A la une :
La greffe de Tschudi
Il existe des mĂ©thodes de greffage qui ne sont pas destinĂ©es Ă ĂŞtre employĂ©es couramment mais plutĂ´t Ă essayer de sauver un greffon qui n’est plus dans des conditions optimales pour rĂ©aliser un greffage classique.
C’est le cas de la greffe du Tschudi, qui permet de greffer un greffon qui serait trop dĂ©bourrĂ©, voire parfois de greffer un rameau carrĂ©ment en pĂ©riode de vĂ©gĂ©tation.

On décapite le porte-greffe [1] de façon à laisser près de la coupe un rameau feuillu [2] qui jouera un rôle de tire-sève. Tous les autres rameaux du porte-greffe sont supprimés.
A un niveau lĂ©gèrement en dessous du niveau du rameau tire-sève, on pratique une greffe par approche avec le rameau [3] : cela peut-ĂŞtre n’importe quel type de greffe par approche : classique, en fente incrustĂ©e, compliquĂ©e… Ligature classique.
La base du rameau trempera dans un rĂ©cipient rempli d’eau fixĂ© au porte-greffe [4], l’idĂ©al Ă©tant qu’il ait une longueur immergĂ©e de 20 Ă 30 cm.
Le dispositif mis ainsi en place permettra de maintenir le greffon en survie le temps de la reprise de la greffe.
Si des bourgeons venaient à débourrer au niveau de la partie en dessous du point de greffe, ils devront être supprimés.
L’eau devra ĂŞtre renouvelĂ©e si nĂ©cessaire.
Une fois la soudure de la greffe réalisée, on coupe le greffon en dessous du point de greffe, puis le rameau tire-sève.
P.S. :
Jean-Joseph-Charles-Richard TSCHUDI (1764-1822): horticulteur et auteur de “Essai sur la greffe de l’herbe des plantes et des arbres”.
Catégorie : Techniques de multiplication