q0E7E">http://www.youtube.com/watch?v=VI5wM_Q0E7E</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=ujABt_wQCR4">http://www.youtube.com/watch?v=ujABt_wQCR4</a><br />
<a href="http://soutaroublueberry.web.fc2.com/tugiki.html">http://soutaroublueberry.web.fc2.com/tugiki.html</a><br />
<a href="http://tsugiki.com/?p=119">http://tsugiki.com/?p=119</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=DJXiERRpgXU&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=DJXiERRpgXU&amp;feature=related</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=XMEBzj_ZG-I&amp;feature=related">http://www.youtube.com/watch?v=XMEBzj_ZG-I&amp;feature=related</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=nC-OVYFd3PA">http://www.youtube.com/watch?v=nC-OVYFd3PA</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=WsDjCvPxwXc">http://www.youtube.com/watch?v=WsDjCvPxwXc</a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=XMEBzj_ZG-I&amp;feature=endscreen&amp;NR=1">http://www.youtube.com/watch?v=XMEBzj_ZG-I&amp;feature=endscreen&amp;NR=1</a><br />
<a href="http://cholan.pixnet.net/blog/post/5064102-%E6%A2%A8%E3%81%AE%E5%AB%81%E6%8E%A5">http://cholan.pixnet.net/blog/post/5064102-%E6%A2%A8%E3%81%AE%E5%AB%81%E6%8E%A5  </a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>La greffe Boisselot</title>
		<link>http://www.greffer.net/?p=689</link>
		<comments>http://www.greffer.net/?p=689#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 26 Dec 2011 09:45:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>klakos</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Techniques de multiplication]]></category>

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		<description><![CDATA[ou &#8220;greffe en bifurcation de la vigne&#8221; ou &#8220;greffe d&#8217;automne de la vigne à l&#8217;aisselle des branches&#8221; 
Auguste Boisselot, arboriculteur à Nantes, se trouvait confronté aux inconvénients du surgreffage traditionnel de la vigne en plein champ, dont l&#8217;incertitude du résultat est bien connue de ceux qui l&#8217;ont pratiquée.
On procédait alors par une greffe en fente, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="right"><em>ou &#8220;greffe en bifurcation de la vigne&#8221; ou &#8220;greffe d&#8217;automne de la vigne à l&#8217;aisselle des branches&#8221; </em></p>
<p align="JUSTIFY">Auguste Boisselot, arboriculteur à Nantes, se trouvait confronté aux inconvénients du surgreffage traditionnel de la vigne en plein champ, dont l&#8217;incertitude du résultat est bien connue de ceux qui l&#8217;ont pratiquée.</p>
<p align="JUSTIFY">On procédait alors par une greffe en fente, qui était réalisée au collet d&#8217;un cep de vigne partiellement déterré, puis butée avec de la terre.<br />
La reprise était dépendante de multitudes de facteurs : une greffe qui devait être effectuée en pleine montée de sève, avec de la chaleur et de l&#8217;humidité (d&#8217;où le buttage pour essayer de parer aux aléas météorologiques) ; elle devait se souder rapidement en deux ou trois semaines, sous peine de voir le greffon s&#8217;affranchir et s&#8217;auto-bouturer dans la butte de terre, faute d&#8217;avoir pu être alimenté par le porte-greffe.<br />
En cas d&#8217;échec, le porte-greffe, s&#8217;il était âgé, risquait de ne pas se remettre d&#8217;une telle opération de décapitation au collet.</p>
<p align="JUSTIFY">Il mit alors au point une nouvelle méthode de greffe aérienne, en bifurcation, c&#8217;est-à-dire qu&#8217;elle est réalisée à la jonction en Y de deux branches. Fort des résultats obtenus durant plusieurs années d&#8217;expérimentations, il publia le résultat de ses travaux en 1864.</p>
<p align="JUSTIFY">Cette greffe se pratique de préférence à l&#8217;automne, dès que les feuilles commencent à jaunir. À cette époque la vigne a peu de pleurs, ce qui semble être un grand avantage. Elle est encore utilisée avec succès, en jardin.</p>
<p><strong>Mode opératoire</strong></p>
<ul>
<li>Le sujet A est divisé en a et à, par le moyen d&#8217;une fente ouverte (nul n&#8217;est besoin de se soucier de la hauteur à laquelle est faite la greffe * ; on conseille au greffeur assez expérimenté de ne fendre que partiellement la bifurcation.)</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2011/12/greffeboisselot3.png" alt="greffe boisselot" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li>Le greffon B est aminci en double biseau irrégulier</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2011/12/greffeboisselot1.png" alt="Greffe Boisselot" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li>Il est ensuite introduit sur le sujet A à la jonction des deux branches a et a&#8217;</li>
</ul>
<ul>
<li>Une ligature solide et durable est alors appliquée puis la greffe est mastiquée</li>
</ul>
<ul>
<li>Les deux branches a et a&#8217; sont ensuite étêtées à environ 0,25-0,30 cm de leur naissance (à 2-3 yeux)</li>
</ul>
<ul>
<li>Durant le printemps et l&#8217;été les bougeons qui s&#8217;y développeront seront pincés dans le but d&#8217;attirer la sève vers le point greffé (pincements assez sévères + suppression des rameaux qui peuvent pousser sous la greffe et les éventuels rejets au sol)</li>
</ul>
<ul>
<li>Après une année de végétation, les deux membres a et a&#8217; seront  supprimés à leur base (e et e&#8217;) touchant à la greffe</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2011/12/greffeboisselot2.png" alt="Greffe Boisselot" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<p align="JUSTIFY"><em>* Il est facile de provoquer la naissance de cette enfourchure par la taille en vert ou en sec de la tige, de la branche, ou encore par l&#8217;ouverture d&#8217;un cran au-dessus d&#8217;un bourgeon qui se développera et constituera la bifurcation.</em></p>
</ul>
<p align="JUSTIFY"><strong>Avantages</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Le fait de sectionner subitement le porte-greffe juste au-dessus du sol est souvent préjudiciable à l&#8217;action des racines et la &#8220;greffe Boisselot&#8221; permet de s&#8217;affranchir de cet inconvénient. Un autre avantage, ce qui est que dans ce cas très improbable, est que si la greffe ne prospérait pas, rien n&#8217;est perdu, car les branches de la bifurcation vont produire leur fruit d&#8217;origine. Le pied-porteur ne va pas autant souffrir que s&#8217;il avait été sectionné à ras selon le processus habituel utilisé à l&#8217;époque pour la vigne.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Application</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Ses expériences ont suffisamment démontré que ce mode de greffage est quasiment infaillible concernant la vigne. Cette dernière offre l&#8217;avantage de pouvoir être exécutée partout où une bifurcation se trouve. Elle présente donc l&#8217;avantage de pouvoir placer un grand nombre de greffes sur le même pied porteur.</p>
<p align="JUSTIFY">Il ne faut pas seulement y voir uniquement une greffe de plus pour le raisin car finalement cette méthode s&#8217;applique à toutes sortes d&#8217;espèces.</p>
<p><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2011/12/geb-thuya-petit.png" alt="Greffe thuya" align="right" /></p>
<p align="JUSTIFY">Non seulement Auguste Boisselot avait développée cette méthode et l&#8217;avait appliquée à la vigne, mais il s&#8217;avère qu&#8217;elle peut être utilisée pour <strong>multiplier toutes sortes d&#8217;arbres</strong>, fruitiers ou pas. La greffe en bifurcation est employée pour multiplier certains conifères (genévrier, thuya&#8230;), le hêtre, le chêne, etc, mais aussi des espèces fruitières telle que le poirier, le noyer, etc. Il faut néanmoins adapter le principe développé par Boisselot.</p>
<p align="JUSTIFY">Ainsi, pour certaines espèces d&#8217;arbres ou d&#8217;arbrisseaux on ne pourra pas sans provoquer de graves dommages au porte-greffe sectionner brutalement les bras de la bifurcation (préférer l&#8217;arcure).</p>
<p align="JUSTIFY">La greffe Boisselot présente beaucoup d’avantages, dont celui d&#8217;être aisée à mettre en œuvre et, moyennant parfois quelques précautions, peut s&#8217;appliquer à beaucoup de végétaux.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Historique </strong></p>
<p align="JUSTIFY">Initialement, Auguste Boisselot l&#8217;avait notamment présentée en la nommant &#8220;greffe d&#8217;automne de la vigne à l&#8217;aisselle des branches&#8221; (Revue Horticole - 1863 ;  p419), en ces termes :</p>
<blockquote>
<p align="JUSTIFY"><em><font size="1">On prend la première bifurcation qui se présente et on la fend ou on l&#8217;éclate, après avoir coupé chaque branche au-dessus du premier œil ou du premier courson. Dans cette fente, on insère un greffon ayant deux yeux, laissant beaucoup de bois après le deuxième œil. On ligature et on mastique amplement.<br />
Pendant tout le cours de la végétation il faut pincer strictement les brindilles qui se développent sur les yeux des deux chicots conservés, et, chose pour le moins aussi importante, veiller à supprimer, à mesure de leur apparition, tous les drageons du collet de la souche ; il n&#8217;est pas rare qu&#8217;on soit dans l&#8217;obligation de faire trois ou quatre fois dans l&#8217;année ces deux opérations. C&#8217;est probablement à l&#8217;oubli de cette dernière qu&#8217;on doit attribuer les mécomptes éprouves si souvent dans le greffage de la vigne.<br />
L&#8217;avantage de ce mode de greffe, c&#8217;est de forcer la sève, invinciblement en quelque sorte, à souder le greffon par l&#8217;œil d&#8217;appel que nous laissons au sommet de chaque chicot. Ces chicots, bien entendu, seront rabattus l&#8217;année suivante.<br />
Cette greffe se pratique de préférence à l&#8217;automne, dès que les feuilles commencent à jaunir. A cette époque la vigne a peu de pleurs, ce qui nous semble un grand avantage.<br />
Quoi qu&#8217;il en soit, nous pouvons affirmer, après trois ans d&#8217;essais, que cette façon de greffer réussit merveilleusement, et que, lorsque le sujet est jeune et le greffon un peu fort, on s&#8217;aperçoit à peine de la soudure, dès l&#8217;année suivante, tant elle est complète.<br />
Quelques auteurs prétendent qu&#8217;une vigne greffée n&#8217;a pas de durée; nous pensons que cela tient à ce qu&#8217;on n&#8217;a pas la précaution de laisser assez de bois à la taille de l&#8217;hiver suivant. En rabattant trop court, les racines sont trop longtemps sans fonction ; de là une perturbation profonde, souvent mortelle.</font></em></p>
<p align="right"><em><font size="1">A. Boisselot - Membre du jury de la Société nantaise d&#8217;horticulture</font></em></p>
</blockquote>
<p><hr />&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">Son inventeur l&#8217;avait ensuite principalement présentée en adressant un courrier à la Société Centrale d&#8217;Horticulture, basée à Paris, qui publiait la <em>Revue Horticole</em>.</p>
<blockquote>
<p align="JUSTIFY"><em><font><font size="1">Monsieur, J&#8217;avais présenté, le printemps dernier, à une séance de la Société impériale et centrale de France, un échantillon de greffe de vigne de mon invention et que le Comité pomologique avait jugée pouvoir rendre des services dans certains cas, se réservant de la faire expérimenter, afin de pouvoir la préconiser avec connaissance de cause. Actuellement, M. le Président, je viens vous prier de vouloir bien faire connaître que je crois que nous sommes arrivés à l&#8217;époque la plus convenable pour pratiquer cette greffe et que je prie instamment le plus grand nombre possible des membres de votre éminente Société de vouloir bien faire quelques expériences de ce mode de greffe.On sait en quoi il consiste : Fendre une bifurcation, à quelque hauteur que ce soit, puis insérer un greffon absolument comme pour une greffe en fente ordinaire, avec la seule différence de laisser les deux cornes de la bifurcation qu&#8217;on ne rabat qu&#8217;après le 1 avril. Au reste, M. Michelin a bien voulu rendre compte de ce procédé, dans le journal la Revue Horticole, n° du 1 - mai 1866, et entrer dans quelques détails relatifs à diverses circonstances dans lesquelles cette greffe de la vigne peut être utile. J&#8217;ajouterai que, depuis cette époque, j&#8217;ai fait quelques nouvelles expériences qui toutes partent du même principe, à savoir : qu&#8217;il doit toujours y avoir deux tirants de sève (à droite et à gauche) au-dessus de chaque greffon.<br />
Ainsi, j&#8217;ai greffé une vigne conduite en spirale verticale autour d&#8217;un gros tuteur (en plein air), en douze variétés différentes.<img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2011/12/greffeboisselot4.png" alt="Greffe boisselot" align="left" />  J&#8217;insérais les greffons entre les deux sarments des coursonnes doubles; mais lorsque je rencontrais une coursonne sans bifurcation, je faisais simplement une fente entre le sarment et le tronc même du cep pour y insérer mon greffon. Je puis affirmer que mes douze greffes ont réussi (sauf une, dont la fente était restée béante deux jours, à cause d&#8217;une pluie survenue), malgré la position excessivement défavorable de la souche et surtout malgré le tirant de sève énorme causé par un autre bras de la souche, qui avait été laissé intact; en effet, cette vigne est conduite sur deux tuteurs parallèles et verticaux, de sorte qu&#8217;elle se bifurque rez-terre. Il faut dire encore toutes ces greffes ont débourré successivement et avec une force proportionnée à leur position; ainsi les greffes du sommet sont luxuriantes, malgré des pincements, et celles de la base sont peu développées. Mais quel genre de greffe aurait réussi dans de telles conditions ? J&#8217;ai pratiqué une greffe au moment de la plus grande sève, lorsque les bourgeons nouveaux n&#8217;avaient pas moins de 15 centimètres de pousse, avec la précaution de couper les deux chicots latéraux, huit jours à l&#8217;avance, afin de les faire gommer. Cette greffe a été faite sur la première double coursonne d&#8217;un cordon horizontal, dont toutes les autres coursonnes ont été conservées et ont porté fruit; elle s&#8217;est allongée de quatre-vingts centimètres. Enfin, j&#8217;ai voulu essayer de greffer le 10 juin et le 8 juillet, avec des greffons de l&#8217;année précédente, conservés au nord. Presque toutes mes greffes se sont soudées et ont émis de petites végétations variant de 5 à 10 centimètres, et je ne doute pas d&#8217;une bonne sève pour l&#8217;an prochain. Ces greffes ne sont pas d&#8217;une exécution très facile, surtout quand elles sont faites entre un  courson et le tronc ; aussi faut-il quelques précautions en les faisant et principalement serrer et bien mastiquer; mais elles peuvent rendre des services qu&#8217;aucun autre genre de greffe ne pourrait rendre, et dans tous les cas elles pousseront tout aussi vigoureusement, si ce n&#8217;est plus. J&#8217;insiste surtout sur leur utilité pour juger promptement et comparativement des variétés nouvelles ou peu connues, et principalement sur l&#8217;avantage qu&#8217;elles offrent de pouvoir mettre à fruit assez promptement et dans un petit espace des semis nouveaux. Dans ce dernier cas, on doit greffer chaque chicot d&#8217;une vieille treille avec un semis différent et tailler très-long la 2ème année. Si le cordon se trouvait peu élevé de terre et que la fructification se fît trop attendre, on coucherait en terre l&#8217;extrémité de chaque sarment et le fruit ne tarderait pas à apparaître. Enfin, Monsieur le Président, je reviens au but principal de cette lettre, déjà trop longue, qui est de provoquer le plus d&#8217;expériences possible, afin que par l&#8217;immense publicité dont votre Société dispose, cette méthode se répande promptement. Veuillez agréer, Monsieur le Président, etc.</font></font></em></p>
<p align="right"><font><font size="1"><em>A. BOISSELOT - Extrait des Annales de La Société Nantaise d&#8217;Horticulture - 1867</em></font></font></p>
</blockquote>
<p><hr />&nbsp;</p>
<p>Charles Baltet, horticulteur à Troyes l&#8217;avait commentée ainsi :</p>
<blockquote>
<p align="JUSTIFY"><em><font><font size="1"><br />
Le greffage en fente de la vigne était déjà connu; mais il fallait étaler net le cep contre terre, afin de pouvoir butter le moignon, et, au cas d&#8217;insuccès, le tronc courait le risque de mourir.<br />
Avec le procédé Boisselot, on peut greffer à une certaine hauteur, et la conservation des bras du cep ne saurait occasionner en aucune façon la perte de la souche ; au contraire, elle entretient son existence et appelle la sève vers le greffon.<br />
L&#8217;inventeur nous écrit qu&#8217;il n&#8217;a jamais eu de non-réussite. Il a pu ainsi comparer diverses variétés de vignes, sur le même pied, et constater les différences de robusticité, de production, de précocité, entre l&#8217;ancien plant et les nouveaux venus.<br />
A défaut de bifurcation, nous croyons qu&#8217;on peut l&#8217;appliquer sur un coude ou au sommet d&#8217;une courbe sur une tige simple ; et les greffeurs habiles savent fendre partiellement la branche pour y introduire le biseau du greffon , sans l&#8217;éclater diamétralement. En disséminant ainsi plusieurs greffons sur un vieux cep branchu, on le renouvelle plus vite que par les systèmes plus connus de greffage en tète ou en approche.<br />
Nous n&#8217;avons pas besoin d&#8217;ajouter que le rameau-greffon se prépare à la façon ordinaire, et que la ligature et l&#8217;engluement n&#8217;offrent rien de particuliers II n&#8217;y a donc que la position offerte au greffon qui est, sinon nouvelle, du moins fort peu connue.<br />
</font></font></em></p></blockquote>
<p><hr />&nbsp;</p>
<p>Jean SISLEY, un amateur d&#8217;horticulture de Lyon de la fin du XIXème siècle, l&#8217;utilisait pour multiplier le poirier :</p>
<blockquote>
<p align="JUSTIFY"><em><font><font size="1">Je l&#8217;ai appliquée à une grande variété d&#8217;arbres, mais principalement avec succès à la poire.</font></font></em></p>
</blockquote>
<p>Par ailleurs, il précisait :</p>
<blockquote>
<p align="JUSTIFY"><em><font><font size="1">Rabattre un végétal quelconque, comme on le pratique pour la greffe en fente, lui fait toujours éprouver une grave perturbation, comme toutes les mutilations, dans son système radiculaire, et, à l&#8217;appui de cette opinion, nous citerons ces lignes d&#8217;un des collaborateurs les plus compétents de la Revue (1):<br />
</font></font></em><font><font size="1">&#8220;L&#8217;interruption de circulation normale qu&#8217;éprouve la sève d&#8217;un arbre que l&#8217;on tronçonne pour en faire le support d&#8217;un faible rameau, lui cause, surtout lorsqu&#8217;il est fort, une grande perturbation qui doit influer beaucoup sur son organisation, provoque quelquefois la mort et souvent, au moins, l&#8217;apparition fâcheuse de la gomme, c&#8217;est ce qui arrive pour tous les arbres à noyaux.&#8221;<br />
(1) Jules de Liron d&#8217;Airoles, numéro du 1 mars 1864, p. 96. <em><br />
Ceci étant admis, et nous ne croyons pas qu&#8217;il puisse y avoir de divergence d&#8217;opinion à cet égard, nous proposons, en employant le procédé Boisselot, c&#8217;est-à-dire la greffe dans les bifurcations, de ne rien retrancher au moment de la greffe et d&#8217;incliner les deux rameaux de la bifurcation au-dessous de l&#8217;horizontale. L&#8217;arbre n&#8217;éprouvera aucun dommage et les greffons se développeront avec plus de vigueur par l&#8217;effet de cette inclinaison. Quand les greffons se seront assez développés, ce qui aura lieu dès la première année, l&#8217;on pourra, à l&#8217;automne, rabattre les rameaux de la bifurcation, car l&#8217;équilibre sera alors à peu près rétabli. Si par hasard les greffons ne poussaient pas, rien ne serait perdu (excepté le temps et la peine). Il y aura encore dans ce procédé un autre avantage, c&#8217;est que l&#8217;année de la greffe l&#8217;on récoltera encore les fruits de l&#8217;arbre greffé, qu&#8217;il fallait sacrifier avec l&#8217;ancienne greffe en fente.</em></font></font></p>
<p align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
<p align="JUSTIFY">&nbsp;</p>
</blockquote>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Formation d&#8217;une chimère par greffage intergénérique de Cudrania tricupisdata var. inermis sur Maclura pomifera</title>
		<link>http://www.greffer.net/?p=680</link>
		<comments>http://www.greffer.net/?p=680#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 18:09:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dithmar Guillaume</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Expérimentations]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout a commencé par une greffe en fente de Cudrania tricuspidata var. inermis sur un porte-greffe Maclura pomifera, âgé de 4 ans, qui a été réalisée assez tardivement en saison, fin avril.
Pendant longtemps, la greffe a eu une apparence peu encourageante, qui laissait présager un échec, mais, finalement, quelques yeux ont démarré tardivement, suivi par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout a commencé par une greffe en fente de Cudrania tricuspidata var. inermis sur un porte-greffe Maclura pomifera, âgé de 4 ans, qui a été réalisée assez tardivement en saison, fin avril.<br />
Pendant longtemps, la greffe a eu une apparence peu encourageante, qui laissait présager un échec, mais, finalement, quelques yeux ont démarré tardivement, suivi par une chétive croissance de fin de saison.<br />
Lorsque l&#8217;automne arriva, la jeune pousse n&#8217;était pas suffisamment lignifiée ; la survie aux froids hivernaux était compromise.<br />
Au printemps suivant,  le greffon était d&#8217;apparence totalement desséché ; même le porte-greffe semblait mort. Or, en grattant les écorces, des signes de survie étaient présents ; il en était de même au niveau du cal de la greffe.<br />
En fin de printemps, de jeunes pousses apparurent depuis le cal ; trois exactement, dont l&#8217;une semblait d&#8217;apparence flétrie, je pensais que cela était du à la vigueur des deux autres pousses.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/08/capture-1.png" alt="Greffe intergénérique de Cudrania tricuspidata sur Maclura pomifera" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&#8217;allure initiale des deux pousses vigoureuses laissèrent à penser que c&#8217;était le porte-greffe qui repoussait.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/08/capture-2.png" alt="Greffe intergénérique de Cudrania tricuspidata sur Maclura pomifera" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais l&#8217;une des deux pousses vigoureuses a fini par se démarquer par un feuillage velu et une découpe du feuillage évoquant celui d&#8217;un Chénopode ; de plus,  elle possédait des épines caractéristiques d&#8217;un Maclura.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/08/capture-3.png" alt="+macrudania" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La troisième pousse chétive, quant à elle, n&#8217;a pas survécu au delà de deux semaines.</p>
<p>Il était maintenant assez évident que la pousse au feuillage velouté était le résultat d&#8217;une chimère de greffe.<br />
J&#8217;ai donc supprimé la pousse qui présentait les caractéristiques du porte-greffe pour ne laisser pousser que la chimère, afin de favoriser le développement de cette dernière.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/08/capture-4.png" alt="+macrudania" /></p>
<p>Comme la chimère +Macludrania paraît très stable, c&#8217;est très probablement une chimère <a href="http://yona.z.free.fr/lexique.htm">pericline</a> avec la structure interne appartenant à une espèce, et la couche cellulaire externe appartenant à l&#8217;autre espèce.<br />
L&#8217;espèce de la couche externe est encore à confirmer ; la fleur et le bourgeon sont toujours formés dans la couche cellulaire externe, donc la floraison est la fructification nous apporteront dans le futur des compléments d&#8217;informations.</p>
<p>A suivre&#8230;</p>
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		<title>Le marcottage aérien</title>
		<link>http://www.greffer.net/?p=663</link>
		<comments>http://www.greffer.net/?p=663#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 21 Jun 2010 07:14:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>patrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Techniques de multiplication]]></category>

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		<description><![CDATA[Le marcottage aérien est une méthode de multiplication végétative très rependue chez les amateurs de bonsaï, en vue d&#8217;obtenir un sujet enraciné à partir d&#8217;une branche d&#8217;un arbre souvent âgé. Cette technique peut tout aussi bien être mise à profit pour de l&#8217;auto-production de porte-greffe, ou multiplier directement des arbres non destinées à être greffés, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le marcottage aérien est une méthode de multiplication végétative très rependue chez les amateurs de bonsaï, en vue d&#8217;obtenir un sujet enraciné à partir d&#8217;une branche d&#8217;un arbre souvent âgé. Cette technique peut tout aussi bien être mise à profit pour de l&#8217;auto-production de porte-greffe, ou multiplier directement des arbres non destinées à être greffés, vivant sur leurs propres racines.</p>
<h3>En pratique :</h3>
<p>L&#8217;opération se réalise au printemps ou tout début de l&#8217;été, lorsque les arbres sont bien en sève et que l&#8217;écorce se décolle aisément, sans la moindre adhérence.</p>
<p>Nous sélectionnons une branche à multiplier, dans le cas présent celle d&#8217;un figuier :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/06/img_8967.JPG" alt="branche de figuier" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous pratiquons deux incisions annulaires. Il faut que la lame du couteau s&#8217;enfonce jusqu&#8217;à traverser l&#8217;écorce, puis procéder à une rotation de façon à former un anneau. Il faut que les deux anneaux soient espacés d&#8217;au moins un centimètre et que l&#8217;incision supérieure soit de préférence sous un oeil.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/06/img_8969.JPG" alt="incision annulaire" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ensuite, nous relions ces deux incisions annulaires, par une incision verticale.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/06/img_8972.JPG" alt="incision verticale" /></p>
<p style="text-align: center">&nbsp;</p>
<p> Ceci en vue d&#8217;extraire un anneau :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/06/img_8978.JPG" alt="extraction de l’anneau" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/06/img_8985.JPG" alt="extraction de l’anneau" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De façon facultative, nous pouvons saupoudrer, sur la branche, de l&#8217;hormone de bouturage, au niveau de l&#8217;emplacement de l&#8217;incision annulaire supérieure.</p>
<p>Nous nous munissons d&#8217;un film plastique transparent de forme rectangulaire (par exemple découpé dans un sac plastique type congélation).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/06/img_8994.JPG" alt="decoupe d’un film transparent" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous l&#8217;enroulons sur lui-même de façon à former un manchon :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/06/img_8998.JPG" alt="manchon" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous ligaturons la base du manchon, à l&#8217;aide d&#8217;adhésif par exemple, de façon à ce que l&#8217;anneau débité dans la branche soit positionné au milieu du manchon :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/06/img_9005.JPG" alt="manchon fermé à sa base" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous versons dans le manchon du substrat qui retient l&#8217;eau : soit de la mousse de sphaigne, du terreau additionné de vermiculite, à défaut terreau pur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/06/img_9006.JPG" alt="remplissage du manchon" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous fermons la partie supérieure du manchon, de façon à former une sorte de papillote, qui maintient alors notre substrat dans un milieu confiné.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/06/img_9010.JPG" alt="manchon remplit" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous nous munissons d&#8217;une seringue avec aiguille, et nous injectons de l&#8217;eau dans le manchon, de façon à l&#8217;humidifier :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/06/img_9023.JPG" alt="injection d’eau" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous recouvrons le tout d&#8217;une couche de papier aluminium, afin d&#8217;opacifier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/06/img_9019.JPG" alt="papillote aluminium" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/08/attention.gif" alt="attention" />  Sur les branches de faible diamètre, il y a risque de casse durant la  phase de marcottage, car la branche présente, suite à la suppression de  l&#8217;anneau d&#8217;écorce, une fragilité mécanique. Un tuteur est conseillé pour de tels diamètres.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Environ tous les quinze jours, nous défaisons la papillote en aluminium pour vérifier, à travers le plastique, l&#8217;état d&#8217;humidité du substrat (si nécessaire, on réinjecte de l&#8217;eau avec la seringue), et l&#8217;état de développement des racines.</p>
<p>Ne pas se précipiter à sevrer la marcotte (c&#8217;est à dire couper en dessous de la papillote) dès les premières radicelles visibles à travers le film transparent. Attendre que le système racinaire soit suffisamment développé et dense pour assurer une reprise. La durée de formation d&#8217;un tel système racinaire est très variable et dépend de l&#8217;espèce marcottée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/07/dscn1159.JPG" alt="apparition de radicelles" /></p>
<p align="center"> <em>Apparition des premières racines au bout de quelques semaines,<br />
il est encore trop tôt pour sevrer la plante. </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/08/dscn11741.JPG" alt="sevrage marcotte" /></p>
<p align="center"> <em>Le système racinaire est maintenant suffisamment développé<br />
pour envisager un sevrage.</em></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="left">Quand sevrer?</p>
<p align="left">Pour les espèces caduques (qui perdent leur feuilles l&#8217;hiver), il y a deux possibilités :</p>
<p align="left">- soit on sèvre en période de végétation, lorsque le système racinaire est abondant. On mettra alors la marcotte rempotée à l&#8217;ombre et sous cloche, une quinzaine de jours, le temps qu&#8217;elle s&#8217;adapte.</p>
<p align="left">- soit on sèvrera en période de repos végétatif, l&#8217;hiver, lorsque les feuilles seront tombées.</p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/08/dscn1177.JPG" alt="mise en pot de la marcotte" /></p>
<p align="center"> <em>La marcotte est sevrée et mise en pot.<br />
Le sevrage étant réalisé ici en période de végétation, il est recommandé,<br />
pendant une quinzaine de jours, de mettre la plante </em><em>sous cloche</em><em>.<br />
</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>En théorie :</h3>
<p>Pourquoi réaliser une incision annulaire en vue d&#8217;aider la formation des racines ?<br />
Pour comprendre cela, il faut se remémorer la circulation de la sève dans un arbre.</p>
<p>La plante puise l&#8217;eau et les substances nutritives dans le sol à l&#8217;aide de son système racinaire. Cette sève, appelée sève brute ou sève montante, est transportée vers le haut de la plante par une couche nommée xyleme. Dans les parties aériennes de la plante se produit la photosynthèse, qui transforme la sève brute en sève élaborée, dite aussi sève descendante, qui contient de l&#8217;eau, des hydrates de carbones, des auxines&#8230; qui redescend par une couche appelée  phloeme.</p>
<p>Le phloème est une couche sur la partie externe de la branche, juste en dessous de l&#8217;écorce alors que le xyleme est plus près du coeur de la branche. En extrayant notre anneau, nous ôtons la couche phloeme, mais épargnons la couche xyleme. De ce fait, malgré cette incision, la partie supérieure de la plante continue à vivre, vu qu&#8217;elle est alimentée de sève montante ; par contre, au niveau de la plaie, la sève descendante est bloquée.  Se produit alors une concentration d&#8217;hydrates de carbone et d&#8217;auxines qui vont permettre la régénération rapide de racines.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/06/img031.jpg" alt="phloem xylem" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><em> Schéma simplifié des couches de circulation des sèves.<br />
Lorsque nous procédons à l&#8217;extraction de notre anneau circulaire, la couche phloeme de sève descendante est supprimée, alors que la couche xyleme de sève montante est conservée.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La greffe en fente</title>
		<link>http://www.greffer.net/?p=600</link>
		<comments>http://www.greffer.net/?p=600#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 04 May 2010 15:32:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>patrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Techniques de multiplication]]></category>

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		<description><![CDATA[La greffe en fente fait partie de la famille des greffes à rameaux.
C&#8217;est une méthode de greffage qui se pratique la plupart du temps à la sortie de l&#8217;hiver1 , lorsque le porte-greffe commence à sortir de sa dormance. Les greffons, quant à eux, sont conservés traditionnellement au frais afin qu&#8217;ils soient maintenus dormants.
La greffe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La greffe en fente fait partie de la famille des greffes à rameaux.</p>
<p>C&#8217;est une méthode de greffage qui se pratique la plupart du temps à la sortie de l&#8217;hiver<sup><a href="#footnote-1-600" id="footnote-link-1-600" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="elle peut aussi se pratiquer en fin d&#8217;été sur certaines espèces, particulièrement les cerisiers">1</a></sup> , lorsque le porte-greffe commence à sortir de sa dormance. Les greffons, quant à eux, sont <a href="http://www.greffer.net/?p=32">conservés</a> traditionnellement au frais afin qu&#8217;ils soient maintenus dormants.</p>
<p>La greffe en fente est répandue dans le milieu amateur, car c&#8217;était généralement la méthode de greffage par laquelle on s&#8217;initiait, étant assez facile à mettre en œuvre<sup><a href="#footnote-2-600" id="footnote-link-2-600" class="footnote-link footnote-identifier-link" title=" La greffe en mini-couronne est pourtant bien plus aisée pour ses premiers pas en matière de greffage ">2</a></sup>.</p>
<p>Elle est peu usitée en milieu professionnel, si ce n&#8217;est pour un greffage en tête (c&#8217;est à dire a environ 1,80 m. de hauteur) pour les arbres ornementaux.</p>
<p>Comme son nom l&#8217;indique, la greffe en fente va nécessiter de fendre le porte-greffe ; c&#8217;est donc une greffe très mutilante, à l&#8217;origine de bourrelets de greffes souvent disgracieux, des vieux arbres à troncs creux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Mode opératoire.</h3>
<p>Le procédé est simple.</p>
<p>Dans un premier temps, on décapite le porte-greffe à la hauteur de la zone à greffer. Le diamètre conseillé à ce niveau est de 1 à 5 cm généralement.</p>
<p>Une fois décapité, on fend le porte-greffe [1] , à l&#8217;aide d&#8217;une serpette, parfois aidé d&#8217;un maillet si le diamètre est conséquent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/decoupe-serpette2.png" alt="découpe à la serpette" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On prend notre variété à multiplier, qu&#8217;on débite sous forme d&#8217;un tronçon de rameau de deux à trois yeux prélevé sur du bois d&#8217;un an, et, à la base de l&#8217;oeil inférieur, on pratique, sur deux faces opposées, un biseau.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/greffon-biseau.JPG" alt="greffon découpé en biseau" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est préférable que l&#8217;épaisseur de la partie ainsi biseautée soit plus importante du côté de l&#8217;oeil inférieur [l1], ceci en vue, une fois le greffon inséré dans la fente, que cette dernière soit écartée  le moins possible en [l3].</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/coupe-vue-de-dessus.png" alt="greffe en fente vue de dessus en coupe" /></p>
<p align="center"><em> Vue de dessus, en coupe, du greffon inséré dans le porte-greffe,<br />
parfaitement ajusté </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A l&#8217;aide d&#8217;un outil, nous écartons [2] donc la fente en vue d&#8217;y insérer [3] le greffon.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/ecartement-et-insertion.JPG" alt="écartement et insertion dans la fente" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Maintenant nous allons ajuster le greffon afin d&#8217;avoir un bon alignement des cambiums.</p>
<p>L&#8217;ajustement parfait est le suivant, il est difficile à obtenir, car l&#8217;épaisseur du cambium est fine et cela demande un travail soigné :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/coupe-profil-ajuste.JPG" alt="greffe en fente" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le débutant triche alors. Plutôt que de chercher une concordance parfaite des cambiums, le greffon est incliné. Il y aura forcement à un endroit une intersection de la ligne des cambiums du greffons avec celle du porte-greffe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/coupe-profil-trichee.jpg" alt="greffe en fente avec greffon incliné" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous ligaturons le tout - de préférence avec du flexibande pour éviter les risques de strangulation - même si, sur certains diamètres, la pression du porte-greffe est forte à un point que la ligature n&#8217;est plus nécessaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/greffon-insere.png" alt="greffon inséré" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est indispensable de mastiquer toutes les plaies : la surface décapitée du porte greffe, des parties du biseau du greffon qui pourraient dépasser de la fente, les fentes non recouvertes par la ligature, l&#8217;extrémité du greffon. Aucune plaie ne doit être à nu.</p>
<p>Il est vivement recommandé de protéger la greffe contre les oiseaux, qui ont tendance à se servir des greffons comme perchoir. Les jeunes bourgeons du greffon qui débourre sont aussi le régals de quelques prédateurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Soins post-greffage</h3>
<p>Généralement, le greffon commencera à partir en végétation au plus tôt trois semaine après l&#8217;opération.</p>
<p>Dans un premier temps, on laisse tous les yeux former une pousse herbacée.</p>
<p>Ensuite, on repère la pousse la plus vigoureuse, on la tuteure à la verticale, et on supprime les autres pousses herbacées.</p>
<p>La ligature sera ôtée lorsque la base de la pousse herbacée commencera à se <a href="http://www.greffer.net/?p=500">semi-aoûter</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Prévention des nécroses.</h3>
<p>Lorsqu&#8217;un seul greffon est inséré dans le porte-greffe, et lorsque le diamètre du greffon est fort inférieur à celui du porte-greffe, il y a risque de formation d&#8217;un dessèchement dans la zone opposée du greffon, une nécrose. Cela est dû au fait que la circulation de la sève ne se fait que du côté du greffon, car à l&#8217;opposé, rien ne &#8220;tire&#8221; la sève. Cette zone alors dépérit.</p>
<p>Il y a deux moyens préventifs d&#8217;y remédier.</p>
<p>Le premier est de supprimer préventivement cette zone opposée. N&#8217;existant plus, elle ne pourra pas dépérir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/rabottage-anti-necrose.png" alt="découpe anti nécrose" /><em><br />
Le coin du porte-greffe opposé au greffon est sectionné </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Autre possibilité, au lieu de supprimer ce coin, nous pouvons non pas décapiter le porte-greffe à l&#8217;horizontale, mais le couper en biais, au sécateur de force.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Autre possibilité encore, c&#8217;est pratiquer une greffe en fente double : nous mettons deux greffons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/fente-double.png" alt="greffe en fente double" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En plus de prévenir la nécrose, cela maximise nos chances : deux greffons donc deux fois plus de chances de réussir la greffe.  Cette greffe en fente double aura les mêmes soins post-traitement qu&#8217;une fente simple (on ne conservera qu&#8217;une seule pousse sur chaque greffon, qu&#8217;on tuteurera, et la moins vigoureuse des deux sera régulièrement maintenue rabattue, dans l&#8217;unique but de faciliter la cicatrisation sans porter atteinte à la vigueur de croissance de la pousse qui sera maintenue). A terme, lorsque les deux greffons commenceront à se frôler, on ne conservera qu&#8217;un seul greffon, l&#8217;autre sera sectionné ; cela se passe généralement l&#8217;hiver suivant.</p>
<h3>Photographies</h3>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/api.JPG" alt="Greffe en fente de pommier" /></p>
<p align="center"><em>Greffe en fente de pommier</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/necrose.JPG" alt="Dessèchement du porte-greffe" /></p>
<p align="center"> <em> Dessèchement du porte-greffe</em></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"> <img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/cox-orange.jpg" alt="nécrose porte-greffe" /></p>
<p align="center"> <em>Dessèchement du porte-greffe</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/biseau-vu-cote-2.jpg" alt="découpe en biseau du greffon" /></p>
<p align="center"> <em>Découpe en double-biseau du greffon</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/biseau-vu-dessus-2.jpg" alt="découpe en biseau du greffon" /></p>
<p align="center"> <em>Découpe en double-biseau du greffon</em></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/mastic.jpg" alt="Greffe en fente mastiquée" /></p>
<p align="center"> <em>Greffe en fente terminée : toute plaie apparente est mastiquée.<br />
</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/1178644357-img_2296.JPG" alt="Greffe en fente de cerisier" /></p>
<p style="text-align: center" align="center"><em>Greffe en fente de cerisier </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="1" class="footnotes"><li id="footnote-1-600" class="footnote">elle peut aussi se pratiquer en fin d&#8217;été sur certaines espèces, particulièrement les cerisiers [<a href="#footnote-link-1-600" class="footnote-link footnote-back-link">↩</a>]</li><li id="footnote-2-600" class="footnote"> La greffe en <a href="http://www.greffer.net/?p=439">mini-couronne</a> est pourtant bien plus aisée pour ses premiers pas en matière de greffage  [<a href="#footnote-link-2-600" class="footnote-link footnote-back-link">↩</a>]</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>La greffe anglaise compliquée</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Apr 2010 19:07:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>patrice</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Techniques de multiplication]]></category>

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		<description><![CDATA[La greffe anglaise compliquée est une variante de la greffe anglaise simple.
Son but est de proposer une solution pour maintenir mécaniquement le greffon pour rendre la ligature plus aisée.
Son inconvénient est de supprimer tous les avantages de la greffe anglaise simple, à savoir la qualité du point de greffe.
Le porte-greffe en taillé en biseau, de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La greffe anglaise compliquée est une variante de la <a href="http://www.greffer.net/?p=625">greffe anglaise simple</a>.<br />
Son but est de proposer une solution pour maintenir mécaniquement le greffon pour rendre la ligature plus aisée.<br />
Son inconvénient est de supprimer tous les avantages de la greffe anglaise simple, à savoir la qualité du point de greffe.</p>
<p>Le porte-greffe en taillé en biseau, de hauteur environ trois fois le diamètre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/complique-biseau-pg.jpg" alt="taille en biseau du porte-greffe" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ensuite, le porte-greffe est tranché verticalement, à environ un tiers du diamètre à partir de l&#8217;extrémité du biseau, sur une hauteur équivalente à celle du biseau.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/anglaise-complique-pg.jpg" alt="découpe porte greffe anglaise compliquée" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le rameau greffon subit le même traitement : découpe d&#8217;un biseau simple, qu&#8217;on entaille lui aussi verticalement, toujours au niveau du tiers du diamètre, là encore à partir de l&#8217;extrémité du biseau.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/compliquee-greffon.jpg" alt="greffe anglaise compliquée  découpe greffon" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le tout est alors assemblé :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.greffer.net/wp-content/uploads/2010/05/compliquee-assemblage.jpg" alt="greffe anglaise compliquée" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ligature et masticage.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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